‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 655 sur 1294 · POTT · texte numérisé non relu

POTT

Eusèb* , Hitt. ecelés., 1. VI. Tillemont, Mémoire*, loin. III.

POTAMON on POTAMMON (Saint) , évéque 4'Héracléu en Egypte , et mnrtyr. vivait au iv* siècle. Durant la persécution de Maxime Daia , il eut l*a*il droit crevé pour la fui. En 325 il assista au concile de Nicée, où il signala son xele «outre les ariens, et l'an 335 il se trouva au concile de Tyr, où il prit avec zèle la défense de saint Atlianase. L'arien Grégoire ayant usurpé en 3V2 le siège d'Alexandrie , commit des cruautés inouïes contre tous les catholiques, sans eu excepter les évéqucs. Pour saint Potamtm, ayant été Trappe à coups de bâtons, il mourut peu de temps après. Le Martyrologe romain moderne fait mention de ce saint évéque au 18 mai. Yo>/. Bollandus, Acta Sanctorum,a\x

18 mai. Hermant, Vie de saint Athanase. POTENTIA, nom latin de deux villes épisc.

Foi/. P«iik.v7.a.

POTENTIEN (Saint), martyr et compagnon de saint Sabinien , premier évéque de Sens. Voy. Sarinikn , n° I.

POTENTIENNE ou PDDENTIENNE (Sainte), vierge romaine, vivait au n* siècle, et était sœur de sainte Praxèdo, dont on célèbre la foie le 21 juillet. On ne sait rien de leurs actions, mais il est certain que le culte de sainte Potentienne était établi dans les anciens calendriers et les Martyrologes dès le siècle qui a suivi celui de saint Grégoire le Grand. Ces anciens calendriers et ces Martyrologes ont marqué sa féte au 1U mai. Ko//. Bollandus, Acta S/mctorum , au

19 mai. Tillemont, Mémoires, notes du t. II. POTENZA ( Patent ia ), ville épisc. du royaume

de Nap.es, située dans la Basilicate, sous la métropole d'Accrenza. Son premier évéque, Amand, souscrivit aux conciles de Rome eu 501, 502, 503 et 501. L'an 1818, Pie VII unit cet évéché à celui de Mars-co Suovo; et dès lors l'evéque pril le titre d'évéqne de Âlarsico Suovo et Polenta. Votj. Ugbelli, liai. Sacr., tom. VII, col. 132, et tom. X, col. 321. De Comman ville, /'* Taôtt alplutbét., p. 103. Richard et Giraud. Gaet. Mornni, vol. IJY, p. 315-316.

11. POTENZA (Potentia), ancienne ville épisc. d'Italie, située dans le Picenum, entre Ancône et Fermo. Ou en voit encore les ruines dans le voisinage du port de ftecanati, où il y a une abbaye qui porte encore le nom de S. Juaria ad pedem Patent ta». On en connaît un évéque, Fanstin, qui fut envové en Afrique en qualité de légat à latere en 41*. sous le pape Zozime. Voy. liai. Sacr., tom. X, col. 1M). De Commanville, /" Table al plmtjét., p. 103. Gaet. Moi oui , vol. VU, p. 111 . et vol. XL, p. 270, 287-2*8.

POTER (John), l 'oy. Potter, n' III.

I. POTHIER (llemi), théologien, né en 1727 a Reims, où il ont mort l'an 1812, était curé de Betbeniville et chanoine de Laon. A des idées très originales il joignait un caractère ties-opiniàtre. Ergoteur intrépide, il était la terreur de tous les ecclésiastiques, qu'il traitait d'ignorants lorsqu'ils n'étaient pas de son sentiment. Les plus célèbres traducteurs de l'Écriture sainte avaient, suivant lui, mal entendu et mal rendu la Bible. Bossuet lui-même n'était pas épargné. Tel est le tableau que trace de Polluer la Hiogr. univers, de Micliaud. On a de lui : 1" Explication de t' Apocalypse; Douai , 1173, 2 vol. in-8°; trad. en latin; Angsbourg, 1707 et 1708; ouvrage qui fut hi ùlé par la inuiu du bourreau, sur le réquisitoire de l'avocat général Sé^uicr; — 2° Explication fies Psaume* de ttnuvt, en latin; Angsbourg, 1802* wi-bD, il se proposait de donner aussi l'explication de toutes les prophéties; tr

3° Eclaircissement sur le prît , F usure et le Ira fade Forgent; 18 >0; cet opuscule, où il combat l'opinion commune des théologiens, lui attira quelques disgrâces; — 4° deux brochures contre les Quatre article* de T Église go f tienne; Reims, 18*0 et 1812; dénoncées au ministère public, elles furent saisies par l'ordre du gouvernement. IV»/. Michuud, lUogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

11. POTHIER (Robert-Joseph), savant jurisc, né à Orléans en 1G00, mort l'an 1772, fut conseiller au préMdial de sa ville natale, et professeur de droit à l'université de la même ville. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Traité du contrat de vente selon les règles , tant du for de ta conscience

Îue du for extérieur; Paris et Orléans, 17(ï2, vol. in-12; — 2» Traité des obligations ; 176!, 2 vol. in-12, et avec des augmentations, 17G5; — 3° Traité du contrat de mariage; 17G8, in-12 : tout n'y est pas exact; quoique Pothier s'éloigne de l'erreur de l.auuay, et qu'il reconnaisse à l'Eglise le pouvoir de mettre des empêchements dinmants, il n'est pas toujours d'accord avec les plus sages jurisconsultes, ni avec lui-même : on peut consulter là - dessus l'excellent traité : Apolor/ie du mariage chrétien : Liège, 1788. in-12: et le Jour, histor. et Idtér., 15 févr. 1701, p. 217. Voy. aussi Feller. Micliaud. La Kouv. iiiogr. génér.

POTHIN (Saint). Voy. Photto, n° I.

POTHON , moine de Prom . vivait au XII* siècle. On a de lui : i* cinq livres sur tétit de la maison de Dieu ; — 2» Traité de la grande mainon de la Sagesse; ces ouvrages ont été insérés dans les HdMioihiques des Pères.

POTIER ( Champ du ), champ que l'on acheta avec l'argent de la vente de Jésus -Christ, que Jud.is rapporta au Temple. Von. HacEI.dama.

POTIER DE TERRE. Il est souvent mentionné dans l'Écriture. Jéremie nous le représente travaillant assis sur deux pierres, et l'auteur de l'Ecclésiastique, atsis près de son ouvrage, tournant la roue avec ses pieds. Encore aujourd'hui, les potiers de terre travaillent à peu près • le la même manière, et dans une posture semblable. Dieu, pour marquer son souverain domaine sur les hommes, se seit assez souvent de la comparaison du potier de Urre, qui fait de son argile ce qu'il juge à propos. Voy. Jérém., xvui, 6 et suiv. Psaume u, 0. Ecclésiastique, xxxiii, 18, Hom., ix, 21.

I. POTTER (Ghristopher), anglican, né dans le Westmorelaud vers l'an 1501, mort à Oxford eu 1040, était neveu de Darnaby Potter, évéque de Carliste , et lui succéda dans la présidence du collège de la reine à l'université d'Oxford , dont il devint vice-chancelier en 10 W); il fut aussi doyen de VVorcester. U se distingua par une charité inépuisable envers les pauvres, et par sa lidelité a Charles I*'. Il a laissé : Ie des Sermons : — 2° des ouvi âges de controverse ; 3° une traduction anglaise de VHtstmiede Paul F avec ta répnhlique de Venise de Paojo Sarpi ; Londres, 1020, in-4«. Voy. Felier, Biogr. univers. La iïouv. Biogr. génér.

IL POTTER (François), anglican, né en 1501, mort l'an 1078 à Kilmiugton, où il a été curé, après avoir professé à Oxford. On a de lui, parmi plusieurs autres ouvrages : An Interprétation of tae numùer 000; 0\lord, 10i2, in^4», trad. en français, eu allemand, en latin. L'auteur pousse le fanatisme jusqu'à prétendre trouver aans le nombre de la bete de l'Apocalypse Rome, le Pape, les cardinaux, et toute lu "hiérarchie de l'Église catholique. Voy. Athena? pxxh

POUG

PUUK

s. Chalmers, General. biograplt. Dictionary. Chauffepié , New. Diction, histor. Feller, Biogr. univers.

111. POTTER ou POTER ( Jolin), prélat anglican, né à Wakeiield.dans le Yorkshire, en l(>7i, mort à Lambeth l'an 17*7, professa la théologie à Oxford , et devint successivement évéque de cette ville, puis archevêque de Cantorbéry. Parmi ses ouvrages on cite : 1° S. démentis

p. 47. ÂVood, Amenée Oxonienses , tom. II. Chalmers, General biographical Dictionary. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

IV. POTTER (Louis- Joseph- An toi ne de),publiciste et historien , né à Bruges en 17H6, mort l'an 1850, se lixa a Rome, où il remplit depuis 1X15 les fonctions dallaché a la légation des Pays-Bas. Il avait acquis une grande popularité par les brochures qu'il publia dans le but d'amener la chute de la domination hollandaise.

11 a laissé sur divers sujets un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : \°Considérations sur f histoire des principaux conciles, depuis les apôtres jusqu'au grand schisme entre les Grecs et les tsitins; Bruxelles, 181(5, 2 vol. in-8»; Paris, 1818; ouvrage mis à V Index le 19 janvier 1824; — 2» Esprit de l'Église, ou Considérations philosopldques et fiolitigues sur l'histoire des conciles et des Papes ; Paris , 1821 , 6 vol. in -8°, également condamné par V Index ( decr.

12 junii 1826); ces deux ouvrages ont été refondus sous ce titre : Histoire philosophique, politique et critique du christianisme et des Églises chrétiennes , depuis Jésus jusqu'à nos jours: Paris, 18J6-1837, 8 vol. in -8°; mise à V Index le

13 février 1838; l'auteur en a donné un Abrège' dans son Résume' de l'histoire du christianisme: Bruxelles, 1856, 2 vol. in 8»; — 3" Vie de Scipion Ricci, évéque de P ht oie; Bruxelles, 1825, 3 vol. in-8°; Paris, 1826,4 vol. in-8°; Vie condamnée par un décret du pape Léon XII en date du 20 novembre 1825; — 4° Lettres de Pie V sur les a foires religieuses de son temps en France; ibid., 1827. in-K°. Voy. la Noue. Biogr. génér.

I. POUGET (Antoine), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Bélarga, dans le diocèse de Béziers, en 1650, mort à Sorrèze l'an 1707, fut habile mathématicien, et professa la langue hébraïque. Il travailla avec D. Martiaux v à l'édition des Œuvres de saint Jérôme dite des bénédictins; Paris, 1693-1706, 5 vol. infol., dont il dirigea seul le premier volume. Voy. D. Le Cerr, Biblioth. des écriv. de la congrég. de Saint-Mnur. La Nouv. Biogr. genér..

IL POUGET (François-Aimé), théologien , né à Montpellier en 16U5, mort à Paris l'an 1723, Ait nommé vicaire de Saint-Roch, et ce fut en celle qualité qu'il administra les derniers sacrements à la Fontaine. Il se fit recevoir docteur en théologie , entra en 1696 dans la congrégation de l'Oratoire , dirigea le séminaire de Montpellier à la demande de Colbfrt, évéque de cette ville, lit au séminaire de Saint-Magloire, à Paris, des couféiences publiques sur les cas

de conscience , et devint membre de la commission chargée de la réforme liturgique du diocèse de Paris. On a de Pouget : 1° Le Catéchisme de Montpellier ; Paris , 1702 , in • 4* , ou 5 vol. in -12; cet ouvrage a été traduit dans plusieurs langues , notamment en latin, sous ce titre : Institutiunes catholicce ; 17*25, 2 vol. in-fol.; Venise , 1768; — 2° Instructions chrétiennes sur les devoirs des chevaliers de Malte; Paris, 1712 , in-12 Le P. Pouget a en outre travaillé au Bré-

viaire de Su /bonne; Paris, 1708. Voy. Feller, Biogr. univers.

P0U1LLARD (Jacques-Gabriel), secrétaire de la chapelle des Tuileries, né à Aix en Provence l'an 1751 , mort à Paris en 1K23, entra l'an 1780 dans l'Ordre du Mont-Carmel. Quelques années après il fit le voyage de Rome , où il s'adonna à l'étude des médailles et des antiquités en général. En 1814 le cardinal de Talleyrand, devenu grand aumônier, lut donna la place de sacristain des Tuileries. Il a laissé parmi plu sieurs ouvrages très-savants : Dissertazione sopra de' sommi Pontefici: al/' intrftduzione délia croce suite loro scarpe; Home, 1807. Voy. Feller, Bioqr. univers.

POUILLÉ ou POUILLIÉ, mot dérivé, d'après Saumaise et Ménage, de polyticarium. qui signifie registre ; ils disent qu'on l'a appelé puleticum , poleticum , pullare , pullarium, polyplKon , polegium. Ces termes désignent les registres où l'on écrivait les actes publics et particuliers, les annales et papiers terriers; enfin le catalogue des églises et bénéfices d'une province.

POULAIN ou POULLAIN DU PARC (Augustin-Marie), avocat au parlement de Bretagne , né â Renues en 1703, mort en devint professeur royal en droit français à la faculté de cette ville, et obtint en 176*> le cordon de l'Ordre de Saint-Michel. Il a laissé plusieurs ouvrages , parmi lesquels nous citerons : Journal ffev audiences et arrêts du parlement de Bretagne rendus sur les questions les plus importantes touchant le droit civil , les coutumes, les matière!' criminelles, Iténficiules , et le droit publie; Rennes, 1737. Vny. le Journ. des Savants, 1730.

POULLE (Nicolas -Louis), prédicateur, né à Avignon en 1703, mort en 1781, prononça le Panégyrique de saint Louis devant l'Académie française, fut nommé prédicateur ordinaire du roi et grand vicaire de Laon. On a de lui : des Sermons; Paris, 1778, 1781, 1818, 1821, 2 vol. in-lk2. La Bibliothèque des Orutettrs chrétiens contient les Œuvres choisies de l'abbé Poulie; 18J8. in -18. Voy. le Diction, des Prédicateurs. Feller. Biogr. univers. Michaud.

POULLIN DE LUMINA ( Êtien ne- Joseph > , historien , né à Orléans , mort en 1772, a laissé , outre quelques ouvrages purement littéraires : Hùtoire de C Eglise de Lt/on ; Lyon, 1770. in-4*. On lui attribue de plus : Histoire de CêtaUi sèment des moines mendiants ; Avignon, 17G7, in-12. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nottv. Biogr. qénèr.

POUMENSE. Voy. Épaone.

POUR. Voy. Piiur.

POUR Ç AIN. Vou. Pohtiin.

POURCEAU, animal dont l'usage était interdit aux Juifs; ils ont tant d'horreur de la chair de cet animal , qu'ils ne prononcent pas même son nom; ils disent : cette bête, cette chnse. On sait avec quel courage le saint vieillard Éléazar refusa de faire même semblant d'en manger. Quoi qu'en disent quelques anciens, l'Évangile nous assure qu'il y avait dans la Judée des troupeaux de ces animaux. L'horreur du porc n'était pas particulière aux Juifs : les Égyptiens l'avaient si fort en horreur, qu'ils ne voulaient pas même avoir le moindre commerce avec les porchers. On assure que les Arabes scénites ne mangeaient pas non plus de oorc, et que, si on en portait dans leur pays , il mourait aussitôt. Le Sauveur défend à ses disciples de jeter des perles devant les pourceaux, etc., c'est-à-dire qu'il ne faut pas inconsidérément parler des choses divines devant des auditeurs mal disposés. Cest aussi ce qui a engagé les Pères à ne parler qua-

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vec une très-grande circonspection devant les païens au sujet des mystères. Saint Pierre compare le pécheur qui retombe dans son péché au pourceau qui , après s'être lavé, va de nouveau se vautrer dans la boue, Voy Lévit.. xi, 7. Deutér., xiv, S. Il Machab., vi". 18, etc. Matth., vu, 6; vin, 30, 31. Marc, v, 11. Luc, vin, 32, 33. II Pierre . n , -22. D. Calmet, Diction, de la Bible. POURIM. IV,;/. Phur.

POUSSIÈRE. Pendant leur deuil les Hébreux se chargeaient la téte de poussière, ou se jetaient le visas*' contre terre. Jeter la poussière en l'air marque l'indignation , et le désir de réduire en poussière celui qui en est l'occasion. La poussière marque aussi la multitude dans un sens soit avantageux, soit désavantageux. Dieu tire le pauvre de la poussière lorsqu il veut récompenser son humilité, et il réduit aussi en ;>ou>sière le pécheur qui s'élève contre lui. Jésus- Christ ordonne a ses disciples de secouer la prtussièie de leurs pieds contre ceux qui ne voudraient pas les écouter, pour marquer l'horreur de tout ce qui leur appartient. Vou. Josué, vu, 6. Lament., m, 21). Actes, xxii, 23. Psaume i, 4; lxxvii, 17. 1 Rois, il , 8. Matth., x, 14. Marc, vi , 1 1 . Luc , ix , 5.

POUSSINES ( Pierre), en latin Pnssinus, jésuite, né a Laurac, dans le diocèse de Narbonne, en 16u0, mort à Toulouse l'an 1086, professa dans cette dernière ville, puis à Montpellier, les humanités, la rhétorique et 1 Écriture sainte. Appelé à Rome en ltiGV.il y travailla à Y Histoire de ta SocMé, et il professa ensuite l'Ecriture sainte au Collège Romain. Il donna des leçons de langue grecque à l'abbé Alhani, qui devint pape sous le nom de Clément XI. Il a laissé un assez grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Nicetœ l/iudafiu sanctorum archmigetornm M'ctiaelis et Gabrielis; Toulouse, 1C37, i — 2° Sonet i Sili Opéra yua-dum; Paris, 1630, in-4°; — 3° S. Net/todii Cottvivium virginum; ibid., 1G57, in-fol.; — 4* Catena grœcorum Patrum in E'iauyclitim second um Siaixum; Rome. 1673, in-fol.; — 5» Thésaurus ascelkus; Paris, 1681, in-4". Voy. les .Me'm. de Trévoux, novembre 1750, tom. II, p. 2530. Le Journ. des Sntants, 1060, 1671, 1670, 1685, 16*J2, 1712 et 1710. Moiéri, édit. de 1750. Papebrock, ad A* ta Sahctor., mensis maii. Richard et Giraud. Michaud. La Voue. Biogr. génér.

POUTHIÈRES (Puttai ue et Pulterhe). abbaye de I Ordre de Saint-Benoit située dans la Bourgogne, au diocèse de Langres, près de Mussyf Évéque. Elle fut fondée, avant l'an 868, pjr Gérard, comte de Roussillon. L'an 878, le pape Jean VIII Ut la dédicace de cette abbaye, et Innocent 111 la soumit immédiatement au Saint- Siège. Elle était unie à la congrégation de Saint-Vanne. Voy. la Gnllùi Christ. ,Unn. IV.

POUZZOLou P0UZZ0LES, P0USS0L, P0UZ- ZD0L0 , P0ZZU0LI , PUZZD0L0 (Pntevti), ville épisc. d'Italie située à huit milles et sous la métropole de Naples. Le premier évéque de ce siège est saint Pantrobas, un des soixante-douze disciples, qui avait été élève des apôtres saiut Pierre et saint Paul. Voy. Ughelli, Ital. Sacr., tom. VI, p. 207,286. De Communvillc, /" Table alpitaUt., p. 105 Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LV. p. 21

JUI, IUI. Ul, tfl

P0V0D0V1DS (Jérôme), archidiacre de Cracovie, issu d'uue famille noble, mort en 1613, se distingua par son érudition et par ses talents pour la chaire. On a de lui : 1° Instruction des ■sjnfcsseurs;— 2° Traité de la Cène; — 3° Traité de la Résurrection ; — 4» des Écrits polémiques ■ sntre tes ariens , etc. Tous ces ouvrages sont

en latin, et ils ont été imprimés à Cracovie en 1610. in-4°. Voy. Feller, Hiogr univers.

POWELL (Edward), controversiste anglais, moit en I0W), acquit une grande réputation, et devint chanoine des églises de Salishurv et de Lincoln. A la demande de Henri Vlll, il' réfuta Luther dans l'ouvrage intitulé Propugnaculum summi sacerdotii evangelici ac septenarii sacramentorum nwneri; Londres, 1523, in-4»; mais ce prince ne lui pardonna pas d'avoir pris la défense de Catherine d'Aragon et du Saint-Siège; il fut poursuivi, pendu, puis écart elé. Fby. Chalmers, General btogr. Dictionary. Michaud, Biogr. univrr*. La Nouv. Biogr. génér.

POTET (François), docteur de Sorbonne, dominicain, né vers le commencement du xvr* siècle. Il était prieur d'Angouléme lorsque l'amiral Coligny s empara de cette ville. Les hérétiques n'ayant pu l'entrainer dans leur parti, le mirent en prison avec Jean Chauveau, âgé de soixante-dix ans, lequel y mourut mangé des vers. Ensuite ils tachèrent de le vaincre dans la dispute et par des conférences réitérées; mais voyant qu'ils n'en remportaient que de la confusion, ils le retirèrent de sa prison, le promenèrent par la ville, en lui faisant déchirer le dos et la poitrine avec des tenailles ardentes; ils l'habillèrent ensuite de haillons en forme de chasuble, lui mirent des brides au cou et aux bras, en forme d'étole et de manipule, et le précipitèrent dans la Charente, où ils achevèrent de le tuer à coups de fusil. Telle fut la On de Poyet, lin glorieuse, mort d'un vrai martyr; car c'est uniquement à sa foi que ses bourreaux en voulaient. Voy. Feller, Biogr. univers.

POYNET (John), anglican, évéque de Rochester, né dans le Kent vers l'an 1516, mort à Strasbourg en 1556,dut son élévation à son ?èle pour la propagation des réformes introduites eu Angleterre sous Henri VIII; aussi, à l'avènement de Marie Tudor, so relira-t-il à l'étranger. On a de lui : i°King Eduard's Catechism; 1553; — 2- Defence for mnrringe of priests ; 15 W, in -8°; — 3° De Eucharistiu; 155/, in -8°. Voy. la Souv. Biogr. griiér.

POYNTER ou POINTER (M. -Guillaume), vicaire apostolique de Londres, ué à Peters- (icld, dans le llampshire, mort à Londres l'an 1827, dans un âge peu avancé, lit ses études et reçut les ordres au collège de Douai, où il professa la philosophie. Il y était directeur des études lorsque la i évolution le força, après une détention pénible de plus d'un an, de retourner dans son pays, où il se fit bientôt distinguer par son mérite. En 1803. Poynter devint coadjuteur de 1 évéque et vicaire apostolique du district de Londres, et fut sacre évéque d'Halic. Son zèle éclairé, sa capacité pour les a lia ires, ses grandes connaissances, ses talents pour la controverse, lui donnèrent une grande iniluence sur les catholiques de son pays. Aussi ses instructions n'ont pas peu contribué à faire rentrer un assez grand nombre de protestants dans le seiude l'Église. En 1815, Poynter fit le voyage de Rome pour l'intérêt des catholiques anglais; partout il se fit estimer autant par les qualités de bon cœur que celles de son esprit. Il a composé plusieurs ouvrages théologiques, dont un des plus remarquables est intitulé : Le Christianisme ou Preuves et caractères de ta religion chrétienne; il a été traduit en français par M. Taillefer, inspecteur de l'Académie de Paris, et publié à Paris l'an 1818, un vol. in-12. Voy. Feller, Biogr. univers. L' Encyclop. cathol.. au Supplément.

POZZO (Modost iV Vuy. Fonte Mopfrata.

PRAD

PRÀG

POZZOBONELLI ou POZZOBONELLO (Jean- Claude), clerc résilier, barnahile , né à Milan en 1055, mort l'an 1718, s'cta't rendu fort recommandable par sa science. Oit a de lui : 1° In primant partent D. Thama» Quteslioncs se/ecto'; Milan, 1703, in -fol.; — 2° In primant secitndœ I). Thomtr; ibid., 1705, in-fol.: — 3° In secundam secundo» D. Thomte: ibid., 1707, in-fol.; — 4° In tri Uam partent D. Thomœ; ibid., 1708, in-fol.;

— 5* Moralia de snrramentis in génère et de Euchnristia; ibid., 1710, In-fol.; — G0 Moralia de sncramenlo Pœ)iitentia>: ibid., 1711, in-fol. Voy. la HiMinth. Sctipior. Mediolan.

P0ZZ0L0, écrivain cilé par l'abbé, André comme auteur di>s deux ouvrages suivants • 1* Ue Papa et si/m/nln npus tlieo/of/imm, cnnunietmi et lustoricum ; Rome, 1727, in-fol.; — 2" Rationate romani Pontifias; llomc, 1710, in-fol. Voy. l'abbé André, Cour.* alphabet, de droit eatton. lom. VI, p. 478, 3» édition.

P0ZZU0LI. Voy. POU7.XOL.

P RADES (Jean Martin de>, théologien, né à Caslel Sarrazin vers l'an 1" J0, mort a Glogau en 1782, s'est rendu célèbre par une thèse qu'il soutint en Soi bonne pour le doctorat en théologie, et qui excita un grand et juste scandale. Cette thèse contenait, en elfet, les propositions les plus fausses et les plus scandaleuses sur l'essence de lame, sur les notions du bien et du mal, sur la loi naturelle et la religion révélée, sur les marques de la véritable religion, sur la certitude des faits historiques, sur la chronologie et l'économie des lois de Moïse, sur la force des miracles pour prouver la révélation divine, sur le respect dù aux saints Pères; mais ce qui indigna surtout, c'est le parallèle impie des guéiisons d'Esculape et des guéiisons miraculeuses de Jésus-Christ. Le parlement et l'archevêque de Paris, la Soi bonne et Benoit XIV condamnèrent également la thèse. Mais craignant qu'on ne son tint pas à cette condamnation, Prades se retira en Hollande, puis à lierlin, où il obtint deux cauonirats, l'un a Oppelu, et l'autre à Glogau. Ce fut alors qu'il publia une Apologie remplie d'invectives contre ses divers censeurs. Cependant il finit par rougir de ses excès, et songea à se réconcilier avec l'Kglise. L'évétpie de Bicslau rendit compte à Denoit XIV de S' s dispositions , et le coupable lui-même signa, le 0 avril 1"i5l, une rétractation solennelle, où il disail, entre autres choses, «i qu'il n'avait pas assez d'une vie pour pleurer sa conduite passée et pour remercier le Seigneur de la grâce qu'il lui accotdait. » Il envoya des exemplaires à l'evèque de Montauban et à la faculté de Paris. Denoit XIV obtint de la Sorbonne qu'il fût rétabli dans ses degrés. Il tut fait ensuite archidiacre d'Oppeln. Il a publié : i°son Apologie ;17ô2, in-8°, — 2» un A'-rëgé de t 'Histoire ecclésiastique de Fleuri/; Berlin, 1707, 2 Vol. pet. in-8». Voy. le P. Drotier, Examen de CApotoyic de l'abbé de Prades. I.e J«urn. ftistor. et ttttér., \*s octobre 1791 . p. 102. Fcller, dont l'article est très-justement pensé. La Nom, Itiogr. géttér., où l'on trouve un éloge assez singulier de I abbé de Prades fait par Voltaire.

PRADIEL (François), de l'Ordre des Frères- Mineurs, qui vivait du Wltf au xvili* siècle, fut licencié en théologie et prédicateur de Louis XI 11 et de Louis XtV. On a de lui: lw Traité Êt ta volmté de Dieu touchant le sacrement de tautet. contre Pierre du Moulin; Paris, 1til7;

— 2° Le Triomphe de ta parole de Ineu pour la détente de la foi catholique, contre les ministres; ibid., 1618;— 3» De l'Excellence et de la dignité d? roraixon; ibid., 1620. Voy. le P. Jean de

Saint-Antoine, Bibliofh.univ. Franc, t. l.p.427.

PRADILLON (D. Jean), religieux feuillant, né à Esmoutier l'an 1010, dans le Limousin, mort à Paris en 1701, fut quatre fois gênerai de sa congrégation. On a de lui : 1» Praxis jvris Fuliensis; — 2e Conduite de D. Jean de la Hnr~ rieie , at»bé et instituteur des Feuillants durant les troubles de la ligue, sous Henri III: Paris, 16*.), in-12.

PRADO (Jean de). For/. MARTlfflET, n* Vf.

11. PRADO (Jérôme), jésuite, né à Baéza. en Espagne, mort en 150Ô, professa les Lettre* saintes à Cordoue avec beaucoup de réputation. On a de lui : Commentaire» sur tes vmqt- six premiers chapitres d'Èzcrhiel; Rome, 1*,96. Philippe II, roi d'Espagne, chargea les jésuite* Prado et Villalpand d'expliquer les vingt -six premiers et les trois derniers chapitres d'Êzécliiel qui concernent le temple. Ces deux savants Pères travaillèrent durant seize années, et leur commentaire, au jugement d'Ellies Dupin, est un des meilleurs qu'on ait faits sur les prophètes. De son côté. Iloseninûller affirme sans hésitation que Prado et Villalpand surpassent de b- aucoup tons les interprètes qui ont expli-

3ué Ezéchiel avant eux, tant par l'érudition ont ils ont fait preuve et par les soins extraordinaires qu'ils y ont consacrés, que par les secours tout particuliers qu'ils ont heureusement eus a leur disposition. Voy. Ribadeneira et Aiegainbe, liibtioth. Scriptor. Sociel. Jesu. Nicolas- Antonio, ftibfinth. Hisp.

PRAD0VENTDRA (Antoine), de l'Ordre des Mathiirins, no à Cordoue en 1701. mort l'an 1753, se fit recevoir docteur en théologie, acquit une grande réputation comme prédicateur, et remplit avec distinction les premiers emplois de son Ordre. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels on cite : 1* Sermons de» saints; — 2» Vie du martyr Fr. Marc Criado; in-8*,— 3" diverses Consultations; in-fol. Voy. Richard et ftiraud.

PR£JECTUS. Voy. Pmx.

PR^NESTE. Voy. Pai.kstiuxi.

PRjENETUS ou PRONECTUS, siège épisc de la première Bilhynie, sous la métropole de Nicomédic. On en connail cinq évoques, dont le premier, Sisinnius, assista au cinquième concile général.

PR.&PENESSUS, siège épisc. de la Phrygie Salutaiie, au diocèse d Asie. On n'en connait qu'un évèque, Axanon, pour lequel Mariuianus de S)imade souscrivit au concile de Chalcédoiue. l oi/. Act., vi. Lequien, Oriens Christ., tom. 1. p 621.

PRASP0SIT0S. Voy. Prévôt, n- III.

PRjEVALIS, PR^VALITANA. Foy.PRtTA-

LITAINE.

PRAGMATIQUE - SANCTION ( Progmatka

Sanctio), vient du grec pragma, c'est-à-dire affaire, et du latin tnnetio ou sanrtion. Ce terme a été consacré par l'usage aux ordonnances qui concernent les grandes ail. lires de l'état de l'Église, des communautés, ou aux ordonnances qui se faisaient dans des alfa ire s publiques par le conseil de plusieurs savants jurisconsultes, ou enlin à celles que les rois faisaient dans une assemblée des grands du royaume. Nous avons en l-'rance deux célèbres ordonnances sous le nom de Pragmatique - Sanction. La première fut faite par le roi saint Louis, en 1*.68, lorsqu'il se préparait à son voyage d'outre -mer; elle est divisée eu six articles. Tout poite à croire que celle Pragmatique est l'œuvre d'un faussaire, et non une loi émanée d'un saint roi. La seconde Pragmatique est celle que Char-

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