‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 706 sur 1294 · Q»*AT · texte numérisé non relu

Q»*AT

sùisticoA. 111, c. xxix , n. 37. Mémoires du clergé, tom. 111, d. 431, 437, 494, 495, 496, 1450. Richard et Giraud. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon.

QUARTI (Paul-Marie), né à Andria, dans le royaume de Naples, vivait vers l'an 1670. On a de lui : 1* deux Dissertations intitulées : Riga atheren \ l'une traite des processions et des litanies, et l'autre des bénédictions sacrées; Ve nise, 1665; Cologne, 167*2; sur les rubriques du missel, en latin ; Venise 17*27. Vot/. Collet, Examen des saint* mystères.

QUARTODÉCIMANS ( Quartodecimam ). nom donné à ceux qui prétendaient qu'on devait faire la pàque le 14e jour de la lune de mars, en quelque jour de la semaine qu'il arrivât. C'est ainsi que le pratiquaient les Asiatiques, prétendant être appuyés sur l'autorité de saint

II. QUASI-CRIME ou QUASI-DÊLIT (Quasi crimen, Quasi delïctum), c'est-à-dire presque crime , presque délit . action de celui qui cause du dommage ou fait du mal sans en avoir la volonté.

QUASIM0D0 ou PÀQUE CLOSE (a clandennh), jour de l'octave de Pâques, ainsi nommé du premier mot de V introït de la messe qu'on , dit ce jour-là : Quasi modo geniti infantes. 11 est 2" Commentaire \ aussi appelé Dominka in atbis, parce qu'autrefois ceux qui avaient reçu le baptême allaient, le jour de l'octave, déposer en cérémonie dans la sacristie de l'église les robes blanches dont ils avaient été revêtus à leur baptême. Voy. le Manuel du catholique pour Vintelligence de l'office divin.

QUATREMAIRE (Jean -Robert), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Cour-

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Jean, leur apôtre, tandis que les Romains ne ; seraux, dans le diocèse de Séez, en 1611 , mort

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célébraient la pàque que le dimanche qui sui vait le 14e jour Je la lune. Saint Polycarpe, évêque de Smyrne, fit un voyage à Kome vers l'an 160, pour conférer à ce sujet avec le pape Anicet,qui, n'ayant pu le persuader, le laissa dans son usage, sans rompre la paix avec lui ni avec les autres évéques d'Asie. Cette dispute s'étant renouvelée avec plus de chaleur vers l'an 188, sous le pontificat de Victor 1", ce pape traita les Asiatiques beaucoup plus sévèrement, et leur adressa des lettres dans lesquelles il les menaçait au moins de l'excommunication, s'il ne les déclarait pas excommuniés. Cette rigueur, qui déplut à ceux mêmes qui suivaient l'usage de Rome, n'empêcha pas plusieurs églises d'Asie de s'en tenir à leur ancienne pratique, sans qu'elles perdissent pour cela la communion de l'Église universelle; et cette différence de pratique subsista jusqu'au premier concile général de Nicée, qui fixa la pàque au dimanche qui suivrait le 14 de la lune, pour tout le monde chrétien. Il y eut cependant quelques églises et quelques évéques qui s'obstinèrent à célébrer la pàque le 14 de la lune, et ce sont ceux que l'on appela proprement tessarécatides ou quartodecimam ; ils turent regardés comme rebelles et schismatiques. Il y en eut même qui les traitèrent d'hérétiques, quoiqu'ils n'errassent que sur un point de discipline, parce que c'était assez l'usage dans ce temps-là de traiter d'hérésies les erreurs sur les cérémonies principales, comme on le voit par saint Épiphane, saint Phiiastre et plusieurs autres; à moins qu'on ne veuille dire qu'il y a eu des quurtodécimans qui ont été vraiment hérétiques, parce qu'ils ont prétendu qu'on devait célébrer la pàque le 14 de la lune, a l'imitation des Juifs et en vertu de la loi judaïque. Voy. Epiphan., Narres., l. Philastr. , Itb. de Hœres., tom. V. p. 708, Biblioth. Patr. Eusèbe, Hist. ecclès., 1. V, c. xxiv. Le P. Petau, Soles sur les quartodicimans. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. III, p. 668 et 669. D. Calmet, Diction, de la Bible. Bergier, au mot Pâques.

QUARTUS (Saint), disciple des apôtres, est mentionné par saint Paul dans son Épitre aux Romains (xvi, 23). Les Grecs, qui le mettent au nombre des soixante-douze disciples et qui le font évéque de Béryte, célèbrent sa fête le 10 novembre ; les Latins honorent sa mémoire le 3 du même mois. Voy. D. Calmel, Diction, de la Bible.

I. QUASI-CONTRAT {Quasi contractes), c'està-dire presque contrat. C'est un acte qui a l'effet d'un contrat sans en avoir la forme, et qui consiste dans le consentement mutuel des contractants. Compar. CONTRAT, n» I.

en 1671, avait acquis la réputation du plus savant religieux de son Ordre. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1° Jo. Gers*n tibrorum De Imitât ione Christi auctor assert us; Paris, 1649-1650, in-4»; — 2» Privilegium S. Gnmani adversus J. Launoii inquisitionem propugnatum; ibid., 1657, in-8°; — 3e deux Dissertations latines pour autoriser les droits des abbaves de S:iint-Médard, de Soissons et de Saint- Valéry; 1659 et 1663; — 4° Histoire abrégée du Mont-Saint-Micliet ; Paris, 1668, in-12. Voy. D. Le Cerf, Biblioth. hist. et ait. des Aut. de la congrég. de Saint-Maur. D. Thuillier, Hist. de la contestât, au sujet de l'auteur du livre de l'imitation , au commencement du tom. I des GEuvrcs posthumes du P. Mabillon et du P. Ruinart. D. Tassin, Hist. iittér. de la congrégation de Saint-Maur. Feller.Michaud. Richard et Girau J. La Sonr. Rmqr. génér.

QUATRE MÈRË (Élienne), né en 1782 à Paris, où il est mort l'an 1857, membre de l'Académie des inscriptions et belles -lettres, professeur d'hébreu, de chaldéen et de syriaque au collège de France, et professeur de persan à l'École spéciale des langues orientales vivantes, est sans contredit un des orientalistes les plus distingués de ces derniers temps. A une érudition prodigieuse il joignait une foi de chrétien ferme, solide, courageuse, telle, en un mot, qu'on la trouve rarement de nos jours dans les hommes qui se piquent de quelque savoir. Toutefois nous reconnaissons qu'il appliquait souvent aux matières religieuses des règles de critique auxquelles, par leur nature même, ces matières ne peuvent et ne doivent pas être soumises; mais, nous devons le reconnaître aussi, dans ce cas même il apportait une franchise et une bonne foi telles, qu'il suffisait de lui proposer un argument de quelque valeur qui lui était échappé, et il s'avouait vaincu sans peine. C'est du moins ce que nous avons expérimenté plus d'une Fois durant les trente et quelques années que nous avons passées dans la plus grande intimité, et surtout pendant les douze dernières, où nous préparions en commun des travaux que sa mort prématurée a fatalement interrompus. Ainsi, par exemple, les rationalistes s'étant réjouis de la publication de ses Observations sur un passage rtu livre de Josué, et l'en ayant félicité, il fut confirmé dans la persuasion que toutes ses preuves étaient incontestables. Cependant dès que nous lui eûmes soumis certaines considérations, non pas seulement théologiques, mais encore purement philologiques, considérations que, du reste, il avait provoquées lui-même, il reconnut que le texte sacré pouvait, en effet, recevoir une explication bien différente de la

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