‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 679 sur 1294 · PROF · texte numérisé non relu

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raîn de la ville de Jérusalem est appelé profane, par comparaison avec le temple. Les soldats du général Timothée sont appelés profanes. Saint Paul appelle profane* les nouveautés d'expressions eu fait de religion. Profaner le temple, le sabbat, t autel, marque le violement du repos du sabbat, l'entrée des païens dans le temple, les irrévérences qui s'y commettent, les sacrifices impies. Profaner tes justices ou tes commandements de Dieu, Y alliance ou les promesses jurées avec serment, c'ett les violer. Profaner sa race. L'Ecclésiastique dit que Salomon a profané sa race en éloignant par ses péchés l'esprit de Dien de dessus sun fils. Profaner une vigne ou un arbre, c'est les rendre communs et propres aux usages ordinaires. Les premiers fruits d'un arbre étaient impurs pendant trois ans, ceux de la quatrième étaient dus au temple, enfin la cinquième année ils devenaient alors profanes ou communs. Voy. liébr., xii, 16. Genèse, xmi, 32. Lé vit., x, 10; xix, 7. Isaie, LXv, 4. Ezéch., XLViu, 15. II Machab., xii, 23. I Tim., vi, 20. Ps. lxxxviii, 32, 35. Eccli., xlvji, 22. Ueutér^xx, 6. Lévit., xrx, 23, 24, 25.

PROFÊS, PROFESSE, se dit de celui ou de celle qui a fait les vœux par lesquels on s'engage dans un Ordre religieux, après que le temps du noviciat est expiré. Compar. Novice,

Noviciat, profession , n° n.

PROFESSEUR , docteur-régent qui enseigne publiquement les arts et les sciences dans les universités. Le premier qui institua les professeurs royaux à Paris fut François 1". Le concile général de Vienne veut que les appointements des professeurs soient payés à la cour de Rome par le Pape-, dans l'université de Paris, par le i roi de France; dans celle de Bologne, par les évéques, monastères, chapitres, couvents, collèges et curés d Italie, etc. Le concile de Toulouse de l'an 1590 veut que les professeurs et régents dans les universités fassent publiquement leur profession de foi selon la tenue de la bulle de Pie IV. Voy. les Mémoires du clergé, tom. I, p. 845 et soiv. L'abbé André, qui, t. V. art Profession, § I, rapporte la bulle de Pie IV en français, et cite le texte latin dans Y Appendice, n. 5, du même tom. V.

I. PROFESSION DE FOI, déclaration publique et solennelle que l'on fait de sa croyance religieuse ; on l'appelle aussi symbole ou confession de foi lorsqu'elle est par écrit. L'Église n'admet personne a recevoir le baptême sans qu'il ait fait sa profession de foi ; quand on baptise les •nfanls, les parrains et les marraines la font au nom du baptisé; on l'exige encore des hérétiques qui veulent se réconcilier à l'Église. La plus ancienne profession de foi que nous connaissions est le Symbole des Apôtres. On sait la multitude des professions ou confessions de foi dressées par les ariens, sans qu'ils aient su jamais se contenter d'aucune et s'y fixer; il en a été de même des protestants. Plus constante dans sa croyance, 1 Église catholique conserve encore aujourd'hui le Symbole de Ntcée, qui n'est que le simple développement de celui des apôtres. Le concile de Trente a ordonné que tous les pourvus de bénéfices à charge d'imes seraient tenus de faire profession publique de leur foi entre les mains de l'évéque ou de son grand . vicaire, s'il est lui-même absent, dans deux mois à compter du jour da leur prise de possession, sous peine dTétre privés du revenu dosdits bénéiiees; ce qui doit avoir lieu, suivant la même concile, à l'égard des chanoines ou dignitaires dans les églises cathédrales, lesquels vont tenus de faire profession nom - seulement I

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