II. LE0NT0P0LIS, ville de la première
Egypte. V ou. Latopolis.
[IL LE0NT0P0LIS ( U-onum civitas), siège épisc. de la seconde Augustamnique érigé au v* siècle, sous le patriarcat d'Alexandrie, mais qui devint ensuite métropole ayant dix évèchés suflïagants. 11 a eu quatre évéanes, dont le premier, l.schyrion. souscrivit à la légation d Eagène, diacre de l'Église d'Am:yre, à saint Athanase, en faveur de leur évéque. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 554. De Commanville, /'• Table alphabét., p. 137. Richard et Giraud. Gaet. Moroni. vol. XXXVllI, p. M.
IV. LÉ0NT0P0LIS, ville épisc. d'Isanrie située au diocèse d'Antioche, sous la métropole de Séleucie; elle est mentionnée dans les Actes des conciles. On n'en connaît que deux évoques, dont le premier, Zacharie, souscrivit au sixième concile général et aux canons in Trullo. Voy. Lequien, Oriens Christ., loin. 11, p. 1021 . Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. X XXVIII, p. 02.
LEOPARD (Pnrdus), animal dont parle 1 Écriture, et qui n était pas rare en Palestine Le mol hébreu une la Vulgate a généralement rendu par Paraus est tiàmér, c'est-à dire animal tacheté, tavelé, terme par lequel il parait que les écrivains sacrés ont désigné tantôt le nara (pardws) Ou léopard, tantôt le lynx, tantôt la panthère, et peut- être même le tigre. Bochart remarque que le léopard était engendré d'une lionne et d un pard, a'où lui est venu son nom. Le prophète Osée dit que le Seig neur sera comme une lionne et comme un léopard en embuscade sur le chemin des Assyriens pour dévorer les passants. L'épouse du Cantique parle de la montagne des Léopards, c est-a-dire de* montagnes remplies de hélcs sauvages, comme les monts Liban, Sanir et Ilermon. Voy. Osée, xiii, 7. Cantic, iv, 8, etc. Bochart, Hteroioic., part. I, L 111, c. vin. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. H, p. 04.
LEOPARD! (Giacomo comte), philologue, poète et philosophe, né à Recanati, dans la marche d'Ancône, en 1798. mort à Naples l'an 1837, possédait toute la littérature ancienne classique, une grande partie des auteurs grecs et latin* de la décadence, une partie des Père*
LEPA
de l'Église , ainsi que les langues anciennes et modernes. Il a laissé un grand nombre d'oùvragea, parmi lesquels nous citerons: 1° Coliectio fragmentorum SS. Patrum; 1815; — 2" .Volute istoriche e geografiche sulla citta e ehiesa arciveseovile di Damuitaf Loreto, 1816; — 3U Anuotazioni sopra la Crontea d'Eusebio pubblicata l'anno 1818 in Milnno dai dottori Angelo Mai e Giovanni Zohrab, scritle fanno ap pressa dai C. G. Léopard i a un amico suo; dans les Effeuieridi fetterariedi Roma ; 1823, vol. X, XI, XII ; ■ — 4° Philonis Judai Sermones très hac tenus inédit i, etc., n une primutn in latinum f déliter tr ansla ti per J.'B. Aucher; art. sur cette traduct. dans les Effemeredi letterarie; 18*22, tom. IX. Voy. la Si mi-. Biogr. génér., qui donne la liste complète des écrits de Leopardi, avec des dé- Utils intéressants sur l'auteur lui même. LEOPOL, LEMBERO ou LEM80URO (Leopoville épisc. du palatin»! de Russie située sur la rivière de Peltew. C'est aujourd'hui la résidence de trois archevêques, l'un grec-catholique, l'autre arménien , et lu troisième latin. Le premier évéque de cette ville fut Gédéon,
5ui souscrivit à la lettre synodale de Michel de iuvie au pape Clément vlll pour la réunion. L'an 1556, Aloysius Lippoman, évéque de Vérone et légat apostolique en Pologne, tint un concile provincial à Leopol. Kojr. le P. Mausi. Supf tient. CanciL, tom. V, p. 607. Richard et Giraud. Gael. Moroui, vol. XXXVIII. p. 95-1(13. Gwiazdon, qui, dans le Diction, de lu tliéol euthaï,, art. Lemberg, fait connaître en détail l'état actuel de ces trois archevêchés, et donne quelques notions historiques sur chacun d'eux.
LEOPOLD P? (Saint), margrave d'Autriche, mort le 15 novembre 1138, succéda à son père, Léopold III, en 1u90, et se distingua par une haute sagesse. Il améliora le sort de ses sujets, les instruisit, adoucit leurs mœurs . évita les guerres, diminua et propagea la civilisation par la fondation d'un grand nombre de monastères. De son mariage avec Agnès, tille de l'empereur Henri IV et veuve de rrédéne, duc de Souabe, il eut dix-huit enfants, parmi lesquels ou compte le eélèbre Olhon , évéque de Fnsingue. Innocent VIII le canonisa en 1485; on fuit sa féte le 15 novembre, et celle de sa translation le 15 février. Voy. Matthieu Rader, Bavaria Sancta, tom. III. Schrarrer Adam, Les Mnry raves d'Autriche. Richard et Giraud. Feller, Michaud. La Souk. Biogr. génér. Le Diction, de la théol. cathol.
LÉOTARD (Honoré), jurisc. du xvu* siècle, fut conseiller à Nice. 11 a laissé : Honora ti Léotuivii, seuatoris niciensis , de Laudibui beati Amedei , Snltnudiw ducis: Lyon, 1648, in-12. LEOTFRIDUS. Voy. Lkoffroi.
I. LE PAIQE (Jean), en latin Puigius, procureur général de l'Ordre de Prémontré, docteur à lu Sorbonne , né vers l'an 1575, mort vers 1650, devint curé de Nantouillet, village de la Brie. On a de lui : !• $anctorum confessarum Pr*e~ momtrutrusis Ordinu Vit» ; Paris, 1620, in 8» ; — 2° Bibhotheca Prmmonstratensis (htlinis; ibid., 1633, in -toi. Voy. Moréii, Diction, histor. Michaud , Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.
IL LE PÀ1GE (Louis- Adrien), littérateur, né en 1714 à Paris, où il est mort en 1862, était avocat et bailli du Temple; il a publié un grand nombre d'ouvrages qui ont presque tous paru sous le voile de ( anonyme. Nous citerons seulement : Ie La Théologie suppliante aux pieds dm souverain Pontife; 1756; c'est une traduction de la Theologia supplex de Fr.-Jac.-Hyaç. Serry, qui demande une intelligence plus claire de la bulle Lnigenitus; - 2* la
YHïst. génér. de la naissance et des progrés de la compagnie de Jésus , de l'abbé Coudrette , dont l'esprit de parti contre cette respectable Société se fait sentir dans son ouvrage. Le Paige méritait sous ce rapport de continuer l'ouvrage de cet abbé. Voy. Quérard , La Fronce littéraire. La Souv. Biogr. génér.
III. LE PAIGE (Thomas), dominicain , né en Lorraine en 1755. mort a Chateauvillain , en Champagne, Pan 1658, prédicateur distingué, possédait les Écritures et les Pères-, il a oublié, outre des Oraisons funèbres : 1° Manuel des confrères du saint Rosaire; Nancy, 1625, in-12; — 2° L'Homme content , cruvre pleine de graves sentences , d'heureuses reparties et de bonnes nensées ; Paris, 1629- 1633, 2 vol. in -8°, souvent réimprimé. Voy. Échard; Scriptor Ord. Prcedic, tom. IL D. Calmet, Biblioth. Lorraine. La Suur. Biogr. génér.
LÉPANTE, autrefois NAUPACTE, aujourd'hui EPACTOS , ville épisc. de la province Hel- Jas, au diocèse de t'Illyrie orientale, sous la métropole de Corinthe, et située dans le fond du golfe de cette ville, nommé Lépante; le siège d'Arta d'Épire , en Grèce , lui fut uni. Cette dernière ville , appelée aujourd'hui Larhi , a été érigée en métropole, et on y a transféré de Lépante les droits métropolitains, dont l'église de Nicopolis, capitale de l'ancienne Épire, était en possession. Il y a eu à Lépante dix évêques grecs, dont le premier, Callicrates, assista au premier concile d'Éphèse, et cinq latins, dont le premier, Rastagne Candola, dominicain, fut. l'an 1307 , transféré de Sidon a cetto église par Clément V. Voy. Lequien , Oriens Christ* t. II , p. 198. Wading, tom. III, p. 994. Richard et Giraud.
LE PÉLETIER, LE PELLETIER. Voy. Pélftieh, Pelletier (Le).
LE PESSIER. Voy. Pessier (Le).
LE PICART. Voy. Picart (Le).
LE PLAISANT. Voy. Plaisant (Le).
LEPLAT (Josse), jurisc, né à Matines en 1732, mort à Coblents Van 1810, professa à Louvain le droit romain, puis le droit canonique. 11 a publié : 1* Dissertation historico-canontque sur l'indissolubilité du mariage de fin fidèle converti ; 1771 ; — 2» Dùseriatio canonica de soonsatibus et matrimoniorum impettimentis ; 1782 ; réponse au P. Maugis, professeur de théologie, qui avait essayé de réfuter la première dissertation de Leplat ; —3» Vindiciœ dissertât ionis canonicee de sponsulibus et matrimoniorum tmpedtmentis , etc.; réponse i Van de Velde, professeur de théologie , qui avait accusé Leplat d'imposture et d'hérésie. La thèse de Leplat et celle de Van de Velde ont été reproduites dans un recueil intitulé : Collectto vanarumetuatbrationum, guibus potissimum discutitur qva*stio an et quo jure Ecclesia frvatur in inducendis impedimentis contructutn matrimonii dirimentibus ; 1784, in-8*; — 4» Claudii Fteurii m Historiam ecctexiasticam Distertutiones , etc.; Louvain, 1780, 2 vol. in-8». H a édité en outre plusieurs recueils , entre autres : Monumentorum ad hitttttriam concilii Tridentini potissimum illustrandam spectnnttum amplissima Collectto: Louvain, 1781-1787, 7 vol. m- 4». Voit, la Nouv. biogr. génér.
LEPORIUS , prêtre de l'église dHippone, né dans les Gaules, vivait au v* siècle. Il tomba dans rhérésie de Pélage, renouvela celle des Ébioniles, et jeta les fondements de celle des Nestoi iens , en séparant la nature divine et la ' nature humaine unies en Jêsns-Christ. Chassé ' de l'Église des G* nies , il passa en Afrique, où | saint Augustin le rappela à la foi. Il non
LÊTO
de Leporius : Libelius emendationis sive mtvsfactmnis ad episcopoi Gallice; quelquefois avec cette addition : confessitmeni fidet catliolicce contmens de mysterio tncamationis Chris ti, cum errons pristina; detestutmne. Des fragments de cette lettre ont été publiés par le P. Sirmond dans sa Collection des conciles des Gaules ; Paris, tom. I, p. 52; le même éditeur a publié l'ouvrage entier dans ses Opuscula doumatica reterum quinnue Scriplorum; Paris, 1b30, in-8*, avec la Lettre des évèques africains en faveur de Leporius ; elle se trouve aussi dans Labbe , Collection des conciles; Paris, 1671, in-folio; dans Garnier, édit. de Marius Mercator; ibid., 1673, m - loi., 1. 1 , p. 224; dans la Htbliotheca Patrum Maximn de Lyon, tom. VII, p. 14, et dans Galland, btiotheca Patrum, tom. IX, p. 3U6. Voy. Gennade, De Scriptor. eccles. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecelés.. toin. XIII , p. 196 et suiv. Richard et Giraud. La iïouv. Biogr. génèr.
LEPRE ou LADRERIE (Lepra), maladie contagieuse. Moïse reconnaît trois sortes de lèpre : 1° la lèpre des hommes, qui afTecte la peau , et qui corrompt la masse du sang ; 2° la lèpre des maisons , causée par des vers qui rongent les pierres et le mortier; 3° la lèpre des habits, qui est aussi produite par les vers, qui les rongent. La première de ces lèpres, lorsqu'elle était bien déclarée, avait quatre degrés ou complications : Yétéphantiasis proprement dite, dont les signes étaient la paralysie du système musculaire , et la destruction lente de toutes les articulations ; Vélëphantiasis blanche, la lèpre noire (vitiligo nigra ou psora ) et la lèpre rouge (aiopecia). Voy. Levit., \in et xiv, où seulement Moïse parle de la lèpre. Voy. aussi La sainte ttibU, en latin et en français , accompagnée de Préfaces , de Dissertations , etc.; Paris, 1831, 3 forts vol. in-4° ; ouvrage où nous avons tait quelques observations philologiques sur un certain nombre de passages qui, dans la Vulgate et dans la traduction française ( qui est celle de Sacy avec la paraphrase du P. de Carrières), s'éloignent assez du texte original pour ne nous laisser qu'une idée assez vague et assez confuse de la maladie terrible que Moïse décrit d'une manière si détaillée. Au moyen de ces observations, il est facile de voir combien il y a de ressemblance dans la description que font de la lèpre Larrey ( Description de l'Egypte, état moderne, tom. 1, in-fol. ) et Alibert ( Traité complet des maladies de la peau . grand in-fol.), et celle que nous a transmise Je premier historien des Hébreux, et combien les interprètes se sont trompés dans l'explication qu'ils ont donnée de ce passage du Lévitique. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. II, p. m , 281 . 282.
II. LEPRE en droit canon. La lèpre produit, dans ceux qui en sont affligés, un moyen de dissolution pour les fiançailles, et une irrégularité pour les ordres, exdefectu corporis : mais elle ne dissout point le mariage, et les lépreux peuvent se marier. {Extr. lit. de Conjug. lepros.) On trouve cependant un règlement contraire dans le concile de Compiêgne , tenu l'an 757. Voy. l'abbé André, Cours alphabét. de droit caw>n.
LEPREUX (Leprosus). La loi excluait les lépreux du commerce des hommes ; les rois euxmêmes étaient mis hors de leurs palais et privés du gouvernement lorsqu'ils étaient atteints de cette maladie; c'est ce qui arriva à Ozias, roi de Juda , qui fut frappé de ce mal pour avoir voulu mettre la main a l'encensoir. Lorsqu'un lépreux était guéri , il se présentait a la porte de la ville, ou il était examiné par le prêtre.
LÊRI
Voy. Lé vit., xiv et suiv. IV Rois, xv, 5. Il Paralip., xxvi. 21. Richard et Giraud.
LEPROSERIE ou LADRERIE, MALADRERIE
( Leprosorum nosocomium ) , hôpital pour les lépreux ; il y en avait jusqu'à 19,000 en Europe. Les léproseries de France furent réunies, en 1G09, à l'Ordre de Saint- Lazare et du Mont-Carmel, mais elles en furent détachées en 1693. Il parait que la première constitution de l'Église touchant les léproseries est un décret du troisième concile général de Latran , qui blâme la dureté de quelques ecclésiastiques qui ne permettaient pas aux lépreux d'avoir des églises
Îiarticulières, quoiqu'on ne les reçut point dan*, es églises publiques , et qui ordonne que partout où les lépreux, vivant en commun , seront en assez grand nombre pour avoir une église, un cimetière et un prêtre particulier, on ne fasse pas difficulté de le leur permettre. Voy. Boschelli, qui, dans sa Collection des décrets de l'Église gallicane , 1. III , c. xvi , a rapporté les canons des derniers conciles, suivant lesquels on devait se conduire à l'égard des lépreux. Voy. l'abbé André, Cours alplioltét. de droit Canon.
LEPTINES ou LÊTiNES, LESTINES. LIP TINES, L1STI NES (Lestince, Liptinee) , ancienne maison royale , située près de Binche , en Hainaut, dans le diocèse de Cambrai. Selon le P. Labbe , on y a tenu deux conciles : l'un en 743, et l'autre en 576; mais, d'après le P. Pagi . on n'en a tenu qu'un seul, en 745, ainsi que le prouve la lettre IX du pape saint Zacharie a saint Boniface. Voy. Labbe, tom. VI. Hardouin, tom. III. Mansi, tom.I, p. 600. Pagi, in Critic., adann. 745,12, 13.
LEQUIEN. Voy. QuiEN (Le).
LEKBEKE (Hermandoun), dominicain, né à Minden, vivait dans la seconde moitié du xiv* siècle , et était en grande faveur auprès du comte Othon de Schaumbourg, mort l'an 1404. On lui doit, outre une chronique des comtes de Schaumbourg en latin : Chronicon episcopifrutn Mindensium , insérée dans le recueil de Leibniz, Scriptores Bi-unsvicenses , tom. H, p. 157- 211. Voy. Fabricius, Biblioth. butina média et in fiant cetatù, tom. III. Échard , Biblioth. Scriptor. Ord. Prantic, tom. I.
LERD (Richard), évéque de Saint-David, vivait au XVIII* siècle. 11 a laissé : Réponses aux prétendues autorités des Pères et aux arguments tirés de la raison que .1/. Wolston allègue dans ses discours contre la vérité du sens littéml des miracles de Jésus- Christ ; 2 vol. iu -8*, en anglais; Londres, 1731, 2* édit. Voy. le Journ. des Savants, 1732, p. 3U>, t'« édit., et p. 466, 2* édit. Richard et Giraud.
LERIA. Voy. Leiria.
LER1D A ( ilerda ), ville épisc. de Catalogne, sous la métropole de Tarragone. Son premier évéque , saint Licier, vivait en 269 j l'an 716, les Maures s'étant emparés de cette ville, ses évèques s'établirent à Roda, et y demeurèrent jusqu'en 1149, époque a laquelle Lerida fut enlevée aux infidèles. De l'an 521 à l'an 1257. cinq conciles ont été tenus dans cette ville. Voy. Aguirre , tom. 11 et III. Hardouin, tom. VII. De Comman ville, J" Table alphabét., p. 126, au mot Ilerda. Richard et Giraud. Gaet. Moroni . vol. XXXVIII, p. 105-108.
LERIDAN ou LÊRIDANT, LEURIDAN (Pierre), avocat au parlement de Paris, né en Bretagne, mort l'an 1768, fut , selon Feller , un de ces jurisconsultes du xvnr siècle qui contribuèrent le plus par leurs écrits a corrompre les notions du droit, et surtout à renverser les antiques principes qui font la base de la société