II. PROCHAIN (AMOUR DO). Voy. Amour, * VII
PROCHAZRA (Franx-Faustin), bamabite, né à Nenpaka, en Bohême, l'an 1749, mort à Prague
en 1809, se rendit utile à sa congrégation en préchant et en professant l'hébreu et le grec. Lorsque les bamabites furent supprimés en Bohême, il devint successivement censeur théologique, professeur et directeur du gymnase de Prague, puis bibliothécaire de l'université de cette ville. Parmi ses écrits nous citerons : 1° Nouveau Testament , en bohème , avec des Commentaires ; 1786; — 2° une édition de la Bible, dans le même dialecte. Il a coopéré, en outre, à la Bible dite des Bamabites. Voy. la Nouv. Hiogr.genér.
PR0CH0RE. Voy. Procorc.
PROCLAMATION, se dit des publications qui se font solennellement, soit pour les ordres, soit pour les mariages, soit pour les monitoires. Il se dit aussi, parmi les religieux, de l'accusation qu'ils font de leurs fautes en chapitre. Voy. Ba»s de mariage, Monitoire.
PROCLE (Saint), patriarche de Constantinople, né vers l'an 3!)0, mort vers l'an 4145, fut successivement lecteur, diacre et prêtre de cette ville. Sisinnius, patriarche de Constantinople, le nomma à l'évôché de Cyxique, métro, pôle de l'Hellespont; mais les Cyzicéniens s'étant opposés à cette nomination, saint Procle resta a Constantinopte, où il acquit beaucoup de réputation par son zèle , sa science et ses vertus. L'an 434, il succéda au patriarche Maximien, montra beaucoup de bonté et de douceur dans son gouvernement, et combattit avec force les hérétiqncs, principalement Nestorius. L'an 438, il transféra de Comane à Constantinople le corps de saint Jean Chrysostome, et ordonna divers évéques. On a sous son nom : 1» des Homélies ; — 2° une Liturgie ou un Traité de la divine messe; — 3* des Lettres. Le recueil le plus complet de ses Œuvres est celui qui a été donné par Vincent Richard, clerc régulier d'Italie; Rome, 1630, in-4°. Voy. Nicéphore, Hist., I. XIV et X XXVI 11. Photius, Cod. lu. D. Ceillier, Hist. des Aut. suer, et ecclés., tom. XIII, p. 472 et suiv.
■ PROCLIANITES ou PROCLIENS, hérétiques phrygiens qui étaient issus de la secte de Montan; ils avaient une grande vénération pour Proclus, défenseur de cet hérésiarque. L'erreur qu'ils soutenaient avec plus de zèle est que Jésus-Christ n'avait une chair qu'en apparence. Voy. Sander., Hceres., vxxxm. Prutéole, au mot Proclukit.c
I. PR0C0PE (Saint), lecteur de Scythopolis, en Palestine, et martyr, mort le 7 juillet 303, fut arrêté, conduit à Césarée et présenté au gouverneur, qui , n'ayant pu l'engager à sacrifier ni aux dieux ni aux empereurs, lui fit trancher la tête. Les martyrologes romains ont placé sa féte au 8 juillet. Voy. Eusèbe, Hist. des mortt/rs de Pnlest.. c. l et H.
Il PR0C0PE DE GAZE, rhéteur, né à Gaze, en Pbénicie, vivait au vi« siècle. Dans les dernières années de sa vie il se livra tout entier à l'étude de l'Ecriture. On a de lui : 1° Commentaire sur ? 'Heptateuque , c'est-à-dire sur les cinq livres de Moïse, sur Josué et sur les Juges, Irad. en latin par Conrad Clauseros; Zurich, 1555, in-fol.; — 2« Scholies sur tes livres des Rois et des Paralipomènes ; en grec et en latin ; Leyde, 16*20, in -4'; — 3° Commentaire sur Isaie, en grec et en latin; Paris, 1580. Voy. Photius, Cod., clx. cevi et ccvil. Sixte de Sienne, Biblioth. Sancta, l. IV. D. Ceillier, Hùt. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XVI, p. 320 et suiv.
PR0C0RE ou PR0CH0RE (Saint), était un des sept premiers diacres. Les Grecs croient qu'il fut premier évéque de Nicomédie. et Adon
dit qu'il souffrit le martyre i Antioche le 0 août, après s'être rendu fort célèbre parées miracles. On lui a attribué une Histoire de saint Jean l Evangéltste ; mais cet ouvrage est apocryphe. Voy. D. Calmet, Diction, de la Môle .
I. PROGULE (Saint), martyr, compagnon de saint Janvier. Voy. Janvier, n» V.
II. PROCULE (Saint), martyr de Bologne, souffrit , comme on croit, sous Dioctétien. 11 y • à Bologne, en Italie, une église qui lui est dédiée. l'or/. Baronius, MnrtyrfM. romain.
PRO CUPIENTI PR0F1TERI. Ces mots latins font partie d'une clause insérée dans les rescrittc de la cour de Rome, par lesquels le Pape accorde à un ecclésiastique séculier un bénéfice régulier, sous la condition expresse de faire profession dans l'Ordre ou dans la maison d'où dépend le bénéfice. Voy. l'abbé André, Cours alphabét. de droit canon.
I. PROCURATION (DROIT DE), nom donné à une certaine somme d'argent ou à une quantité de vivres que les églises fournissaient sus évoques ou aux autres supérieurs dans leurs visites. La discipline de l'Église a varié sur ce droit , qui n'a pas été le même partout , et qui devait toujours être modéré, conforme aux canons des conciles, aux usages des églises et aux traités des églises avec leurs visiteurs. B y avait beaucoup d'églises où les évéques avaient
Perdu le droit de visite; et, dans celle* où ils avaient conservé, l'usage de France était qu'ils ne pouvaient le percevoir qu'une fois l'année, quand même ils visiteraient plusieurs fois leurs
diocèses. Ils n'en pouvaient pas non plus demander les arrérages, ni exiger ce droit des laïques. Ils ne pouvaient non plus obliger les églises par censure à leur payer ce droit. Voy. les Mémoires du clergé, tom. VII, p. 7 et suiv. L'abbé André, Cours alphabét. de dmù canon.
11. PROCURATION AD RESIGNANDUM . acte par lequel le titulaire d'un office donnait pouvoir spécial à une personne, dont le nom était en blanc, de résigner et de remettre entre les mains du roi ou autre collateur son office, pour, au nom et en faveur toutefois de la personne avec qui on en avait traité, que I on nommait, et non d'autre personne ni autrement; et, à cette lui . on donnait pouvoir au procureur, dont le nom était en blanc, de consentir que toutes lettres de provision et autres nécessaires fussent expédiées en faveur de qui la procuration ad rengnatidum était faite. Mais cette procutation, après l'an, était non valable, quand celui au profit de qui elle était faite n'avait pas en conséquence obtenu dans ce temps des provisions. La procuration ud resignandum ne donnait que jus ad rem et non pas jus in re. Voy. de Ferriere, Diction, de droit et de pratique. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon.
PROCUREUR (Actor), celui qui traite pour autrui. Il fallait autrefois un rescrit du roi pour pouvoir agir par procureur. Depuis on l'a pu sans cette précaution dans les tribunaux tant ecclésiastiques que civils. Les procureur» des cours d'Eglise étaient justiciables de ces cours pour les fautes par eux commises dans l'exercice de leur office, lorsqu'il ne s'agissait que de manquements de respect, mais non pas lorsqu'il s'agissait de crimes qualifiés. Un laïque
Kuvait être établi procureur pour résigner des néfices, en lui désignant le sujet en faveur duquel la résignation devait être faite. 11 le pouvait aussi être pour en accepter, mais il ne pouvait être constitué procureur pour procéder et délibérer dans les élections ecclésiastiques. Un gradué pouvait donner sa procuration a un
laïque pour requérir des bénéfices. Yoy. les Mémoires du clergé, tom. VII, p. 610; tom. X, p. 291.
PRODICUS, chef des hérétiques appelés Adonniez, se fit connaître dans le xi* siècle par set extravagances. La principale, et celle qui a donné le nom d'Adawites i ses sectateurs , fut que l'homme devait être nu , du moine dans la prière, parce qu'Adam avait été toujours tel dans l'état d'innocence. Voy. Feller, Htogr. univers. Compor. Adauites, PlCSJtD, n» I.
PRODIGALITÉ ( Prothyulitos), vice opposé à l'avarice, et qui consiste dans une profusion vaine, qui donne, qui dépense avec excès. Elle est péché mortel quand elle est accompagnée d'un scandale considérable ou du violement de quelque précepte, tel que celui de payer ses dettes, de faire l'aumône, etc.; elle est péché véniel lorsque le prodigue ne viole aucun précepte et ne fait tort à personne pour contetiter sa prodigalité. Voy. Collet, Morale, tom. I.
PRODIGE, événement extraordinaire que la foule ignorante, qui en ignore la cause, regarde comme surnaturel , bien qu'il ne s'écarte pas des lois de la nature. Les incrédules confondent à tort de pareils événements avec les vrais miracles qui sont rapportés par les auteurs sacrés de l'Ancien et du Nouveau Testament, par les
écrivains ecclésiastiques. Ceux-ci, en effet, sont ordinairement attestés par des témoins oculaires ou par des monuments authentiques qui ne laissent aucun doute sur la réalité de ces faits, et ils sont de telle nature qu'on ne peut les attribuer 4 aucune cause physique. Us ont été opérés d'ailleurs dans des circonstances où ils étaient nécessaires pour intimer aux hommes les volontés de Dieu, pour leur imposer de nouveaux devoirs, pour établir un nouvel ordre de choses; et l'effet qui en est résulté leur servira d'attestation jusqu'à la fin des siècles. Les incrédules seraient bien en peine de justifier quelque chose de semblable dans les pi^>diges de ( antiquité païenne. Voy. Bcrgier, Dtctwn. de théfd.
PRODIGUE est celui à qui, par sentence de juge, a été ôtée l'administration de ses biens pour cause de dissipation. Lee prodigues sont de même condition que les furieux ; ils ne peuvent ni administrer leurs biens, ni en disposer ei lire- vifs , ou à cause de mort. Voy. de d errière, Dirtion. dt droit et de pratiqué, au mot
PltODIOUH.
PROFANATION D'UNE ÉGLISE. Voy. Pollution, H" 11, RtCOMClLIATlON. n* II.
PROFANE, PROFANER, se dit du mépris et de l'abus des choses. Ainsi toucher une chose sacrée, lorsqu on est souillé , c'est la profaner. On appelle aussi profane celui qui ni aucun caractère sacré ; c'est pourquoi un laïque ne doit pas toucher les vases sacrés. C'est se rendre encore profane d'une façon plus coupable, que se railler des choses saintes on se souiller | par des actions honteuses. L'Écriture appelle i £sau un profane parce qu'il avait vendu son I droit d'ainesse, qui était considéré comme une chose sacrée. Les Egyptiens regardaient (les Hébreux comme profanes , et a cause de cela ils ne mangeaient pas avec eux. Les prêtres étaient chargés de discerner entre le sacré et le profane, entre le pur et le souillé. Manger d'une hostie le troisième jour après qu'elle avait été offerte, était pour eux une profanation. Les animaux impurs rendaient profanes ceux qui les touchaient ou en mangeaient ; aussi lsaïe appelle*t-il profanes ceux qui avaient du bouillon profane, c'est-à-dire de porc. Le ter»