‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 719 sur 1294 · I. RAGU EL, beau - père de Moïse. Voy. Jethro · texte numérisé non relu

I. RAGU EL, beau - père de Moïse. Voy. Jethro

(I. RAGU EL, père de Sara et beau-père du jeune Tobie. Il demeurait â Ecbatane, et possédait de grands biens. 11 ne consentit qu'avec peine à donner sa fille au jeune Tobie, à cause du malheur qui était arrivé aux sept maris qu'elle avait déjà eus, d'être tués parle démon. Mais le Seigneur ayant conservé Tobie, Raguel le retint chez lui pendant quinze jours, et lui assura par un contrat le reste de ses biens, dont il lui avait déjà donné la moitié. Voy. Tobie, vi, 11-14; vin, 22-24.

RAGDENET (François), littérateur, né a Rouen vers l'an i(3G0, mort en 1722, reçut les ordres sacrés, devint précepteur des neveux du cardinal de Bouillon , et suivit ce prélat à Rome en 1606. 11 a laisse plusieurs ouvrages, parmi lesquels : 1° Dm Mérite et de l'utilité du martyre; discours qui remporta le prix d'éloquence à l'Académie française en 1687, et qui a été inséré dans le recueil de cette société ; — 2° Histoire abrégée de l'Ancien Testament; Paris, 1708, in-8». Voy. le Joum. des Sfivants, 1b90, 1601, 1700, 1702 et 1739. Moréri. Diction, histor. Richard et Giraud. Fcller. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Bi'>gr. génér.

RAGUET (Gilles-Bernard), érudit. né à Namur en 1668, mort à Paris l'an 1748, lit ses études à Paris, et prit les ordres chez les Sulpiciens. Fleurv, ancien évéque de Fréjus, et chargé de l'éducation de Louis XV, s'attacha l'abbé Raguet, et lui conféra le prieuré d'Argenteuil, puis la direction spirituelle de la compagnie des Indes françaises. La Gallia Christiana le désigne sous le titre de Régis antescholanus. Parmi ses ouvrages nous citerons : Histoire des contestations sur la Diplomatique , avec r analyse de ce livre, composé par le P. Mabillon, et les objections du P. Germon; Paris, 1708, in-12; Naples, 1707, in-8°. Raguet penche pour le P. Germon. Ko//. Moréri, Diction, histor. Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Souv. Biogr. génér.

RAGUINUS (Antoine), jurisc. du zvu* siècle, a publié : 1* Des Voix des chanoines en chapitre; de l'office dans le rhœur et de la messe dans f église, Naples, 1621 : — 2» Le Vase de la discipline ecclésiastique ; 1625.

RAGUSA (Giuscppe), jésuite, né à Giuliano, en Sicile, vers 1560, mort à Palerme l'an 1621, enseigna la philosophie à Paris et la théologie à Padoue, à Messine et à Palerme; il gouverna aussi quelques collèges en qualité de recteur, et prêcha avec un grand succès. Il a laissé : 1° Commentaria ac Disquisitiones in tertiam divi Thomœ partem; Lyon, 1619-1620, 2 vol.; dans le I 1" il traite du mystère de l'Incarnation , dans le 2« de N.-S. Jésus-Christ per se, c'est-à-dire de ejus unitate et officio; — 2» De Justification et pœnitentia, 2 vol.; — 3» De Baptismo et Ku~ charistia commentarium in primam Secundo; ; — 4» De Satura et gratia, etc. Voy. Michaud, au Supp/ém.

IL RAGUSA (Geronimo), jésuite, né à Modica, en Sicile, l'an 1655, mort vers 1715, professa avec éclat la philosophie, la théologie et les belles -lettres. Outre un certain nombre

d'ouvrages inédits, il a laissé : 1° Problemaia philosophica; Venise, 1706, in-12; — 2» Fragmenta piogymnasmatum diversorum ; ibid., 1706, in -8e; — 3» Eiogia Siculorum qui veteri memoria titerts ftoruerunt; Lyon, 1690, in-12; réimprimé avec des additions , sous ce titre : Sicilio* Éibliotheca vêtus; Rome, 1700, in-4°, et dans Burma nn, Thésaurus antiq. Italiee, tom. X. Voy. le Journ. des Savants, 1691 et 1709. Mongitore, qui, dans sa Biblioth. Sirula, tom. I, p. 284-285, donne les titres des ouvrages restés manuscrits. Feller, qui en cite plusieurs sur les matières théologiques. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.

RAGU SE (Ragusia, Ragusium), nommée par les Turcs Dobronika, capitale de la Dalmatie Ragusienne, située au pied d'une grande montagne à 500 milles de Venise. L'évéché de l'ancienne Épidaure, transféré au milieu du vir* siècle , fut érigé en archevêché vers le milieu du x«. Les Ragusiens suivent en tout la croyance et les cérémonies de l'Église romaine, si ce n'est qu'après avoir dit à la messe l'Evangile en latin, ifs le répètent pour le peuple en langue esclavonne ou îllyrienne. Voy. DeCommanville, /r« Taltlc alphabét., p. 196. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. Lvl, p. 156-159, où on trouve la liste des évéques jusqu'en 1843.

I. RAHAB, nommée dans le texte hébreu 7.<md, mot que saint Jérôme, les Septante, saint Paul et saint Jacques , et la plupart des Pères et des interprètes, entendent d'une femme débauchée, fut celle qui cacha les espions que Josué avait envoyés pour considérer la ville de Jéricho, et qui fut conservée dans la ruine de cette ville avec tous ceux qui se trouvèrent dans sa maison. Quelques commentateurs, entre autres D. Calmet , veulent qu'elle ait été simplement hôtelière , et non une prostituée , se fondant sur ce qu'elle épousa dans la suite Salmon, prince de la tribu de Juda, ce qui eût été contraire à la loi, et sur ce qu'il n'est pas vraisemblable que des personnes chargées d'une mission aussi délicate que celle des espions de Josué, se soient logés chez une femme publique. Mais quelque spécieuse que soit cette interprétation, nous ne la croyons pas bien fondée ; car, outre ce que nous venons d'alléguer en faveur dusentiment contraire, noua feronsobserverque partout où le terme hébreu Zônû se rencontre, comme Genèse, xxxvm, 15; Lévit., xxi, 7; Dcutéron., xxjii, 19 (Sept, et Vulg., 18); Josué, u, 1, etc.; Juges, xi , 1 , etc., il est rendu dans les Septante et la Vulgate par prostituée. Nous ajouterons qu'elle pouvait très-bien être hôtelière, comme le veulent nos adversaires; or, dans ce cas rien n'empêchait que les espions n'allassent loger chez elle. Entin il peut se faire que le service signalé qu'elle avait rendu au peuple d'Israël lui ait mérité une dispense de la Loi , malgré sa conduite passée; car rien ne dit qu'elle ait continué sa vie criminelle. Nous voyons dans Osée que Dieu ordonne à ce prophète de prendre pour femme une prostituée , c'est-à-dire, selon le texte hébreu , une femme de fornications, une femme qui jusque-la était une prostituée , comme nous l'avons remarque ailleurs. Voy. Josué, il et vi. Hébreux, H,31. Jacques, II, 25. D. Calmet, Diction, de ta Bible. L'ahbé Glaire, La sainte Bible, etc. tom. III. Sotts sur Osée, I, 2.

IL RAHAB, mot hébreu qu'on lit au psaume Mxxvi (selon l'hébreu lxxxvii), 4, et qui signifie proprement orgueil , fierté , désigne trèsprobablement et poétiquement YÊgypie, ici aussi bien que dans le psaume lxxxviii (hébr.,

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