‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 616 sur 1294 · PIN · texte numérisé non relu

PIN

1(163, i! tomba entre les mains des Tartares, oui le réduisirent en esclavage. Ses principaux écrits sont : 1° Currus Jehovce mira Mit: Wittemberg,1678, in-4e; — 2» Turcico-Tartarica CmdeHtns ; Bude , 1681 , in-4* ; c'est une relation touchante de sa captivité. Voy. la Nouv. Biogr. gêner.

PILATE (Ponce}, gouverneur de la Judée, né en Italie, mort à vienne, en Dauphiné, Tan 99 de J.-C, succéda à Valerius Gratus dans l'administration de la Judée, l'an 27. Des troubles sérieux s'élevèrent dès le commencement de son gouvernement, et saint Luc nous apprend qu'il avait mêlé le sang de quelques Galiléens a leurs sacrifices. Les uns prétendent que ces Galiléens étaient les disciples de Judas le Galonite, qui enseignait que les Juifs étaient exempts de pajer le tribut aux princes étrangers; mais les autres pensent que c'étaient des Samaritains que Pilate tailla en pièces comme ils se disposaient à monter sur le mont Garizim, où un imposteur leur avait promis de leur découvrir des trésors. Du reste, on ne sait rien de positif à cet égard. On connait la lâcheté de Pilate pendant le cours de la Passion de Notre- Seigneur, puisque sa conscience l'avait obligé de reconnaître l'innocence de Jésus, et il en montra plus encore au sujet du titre de la croix. Il permit à Joseph d'Arimathie d'ensevelir le corps du Sauveur, et refusa de le faire garder. Un an environ après la mort de Jésus, Pilate voulant conduire des eaux k Jérusalem par un aqueduc, s'empara du trésor sacré. 11 en résulta une sédition, et Pilate employa la violence pour rétablir l'ordre. Des plaintes s'étant élevées contre lui, il dut se rendre à Rome pour rendre compte de sa conduite. Exilé à Vienne, en Dauphiné, il se tua de désespoir. Cependant, comme c'était une coutume observée par les gouverneurs de faire connaître à l'empereur ce qui se passait d'extraordinaire dans létendue de leur provi-ice, Pilate informa Tibère du bruit qui s'él. H répandu dans la Palestine au sujet de la Résurrection du Sauveur, des miracles qu'il avait opérés, ainsi que des prodiges qui étaient arrivés à sa mort. Tibère alors engagea le sénat à mettre Jésus-Christ au rang des dieux, et il menaça de mort quiconque entreprendrait de calomnier les chrétiens. Voilà ce que saint Justin, martvr, et Tertullien, nous ont conservé des lettres de Pilate à Tibère et de Tibère au sénat. Eusèbe,dans son Histoire ecclésiastique, confirme l'existence de la relation de Pilate par le récit de Tertullien; mais il ne dit pas qu'il l'a vue. S'il y a eu des critiques protestants et des incrédules pour traiter de fable la relation de Pilate, il s'en est trouvé aussi, même parmi les protestants, qui ont montré qu'il n'y a rien d'incroyable dans cette relation. Voi/. Luc, XIII, 1, 2, etc. D. Calmet, Diction, de la Bible. S. Justin, Apohg. H, p. 76. Tertullien, Apuloq., c. xxi. Eusébe, Hist., i. Il, c. u. Hieronym. Xaverius, In Hist. Chrisii , p. 533. D. Ceilher, Hist. des Aut. socr. et écriés., tom. I, p. 495 et suiv. Richard et Giraud. Dergier, qui, dans son Diction, de théol., expose et réfute les raisons qui ont porté des protestants et des incrédules à nier la vérité des faits contenus dans la relation de Pilate, et à rejeter en conséquence le témoignage des Pères. La Bible de Vence, tom. XIII, p. 513; Avignon, 1773. Dupin ainé, Jésus devant Coiffe rt Pilate, 1828, 1855.

PILÉ(Denys\, prêtre du diocèse de Paris, mort en 1772, fut appelant. 11 a composé plusieurs ouvrages pour soutenir le parti janséniste, fl parait qu'à l'exemple de Jubé, curé d'A«nieres, et de quelques autres jansénistes ,

Pilé se permettait de son propre chef, dans la liturgie, des changements et des innovations qu'aucune autorité privée n'a droit d'introduire, et qui ne pouvaient que scandaliser les fidèles. On a de lui : 1* Réponse aux lettres théologiques de dam La Taste; ce savant religieux, dans 2t lettres, se moquait des convulsions ainsi que des miracles du cimetière de Saint-Médanl, et en montrait le ridicule; — 2° un écrit en t honneur du diacre Paris; — 8° Lettre sur le discours de J.-J. Rousseau De l'Origine et des fondements de t inégalité; — 4« Lettre d'un Parisien à M. /'archevêque: — 5* une Traduction des livres de saint Augustin à Pollentius; — 6° De f 'Indissolubilité absolue du lien conjugal; 2 vol.; dissertation posthume. Voy. Feller, Biogr. univers.

PILLON , ecclésiastique, vivait au xvn* siècle. Il a publié : Exposition de la doctrine catholique sur seize point*; Paris, 16'.iO, in -12. C'est un ouvrage de controverse où l'auteur explique d'une manière très-claire et très-convaincante les points de la doctrine catholique sur lesquels les protestants ont fait le plus de bruit. Voy. le Journ. des Savants, 1690, p. 480, 1" édit., et p.365.2«édit.

PILON. Voy. BiLON.

PIM0L1SSA. Voy. Ibona.

I. PIN (LE), en latin Pinus, ancienne abbaye régulière et réformée de l'Ordre de Citeaux, fille de Pontigny, dans le diocèse de Poitiers, sur la petite rivière de Boesvre. Elle fut commencée en 1120, et achevée en 1141. La chronique de Maillezais met ce monastère au nombre de ceux qui ont été fondés par le bienheureux Géraud de Sala. Titio de Bares fut un des principaux bienfaiteurs. Voy. la Ga//t'a Christ., torn. Il, col. 1350.

PIN (Louis Ellies du), docteur en théologie, né à Paris en 1657, mort l'an 1719, professa au collège de France ; mais le parti qu'il prit dans l'atTaire du fameux cas de conscience le fit exiler à Châtellerauit, et on le priva de sa chaire. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1° Nouvell* Bibliothèque des Auteurs ecclésiasti'/ues.contenant l'hist. de leur vie, le catalogue, la critique et la chronologie de leurs ouvrages, le sommaire de ce qu'ils contiennent , un jugement sur leur style et sur leur doctrine , et le dénombrement des différentes éditions de leurs ouvrages; Paris, 1b86- 1704; réimprimée en Hollande en 19 vol. in-i*; condamnée par deux décrets de la Sacrée Congrégation de l'Index, l'un du 1er juillet 1093, et l'autre du 10 mai 1757; — 2» Table universelle des Auteurs ecclésiastiques; 1701, 5 vol. in-b0; — 3» Prolégomènes sur la Bible; 3 vol. in -8»; — 4° Bibliothèque des Auteurs séparés de la communion de FÊglise romaine du xvn* siècle; 2 vol. in-8°; — 5° De antiqua Ecclesiœ disciplina Dissertationes historicœ; 1686, in-4»; ouvrage condamné par un bref d'Innocent XI, date du 22 janvier 1('»>8; — 6* Liber Psulmnrum cum notis quibus corum sensus lilteralis exponitur;10Ql ; — 7° Livre des Psaumes, trad. en français d'après l'hébreu, avec des notes; 1691, in-12; — 8»Notœ in Pentateuchum;'ivo\. in-8°; — 9° Dissertations historiques, chronologiques et critiques sur la Bible j 1711 , in-8» ; — 10° Traité de la doctrine chiétienne et orthodoxe: in-8»; — 11° S. Optuti Opéra; 1700, in-fol.; — VfrJoannis Gersonii Opéra; 1703, 5 vol. in-fol.; — 13» Traité de la puissunce ecclésiastique et temporelle; in-80; — 14° Histoire de l'Église en abrégé; 4 vol. in-12; — 45° Lettre sur l'ancienne discipline de T Église touchant la célébration de la messe- 1708, in-12; — 16" Analyse de C Apocalypse; 1714 et 1720; - 47» Traité historique des excommunications; 2 vol.. le se-

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