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POIS

creuuies, en celle circonstance, vient uniquement de leur ignorance. Ils ont jugé des oignons de l'Êgypta par les nôtres. S'il faut en croire ceux qui en ont pu Taire la comparaison, il en est tout autrement. Spon dit dans son Voyage de Grtee (t. 1) qu'il a mangé dans ce pays des oignons si excellents , qu'ils ne le cédaient en rien aux meilleurs fruits de France. Belon écrit (Observ.. 1. III, c.xxxui)que les grands seig neurs turcs sont tellement accoutumés à manger des oignons crus , qu'ils ne font point de repas qu'ils n'y en mangent. Mai» ceux d'Egypte «ont bien supérieurs. « Que vous dirai - je , demande M. Maillet, qui a été dix ans consul au Caire, que tous dirai-je de ces fameux oignons autrefois si chers aux Égyptiens, et que les Israélites regrettaient si fort dans le désert? Us n'ont certainement rien perdu aujourd'hui de leur bonté, et ils sont plus doux qu'en aucun lieu du monde, etc. (Deseript. (t Egypte, tom. II, p. 103). » — t Les oignons de la Thessalie, remarque Brovrn dans son Voyage (pag. 90), sont plus gros que deux ou trois des nôtres. Ils ont on bien meilleur goût, et l'odeur n'en est pas du tout désagréable... Je demandai à un clivions quittait avec moi, et qui avait été dans presque tous les pays des Turcs, s'il avait jamais mangé dau&fti bons oignons que ceux de Thessalie; nuis il me répondit que ceux d'Egypte étaient encore meilleurs, ce qui me lit entendre pour ht première fois l'expression de la sainte Ecriture, et ce qui m'empêcha de m'étonner davantage pourquoi les Israélites désiraient si passionnément de manger des oignons de ce pays. » Voy. l'abbé du Clot, Lu sainte bible vengée, Nombres, note OL

POIMT (Pierre), théologien protestant, né a Metz l'an lOtô, mort i Rheinsbourg, près de Leyde,en 1719, acquit une certaine réputation comme prédicateur. Grand partisan des idées

1 antiques, il donna des éditions des ouvrages d Antoinette Bourignon, de M»* Guyon, etc. Nous avons fait remarquer i l'art. Bockignon (Antoinette), que tous les écrits de cette illuminée ont été mis à l'Index le 10 mai 1757. Il a composé , en outre , un assez grand nombre d'écrits, parmi lesquels nous citerons : 1° Cooitatuatet morales de Deo, >m\ma et malp ; Amsterdam, 1677, in-4», et 1715; — 2» L'Economie dttine,ouSy9tèrne universel et démontré des œuvres et des desseins de Dieu envers les hommes; ibid., 16K7, 7 vol. in-8°; trad. en latin ; Francfort, 1705,

2 vol. in-4°; trad. en allemand; — & La Paix des bonnes âmes dans toutes les parties du chri*tuvusme; ibid., 1687, in-12; — \P Idœa theologiœ ehruhana juxta pnneipia J. Bohemi; ibid., 16*7, in-12, — \f Theologue mystica Idea; ibid., 1702, in-12; — frBibliotheca mysticorutn selectu: ibid., 1îl«, in*. Vay. Nicéron, Mémoires, t. IV et X. relier. Michaud. La iSouv.Btogr. génér. Le Diction, de In théol. cathol.

NUIT (François), jésuite, né à Vesoul en ». mort a Dole l'an 1637, enseigna successivement les humanités, la rhétorique , la philosophie et l'Écriture sainte. 11 devint recteur d« la maison professe de Nancy, puis recteur du collège de Lyon et de celui de Dole. Il a hissé :\<>lgnis Itolocausti ; Pont-à-Mousson, 10*29, in-16; — 2» />î Manière de se disputer à bien mourir, Doua., 1638, in-16; trad. en latin; — 3*/> &/* Pasteur; Pont-à-Mousson, lu. -n, in-12; — 4» La Science des saints; Paris, 1638, in-4°. Voy. Michaud , Hiogr. univers. La Nouv. biogr. mm

P0ÎSSENOT (Philibert), de l'Ordre de Cluny, né à Jouhe, près de Dôlo, vers l'an 1492, mort

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