POIS
à Dole en 1556, était docteur en droit canon. Charles-Quint lui confia plusieurs missions honorables, à la suite desquelles il le nomma principal du collège, puis vice chancelier de 1 université de Dole. Poissenot a publié pour la première fois l'Histoire de Guillaume de Tyr, sous ce titre : Belli sacri Historia lib. XXIII comprehensa. de Hierosolyma ac terra jiromùssionis; Bàle,154J, in-fol. Voy. Michaud, Biogr. univers. La S'ow. Biogr. génér.
I. POISSON (Nicolas-Joseph), prêtre de l'Oratoire, né à Paris en 1637, mort à Lyon en 1710, était profondément versé dans la théologie, les mathématiques et la philosophie. Il a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Delectus actorum Ecclesiœ universalis , seu nova summa ConciUorum, Epistolarum , De~ eretorum sanetorum Pontificum , Capituiarium , etc., quilms Ecclesiœ fides et disciplina niti soient; Lyon, 1706 , 2 vol. in-fol.; —2° Acta Ecclesia- Medûdanensis sub sancto Carolo; ibid., 1681 -1083, 2 vol. in-fol. Voy. Salmon, 7Voi/e' de l'étude des conciles, p. 275 et suiv., 617, 021. Moréri. Diction, histor. \* Journ. des S-ivants, 1706, p. ,'185, 1" édit., et 317 de la 2«. Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Souv. Bint/r. yén+r.
IL POISSON QUI ENGLOUTIT J0NAS. 11 s'agit ici d'un vrai miracle, tel que celui de la conservation des trois jeunes Hébreux dont il est parlé dans le prophète Daniel. Ainsi tombent d'ellesmêmes plusieurs objections que les incrédules ont élevées contre la vérité dé ce fait. Quelques remarques suffiront pourécarterdes préventions foudées sur une fausse interprétation. Ainsi nous ferons observer que le texte sacré dit simplement un grand puis ton , sans déterminer quelle était 1 espèce de poisson qui engloutit Jonas; ainsi c'est fort gratuitement qu'on a cru pendant longtemps que c'était une ttalcine; ce q^ui dispense de répondre à l'objection faite sur I impossibilité que la baleine, qui a le gosier si étroit, ait pu avaler un homme tout entier. En supposant que ce grand poisson soit le chien marin ou le requin , on n aura pas de peine à admettre que Jouas ait pu être avalé par un de ces monstres. On concevra aussi très-facilement que ce poisson ait pu s'approcher assez du rivage pour y saisir Jonas, puisque les naturalistes conviennent que le chien marin peut venir au bord de la mer. Que si l'on veut se dépouiller de tout préjugé, on conviendra qu'il n'était pas plus difficile à Dieu de conserver Jonas dans le ventre d'un énorme poisson, qu'il ne lui est de faire vivre pendant neuf mois un enfant dans le sein de sa mère. Quant au motif du miracle, nous dirons qu'un tel prodige était digne de Dieu, puisqu'il s'agissait de la punition d'un prophète rebelle à ses ordres et de la conversion de tout un peuple ; car le bruit d'un semblable miracle était assurément très-propre a hâter la conversion des Ninivites.
POISSONS, animaux que les Hébreux mettent au nombre des reptiles. On a très-peu de noms hébreux qui marquent des poissons en particulier. Moïse se contente de dire en général que l'on peut manger de toutes sortes de poissons de rivière, d'étang et de mer, pourvu qu'ils aient des écailles et des nageoires. Voy. Lévit xi, 9 et suiv. Deut., xrv, 9, 10.
P0ISSY (Pinciacum), ancienne petite ville de l'Ile-de-France, département de Seine-et-Oise , à six lieues de Paris. Elle est devenue célèbre par l'assemblée qui s'y tint le 4 septembre 1561, entre les prélats catholiques et les ministres calvinistes. Dans cette assemblée , connue sous le nom de Çolloquede Poissy, les évoques firent