FIT
très comme erronées , criminelles, frauduleuses, calomnieuses, perverses, entachées des principes de Jansemus, de Baius et de Quesnef, des opinions de Calvin, de Wiclef et de Luther. Voy. Vllist. de la ville de Piitoie , écrite en latin par un anonyme du xrv« siècle. La Chronique de Piitoie, depuis la fondation de cette ville jusqu'en 1440. Ughelli , Uni. Sacr., tom. III, p. 282. Le P. Mausi, Sti/ntlém. ù la collect. des concile*, tom. 111, col. 303. UEnryc/op. calhol., tom. IX, p. 228-230, où se trouve une partie de la bulle Auctorem fidei. Le Dtction. de la thèol. cathol., qui rapporte les actes du svnode.
PISTORIUS ( JeanK'théolojiien et historien, né à Nidda, dans la Hesse , en 1544, mort à Fribourg vers l'an 1607, était d'abord protestant; >lus lard il embrassa la religion catholique, se it recevoir docteur en théologie, et devint conseiller de l'empereur, prévôt de la cathédrale de Breslau, et prélat domestique do l'abbé de Fulde. Outre des ouvrages d'histoire et dt> médecine, il a laissé : 1° plusieurs Traités de controverse contre les luthériens; — 2" Artis cubalistica* , hoc est recondittr theologiœet philosophia, Script»ret;Bà\e, 1587, tom. I, in-fol.; le tom. II n'a pas été publié; il devait comprendre les principaux cabalistiques hébreux. Voy. l'ablié Langlet. Dufresnoy, Méthode pour étudier l'histoire, ou Catalogue qui est à la suite du IW et du iv siècle, édit. in-4°. Feller. Michaud. La Nouv. Biiwr. génér. Le Diction, de la thèol. cathol.
PISÏRES ou PISTES, lieu situé près du Pontde-1' Arche en Normandie, au diocèse de Rouen. De Pan 801 à Pan 808 on y assembla trois conciles. Voy. D. Bessin , Concilia Rothomayensis provincial. Le P. Mansi, Suppléai, à la collect. des conciles, tom. I , col. i(X)l.
PITANCERIE, bénéiiee ou office claustral. Celui qui en était chargé s'appelait pitancier, et distribuait aux moines la pitance ou portion monacale.
P1TANE, ville episc. de la province d'Asie, au diocèse d'Asie, sous la métropole d'Éphese, située dans PEolide, près du Meuve Caïque. On en tonnait quatre évéques, dont le premier, Mesperius , assista au concile de Chalcédoiue. Voy. Lequien, Unens Christ., tom. I, p. 706. Richard et Giraud.
PITAVAL. Voy. Gayot.
PITH0IS. Voy. Pithoyb.
I. PITH0U ( François ), avocat au parlement de Paris, né à Troyes en 15ii , mort l'an 1021 , appartenait à une famille calviniste. Il se convertit vers Pan 1578, et fut un des commissaires désignés par Henri IV pour assister aux conférences de Fontainebleau. Il travailla avec son frère, Pierre Pithou , à éclaircir le Corpus Juns canontei ; Paris, 1087. François a laissé en outre quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1* Cornes theofogtts ; — 2° Comparaison des lois romaines avec celles de Moïse; Paris, 1072, in-12, en latin; mais Feller et plusieurs auteurs prétendent que c'est Pierre Pithou , frère de François, qui est le véritable auteur de ce dernier ouvrage. Voy. Perrault, Hommes illustres. Grosley, \ te de Pierre Pithou. Feller. Michaud. La S'ouv. Bioyr. gêner.
II. PITHOU (Nicolas), jurisc, né à Troyes en 1524, mort l'an 15U8, a laissé : Tliesnurus a monumentis liernardi, Clarevailensis aboutis, erutus; Lyon, 1589, in-8°; recueil des plus beaux passages de saint Bernard. 11 a publié, en collaboration avec son frère Jean Pithou : L'Institution du mariage chrétien; ibid., 1565, in -8°. Voy. Grosley, Vie de Pierre Pithou. U Souv. Biogr. yàiêi .
| III. PITHOU (Pierre), iurisc. et éru.lit, né I à Troyes en 1539, mort a Nogent-sur-Seine l'an 1500, était frère des précédents. Il se convertit, comme son frère François, et il devint en 1581 procureur général dans la chambre de justice de Guyenne. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1° Opéra sucra , juridica , hutorica, miscellanea collecta; Paris, 1600, in-4*; — 2e Les Libertés de t Église gallicane; ibid., 1:j94, in-12; réimprimé dans ses Opéra sacra et dans le Recueil des libertés de V Eglise gallicane; Dupin ainé en a donné deux éditions annotées; Paris, 1824 et 1825; cet ouvrage de Pithou a été mis à l'Index (decr. 26 oct. 16V0) ; — 3» Sotes sur le chap. xxvi de saint Matthieu : — 4» Notes sur le Martyrologe a" Usuard ; — 5° des Histoires de controverse sur la procession du Saint-Esprit et l'état de l'Eglise gallicane pendant le schisme: — 6° Mosatcarum et Romanarum legum Coltutio; Paris, 1673; ouvrage que quelques uns attribuent à son frère François; — 7* un grand nombre d'ouvrages sur le droit canonique et civil. Les (JEuvres de François et de Pierre Pithou ont paru en latin Pan 1715. Voy. Grosley, Vie de Pierre Pithou. Nicéron, Mémoires, tom. V. Feller. Michaud. La Souv. Btogr. génér.
PITH0YS ou PITH0IS ( Claude), littérateur, né dans la principauté de Sedan vers Pau 1587. mort â Sedan en 1676, embrassa la règle des Minimes, et se distingua comme prédicateur. L'an 1632 il professa ouvertement le protestantisme, se lit recevoir avocat, et obtint une chaire de philosophie. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1» Découverte des faux possédés .etc.; Chàlons-sur-Marne , 1621, in-8° ; — 2* L'Apocalypse de Méltton , ou Révélation des mystères ténobttiques; Sedan, 1662, 1665, 1668, in-12; c'est une espèce d'Abrégé du Soi'ir Augustin de Camus, evéque du Belley. Voy. la Nouv. Utoy. . génér.
PITHUSSA ou PITTUSA, autrefois Hityus et Opius , ville épisc. du Poot-Polémoniaque, sous la métropole de Néocésarée. C'est peut-être Priuvitus,où est l'église patriarcale de Mingrel. Ou n'en connaît qu'un évéque, Stratophile, qui assista au concile de Nicée. Voy. Lequien , Orient Christ., t. 1, p. 520. De Commanville, /'• Table ulphultét., p. 10U, au mot Pityusa.
PITIÉ, compassion pour Jes malheureux, inclination à les soulager. L'Évangile est une leçon continuelle de cette vertu. Jésus - Christ > exhorte sans cesse l'homme a compatir aux al- Dictions de ses semblables; à les consoler, à les secourir, et il a confirmé cette morale par les exemples les plus touchants; tous ses miracles ont eu pour but de soulager des personnes souffrantes, et souvent la vue des malheurs d'antrui lui a tiré des larmes. Mais sur ce point la morale de plusieurs anciens philosophes était inhumaine et scandaleuse ; non -seulement ils ne recommandaient pas la pitié , mais ils la regardaient comme une faiblesse, t Zenon, avec tout son esprit, dit Lactance, et les stoïciens ses sectateurs, disent que le sage est inaccessible à toute affection; qu'il ne fnit grâce à aucune faute ; que la compassion est une marque de légèreté et de folie ; qu'une âme forte ne se laisse ni toucher ni fléchir. • Saint Augustin et Cicéron lui-même leur en fout un semblable reproche. La plupart de nos épicuriens modernes sont très-stokiens sur ce point. Voy.
Divin. Instit., I. VI, c. X. August., " des., 1. I. c XVII. Cicer., Orat. pro Bergier, Diction, de théut.
PIT1GIANIS (François de), de l'Ordre de* Frères Mineurs, né à Arexio, mort à Menton.