‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 654 sur 1294 · POST · texte numérisé non relu

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detta cità; ibid., 1507, in-4°. Voy. la Now. Diogr. génSr.

POSSIDIUS (Saint), événue de Calame en Afrique, mort après I an 431. était disciple de saint Augustin. Promu à lYpiscopat eu 31*7, il tenta de s'opposer aux assemblées nue les païens et les donatisles tenaient malgré les édils impériaux. Ceux-ci mirent le feu à son église, et le forcèrent rie s'enfuir à Hippone. Pussidius ayant é'é rappelé quelques années après, assista a toutes les assemblées importante* Qui sj? tinrent en Afrique sur les allaites de l'E,, lise , et fut mi des chefs de la conférence qui eut lieu à Carthage en 411, et dans laquelle, après saint Au^ustn, il parut avec le plus d'éclat. 11 se trouva aussi aux conciles de Carthage et de Milève, où Pélage et Celesilus furent condamnés. Chassé de Calame par Censério, roi des Vandales, en 428, Possidius se retira à Hippone, où il assista saint Augustin à sou lit de mort, en 430; il n écrit la IV de ce grand docteur, et il a donné le catalogue de ses ouvrages. L'Église célèbre le 17 mai la fête do saint Possidius. Voy. DoUnndus, Aeta SffftCfor.

POSSINDS. Voit P.nrssiNES.

POSTCOMMUNION , oraison que le prélre dît i la messe après la communion, pour remercier Dieu, tant pour lui-même que pour ceux qui ont communié, d'avoir participé aux divins mystères, et pour lui demander fa pince d'en conserver les iruils. Elle est précédée d'une antienne ou verset qui est appelé communion, parce qu'on le chanlailautrerois,avec un psaume, pendant que le peuple communiait. La pas/cornmunion est aussi appelée , dans les auteurs liturgisles : Oratia od compiendttm, l'oraison pour finir, parce que c'est la dernière oraison de la messe. Dans les premiers siècles, la pttxtrommumVwi était une action plus longue et plus solennelle. D'abord le diacre exportait le peuple à remercier Dieu des biens qu'il avait reçus dans la participation aux saints mystères; ensuite l'évéque recommandait à Dieu, par une action de graees , tous les besoins spirituels et temporels des fidèles; on le voit par les Constitutions apostoliques. Cela se fait encore, mais plus en abrégé aujourd'hui , par l'oraison dont nous parlons, et par la prière Placent, que le prêtre dit immédiatement avant de donner la bénédiction. Voy. les Constitutions apostoliques A. Mil, c. xiv et xv. Le P. Le Brun, Bapltmtftm de* ewAno* nies <te ta Messe, tom. I, p. 637. Bergier, Diction, (te thénl. Pissot, Mnnuel du culte ait/toi.

POSTEL (Guillaume), célèbre visionnaire dont le nom figure dans l'Index de Clément VIII, né à Dolerie, près de Darenton en 1505, mort à Paris l'an 1581 , fut nommé par François l«* professeur de mathématiques et de langues orientales au collège royal. L'excentricité de ses opinions lui attira plusieurs disgrâces, et il termina sa vieau monastère deSaint-alai tin des-Champs. On a de lui un giand nombre d'ouvrages , parmi lesquels nous citerons : 1" A/comni seu teyts Mabometi et Evanyeltstarum concordiee Liber; Par is, 1513, in-8°; — . 2° Sacrarum apndexeon , seu Euclidischristiani Lib. Il; ibid., 15t3; — 3nl)c Ha~ tionibus Spintus soneti; ibid., 1543, in -8°; — 4* De Natiuitate Mcdiatoris ultitna , uunc futurn, et toli orbi terrarum tn singuiis miione pra>ditis manifestunda opus, etc.; Baie, 1547, in-88; — 5* Cuudeiabri typici in Mous tnUrnnculo jussu divùin expressi Interprétatif) ; en hébreu, en latin et en français j Veniso, 1548 ; — 0° Eversm faisorum Aristolelis dnqmntum, trad. de Justin le Martyr; Paris, 1552. in -16. Feller. Michaud. La Afouv. Hiogr. génér.

POTA

POSTEL (Henri), jésuite, né en 1707 à B'mche, petite ville de Hainaut, mort l'an 1788 a Douai, où il avait professé la philosophie et la théologie pendant un grand nombre d'années. On a remarqué dans ses leçons une solidité , une précision et une clarté qui en font désirer la publication. Il en a donné une partie sous le titre de : L'incràlii/e conduit à In tehqion var In noie de lu démonstration ; Tournay. 1772 , 2 vol. in-8°, dont le premier est dirigé coude l«»s athées, les déistes et autres mciédules, cl le second n'est qu'un précis de controverses contre les sectaires. L'élégance et la légèreté du stylo n'égalent pas la force du raisonnement répandu dans cet ouvrage. L'auteur, en l'annonçant par la voie des publications périodiques, a porte le défi formel de faire voir quelque défaut de logique dans les divers arguments qu'il opposait aux erreurs dominantes. Ce défi n'a pas é é accepté, et l'ouvrage est reslé sans réponse. Voy. Feller, fHoor. univers.

POSTROPHjEA. Vny. TnOPÊA.

POSTULANT, celui qui demande à entrer dans un couvent. Voy. Novice.

POSTULANTS se dit , dans quelques cha-

[ litres, de ceux qui nomment un sujet dont léectiou ne peut être canonique â causede quelque défaut d'âge, de naissance, etc.; cela s'appelle procéder par voie de postulation , c'est-à-dire que le chapitre supplie le supérieur qui a droit de confirmer l'élection , d'approuver la nomination qu'il a faite, et de la rendre canonique par son approbation. Voy. d'IIéricourt, Lois ecclctiast., I. II , ch. m., Compar. l'art, suiv. Postulation.

POSTULATION. Les canonbtes distinguent deux sortes de postulations : 1° la postulation solennelle; 2» la {instillation simple. La première consiste à demander au supérieur â qui appartient le droit de confirmer l'élection, la grâce de pourvoir de la dignité élective une personne qu'on lui nomme, et qui , pour quelque défaut liage, d'ordre ou de naissance, ne peut être élue. La seconde est celle qui se fait auprès d'une personne intéressée dans l'élection pour avoir son consentement, comme dans le cas où, pour élever un religieux à quelque prélature, ou doit postuler le consentement de labbé. Il en était de môme autrefois en France pour un patron. Cette sorte de postulation, bien différente de l'autre, n'est proprement qu'une simple demande de ce consentement. Voy. Cuccus, lu Instit. de postulat. L. Ferraris, Prompta Htblioth. Richard elGiraud. L'abbé André, IWj atplmltét. de droit canon.

P0TAMIE (Sainte), martyre en Afrique, et compagne de sainte Crispine. Vny. Cri&PiNE.

P0TAMIENNE (Sainte), vierge et martyre d'Alexandrie, vivait au ni' siècle, et avait pour mère une sainte femme, nommée Marcelle, qui l'éleva dans la religion chrétienne, et qui fut depuis la compagne de sou martyre. Elle était esclave d'un homme qualifié d'Alexandrie, qui, n'ayant pu triompher de sa vertu , la dénonça comme chrétienne au préfet d'Egypte. Celui-ci la condamna a mourir dans une chaudière de poix bouillante, et dans le même temps Marcelle, sa mere, fut consumée par le feu. Un soldat, nommé Basilide, qui avait conduit la sainte au supplice, fut converti par ses prières, et obtint peu de jours après la couronne du martyre. Les anciens Martyrologes latins célèbrent le 98 juin la fête de sainte Potamienne et de sainte Marcelle, avec celle des autres martyrs d'Alexandrie qui soullrireut sous le préfet d'Aquila, du temps de l'empereur Sévère. Voy

POTH

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