‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 696 sur 1294 · PUBL · texte numérisé non relu

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Avec lui souffrirent deux chrétiens , dont l'un est appelé Luce. Les martyrologes ont placé leur fête au 19 octobre. Voy. TuMemont , Mémoires, tom. H.

XIII. PTOLÉMÉE (Saint), martyr d'Alexandrie, souffrit avec saint Épimaque et ses compagnons. Voy. Épimaque (Saint ).

XIV. PTOLÉMÉE DE LUCQUES , dominicain , né à Lucques, vivait du xm* au xiv* siècle , et appartenait à la noble famille des Fiadoni. Il fut supérieur d'un couvent de son Ordre à Lucques , puis i Florence. Plus tard il devint évéque de TorceUo, dans le duché et sous le patriarche de Venise. Outre des Annales de l'histoire profane, il a laissé une Histoire ecclésiastique, depuis Jésus-Christ jusque vers Tan 1312 ; ces deux ouvrages , écrits en latin , se trouvent dans Muratori, Bctiptor. rer. ital., t. II; Milan. 17k27, in-fol • mais ce dernier a été réimprime à Lyon, 1619, in-V. Voy. le P. Echard. Script. Oraf. Prœdic.f tom. I. Richard et Giraud.

PUBERTÉ, âge auquel on est réputé capable de se marier, c'est-à-dire ordinairement quatorze ans pour les garçons, et douze pour les filles. Chez les Hébreux , comme le dit D. Calmet , l'âge de puberté pour les garçons était entre treize ans et treize ans et six mois ; en sorte qu'à treize ans ils étaient encore enfants. Depuis treize ans jusqu'à treize ans et six mois ils étaient pubères. Au delà de cet âge ils étaient des hommes, soumis à tous les préceptes de la loi , et en particulier à l'obligation de se marier. Pour les filles, l'âge de puberté commençait à douze ans , et finissait a douze ans et six mois, à moins qu'à cet âge la nature n'eût pas encore révélé les marques de puberté ; ce qui apportait une exception à la loi commune. Ainsi , dès qu'une fille était pubère elle était par là même émancipée, et son père n'était plus maître de l'empêcher de se marier ; elle était entièrement maîtresse de sa conduite. Mais les rabbins conseillent fort aux pères de se hâter de marier leurs tilles dès qu'elles sont pubères. Saint Paul, au reste, semble faire allusion à cela lorsqu'il dit : « Si quelqu'un donc pense que ce lui soit un déshonneur que sa fille, déjà plus qu'adulte, reste vierge, et qu'il doit la marier, qu'il fasse ce qu'il voudra (I Corinth., vu. 86). » — On distingue plusieurs sortes de puberté, ou plutôt différents degrés de la puberté; ainsi il y a : 1° Im pleine puberté (pfena pubertas),qui est pour les femmes quatorze ans complets, et pour les hommes, dix-huit. 2« La puberté plus pleine (pletiior pubertas , firnvi celas), qui est dix-huit ans pour les femmes, et vingt ans pour les hommes. C'est le temps auquel autrefois on obtenait ordinairement des lettres de bénéfice d'âge et »i 'émancipation dans» les pays coutumiers. 3» La puberté très-pleine (plentssima pubertas), qui est, tant pour les hommes que pour les femmes , vingt • cinq ans , époque à laquelle commence l'âge viril. Voy. Richard et Giraud, et l'abbé André, qui traitent quelques questions pratiques relatives à la puberté.

PUBLIC, PUBLIQUE. Voy. Notoire, n» I.

PUBLIC AIN (Publicanus), fermier, receveur des deniers publics. Chez les Juifs, le nom et la profession de publicain étaient plus en horreur qu'en aucun lieu du monde, ce peuple se piquant particulièrement de liberté : Nous n'avons jamuis été esclaves de personne ( Jean , vm . 33), et souffrant impatiemment de se voir obligé de payer les impôts ordonnés par les Romains. De là les pharisiens prirent occasion de tenter le Seigneur, en lui demandant s'il était permis de payer le tribut à César, et ils fui ent scanda-

lisés de le voir manger avec les pu/jltcains. Les Juifs ne pouvaient donc voir qu'avec une extrême répugnance dans leur pays les publicains , qui exigeaient avec rigueur les droits et les impots ordonnés par les Romains. Mais, outre qu'il est certain que Zachée et saint Matthieu étaient de la race d'Israël, quoique odieux à leurs frères en conséquence de leur profession , les Hébreux n'expliquent pas dans ce sens l'endroit cité du Deuteronome; et les disciples de Judas le Gaulonite fondaient leur refus de payer les impôts sur ce qu'il n'était pas permis a un vrai Israélite de reconnaître d'autre souverain que Dieu. Voy. Joseph, Antiq., L XVI 11, c. u, D. CaJ^ met, Diction, de la Bibl*.

POBLICÀINS(PuMcflm), hérétiques. Voy,

POPLICAINS.

PUBLICATION. La publication est l'acte par

lequel on rend une chose publique. Régulièrement parlant, une loi civile ou ecclésiastique n'oblige qu'après sa publication. C'est un prin» cipe que Notre-Seigneur a consacré quand il a dit dans l'Évangile que la loi nouvelle qu'il était venu établir n aurait pas obligé les Juifs s'j) ne la leur avait pas annoncée hautement (Jean, xv, 22). Ce principe est dans la nature même. Les lois sont des règles de conduite que les hommes doivent suivre. Or comment pourraient-ils les suivre, si on ne les leur faisait pas connaître par les voies légitimes et ordinaires? De là vient la maxime du droit canon : Les lois sont instituées lorsqu'elles sont promulguées: Lerjes instituuntur ciirn promti/gantur (Cap. 111, distinct. 4, nov.66). Quant à la forme de cette publication . elle n est pas déterminée d'une manière générale ; c'est Tusage qui sert de règle à cet égard. Quant aux lois ecclésiastiques en particulier, fl faut distinguer les décrets qui regardent la foi et ceux qui n'ont pour objet que la discipline. Les premiers sont d'un concile général ou du pape; comme ils émanent d'une autorité infaillible, il suffit que les fidèles en aient connaissance pour qu'ils soient obligés de s'y soumettre. Les bulles dogmatiques du pape obligent universellement dès qu'elles sont publiées à Rome , quoiqu'elles ne l'aient point été ailleurs. Quant aux canons de pure discipline, les uns sont observés par toute l'Église, les autres ne le sont que dans certaines églises particulières. Une bulle du souverain Pontife n'est reçue en France qu'autant que la publication en a été autorisée par le gouvernement. Mais ce n'est qu'une formalité purement extérieure; les constitutions du pape tirent toute leur force de l'autorité qu'il a reçue de Jésus-Christ. Lorsque les lois ecclésiastiques ont pour objet des choses qui regardent les simples fidèles, il est d'usage de les publier aux prônes des messes paroissiales, sur le mandement des évéques. On les affiche aussi aux portes des églises. On les publie encore dans les synodes diocésains, et l'on se contente même quelquefois de cette publication quand les lois ne concernent que les ministres de l'Église. Voy. Gibert. Instit. ecclis., lit. III. Richard et Giraud. L'abbé André, Cours aiphabéi. de droit canon. Compar. H ans de mariage, Prône.

I. PUBLIE (Saint), al.bé en Syrie, né à Zeugma, sur l'Euphrate, vivait au iv« siècle. Il vendit ses biens , en distribua le prix aux pauvres, et se retira sur une colline située à une ou deux lieues de sa ville natale. Il eut bientôt un grand nombre de disciples, pour lesquels il bâtit deux monastères destinés, l'un aux Syriens, et l'autre aux Grecs; il y établit une discipline rigoureuse qui les rendit très-florissants.

PUCC

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