‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 701 sur 1294 · I. PUR, sort. Voy. Pneu · texte numérisé non relu

I. PUR, sort. Voy. Pneu

II. PUR, PURETE. Dans l'Ancien Testament, ces mots expriment plus ordinairement la netteté du corps que la pureté ou sainteté de l'ame. La loi de Moïse ne se contentait pas de prescrire les pratiques du culte de Dieu, et les devoirs de religion. Comme les Hébreux habitaient un pays asset borné, très-peuplé, et qui aurait été malsain si I on n avait pas pris des précautions pour prévenir toute infection, Moïse fit des lois très-délai liées sur la pureté et l'impureté du corps, sur la propreté a l'égard des hommes et des animaux ; et il prescrivit différentes purifications pour remédier à toute espèce de souillure. Au reste la sagesse de cette conduite de Moïse est pleinement approuvée par l'effet qui s'ensuivit. Tacite avoue que les Juifs, en général, étaient sains et vigoureux : Corpora hominum salubria et ferentia lahorum. Cependant on se tromperait beaucoup si l'on croyait que la pureté intérieure n'était point commandée aux Hébreux; la lot leur défendait toute espèce de crime ; elle leur ordonnait d'aimer Dieu de tout leur coeur, d'accomplir sa loi avec exactitude, et de ne s'en écarter en rien; or un Israélite qui observait ces commandements avait certainement l'âme pure, exempte de péché. Plusieurs, â la vérité , se bornaient â l'extérieur ; mais Dieu leur a souvent reproché cette hypocrisie par ses prophètes , Isaie (i, 16; lviii. 5), Jérémie (vu, 5), Amos (v,!*), etc. Voy. Bergier, Dwtion. de théot,

PUROATION CANONIQUE, serment par lequel on se purge de quelque accusation, en présence d'un nombre de témoins dignes de foi qui affirment qu'ils croient la serment vé-

ritable. Elle est ainsi appelée parce qu'elle se fait selon le droit canonique. Ce nom la distin-

{ [liait autrefois de la purgation vulgaire, qui se àisait par le combat ou par des épreuves de l'eau, du feu, etc. Voy. Lancelot, lnstitutiones iuris canonici, 1. IV, Ut. H. L'abbé André, Cours alphabét. de droit canon. Cnmpar. Épreuve, n» S

PURGATOIRE, lieu de douleur où les justes qui meurent en état de grâce, mais qui n'ont pas pleinement satisfait a la justice divine en ce monde pour leurs péchés , souffrent la peine qui est due à ces péchés, jusqu'à ce qu'entièrement purifiés ils entrent au ciel dans la société des bienheureux. Telle est l'idée que l'Eglise nous donne du purgatoire lorsqu'elle prie le Seigneur de délivrer les âmes dos fidèles défunts des peines de l'enfer ou des lieux souterrains et du lac profond. C'est un point de foi décidé par le concile de Trente qu'il y a un purgatoire où les justes morts en état de grâce, mais non assez purs pour aller aussitôt jouir de la présence de Dieu dans la céleste patrie, achèvent de so purifier. El ce point de foi est appuyé : l'sur le xil* chapitre du II» livre des Machabées, où il est dit que Judas Machabée recueillit une somme d'argent qu'il envoya à Jérusalem . afin qu'on y offrit des sacrifices pour ceux qui étaient morts dans le combat, parce que c'est une sainte et salutaire pensée de prier pour les morts; 2° sur la parole de Jésus- Christ, qui déclare qu'il y a des péchés qui ne seront remis ni en ce monde ni dans l'autre ; d'où les Pères ont conclu avec raison qu'il y a un purgatoire dans l'autre monde, où les peines des péchés non expiés en celui-ci peuvent être remises; 3" sur le témoignage de l'antiquité chrétienne, qui a toujours cru au purgatoire, puisqu'elle a toujours offert des prières, des aumônes et des sacrifices nour les fidèles morts dans la communion de 1 Église, avec une foi certaine qu'ils peuvent être aidés par ces moyens; 4» sur la crovance que les Juifs ont dans le purgatoire, comme il est aisé de s'en convaincre par leurs livres liturgiques. La vérité du purgatoire est donc également fondée sur l'Ecriture, les Pères, les conciles, les liturgies et l'usage constant des deux Églises. Voy. II Machab.. XH, 43-46; Matth., xiii. 32. I Corinth., m, 41-15. Conc. Trid., sess. V, can. 30; sess. XXII, can. 3. Holden, De Resol.fidei, I. II, c. vi, § 1-2. Véron, Hegul. M. catkol., c. u, §3, n. 5. Bossuet, Erpos. ne la foi catholique, art. vin. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de thêol. Le P. Scheffmacher, Lettres. Mf de Trevern , Discussion amicale sur t Église anglicane, etc., tom. II, lettre XV. L'Encyclop.cat/tol. Le Diction, de la théol. cathol.

PURICELLI (Giovanni-Pietro), érudit, né â Gallarate, dans le Milanais, en 1589, mort à Milan l'an 1659, reçut les ordres sacrés, et professa la théologie, la philosophie et l'éloquence au grand séminaire de Milan. Il obtint, entre autres dignités, celle d'archiprétre de Saint- Laurent; et, lorsqu'en 1630 la peste désola Milan, Puricelli se dévoua au service des malades. 11 fût le seul chanoine de son chapitre que la contagion épargna. On a de lui : 1' Amorosianfr Mediolante bosilicœ Monumenta; Milan, 1645, in-4\ ou 1648, in-fol. : et dans Graevius, Antiq. Ita/io-, tom. IV; — 2° Laurcidii Littœ, arrheptscopi Medtolanensis , Vita; ibid., 1653, in-4°; — - 3» De SS. Martynbus Nnzario et Celso ne Protasio et Gervasio; ibid., 1656, in-fol.; — 4° De SS. Martyribus Arialdo Alciato et Herlembaldo Cotta; ibid., 1657, in-4»; — 5» S. Satyn

PURV

confessons et SS. Amhrosii et Uarcellina ftimulus; ibid., 1668, in-4°; — 6" de nombreux écrits nui n'ont pas été publiés, mais dont Argelati nonne U liste détaillée ; parmi ces manuscrits se trouve VHist. de l'Ordre des Humiliés, pour laquelle il avait rassemblé un grand nombre de documents et de pièces intéressantes qui ont beaucoup servi à Tiraboschl pour compléter l'histoire de cet Ordre. Voy. Argelati, Bifoioth. MedioUmensis, tom. II, col. 1135-1148. Tiraboschi, Storia deila Letterat. Italiana, tom. VIII, p. 397. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génér.

PURIFICATION. U y avait parmi les Hébreux diverses espèces de purifications, selon les différentes sortes d'impuretés que l'on avait contractées. L'impureté que contractaient les femmes dans leurs couches et la manière dont elles devaient s'en purifier, sont décrites dans le Lévitique (xu, 1-4, etc.). Les Juifs qui étaient trop éloignés du temple et qui ne pouvaient s'y rendre pour se purifier de certaines souillures inévitables, se servaient de la cendre de la vache rousse qu'on immolait à cet effet, et qui était distribuée aux Israélites éloignés. Les Hébreux avaient une infinité d'autres purifications, et on voit dans l'Évangile qu'ils avaient de grandes cruches destinées à cet usage. On y lit aussi les reproches qu'ils faisaient à Jésus- Christ et à ses disciples de manquer à ces ! sortes d'observances. Quoique la sainte Vierge ne fût pas soumise i la loi de la purification, qui n'y obligeait que les femmes ordinaires, elle ne laissa pas de l'observer par une humilité bien digne d'elle, et c'est pour en conserver la mémoire que l'Église a institué la féte du 2 février. Cette solennité honore aussi la Présentation de Jésus-Christ au temple comme premier-né de Marie, quoique le rachat prescrit par l'Exode ne le regardât pas plus que l'obligation de se purifier n'astreignait sa sainte Mère. On porte des cierges dans cette féte, nommée en conséquence Chandeleur. Voy.

Nombr., xix, 5. Matin., xv, 2. Marc, vu, 2, 3, 4, 7, 8. Jean, u, 6. Bergier, Diction, de théol. Les Bollandistes, au 2 février. Compar. Chandeleur.

PURIFICATOIRE ( PurfficatoHum linteum), petit linge qu'on met sur le calice pour l'essuyer et le purifier après l'ablution. U sert aussi i essuyer les doigts et la bouche du prêtre.

PUR'IM. Koy.pHUR.

PURITAINS {Puritain), nom donné aux calvinistes rigides, parce qu'ils se vantent d'être plus purs dans leur doctrine que les autres, en ce qu'ils suivent A la lettre le sentiment de Calvin, qu'ils rejettent absolument tous les rites de l'Église romaine, et qu'ils ont ainsi conservé fidèlement la pureté évangéliqne primitive. Les puritains d'Angleterre sont ennemis des épiacopaux, et condamnent la liturgie anglicane comme une invention humaine ; ce qui fait qu'on les nomme aussi presbytériens Les puritains ont commencé à paraître en Angleterre vers l'an 15GB, ou, selon d'antres, en 1568 ou 1569. Louis Capel les combat dans son Becueil des thèses défendues à Saumur depuis le calvinisme. Koy.Sponde, Annal., ad ann. 156B, n.22. Sander., Harr., ccxxi. Richard et Giraud. Bergier, au mot AnolicaNS. Le Diction, de la théol. cathol. Compar. notre art. Presbytériens.

PURS, nom que les gnostiques, les tatianistes, les montanistes et les novatiens avaient pris pour se faire une réputation de justes.

PURVER (Antoine), quaker anglais, né à Up- Husborn, dans le comté de Hants, vers l'an 1702, mort i Andover.dans le môme comté, en 1777,

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