PUY
se livra à l'étude de la langue hébraïque, adopta les principes et la croyance des quakers, fut chargé du ministère de cette secte, et parcourut divers comtés de l'Angleterre. On a de lui une Traduction complète de la flm/e;1765, 2 vol. in-fol. Voy. Chalmers, General biographkal Dictionan/, La Nouv. Biogr. génér.
PUSÉYSME, mot par lequel on désigne un système moderne de théologie anglicane dont le fondateur est le docteur Edouard Bouverin Pusey, chanoine de l'Église du Christ, et professeur d'hébreu à l'université d'Oxford , et un des principaux et des plus célèbres chefs de la tendance catholique qui s'est révélée il y a trente et quelques années. Le fond de ce système est donc un rapprochement vers l'Eglise catholique romaine, rapprochemeut nécessairement amené par le triste état où en est venue l'Église anglicane, état qui empire de jour en jour* Le puséysme a déjà fait quelques pas ; mais il ne parait pas, du moins pour le moment, rompre entièrement avec l'erreur. Nous croyons connaître l'obstacle qui arrête sa marche; aussi ne craignons-nous pas de le dire, il est plus spécieux que réel; et si nous avons
Îuelque vœu à former à cet égard, c'est celui e voir des hommes à l'âme droite et généreuse comme l'est le Dr Pusey, ne pas se laisser séj duire plus longtemps par de vaines apparences, et ouvrir entièrement leur cœur à la voix du Ciel , qui a si bien commencé à s'y faire entendre. Voy. quelques détails sur le puséysme dans les dernières éditions du Diction, de théol. de Bergier, et dans le Diction, de la théol. cathnitque.
PUSILLANIMITE (Pusillanimitas), vicieuse défiance de ses propres forces, crainte excessive, faiblesse de courage qui fait omettre les conseils ou les préceptes divins. C'est un péché mortel quand on refuse opintàtrément de se rendre aux commandements des supérieurs par bassesse d'âme, quoique sous prétexte d'incapacité. Voif. Collet, Moral., tom. III.
PUSINNE (Sainte). Voy. Lutrude.
PUTEANUS. l'oy.DoPUV, n'VHJ.
PUTEOLI. Koy. Pour.70L.
PUTEUS. Voy, Dupuîs, n« II.
PUTHERBJEUS. Vo,,. Puy, m» III.
PUTIPHAR, eunuque de Pharaon , général de ses troupes, auquel des Ismaélites vendirent Joseph. Voy. Genèse, xxxvi,28, 36. Compar. l'art, sniv.
PUTIPHARE , prêtre du temple d'Héliopolis, dont la fille épousa Joseph lorsqu'il fut devenu intendant de la maison de Pharaon. La plupart des anciens et des nouveaux interprètes pensent que Putiphare n'est pas le même personnage que Putiphar. C'est ce que nous sommes porté à croire nous-même , après avoir examiné mûrement la question au point de vue philologique et sous les autres rapports. Voy. Genèse, xli, 46, 50; xlvi,20.