RAME
village. Baasa , roi d'Israël , la lit fortifier, afin qu'on ne pût passer de Juda en son pays. On pense assez généralement qu'elle est la même que Ramathaimsophim , patrie du prophète Samuel, et que celle dont parle Jérémie, lorsqu'il dit que Nabnzardan, général des Chaldéens, lui donna la liberté d'aller où il voudrait. C'est encore de cet endroit qu'on explique la consolation que le Seigneur donne à Rachel de l'enlèvement de ses enfants par la bouche du même prophète. Mais il est visible que le sens littéral de ce passage ne regarde point le meurtre des saints innocents. Voy. Josué , xvm,25. III Rois, xv, 17. II Paralip., xvi, 1. 1 Rois, i, 1, etc.; xix, 21, 22, etc. Jérém., XL, 1-3. Matth., n, 18. Joseph, A ut vi.. I. VIII, c. vi. Euseb., Onomastiem. Hieronym., In Lacis hebr., in Osée, V, et in Sophon., I. Reland , Palœst. illustr., p. 448, 198, 963. D. Calmet, Diction, de la Bible.
II. RAMA ou RAMTA, RAHOLA, RAM0- THA, RAMULA, REMPTIS, RUMA, ville située au couchant de Jérusalem , entre Lidda et Joppé, selon saint Jérôme, ou entre Joppé et Jérusalem , selon les nouveaux voyageurs. Plusieurs circonstances donnent lieu de croire que c'est la môme que saint Jérôme et Eusèbe ont prise pour Arimothie.On la regarde aussi comme ayant été démembrée de la Samarie pour être attribuée à la Judée. Ainsi, quand on dit qu'elle a été bâtie depuis les croisades, cela signifie qu'elle a été seulement rétablie, fortifiée de nouveau. Voy. Matth., xxvu,57. I Machab., xi, 34. Joseph , Antiq., I. XIII, c. vra. Euseb., Onomasticon, ad voc. Amiathém, Armatha-Sophim. Hieronym., in Epitaphio Paulœ. Le P. Bernard, dans sa Relation de la Terre - Sainte , à l'année 870. Reland, Palatt. illustrata, p. 8, 288, 580, 595, 959. D. Calmet, Diction, de la Bible.
III. RAMA, ville de la tribu de Nephthali, sur les frontières d'Aser, qu'Eusèbe et saint Cyrille de Jérusalem partagent en deux, en mettant l'une dans Aser, et 1 autre dans Nephthali. Vou, Josué, xix, 29, 36. Les Septante, saint Cyrille de Jérusalem (Comment, in Zachariam). Eusèbe et saint Jérôme lisent, en effet, Rama, mais le texte hébreu porte dans les deux endroits hârdmâ. Quant a la Vulgate, elle lit Harmn, au vers. 29, et Arama au vers. 36. Voy. Reland, Palœstirut illustrata, p. 963. D. Calmet, Diction, de la Bible.
IV. RAMA ou RAMULA, ville située entre Lydda et Joppé, à vingt-quatre milles de Jérusalem, et la même que Rama , n° II. Les Latins y établirent un évèque de leur rite sur la fin du xi* siècle.
RAMATHA ou RAMATHAIMSOPHIM , ville située dans les montagnes d'Êphraïm, et patrie du prophète Samuel. Voy. I Rois, i, 19. Compar. Rama, n° I.
RAMATHLECHI. Voy. Li cm.
RAM BACH (Jean- Jacques), protestant, né à Halle en 1693, mort à Giessen l'an 1735, fut nommé professeur ordinaire de théologie à Iena en 1727. Il devint plus tard premier professeur de théologie , et premier surintendant à Giessen. Outre quelques ouvrages en allemand, il a laissé : 1° Annotationes uberiores in hagiogrnpha ; 3 vol.; — 2° Institutiones Itermeneuticœ sacra*; — 3" Commentatio de senstts mystici criteriis; Iena, 1728, in -S»; — 4° Exercitationes hermeneuticm ; ibid., 1728, in -8°; — 5* Introduciio historico-thcoloQica in Epistolam Pauli ad Romanos, cum Luthert ad hanc Epistolam prmfntione variis observationibus illustrata : Halle, 1727, in-8°; —6* Varia* Dissertationes. Voy. Richard et Giraud. Le Diction.de la théol. c'alhol.,
ui donne les titres d'un certain nombre d'écrits de Ramhach.
RAMBAM. Voy. Maïmoun.
RAMBERT ou RAGNEBERT (Saint), en latin Sanctus Ragnebertus, abbaye devenue de l'Ordre de Saint- Benoit, située dans le Bugey, au diocèse de Lyon, entre Bourg-en- Bresse et Belley. Elle fut fondée au Ve siècle par saint Domitien , son premier abbé , dans un fonds qui lui fut cédé par un seigneur nommé Latin , que le même saint Domitien avait converti de l'arianisme au catholicisme. Cette abbaye porta d'abord le nom de Saint- Orniez, martyr; puis elle prit ensuite celui de Saint-Rambert , qui y fut enterré, après avoir été massacré, non loin de là , par l'ordre d'Ébroïn. De tous les anciens monuments, il n'y a que le testament de saint Ansegise, abbé de Fontanelle en 841 , qui fasse mention de ce monastère. Il était autrefois de l'Ordre de Cluny, et les bénédictins non réformés avaient fini par l'occuper. Voy. la Gailia Christ., tom. IV, col. 244.
RAMBOUR (Abraham), protestant, né à Sedan vers l'an 1590, mort en 1651, dirigea la paroisse de Francheval, fut admis eu 1616 au nombre des pasteurs de Sedan , et y obtint en 1620 la chaire de théologie et d'hébreu. L'Académie lui décerna quatre fois les honneurs du rectorat. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° De Christo Redemi) tore ; Sedan, 1620, in-4°; — 2° Traité de l'adoration des images; ibid., 1G35, in-8°. Ses thèses, au nombre de soixante et une, ont été insérées dans le Thésaurus théologies Sedanensis de J. de Vaux , tom. II. Voy. la Nouv. Biagr. génér.
RAMEAUX ( DIMANCHE DES ), dimanche qui précède celui de Pâques , et qui est le dernier du Carême. On l'appelle aussi dimanche des Palmes, Pâques fleuries, parce que les fidèles y portent des palmes ou des rameaux bénits en procession , pour honorer l'entrée triomphante que Jésus-Christ fit dans la ville de Jérusalem huit jours avant Pàque, et dans laquelle le peuple alla au-devant de lui des palmes à la main, comme le rapportent les évangélistes. Ce même dimanche a été appelé autrefois Dominica competentium , parce que ce jour les catéchumènes venaient tous ensemble demandt>r à l'évéque la grâce du baptême, qui devait être administré le dimanche suivant. Et comme poulies y préparer on leur lavait la tête ce même jour, il fut encore nommé Capitilavium. Enfin la coutume des empereurs et des patriarches d'accorder des grâces ce jour • là le fit nommer le Dimanche d'indulgence. La cérémonie des Rameaux a passé très-vraisemblablement de la Palestine au reste de l'Orient , et de l'Orient à l'Occident. Elle était en usage dans l'Orient dès le commencement du v* siècle au plus tard; mais il n'y a pas de preuve très- évidente qu'elle ait été établie dans les Églises d'Occident avant le vi» siècle. Saint Adhelme, qui mourut en 709, témoigne qu'elle se célébrait de son temps en Angleterre, et qu'on était fondé pour ce sujet sur l'autorité légitime des anciens. Autrefois on portait à la procession des Rameaux le livre des saints Évangiles pour représenter Jésus-Christ. En quelques endroits, et surtout en Normandie, on y portait même le saint Sacrement. Voy. De Vert- Cérémon. de tEglise, tom. Il, p. 377 et su iv. Tlichard et Giraud. Ménard , Notes sur le Sacramentaire de saint Grégoire. Thomassin , Traité des Fêtes. Bergier, Diction, de théot. Pissot , Manuel du catholique. L'abbé Jacquin et Duesberg, Dictionnaire étant