‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 703 sur 1294 · I. PU Y (DU). Koy.DuPUV · texte numérisé non relu

I. PU Y (DU). Koy.DuPUV

II. PUY (LE), en latin Podium ou Anicium, ancienne capitale du Velay. L'évêque avait le droit du pullium, et prenait le titre de comte du Velay. La cathédrale est devenue célèbre par la dévotion des peuples à l'image de la sainte Vierge qu'on y conserve, et qui est très-connue sous la dénomination de Notre- Damc-du-P uy . Le premier évéque, saint Georges, fut envoyé, à ce qu'on prétend, de Rome dans les Gaules,

fiar l'apôtre saint Pierre^ etil est regardé comme 'apôtre du Velay. Depuis l'an 990 jusqu'en 1222, I il s'est tenu cinq conciles au Puy. Dans le iv«, I tenu l'an 1130, 1 antipape Anaclet rat condamne

PVLE

PYTU

et le pape Innocent II. confirmé. Le siège, supprimé par le concordat de 1801 , a été rétabli par suite de celui de 1817. Voy. la Gallia Clirist., torn. VI, p. 130, 018. Labbe, tom. X. Hardouin, tom. VI. Richard et Giraud, tom. XXIX, p. 74 et suiv.

III. PUY-HERBÀULT (Gabriel), en latin Putherbaus, religieux de Fontevrault, né en Touraine, mort au monastère de Notre-Dame-de- Colmance ou Colinance, en Picardie, en 1506, était docteur de Sorbonne. Il fut un des plus célèbres prédicateurs et des plus habiles controversistes de son temps. On le nommait ordinairement docteur et te réformateur de Huutes- Bruvères, a cause des grands services qu'il rendit a cette maison, située à quatre lieues de Versailles, et qui a été occupée depuis par des religieuses de l'Ordre de Fontevrault. On a de lui : 1° Théo ti me ou Les Livres mauvais qu'il faut supprimer ou effacer, en latin; trad. en français; Paris, 1549; — 2" L'Art ou manière de parvenir à la vraie tranquillité par le sacrement de Pénitence; ibid., 1549; — 3» Le Paradis de Tàme; ibid., 1550; — 4» Traité de la Pénitence; ibid., 1555; — 5° Supplément de dévotion f*>ur les religieuses de Fontevrault; ibid., 1555} — 6° La Règle de prier Dieu; ibid.; — 7° Le Miroir de t homme chrétien; ibid., 1558; — 8« Exhortations sur les Êpttres et les Évangiles; ibid., 1501, 8 vol.; — 9» Po*/i7/e* sur le Carême; ibid., 1505 ; — 10» Exposition de cinquante-deux dimanches; ibid.; 150o; — 11° Çonsolation chrétienne; ibid., 1508; — 12» deux Epttres; ibid.; — 13» Le Manuel des gens de religion ; ibid., 1502; — 14° Ex-

Îtositions sur cinquante -trois dimanches; ibid., 573; — 15° Histoire, vie et légende de» Saints; ibid., 1577. Voy. Possevin. In Appar. sacr. Niquet, Htst. de Fontevrault , I. V, c. xxv. PUZZUOLO. Voy. Pouzzol.

PYDNA. Voy. Citmrok.

PYGMEES. Êxéchiel (xxvii.11), parlant de la ville de Tyr, de ses forces, de ses armées, dit que des gammddlm étaient sur ses tours et sus-

Eendaient leurs carquois contre ses murailles, omme l'hébreu gôméd signifie coudée, saint Jérôme a traduit dans la Vulgate pigmœi. Il faut convenir que ce passage a beaucoup exercé les interprètes. Pour nous, nous pensons que le terme hébreu gammddim doit s'expliquer par les langues arabe et syriaque, et qu'il signifie audacieux, intrépides, courageux, ce qui convient parfaitement au contexte , tandis que pygmées ne parait nullement y convenir.

I. PYLE , nom commun à trois villes de l'Achaïe. La première était située dans la Messénie; la deuxième, dans l'Elidc, et la troisième, dans l'Arcadie ou Triphylie. La première, nommée aujourd'hui Navarin, était épisc, sous la métropole de Monembasie, au diocèse de llllyrie orientale. Les nouvelles Notices n'en font pas mention. On n'en connaît qu'un évéque, Nicolas, qui siégeait en 1578. Voy. Lequien, Onent Christ., t. H , p. 237. Richard et Giraud.

II. PYLE (Thomas), anglican, né à Stodey. dans le comté de Norfolk, en 1074, mort l'an 1750, eut une prébende à Salisbury; mais il ne put parvenir à une dignité ém inente à cause de son penchant pour le socinianisme. Il a laissé : l8 Historical Books of the Old Testament ; Londres, 1715-1725, 1738 , 4 vol. in-8»; la plupart des commentaires de Pyle ont été reproduits dans la Bible de Chais; la Haye, 1742-1790,

8 vol. in -4" ; — 2» Paraphrase on the Acts and ail the Episties; Londres, 1737, 2 vol. in-8», 2« édit.; trad. en allemand: — 3° Paraphase on the Révélation of S. John ; ibid., 1735, 1795, in-8»; — 4» Sixty sermons; ibid., 1773-1783, 3 vol. in-84. Ce dernier ouvrage a été édité par son fils Philip, qui est l'auteur de la collection des CXX poputar Sermons; Londres, 1789, 4 vol. in-8*. Voy. Charniers, General biographical Dtctionary. La .Vomi». Biogr. génér.

PYRGIUM, PYRGUS. Voy. Pbroe.

PYROMANCIE {Pyromantia, ignispicium) , divination qui se fait par le feu.

PYRRHONISME. Voy. Scepticisme.

PYRRHUS GORRADUS. Voy. Corrado.

PYTHON. Les Grecs donnent à Apollon le surnom de Pythius parce qu'il tua le serpent Python } et, comme Apollon était le dieu de la divination et des oracles, on dit que ceux qui ont le don de prédire l'avenir sont remplis de l'esprit de Python. Les Septante et la Vulgate se sont servis de cette expression pour marquer les devins , les magiciens , les ventriloques. Dieu avait défendu sous peine de mort de consulter ces sortes de devins. Moïse veut qu'on lapide ceux qui seront remplis de l'esprit de Python. Saùl les extermina des terres d'Israël . mais il eut la faiblesse d'aller consulter une pvthonisse. Les rois de Juda qui abandonnèrent le Seigneur, comme Manassès , multiplièrent le nombre des devins; et les rois pieux, comme Josias, les exterminèrent de leur pays. Le terme hébreu que l'on traduit par Python signifie aussi une outre ou vase de peau où l'on mettait des liqueurs. Peut-être a-t-on donné ce nom aux devins parce que, dans leur enthousiasme, ils s'enflaient comme une outre, et semblaient tirer leur parole de l'estomac ; d'où vient qu'ils furent appelés ventriloques. Isaîe dit que Jérusalem, affligée et humiliée, parlera comme du creux de la terre , ainsi qu'une Pvthonisse. Voy. Deut., xviu, 11. Lévit., xx, 0. I Rois, xxyiii, 7, 8, etc.: IV Rois , xxi , 0 ; xxm , 24. Isaïe , xxrx, 4. D. Cal mot. Diction, de la Bible.

PYTHONIEN (Pythonicu*), qui est de Pvthoti ; ce mot se dit d'un esprit. Voy. Lévit., XX, 27. Compar. PYTHON.

PYTHONISSE, devineresse, magicienne.

Nous lisons au I" livre des Rois (xxvm , 7), que Saùl, inquiet au sujet de la bataille qu'il allait livrer aux Philistins , et ne recevant point de réponse du Seigneur, alla consulter pendant la nuit une pythonisse , à laquelle il ordonna d'évoquer Samuel, mort depuis quelque temps;

3ue ce prophète lui apparut en effet, et lui préit que le lendemain il perdrait la bataille , et qu'il y serait tué; ce qui arriva. Parmi les interprètes tant anciens que modernes, il en est plusieurs qui pensent que Samuel n'a pas véritablement apparu à Saul , et que ce n'est qu'un jeu et qu'une supercherie de la part de la magicienne , qui feignit de voir Samuel , et parla en son nom a Saùl. Mais les Pères de l'Eglise, la plupart des Juifs et des interprètes catholiques soutiennent que, par une intervention surnaturelle du pouvoir de Dieu , Samuel a réellement apparu en personne à Saùl. Ce sentiment est d ailleurs plus conforme à la lettre de l'Ecriture et à tout le contexte. Voy. Bergier, qui répond aux diverses objections dont le récit biblique a été l'objet.

QUÀD - 1889 - QUAG

QDADE (Michel-Frédéric), proteslant, né à Zechau, dans la Poméranie, en 1682, mort à Stettin l'an 1757, commença en 1706 à faire à Greifswalde des cours de philosophie et de théologie, fut nommé en 1710 adjoint à la faculté de théologie , et fut appelé en 1716 au Vieux- Stettin comme recteur de gymnase. Parmi ses divers ouvrages nous citerons : 1° De Dionysio Areopayita scriptisque eidem supposais; Greifsvalde ,1708; — 2° De Jurisconsultis ex theulugis faclis; ibid., 1720, in -fol.; — '&> De Prudentia phUosophia;, imprimis christianœ , circa injurias; 1731, in -4°; — 4° De Meritis académie* Reyiomontanœ in rem Pomeraniœ publicam , ecclesiasticam et litterariam ; 1744, in -fol. Voy. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. générale.

QUADRAGENA, terme dont se sert saint Paul pour exprimer les trente-neuf coups de fouet qu'on donnait dans les synagogues à ceux qui étaient convaincus de certains violements de la loi. Souvent on diminuait ce nombre, ou à cause de la faiblesse du coupable , ou à cause de la légèreté de la faute ; mais on n'excédait jamais le nombre de trente -neuf, pour observer plus exactement ce qu'avait ordonné Moïse de ne point dépasser le nombre de quarante. Voy. Deuter., xxv, 3. II Corinth., xi,24.

QUADRAGÉSIME. Nom par lequel on désigne maintenant le premier dimanche du Carême. Il signifie quarantaine; il se donnait autrefois en français au Carême tout entier, comme ou le fait encore aujourd'hui en latin. Au lieu de dire le premier dimanche de Carême , on disait le

ftremier dimanche de la Quadragésime. Voy. abbé Jacquin et Duesberg, Diction, d'antiquités chrétiennes.

QUADRAGINTAIRE (Quadragintaria), nom de religieuses ou de quelques communautés de femmes pieuses abolies depuis longtemps. 11 en est question dans une charte de Philippe Iïf, roi de France.

I. QUADRAT (Saint), en latin Quadratus, disciple des apôtres et prophète, vivait au il* siècle. Vers l'an 125 il succéda à Publius , évèque d'Athènes, rassembla les iidèles, que la terreur de la persécution avait disperses, et ralluma le feu de leur foi, qui commençait à s'éteindre. Il composa pour ta défense de la religion chrétienne une Apologie, qu'il présenta à l'empereur Adrien l'an 126 ou 131 , et cet écrit Ut cesser la persécution dont l'Église était alors agitée. Eusebe nous en a conservé un fragment. Saint Jérôme faisait grand cas de cette apologie. Voy. Eusèbe, Hist., I. IV, c. m. Saint Jérôme, Epis t. LXXXIV ad Magnum, et in Catal.,c. XIX. D. Ceillier, Hist. des Aut.sucr. et ecclés., iota. I, p. 688 et suiv. Richard et Giraud.

II. QUADRAT (Saint), martyr en Afrique. Le Martyrologe romain en fait mémoire, et saint Augustin prononça son panégyrique le jour de ïa léte , dans un sermon dont parle l 'ossidius, et dont il est lait mention dans l'ancien calendrier de Cartilage au mois d'août. Voy. Tille-

mont, Mémoires pour servir à l'histoire ecclés., tom. II.

QUAD RIO ( Francesco-Saverio), jésuite, né à Ponte, dans la Valteline, en 1696. mort a Milan l'an 1756, professa les humanités à Padoue, la théologie â Bologne, et l'Écriture sainte à Venise , puis à Modène. Quelque temps il quitta les jésuites, et se retira dans un vent de barnabites. 11 a laissé quelques vrages, parmi lesquels nous citerons : 1' Histoire civtle, politique et ecclésiastique de la Valteline, du Turol, de la Rhétie, etc., en italien; Milan, 1755-1756, 3 vol. in-4»; — 2° une édition nouvelle des Psaumes de la pénitence, traduits par Dante ; Bologne , 1752 , in-8°. Voy. le Jmrn. des Savants, 1759, p. 180. Richard et Giraud.

QUADRI- SACRAMENTAUX, disciples de Mélanchthon, ainsi appelés parce qu'ils n'admettent que quatre sacrements , qui sont : le Baptême, la Cène, la Pénitence, et l'Ordre. Du reste, Mélanchthon a souvent varié sur le nombre des sacrements.

QUADRUPANI (Charles), barnabite, né à Varèse l'an 1740. mort en 1807, s'est distingué comme prédicateur. 11 a publié en italien : 1° Instructions pour les Ames timorées; Turin, 1795; — 2° Instructions pour vivre chrétiennement dans le monde; Milan, 1807. Ces deux opuscules ont eu de nombreuses éditions, et ils ont été traduits en beaucoup de langues.

QUAGLIA ou QUAYE (Gian-Genefio ), franciscain, né a Parme, et nommé aussi quelquefois a cause de cela Frère Jean de Parme, mort dans sa ville natale en 1398, alla faire sa théologie en Angleterre , d'où il revint en 1391 professer la théologie à Pise. On a de lui : 1° Liber de civilate Chwtti , cumpilatus a Joanne Genefio Qmyede Pat ina, Ordinis Minvrum, etc.; Reggio, 1501, in-tf ; Rome, 1523; l'auteur l'avait composé à Pise ; — 2° Incipit Rosarium editimi a frotte Joanne Quaye de Parma, Ordinis Minorum; manuscrit conservé daus la Biblioth. Barberine à Rome, cod. 216; dans la Biblioth. royale de Parme, dans celles de Saint-Jean et Saint-Paul à Venise; dans celle des Augustin» de Padoue, et dans quelques autres. L'auteur embrasse dans ce livre toute la philosophie chrétienne; — 3° De Incarnatione Chrùti, seu de secretis hilosophiar; ouvrage savant, conservé dans la ibliotn. du Vatican sous le n° 5,129. Voy., sur le P. Quaglia , le P. Affo. récollet, dans ses Mcmorie degli scrittori et letterati Parmigiani , vol. II, p. 97. Le P. Wading, historiographe de l'Ordre de Saint-François, nous donne sa vie d'une autre manière. Selon lui , Jean Genefio prit naissance dans l'État de Bologne, quoiqu'il l'appelle aussi Jeun de Pat me; il ne parle pas de son voyage en Angleterre, mais il dit qu'il professa à Paris, et qu'Innocent IV l'ayant lait venir de France, ce religieux fut élu ministre | général de son Ordre l'an 1247 ; qu'il fut envoyé j en Orient vers l'empereur des Grecs et vers Manuel, patriarche de Constantinople ; que, j s'étant démis du généi alat.il eut pour succes-

QUAK

OUAl

seui' saint Bonaventure; qu'il se retira dans une cabane de la vallée de Rieti , bâtie par saint François; où il vécut d'une manière pénitente;

Rue Jean XXI l'avait en grande estime; que licolas IV l'envoya une seconde fois vers les Grecs, et que, s'etant mis eu chemin, il mourut à Camerino en 1289, c'est-à-dire au moins cent ans avant l'époque tixée par le P. Allô, et qu'il fut enterré dans le couvent de Saint-François de cette ville. Wading lui attribue les ouvrages suivants : 1* in Libros Magistri Sententiarum ; — 2° De Conversatione religiosorum /l'on duo ; — 3* De Beneficiis Crentoris ; — 4* De Civitate Christi; le même ouvrage sans doute que celui du même titre que nous avons cité quelques lignes plus haut; — 5* Sacrum Commercium sancti Prancisci cum domina paupertate ; — t»» Officium Passionis Christi , qui commence par ces mots : Regem Christum crucifixum. vVading ajoute que quelques-uns distinguent Jean-Gen. de Quaglia, de Jean de Parme ; mais il assure que cest la même personne : Idem piwsus est Joannes hic cum Joanne Parmensi. Dans ce cas, Wading ou le P. Aflb • commis plus d'une erreur dans la notice sur ce personnage. Voy. Feller , Biogr. univers., édit. Perennés; Besançon, 1846. Compar. notre art. Jean, n" CIV.

QUAINO (Jérôme), religieux de l'Ordre des Servîtes, né à Padoue, mort en 1582, était un savant théologien, et un prédicateur distingué. Il professa pendant plusieurs années l'Écriture sainte à Padoue. Le P. Quaino jouissait d'une si grande estime dans son Ordre, que ses confrères lui tirent dresser dans leur église une statue de marbre , qu'ils accompagnèrent d'un éloge en son honneur. Il a laisse : 1° des Commentaires sur quelques livres de la Bible ; — 2* des Traités de théologie ; — 3° des Oraisons latines; — 4* des Sermons f dont plusieurs ont été publiés dans le recueil intitulé : Le Prediche dt diversi ittustri theologi, raccotte da Tommaso Porcachi ; Venise, 1566, Ve partie. Feller, Biogr. univers.

I. QUAKERS, mot anglais qui signifie trembleurs. On a donné ce nom à une secte de fanatiques d'Angleterre, parce qu'ils tremblent de tout leur corps en faisant leurs prières. Ils commencèrent a paraître vers l'an 1655, et eurent pour chef Georges Fox, né à Dreton, dans le comté de Leicester. II était anabaptiste, et exerçait le métier de cordonnier. Lui et sa femme, Marguerite Selle, s'étant mis en tête que Dieu leur parlait par des révélations, s'érigèrent en prédicants , feignirent des miracles , et commencèrent à débiter au peuple toutes les folies qu'ils imaginaient. Us affectent un extérieur grave et sévère, beaucoup de frugalité, de désintéressement et de modestie. 1* Ils enseignent , entre autres choses , que toutes les cérémonies de l'Église ne sont que des superstitions, et qu'il ne faut point prier dans le temple, parce que Jésus-Christ a dit de prier dans le secret, et la porte de l'oratoire fermée. S» Ils rejettent les sacrements, blâment la guerre comme une fureur, et le serment comme an outrage fait a Dieu , en quelque rencontre •t pour quelque sujet que ce soit. 3° Ils soutiennent que l'âme est une partie de la substance de Dieu, et que Jésus -Christ n'a point d'autre corps que son Église. 4° Ils prétendent que tous les hommes ont une lumière suflisante pour le salut, que nous sommes justifiés par notre propre justice , que tout doit être commun, et que tous les chrétiens sont égaux,

prendre le titre de supé-

rieur. 5° Ils prétendent aussi qu'ils ont l'esprit de Dieu ; d'où quelques-uns infèrent qu'ils sont Dieu; d'autres, qu'ils sont au moins semblables à Dieu, et d'autres, seulement qu'ils sont le Christ. 6° Ils admettent enlin toutes les erreurs de Socin, et celles des anabaptistes, l oi/. Gérard Croéte, Hitt. des quakers; ibid., 1695. Le P. Calrou, jésuite, Hist. des quakers: Paris, 1733, 1 vol. in-12. L'abbé Pluquet, qui dit que l'Apologie des Quakers, par Barclay, est sans contredit le meilleur ouvrage qu'on ait fait en leur faveur, et il ajoute qu'elle a été attaquée : 1° par Jean Broan , théologien presbytérien d'Ecosse, dans un ouvrage intitulé : Le Quakérisme, te vrai chemin du paganisme; 2* par Nicolas Arnold, professeur en théologie â Franeker en Frise, Èxercitations contre les thèses théologiques de Barclay ; 3e par Georges Baier, théologien luthérien , docteur et professeur à Iena, dans un ouvrage intitulé : L'Origine de la véritable et salutaire connaissance de Dieu: 4* par Loltusius, dans son Anti- Barclay allemand; 5° par L. -Ant. Reiser, dans son Anti - Bar. clayus, etc. Nous ferons observer que l'ouvrage de Barclay, dont le titre est : Af>ologie de la véritable théologie chré tienne, ainsi qu elle est soutenue et préenée pnr le peuple appelé par mépris les tremb/eurs, traduit en français, a été mis â l'Index. ( Decr. 22 junii 1712.) Bergier, qui examine et apprécie à sa juste valeur le Symbole des quakersx combat les incrédules de nos jours qui ont pris la défense de cette secte.* et montre la fausseté et l'absurdité du parallèle que l'auteur des Questions sur l'Encyclopédie a voulu établir entre les quakers ou prétendus primitifs , et les premiers chrétiens. Le Diction, de la théol. cathol., nui donne les titres de plusieurs ouvrages sur les quakers.

11. QUAKERS PRANÇAIS. 11 existe des quakers aux environs de Nîmes. Dans l'origine, cette secte avait non pas un système de culte bien déterminé, mais seulement une propension vers le quakéiïsme, dont elle a progressivement adopté les maximes et les usages, par le moyen des visites que lui ont faites les Anglais et les Américains. Avant que Louis XVI. par son édit de 1787, rendit l'état civil aux protestants, les assemblées de ces séparatiste-, étaient secrètes : depuis elles cessèrent d'avoir lieu les portes fermées. Au commencement de la révolution, plusieurs refusèrent de prendre les armes ; ils faisaient des patrouilles avec des bâtons; mais cela dura peu de temps. Ils virent avec plaisir l'abolition du culte extérieur, l'oflre faite aux administrations par les clubs des vases sacrés et des ornements d église. Quoique moins rigoureux sur leur costume que les quukers anglais, leur doctrine est la même. Leurs livres sont la Bible, et quelques ouvrages de la secte traduits en français, spécialement ceux de H. Barclay et de G. Penn. Leurs mariages sont célébrés dans l'assemblée générale. Les quakers d'Angleterre répugnent à se marier hors de leur secte : les quakers français, au contraire, s'allient avec les protestants et, quoique plus rarement, avec des catholiques. Ces mariages mixtes résultent de leur petit nombre, et de leur répugnance à s'allier entre trop proches parents. Voy. Pluquet, Diction, des hérésies. Cet article de Pluquet a été reproduit dans les dernières éditions du Diction, de théol. de Bergier.

QUALIFICATEUR (Qualificaior, Cen*or),théologien préposé pour qualifier ou déclarer la qualité des propositions qui sont déférées à un tribunal ecclésiastique, et surtout à celui de l'inquisition. Les qualificateurs ne sont pas juges ;

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ils ne font que donner leur avis aux inquisiteurs, qui ne sont pas obligés de les suivre. On les prend de différents Ordres séculiers et réguliers, et ils ne se trouvent à la congrégation du Saint -Office que pour faire le rapport des choses dont on leur a commis l'examen.

QUALIFICATION, attribution d'une qualité.

Ainsi on dit d'une proposition tbéologique qui a été justement censurée comme étant scandaleuse : La qualification de cette proposition est jusle.Cowp/?r. l'art, précédent.

QUALITÉS se dit : 1» de ce qui forme en général l'aptitude des ecclésiastiques et des reli-

Ïieux aux ordres et aux divers offices; les conitions requises pour exercer telle ou telle charge , telle ou telle fonction. Or les qualités requises pour les ordres, les offices, etc., sont différentes, selon l'espèce d'ordre, de fonction, etc ; et, pour connaître ces différentes qualités, il faut recourir aux articles où sont traités les ordres, les fonctions, etc.; 2° des titres que l'on donne dans les actes ecclésiastiques, ou même dans le langage, aux divers dignitaires. Ainsi la qualité du I*ape est Beatissimus Pater, Sanctitas, c'est-à-dire Très-heureux Père, Sainteté: celle d'un nonce apostolique : Excelleniissime et revérendistime père en J.-C; celle des patriarches, primats, archevêques et évèques est Illustrissime et révérendissime, etc. Ko»/, l'abbé André. Cours nlphabét. de droit cimon. QUANTIN. Voy. Quentin, n* II.

I QUARANTA (Saint). Voy. Asson

H. QUARANTA (Étienne), archevêque d'Amalli , vivait au xvu* siècle. On a de lui en latin : 1* quatre Traités de l'aliénation des biens d'Eglise , de tautorité archiépiscopale , du concile provincial, du pouvoir du chapitre, le siège vacant ; Naples, 1586 ; Venise, 1600; Lyon, 1612; 2» Somme du Bultairt ; Venise, 1607 ; Lyon, 1612. Feller, Hiogr. univers.

QUARANTAINE OU ROI, nom donné aux trêves de quarante jours ordonnées par saint Louis, pendant lesquelles il était défendu de se venger des parents et des amis de ceux qui s'étaient entre -battus, blessés ou offensés de fait ou de paroles. Voy. Oe Laurière , Recueil chronologique des Ordonnances des rois de France, etc.

I. QUARANTE (SAINTE -MARIE DE), abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin , située dans le diocèse et à trois lieues de Narbonne , vers le nord. Il en est question dans un testament de Raymond 1*', comte de Rouergue , qui est de l'an 061 , et dans d'autres actes du x* siècle. Au xi* siècle, les chanoines de Quarante embrassèrent la règle de Saint -Augustin, et en 1037 ils étaient gouvernés par un abbé. Dans la suite, cette abbaye a été desservie par les chanoines réguliers de la congrégation de Sainte - Geneviève. Voy. YHisl. génér. du Languedoc. Moréri, Diction, histor. Richard et Giraùd.

IL QUARANTE HEURES, nom que Ton donne a des prières qui se font pour apaiser la colère de Dieu et implorer sa miséricorde. Elles ont été instituées par Pie IV et Clément VIII. Le saint Sacrement est exposé pendaut trois jours de suite, et pendant treize à quatorze heures par jour. Ces prières sont ordinairement accompagnées de sermons, de saluts, etc. On les fait pendant le jubilé, dans les calamités publiques, dans les jours de carnaval, pour implorer le pardon des offenses faites à Dieu pendant ces jours. Voy. Bergier, Diction, de theli. L'abbé Jacquin et Duesberg, Diction, d antiquités religieuses.

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