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lxxxix), 11; dans Isaïe, xxx, 7; li,9; passages où la Vulgate elle - même a rendu le même terme hébreu par orgueil , superbe. Quelques anciens l'ont entendu (Ps. Lxxxvi,hébr., lxxxvii) de la femme de Jéricho, dont il est parlé à l'art, précéd. ; mais d'abord le nom de cette femme n'est pas le même en hébreu ; en second lieu , dans tous les passages que nous venons d'indi-
auer, le contexte prouve clairement qu'il s'agit e l'Égypte. Aussi la paraphrase chaldaïque lit les Égyptiens, et c'est l'interprétation des commentateurs les plus habiles.
RAEABIÂ, fils d'Eliézer, était, ainsi que ses frères, garde des trésors du temple. Voy. I Paralip.. xxvi, 25.
RAHAM, fils de Samma et père de Jercaam, de la race de Caleb. Voy. I Paralip., il, 44.
RAHELAIA, un des chefs de famille qui revinrent de Babylone en Judée avec Zorobabel. Voit. I Esdras. H, 2.
RAHUEL, fils d'Ésaù et de Basémath, fille dismaël. Rahuel fut père de Nahath , de Zara, de Samma et de Méza. Voy. Genèse, xxxvi, 4,17.
I. RAI A, fils de Sobal, père de Jahath et petit- fils du patriarche Juda. Voy. I Paralip., rv, 2.
H. RAlA ou RAT (Raius), seizième métropole ecclésiastique du diocèse des Chaldéens, d'après la table d'Élie de Damas, située sur les contins de la Perse, dans le Tabaristan. On croit que c'est la même ville que celle dont il est question dans le livre de Tobie sous le nom de Hayès des Médes, et qui est appelée Rhœn par Etienne de Byzance, et Rhagœa par Strabon et Ptoléraée. On en connait quatre évéques, dont le premier, Abibus, siégeait sous le catholique I Timothée I" vers l'an 778. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 1292. Richard et Giraud.
RAILLERIE (Jocus, facetiae), discours plaisant, enjoué, agréable, qui fait rire. Les raille' rie* innocentes et permises sont celles qui n'offensent personne, et qui d'ailleurs ne choquent ni la religion ni les mœurs. Les railleries criminelles sont celles qui blessent, ou les personnes, ou la religion, ou les mœurs, etc. Ces dernières sont plus ou moins graves, à proportion de l'injure qu'elles font aux personnes, ou du tort qu'elles causent a la religion, ou des mauvaises suites qu'elles ont par rapport aux mœurs, ou enlin de la maligne intention, du scandale et des autres circonstances qui les accompagnent. Nous n'aimons pas voir les autres rire à nos dépens, c'est pourquoi nous ne devons donc jeter sur personne un ridicule que nous ne voulons pas souffrir nous-mêmes. Saint Ambroise interdit la raillerie surtout aux ecclésiastiques : « Quoique les railleries honnêtes, dit ce Père, plaisent souvent et soient agréables, elles sont cependant contraires aux devoirs des ecclésiastiques; comment pouvons -nous nous permettre ce que nous ne voyons point dans l'Écriture sainte. » Voy. Ambros-, De à/fie., 1. I, c. xxiii. Bergier, qui, dans son Diction, de tkéol., réfute les objections du protestant Barbeyrac contre cette pensée de saint Ambroise.
RAILLON (Jacques), archevêque d'Aix, né en 1762 à Bourgoiu , en Dauphtné , mort l'an 1835 à H y ères, ou il s'était retiré dans l'espoir d'améliorer sa santé, fut attiré très-jeune dans le diocèse de Luçon par M. de Mercy, son compatriote, qui en était évéque. Il y fit son cours de philosophie, et professa au petit séminaire. Forcé d'émigrer l'an 1792, il se rendit en Italie.
Après dix années d'exil, il rentra en France, ou il fut nommé chanoine honoraire, puis titulaire de Notre-Dame de Paris , et professeur suppléant d'éloquence sacrée à la faculté de théologie. Promu à l'évêché d'Orléans , il remplit les fonctions épiscopales comme administrateur, sans avoir pu recevoir ses bulles. Il quitta Orléans en 1816 pour venir se fixer à Paris, où il s'occupa d'une Vie de saint Ambroise restée inédite. En 1829, il fut appelé à l'évêché de Dijon, et l'année suivante à Aix. On a de lui : 1° Appel au peuple catholique; Paris, 1792; c'est une apologie éloquente des prêtres insermentés; — 2e Idylles; ibid., 1803, in-16; ces Idylles, composées à Venise dans le genre de celles de Gessner, offrent à la jeunesse une excellente morale; — 3f de nombreux Discours non moins remarquables par la sagesse et l'élévation des pensées que par le mérite d'un style toujours élégant et pur, notamment son Mandement du 28 novembre 1833 pour le jubilé ; c'est une belle profession de foi qui peut être comptée parmi les plus honorables témoignages de l'attachement inviolable de l'Eglise de France au Saint-Siège. Voy. Feller, au Supplém. Michaud, au Supplém.
RAIMBAUD, doyen de l'église de Liège, né dans celte ville vers la fin du xi* siècle, mort avant l'an 1158, a laissé, entre autres ouvrages : 1° une Lettre adressée à tous les fidèles en faveur du pape Anaclet, contre les religieux de Cluny, trop zélés partisans d'Innocent II : cette lettre a été publiée par Baronius, Annales, ad ami. 1139; — 2» plusieurs autres Lettres insérées par D. Martenne dans ses Anecdota, tom. 1 ; — 3* une pièce de vers en l'honneur de saint Maîeul, et que les Bollandistes ont publiée dans leur tom. II du mois de mai. Voy. la Gai lia Christ., tom. III, p. 926. L'Histoire littéraire de la France, tom. XII, p. 512. La Nota?. Biogr.
RAIMBERT ou RENOBERT (Saint), en latin Ragnobertus, évéque de Bayeux, assista au concile assemblé à Reims en 625. L'histoire ne nous apprend rien autre chose de lui, sinon que sa mémoire a toujours été en grande vénération dans l'église de Bayeux et dans les lieux où on a gardé de ses reliques. On trouve son nom dans divers martyrologes au 16 mai. Voy. Richard et Giraud.
RAIMON. Voy. Ramon , n° I.
' RAIMOND ou RAYMOND étant un nom commun a divers personnages homonymes, nous avons placé d'abord les saints, puis les bienheureux, et enlin les autres homonymes qui n'appartiennent ni à l'une ni à l'autre de ces deux catégories.
I. RAIMOND (Saint), chanoine de Saint-Sernin de Toulouse, mort l'an 1159, fut offert de bonne heure par ses parents à l'église de Saint- Sernin, où il fit l'oflice de chantre et de choriste. Plus tard il se maria, et, après la mort de sa femme, il ne s'occupa plus que d'œuvres de charité. 11 fonda, entre autres, un hôpital pour l'entretien de trente pauvres, fit construire un pont vers l'embouchure du Lers, et pendant plusieurs années employa une grande partie de ses revenus à la construction de l'église de Saint-Sernin. Peu après il prit l'habit régulier dans cette église, et plusieurs ayant suivi son exemple, la vie canonique y fut établie. Dieu attesta par des miracles la sainteté de son serviteur; aussi, dès le milieu du xu* siècle, la ville de Toulouse lui rendit-elle un culte public. Ce culte diminua beaucoup dans la suite; mais les Toulousains le rétablirent en 1652, après
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avoir éprouvé la puissante intercc^ion du saint durant la peste qui désolait alors le pays, ce qui donna lieu de transférer aussi ses reliques du collège de son nom dans l'église do Saint- Sernin. Il est honoré chez les chanoines réguliers le 8 juillet, ailleurs le 4 juillet. Voij. Bollandus, au tom. I" de juillet. DO. de Vie et Vaissette, llist. qénér. du Lnii(/urd<>r, 1. XV.
II. RAIMOND ou RAYMOND DE PEGNA- FORT ou PENNAFORT (Saint), troisième général des Dominicains, né au château de Pegnafort, en Catalogne, l'an 1175, mort a Barcclone le 6 janvier 1275, professa dés l'âge de vingt ans les arts libéraux dans cette dernière ville. Il se fit recevoir docteur en droit civil et canonique à l'université de Bologne ; et , de retour en Espagne , Béranger, é' èque de Barcelone, lui donna un canonicat et un arehidiaconé dans sa cathédrale. L'an 1222 il prit l'habit religieux, et sor exemple fut suivi par plusieurs personnes d'un rang élevé. Grégoire IX l'appela a Rome et l'employa a la collection des Décrétais ; il voulut même l'élever au siéj?e métropolitain de Tarragone, mais saint Raymond refusa et préféra retourner dans sa solitude. Nommé général de son Ordre en 1238, il donna sa démission deux ans après, et contribua beaucoup à l'établissement de l'Ordre de la Merci. Il opéra plusieurs conversions, mais la plus utile à l'Église et à l'Etat fut celle de Jacques 1", roi d'Aragon, dont il avait la confiance et la direction. Clément VIII le canonisa en 1001, et Clément X fixa sa fête au 23 janvier. On a de saint Raymond : 1° une Collection des DCeréhdes, qui forme le V« vol. du droit canon; — 2° une Somme de cas de conscience , dont la meilleure édition est celle du P. Laget; Lyon, 1718; — 3° deux Lettres adressées à saint Pierre de Nolasque; — 4° Les Constitutions de l'Ordre du la Merci; — 5° Explication de celles de saint Dominique. Voy. le P. Touron, Htst. des Hvmm. illustres de l'Ordre de Saint-Dominiq., tom. I, p. 1 et suiv.
III. RAIMOND NONNAT (Saint), caidinal, né à Poitel, en Catalogue, l'an 1204, mort le 31 août 1240, reçut l'habit de l'Ordre de la Merci des mains de saint Pierre Nolasque, son fondateur. 11 fut ensuite envoyé à Alger pour le rachat des chrétiens captifs; l'an 123/, Grégoire IX lféleva à la dignité de cardinal, et l'appela à Rome pour se servir de ses conseils: mais Raimond mourut en chemin. Benoit XIII l'a mis, ainsi que le concile de Constance, au nombre des saints. On célèbre sa féte le 31 août.
IV. RAIMOND (Le bienheureux), instituteur de l'Ordre militaire de Calatrava, en Espagne, était abbé de Hitero, monastère de l'Ordre de Citeaux, dans le royaume de Navarre. Il mourut à Cerueles, près de Tolède, l'an 1163, et il est honoré dans son Ordre et dans celui de Citeaux le février.
V. RAIMOND DE CAPODE (Le bienheureux), vingt-troisième général des Dominicains, né à Capoue, mort eu 1399, prit l'habit religieux à Capoue ou à Bologne, et fut des l'an 1350 directeur des religieuses du monastère du Mont- Pulcien. U enseigna l'Ecriture sainte et la théologie dans quelques maisons de son Ordre, fut prieur de la Minerve, et devint directeur de sainte Catherine de Sienne, qu'il aida dans toutes ses entreprises. Urbain VI l'envoya eu /rance en qualité de nonce ; mais il fut contraint de s'arrêter à Vintimille, et de là U retourna à Gènes, où le pape le chargea de faire dans ce diocèse tout ce qu'il aurait fait en
France. L'an 1380, il fut élu général de son Ordre, et le pape Boniface IX le chargea d'apaiser les dissensions qui s'étaient élevées entre les républiques d'Italie. L'an 1594, Clément VIII donna à Raimond de Capoue le titre de bienheureux. On a de lui : 1° Vies de sainte Agnès du Mnnt-Pulcien et de sainte Catherine de Sienne; — 2° un Traité sur le Magnificat ; — 3° quelques Lettres; — 4° Traité sur ta nécessité et les moyens d'introduire la réforme parmi les religieux, y ou. le P. Echard, Scriptor. Ord. Prcedic, tom. ï, p. 07'.). Le P. Touron, Homm. Ulustr. de TOnire de Saint-Dominique, tom. II, p. 660.
VI. RAIMOND ou RAYMOND (Georges - Marie ), littérateur et savant distingué, né a Charnbéry en 1769, mort l'an 1839, lut dominé tonte sa vie par une passion ardente, le double désir d'apprendre et d'enseigner. De là vient qu'à peine sorti du collège il se livra laborieusement a l'étude approfondie de la haute littérature et des sciences exactes, sans autre maitre que le* bons livres et les impulsions d'une forte intelligence. Il occupa dans l'administration plusieurs emplois qu'il abandonna pour se livrer à l'enseignement. Il obtint en 1794 la chair.d'histoire et de géographie à l'école centrale du Mont-Blanc, qui avait remplacé l'ancien collège. En 1800, u joignit à cette chaire l'enseignement des mathématiques. Quelques années après, revêtu du titre de préfet honoraire du collège des Jésuites, qui fut substitué a l'ancienne école secondaire, il y professa la géographie et les mathématiques jusqu'à soixante-dix ans, c'est-à-dire jusqu à sa mort. Rien ne saurait mieux faire comprendre les vertus, les doctrines et l'esprit de Raymond, que les paroles suivantes, extraites de son testament : t Que mes enfants ne cherchent point les richesses, et qu'ils redoutent la funeste influence d'un seul denier acquis injustement. Piété solide, intégrité rigoureuse, travail, courage et résignation dans les peines, soumission sans murmure aux volontés du Ciel, combat soutenu des passions dangereuses et des penchants désordonnés, mépris des vanités mondaines, privation de tout superflu, afin de pouvoir exercer le précepte de la charité chrétienne en venant au secours des infortunés, dans toutes les occasions : voilà, en peu de mots, les règles de conduite que mes enfants doivent se prescrire, et qui seules peuvent amener leur félicité. » Outre un grand nombre de Mémoires et de Notices insérées dans les recueils de la Société royale académique de Savoie, dont U fut le secrétaire perpétuel depuis sa fondation, Raymond a laissé d'autres écrits non moins nombreux sur la littérature, l'histoire, la philosophie, les sciences exactes, la musique, etc.; nous citerons seulement : 1° Lettre à M. de C lia teaubriand sur deux chapitres du Génie du christianisme: Genève, 1N00; — 2° De la Musique dans les églises, constdéree dans ses rapports avec l' objet des cérémo* nies religieuses; Chambéry, 1809; — 3* Lettres à M. Millin sur l'utilité de l'établissement des maîtrises de chapelle dans les églises cathédrales de France , et sur t' usage de la musique dans les églises; ibid., 1810; — 4° Observations sur le principe philosophique de M. de Lamennais touchant le fondement de la certitude; — 5» Saint François de Sales considéré comme écrivain. Ces deux derniers écrits font partie des recueils dont nous venons de parler. Nous devons ajouter qu'indépendamment de ces diverses productions, Raymond a fourni un grand nombre d'articles à la Biogr. univers, de Michaud, au Magasin encyclopéd. de Millin, aux Annales de
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