‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 684 sur 1294 · PROP - 4867 - PROP · texte numérisé non relu

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phëtu , rf I|eit celle que les chrétiens ont I adoptée ; les Juifs en ont une dans leur canon qui en diffère sous plusieurs rapports. Nous rappellerons d'abord que les Juifo divisent en trois classes les vingt-quatre livres qui composent leur canon ou recueil de leurs divines Écritures. La première contient la Loi mosaïque, en hébreu lord; la seconde, les Prophètes, en hébreu Nebllm. Or les Prophètes sont divisés, dans les Bibles hébraïques : !• en premiers ou antérieurs (rischônim), qui sont : Josué, les Juges, les deux livres de Samuel, les deux des Rois: 2* en derniers ou postérieure (aharànlm), qui sont : Isaïe, Jérémie (ses Prophéties seulement), Étéchiel, et les douze petits Prophètes. La troisième renferme les Hagiographes , en hébreu Kethmàtm ou Écrits par excellence, c'est -à-dire Écrits divins , qui sont les Psaumes, les Proverbes, Job, le Cantique des cantiques, lin th. les Lamentations, et (a Prière de Jérémie, l'Kcclésiaste , Esther, Daniel r Esdras, Né* hémie; les deux livres des Chroniques ou Parai pornénes. Voy. J.-B. Glaire, Introd. hist. et en t., etc., lom. I, p. 46-47. Compnr. Esther et Daniel, où nous montrons la différence que présentent ces deux livres dans le texte hébreu et la VulsMte.

PROPHETESSE, femme qui a reçu de Dieu le don de prophétie , soit pour prédire l'avenir, •oit pour instruire. On peut mettre au nombre des fjrophétesses Sara , Rébecca , Marie , sœur de Moïse, Débora, Holda, Anne, mère de Samuel, Judith , dans l'Ancien Testament ; et dans le Nouveau, Anne , fille de Phanuel , Elisabeth, Marie , mère de Dieu, et les tilles de Philippe le Diacre. Voy. Exode , xv , 20. Isaïe , vin , 8. Lue, H, 36, etc. Le Diction, portatif hist or., théol., qéoor., crit. et moral de fa Bible.

PROPHETIES , écrits et prédictions des prophètes. On a toujours regardé dans l'Église les prophéties comme une des preuves les plus constantes et les plus sensibles de la vérité de la religion chrétienne. On peut les comparer avec justice à un flambeau qui éclaire tous ceux qui ne ferment pas obstinément les yeux à ses vives et perçantes lumières. L'apôtre saint Pierre avait pour 1 autorité des prophéties une si grande déférence, qu'il n'a pas craint de préférer les paroles des prophètes à la vue même de ses propres yeux-, car, après avoir rapporté le grand miracle de la Transfiguration de Jésus-Christ, dont il fut témoin, il ajoute que nous avons encore une plus grande certitude de la divinité de Jésus-Christ/ de son règne et de sa gloire, dans les écrits des prophètes. La raison qu'il en donne, c'est que la connaissance de l'avenir n'appartient qu'à Dieu, et qu'il est impossible qu'elle vienne jusqu'aux hommes d'une autre manière que par l'inspiration divine. Ainsi les paroles des prophètes sont les paroles de Dieu même. (Test pourquoi Jésus-Christ dans l'Évan-

Sile , les apôtres dans leurs Épitres , et les Pères ans les apologies qu'ils ont faites pour la défense du christianisme , prennent un soin trèsparticulier de faire voir que les prédictions des prophètes ont été vérillées pur rétablissement de la religion chrétienne. Ils ne pouvaient, en effet, convaincre les incrédules (Tune manière

Cus efficace; et saint Augustin remarque que s païens ne trouvaient puint d'autre moyen de résister à la force de ces preuves, qu'en disant que les prophéties avaient été faites après l'événement des choses. Mais ce saint fait voir en plus d'un endroit la fausseté de cette objection. Il en appelle au témoignage même des Juifs, les ennemis les plus irréconciliables de

notre religion ; et il prouve par leur aveu l'antiquité de nos prophéties, dont ils ont toujours été les dépositaires, et qui ont été dès le commencement écrites en leur langue. Ce saint docteur ne craint pas même d'avancer que les Juifs ne subsistent encore aujourd'hui qo'afin qu'ils soient des témoins irréprochables de la vérité de nos Ecritures. Voy. 11 Pierre, i, 16 et suiv. Augustin., Serm. CC et CCI in Bpiphan. et Tract. XXXV in Joann., \.l,de consensu Evan-

SHist., c. il , Epist. CXLIX ad Paulin. Le Père ezron , Essai d'un comment, littér. et hist. sur les prophètes. Dupin , Sur la Propltétie en générai, et sur les différentes sortes ae prophétie. Le P. Baltus, Défense des prophéties de la religion chrétienne. L'abbé Houttevflle, La Religion chrétienne prouvée par les faits. Bergier, Diction, de théol., où on trouve une liste des principales prophéties de l'Ancien Testament qui regardent directement et littéralement Jésus-Christ. J.-B. Glaire, qui, dans son Introd., etc., traite de la Nature des prophétie* (tom. 111, p. 810); de leur Élocution (p. 313); des Principes à suivre, et des Règles à observer dans leur explication (p. 317, 924) ; des Fausses Règles auxquelles les rationalistes soumettent les prophéties en général, et réfutation de ces règles (p. 820); de la Citation faite par les apôtres dans le sens littéral de l'Ancien Testament (p. 246) ; des Erreurs des rationalistes allemands sur le sens accommodât ice des prophéties, et réfutation ftom. I, p. 250, 349, 353 ); des Fausses RèRles d'interprétation qu'ils appliquent aux prophéties concernant le Messie, et réfutation (tom. III, p. 823).

PROPINE, nom donné k un certain droit qui se paie à Rome en forme de service. La prnpxne s'est conservée dans l'expédition des bulles, pour les bénéfices consistoriaux , au profit du cardinal protecteur. On ne le payait autrefois que lorsque les expéditions passaient par le consistoire ; aujourd hui on le paie pour toutes les matières consistoriales, quoique l'expédition en soit faite par la chambre ou par la voie de la daterie.

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