KAMA
2° un Traité théologique , en forme de dictionnaire. Voy. le P. Touron , Hommes illustr. de l'Ord. de S.-Dominiq.. tom. I. p. 310.
II. RAINIER DE PISE , profès du couvent de Saint-Dominique de Pise, né vers la (in du mit siècle, mort en odeur de sainteté l'an 1351, professa la théologie , et acquit uue grande réputation par ses vertus , sa science et ses écrits. Son principal ouvrage est intitulé Pantheologia; Jacques de Florence l'a augmenté et publié; Nuremberg, 1473; Venise, 1480; Lyon, 1519; Brescia, 1580; Paris. Voy. Trithéme, Catalog. Le P. Êchard, Scriptor. Ord. Prœdtc, tom. I. Le P. Touron, Homm. illustr. de l'Ord. de Saint- Dominique, tom. L
III. RAINIER DE PLAISANCE, dominicain, mort après l'an 1262, se laissa d'abord séduire parles Vaudois, dont il fut longtemps le chel et le docteur; mais ayant été converti par saint Pierre martyr, il prit l'habit religieux et combattit les hérétiques. Le seul ouvrage qui nous reste de lui est une Somme contre les Cathares OU nouveaux Manichéens , et contre les Vaudois; on la trouve dans la Bibliotftéque des Pères, édit. de Paris, de Cologne et de Lyon. Voy. le P. Touron.
RAINOLD ou RAINOLDS (Guillaume), théologien et philosophe anglais, mort à Anvers en 1594, abjura l'hérésie à Rome, vint en France, et professa à Reims l'Ecriture sainte et l'hébreu. Parmi ses ouvrages on cite : De Justa chriatianœ reipubiicœ in reyes impios et hœreticos Âuctoritute, justissimaque catholicorum ad Henricum Navarrœum , et auemeumque hœreticorum a regno Galliœ repellendum confœderatione. Voy. Pitseus, De Illustr. Angl. Scriptoribus. Richard et Giraud. Feller, Bioyr. univers.
RAINSSANT (Jean-Firmin), bénédictin, né à Suippes, près de Chàlons -sur-Manie, en 1596, mort au couvent de Lehon, près de Diuan, en Bretagne , l'an 1651 , devint en 1627 prieur de Breuil, au diocèse de Reims. L'un des dix-huit religieux chargés, en 1630, par le cardinal de Richelieu, abbe de Cluny, d'introduire la réforme dans cette abbaye, il fut nommé prieur de Ferrières, en Gàtinais, l'an 1633; mais lorsqu'en 16441a réunion de Cluny et deSaint-Maur cessa, il préféra cette dernière congrégation. Nommé, en 1645, prieur de l'abbaye de Saint- Germain-des-Prés, il assista en qualité de définiteur au chapitre de l'Ordre tenu en 1648, et il devint en 1651 visiteur de la province de Bretagne. Il a laissé : 1° Médi tut tons pour tous les jours de tannée; Paris, 1633, in-12; 1647, 1699, in-4*: — 2° Les Merveilles de Notre-Dame de Bethléem en l'abbaye de Ferrières, en Gàtinais; ibid., 1635; — 3° Lettre adressée au prince François de Lorraine .évéque de Verdun, pour l'éclaircissement du différend mû entre les bénédictins de la congrégation de Saint- Vannes et de Saint- Hidulphe; 1630, in-8». Voy. D. le Cerf, Biblioth. des Aut. de la eongrèg. de Saint-Maur. D. Calmet, Biblioth. Lorraine. Feller, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.
RAISIN {Hucemus). Il y avait dans la Palestine quantité de belles vignes et d'excellents raisins. On en peut juger par celui que rapportèrent au camp d'Israël deux hommes d'entre ceux qui avaient été envoyés pour examiner ce pays. Les voyageurs racontent qu'on fait dans ce pays trois vendanges par an. Moïse avait ordonné qu'on ne lût pas trop exact à ne laisser aucun raisin aux ceps, et que ce qui restait fût pour les pauvres. Il permettait aux passants d'entrer dans les vignes et de manger autant de raisiu qu'ils voulaient, mais
il défendait d'en emporter. Voy. Nombres, xin, 24. Deutér., xxui, 24; xxiv, 2i, 22. D. Calraet, Diction, de la Bible. J.-B. Glaire, Introd.histni . et crit., etc., tom. II, p. 122-123.
RAISON. C'est une lumière naturelle de lame qui lui fait discerner le vrai du faux, le bien du mal. C'est ce rayon de la lumière divine communiquée à l'homme pour le conduire dans toutes ses actions. C'est sur ce fondement lumineux qu'est établi le droit naturel, droit immuable et imprescriptible ; c'est de cette source féconde que découlent les principes du juste et de l'honnête. C'est sur cette base unique que portent toutes les sciences, même celles dont les objets sont surnaturels, parce que la raison fournit à l'homme des preuves qui lui persuadent la nécessité de captiver son sentiment sous le joug de la foi. Il existe une double erreur par rapport à la raison : l'une est celle des déistes, qui prétendent que la raison est le seul guide que Dieu ait donné à l'homme pour se conduire, pour se diriger et pour connaitre Dieu lui-même, en sorte qu'ils rejettent entièrement toute révélation divine; l'autre erreur est celle de certains philosophes et certains théologiens qui refusent à la raison toute espèce d'autorité : l'trique errant, dit le pape Grégoire XVI, rt ii qui omnia tribuunt fidet, rationi uil relinquunt, et ii qui omnia vindkant rationi, fidei nihil reliquum facientes. Beaucoup plus sage , l'Église veut qu'on fasse un usage légitime de la raison ; elle encourage ceux qui défendent le christianisme contre ses ennemis, et elle proclame non-seulement possible , mais nécessaire, la réfutation par la raison des doctrines antichiétiennes. Voy. Bergier, Diction, de théol. Le Diction, delà théol. cathol.
RAISS ou RAISSE (Arnold), chanoine de l'église de Saint-Pierre de Douai, né dans cette ville , mort en 1644, a laissé : 1° Auetarium ad natales sanctorum Belgii Joannis .Molani; Douai, 16'26, in-8°; — 2° llierogazophilacium Belgicum; ibid., 1628, in-8° ; c'est un traité des reliques conservées dans les Pays - Bas ; — 3° Peristromata sanctorum, ibid., 1630, in-8°; — 4° Origines Cartusiantm Belgii; ibid., 1632, in -4°; — 5° Belgica christ i ana ; ibid., 1634, in-8»; — 6° Vita B. Maria Baggice ; ibid., 1636 ; — 7« Ca> nobiarchia Crispiniensis; ibid.: — 8° Camobiarchia Ogniacensis Fr. Moschi: ibid., 1642, in-8°; — 9° Vita S. Landelini , abbatis et fundatoris Crispiniensis ; ibid.; — 10° Vita S. Ayberti , etc. Voy. André -Valère, Biblioth. Belg., édit. de 1739, in-4", tom. I, p. 104. Feller , Biogr. univers.
RAlTHU ou RAlTHO , lieu aux environs du mont Sina , célèbre dans les auteurs du moyen âge. Voy. D. Cal m et, Diction, de la Bible.
RAIUS. Voy. Raïa, n» II , et Ray , n° IL
I. RAM, fils d'Esron et père d'Aminadab, de la tribu de Juda. Voy. I Paralip., H , 9.
IL RAM. Eliu-Buzite, de la race de Ram. Dans cet endroit, Bum est mis, selon quelquesuns , pour An: iu. Eliu était de la race de Buz , fils de Nachor Araméen ou Syrien. Voy. Job, xxxu, 2, et les commentateurs sur ce passage de Job. D. Calmet , Diction, de la Bible.
' RAMA et tous ses dérivés , comme Bamalh , Bamatha, Bamoth, etc., signifie hauteur, lieux élevés. De là vient qu'il y a tant de lieux dans la Palestine ainsi nommés.
I. RAMA, ville de la tribu de Benjamin, située entre Gabaa et Béthel, vers les montagnes d'Ephraïm , à six ou sept milles de Jérusalem , du côté du septentrion. Elle subsistait encore du temps de saint Jérôme, et n'était plus qu'un
RAMB