QUEN
sienne. Nous le répétons, ce n'est pas le seul aveu de cette nature que nous ayons recueilli de sa bouche. Tour affaiblir sans doute l'autorité imposante d'Étienne Quatremère dans ses jugements littéraires, un jeune écrivain trèsintéressé dans la question a prétendu contre toute vérité que sa critique était parfois empreinte d'une regrettable partialité. Ce même écrivain a dit, de plus, et aussi faussement, • qu'il ne suivit guère les immenses travaux qui depuis un demi -siècle se sont accumules en Allemagne. » L'auteur de ces lignes a complètement interverti les rôles; il a prêté à son illustre maitre sa propre ignorance et sa mauvaise foi. La seule chose qu'on puisse légitimement reprocher à la critique d'Etienne Quatremère, c est d'avoir été impitoyable envers de prétendus snvants dont tout le m» rite consistait dans la faveur de l'autorité et dans un charlatanisme déhonté, ennemi jaloux et persécuteur constant du vrai savoir. Parmi une foule innombrable d'écrits qui font la juste admiration du monde savant, nous citerons : 1° Recherches critiques et historiques sur la langue et la littérature de t Egypte; — 2° Mémoires géographiques et historiques sur F Egypte et sur quelques contrées voisines;— 3* Observati\ms sur quelques points de la géographie de f Egypte, pour servir de Supplément aux Mémoires géogr. et histor. sur /'Egypte; — 4° Mémoires sur les Sabatéens; — 5° Mémoire sur le pays cTOphir;
— 6° Considérations sur le cours du Jourdain et sur la mer Morte ; — 7° Mémoire sur le monument qui, à Jérusalem, est appelé le tombeau des rois;
— 8° Mémoire sur Darius le Méde et Baltluisar, rois de Hahglone ; —9° Addition au Mémoire précédent, etc. Ces divers ouvrages sont très-utiles à consulter quand on veut faire une étude sérieuse des Livres saints ; les sept derniers ont été recueillis et publiés à Paris, avec plusieurs autres écrits du même auteur, en un vol. in-8°, sous le titre de : E. Quatremère, Mélanges d'histoire et de philosophie orientale, précédés d'une Sotice sur l'auteur, par M. Barthélémy Saint- Hilaire. Cette Notice, qui avait déjà paru séparément dans le Journ. des Savants (novembre 1857), donne la liste d'un certain uombre d'écrits d'Étienne Quatremère, et ne contient que des idées justes et exactes, tant sur la personne et le caractère du savant académicien que sur ses divers ouvrages. Nous voudrions pouvoir en dire autant de l'article de la Souv. Biogr. génér., lequel, parmi une foule de bonnes choses, en contient pourtant plusieurs inexactes. Au moment où la mort l'a surpris, Etienne Quatremère préparait une réfutation complète de l'Histoire généitile et système comparé dei langues sémitiques, par Ernest Renan, de l'Institut, ouvrage qui, au dire de l'illustre orientaliste, accuse un manque visible de connaissance des idiomes sémitiques et de la science orientale, et abonde en contradictions frappantes, mais que l'auteur était incapable d'apercevoir. Au reste, ce qu'Etienne Quatremère méditait à Paris, a été exécuté à Rome, du moins en partie, par un savant barnabite , le P. Pierre Vercellone. Cependant, il faut en convenir, cela n'empêchera pas certains esprits ignorants , mais fortement prévenus en faveur de la prétendue science de l'auteur, d'admirer encore son œuvre, quelque pauvre et chétive qu'elle soit.
QUATRE -TEMPS (Jejunium Quaternarium), jeunes commandés par l'Église aux quatre saide l'année, où on est obligé de jeûner le i, le vendredi et le samedi de la se- ». Le jeûne des Quatre-Temps était établi
dans l'Église romaine du temps de saint Léon,
rtuisqu'il distingue nettement dans ses sermons es jeûnes qui se pratiquaient pendant les trois ours nommés ci -dessus aux Quatre-Temps de année, savoir : celui du printemps, de l'été, de l'automne et de l'hiver. Ce jeûne des Quatre- Temps a passé de l'Eglise romaine dans les autres églises d'Occident; mais il n'y a pas toujours été uniforme pour le temps et les jours de jeûne. Le jeûne des Quatre-Temps du printemps s'observait dans la première semaine du mois de mars; celui de lélé, dans la seconde semaine du mois de juin; celui de l'automne, dans la troisième semaine du mois de septembre, et celui de l'hiver, dans la quatrième semaine du mois de décembre. Vers la fin du xi* siècle, Grégoire VU ordonna que le jeûne de mars serait observé dans la première semaine du Carême; celui de juin, dans l'octave de la Pentecôte ; ceux de septembre et de décembre demeuraient aux jours où ils étaient fixés auparavant. Le concile de Mayence de l'an 813 parle des Quatre-Temps comme d'un établissement nouveau qui se faisait en France, à l'imitation de l'Église romaine. Les jeûnes des Quatre-Temps ont été institués pour consacrer à Dieu les quatre parties de l'année par la pénitence, pour obtenir sa bénédiction dans ces quatre saisons, et pour implorer la grâce du Saint-Esprit dans les ordinations des prêtres et des diacres, qui se faisaient le samedi de ces Quatre-Temps , comme on le voit par l'Epitre IX du pape Gélase, vers la fin du v* siècle. Voy. le P. Piomassin, Traité histor. et dogmatiq. des jei'mes de l'Église. Gaet. Moroni, vol. LVI, p. 126- 128, où on trouve les noms de plusieurs auteurs qui ont écrit sur les Quatre-Temps.
QUATROFRATI (François-Marie), jésuite, né à Modène en 4646, mort à Plaisance l'an 1701, obtint des succès dans l'art oratoire et la poésie. Il était membre de l'Académie de Parme dite des Innominati. Il a publié un grand nombre d'écrits, parmi lesquels nous citerons : 1° P»edictie, pancgiric.lt>> , co sermoni per le otto reste principali di Maria Virgine; Plaisance, 1698; — 2» Le Lamentazioni di Geremia, volgurizzate^da F. M. Q., academico innominato ; ibid., 1701; — 3° Prosce et carmina ; Modène, 1706, in-4». Vu>f. Feller.
QUAYE. Voy. Qi aglia.
QUEBEC (Queliecum)y ville arch. sous l'immédiation du Saint-Siège, et capitale du Canada ; elle est située sur la rive septentrionale ou à la gauche du fleuve Saint -Laurent. Son premier évéque, François de Laval de Montmorency, fut nommé en 1675; il se démit en 1685, après avoir érigé un chapitre et un séminaire, et il mourut le 6 mars 1708, en odeur de sainteté. Voq. Richard etGiraud. Gaet Moroni, vol. LVI, p. "128-132.
QUEDLINBOURG (Quedelinburgum et Quinlineteburgum), ville d'Allemagne située dans la Saxe, près d'Halbersladt. De fan I085à l'an 1121, on y a assemblé trois conciles. Voy. la Regia , tom. XXVI. Labbe, tom. X. Hardouin, tom. VI. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LVI, p. 132-134. Le Diction, de la théol. cathol., qui a consacré un assez long article à l'abbaye de Saint-Servatius, à Quedhnboorg.
QUENSTEDT (Jean- André), luthérien, né i Quedlinbourg en 1617, mort à Wittemberg en 1088, professa dans cette dernière ville la morale, la métaphysique, la géographie et la théologie. Il a laissé un assez grand nombre d ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Disputntiones exegeticœ in Epistolam ad Colossenwi ;