‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 729 sur 1294 · RAPI · texte numérisé non relu

RAPI

I. RAPHA, fils de Béria et petit-fils d*Êphraïm. Voy. I Paralip., vu, 27.

II. RAPHA, cinquième fils de Benjamin. Voy. I Paralip., VIII, 2.

ni. RAPHA, fils de Banna, de la tribu de Benjamin. Voy. I Paralip., VIII, 37.

I. RAPHAËL , un des sept anges qui sont continuellement devant le trône de Dieu , prêts a exécuter ses ordres. Il n'est connu en particulier dans l'Écriture que par les services qu'il a rendus aux deux Tobie et à Sara, femme du jeune Tobie. L'histoire en est rapportée tout au long dans le livre de Tobie. Nous ferons seulement observer ici que l'ange Raphaël ayant pris la forme d'Azarias, fils d'Ananias (v, 18), et par conséquent le représentant et tenant sa

S lace, a pu , sans blesser la vérité , se qualifier 'enfant d'Israël (vers. 7). C'est ainsi qu'un autre ange disait au patriarche Jacob : Je suis le Dieu de Bélhel (Genèse, xxxi, 13), parce qu'il représentait le Seigneur, et parlait en son nom. Raphaël pouvait encore d'autant mieux prendre le titre d'Azarias , fils d'Ananias, que le premier de ces noms signifie Dieu aide, et le second , Dieu est propice , miséricordieux. Voy. D. Calmet, Diction, delà Bible.

II. RAPHAËL, fils de Séméi, était un des chantres du temple. Voy. I Paralip., xxvi, 7.

RAPH Aï A . lils de Joséias, et descendant de David. Vuy. 1 Paralip., m, 21.

I . RAPHAIM , anciens géants d u pays de Chanaan, dont il y avait plusieurs familles dans ce pays. On croit communément qu'ils étaient descendus de Rapha ; mais d'autres pensent que le nom de Raphaim signifie géants dans l'ancien langage de ces peuples, Il en est question dans l'Écriture. Voy. Genèse, xiv, 5. Josué, xu, 4*. xvii, 15. I Paralip., xx, 6, 7. D. Calmet, Dicton, de la Bible.

II. RAPHAlM (VALLÉE DE). Elle était fort célèbre sous Josué et sous le règne de David. Voy. Josué, xv, 8; xviu, 16. 11 Rois, V, xvm, 22; xiii, 13. I Paralip., ix, 15; xiv, 9.

RAPHANÉA, siège épisc. de la deuxième Syrie, dans le patriarcat d'Antioche, sous la métropole d'Apamée. On en connaît six évèqucs, dont le premier, Bassianus. assista au premier concile de Nicée. Voy. Lequien, Orient Christ., tom. II, p. 922. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LVI, p. 167.

RAPHANÉE , ville de Syrie. Entre cette ville et Arcé ou Arac, ville de Judée, et qui était du royaume d'Agrippa, coulait le fleuve Sabbatique. Selon D. Calmet, Raphanée est peut-être la même qu'Arphad, dont il est parlé IV Rois, Xvm, 34, etc. Voy. Joseph, De beîloJud.. L VII, c. xxiv. D. Calmet, Diction, de la Bible. Compar. Arphad.

RAPHELENGIDS. Voy. Ravlenghien.

RAPHIA, ville épisc. de la première Palestine, sous la métropole de Césarée, située entre Anthédona et Rhinocolura. Joseph, saint Jérôme, Strabon et Polybe en font mention. C'est près de cette ville qu'Antiochus le Grand fut vaincu et son armée défaite par Ptolémée IV Philopator. Cette ville a eu trois évèques, dont le premier, Romain, assista en 431 au premier concile d'£phèsc. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. [Il, p. 630.

RAPHIDIM. station ou campement des Israélites dans le désert, près du rocher d'Oreb. Ce fut de ce rocher que Moïse tira de l'eau , en le frappant par l'ordre de Dieu , pour soulager la soif qu'endurait le peuple dans ce désert.

Saint Paul dit que ce rocher les suivait dans leur voyage, et qu'il était la figure de Jésus- Christ, "soit que l'eau les suivit, ou qu'ils suivissent le courant de cette eau, ou que, comme le pensent les rabbins et quelques anciens Pères, on traînât la partie de ce rocher d'où l'eau sortait, à la suite du camp. Quoi qu'il en soit, il est certain que l'eau manqua encore au campement de Cadesbarné , ce qui excita de nouveaux murmures dans Israël. Ce fut dans le même campement que Josué remporta la fameuse victoire sur les Amalécites. Voy. Exode, xvm, 1-7. I Corinth., x, 4. D. Calmet, Diction, delà Bible. J.-B. Glaire .qui, dans les Livres saints vengés, tom. L p. 429 et suiv., s'attache à maintenir la vérité du miracle contre les rationalistes, et la réalité du fait historique contre les mythologues.

RAPHOE (Raphoa). Voy. Rapoe.

RAPHON. ville située au delà du Jourdain, sur un torrent, près de Carnaïm. Ce fut là que Judas Machabée défit l'armée de Timothée. l'oy. I Machab., v, 37-45; xii, 20. D. Calmet, qui, dans son Diction, de la Bible, fait quelques observations assez étendues sur le passage du torrent de Jabok et sur la défaite de Timothée, près de Raphon, par Judas Machabée.

RAPHU , de la tribu de Benjamin, et dont le fils Phatti fut un de ceux que Moïse envoya pour explorer U terre de Chanaam. Voy.

Nombr., xm, 10.

RAPIN (René), jésuite, né à Tours en 1621 , mort à Paris Tan 1687, excella dans la poésie latine. Outre beaucoup de poésies, il a laissé un grand nombre d'autres ouvrages, parmi lesquels : 1° De Nova Doctrina disserlatio, seu Evangelium Jansenisiarum : Paris, 1656, in-8°; — 2° L'Esprit du christianisme; ibid.,1672, 1683, in-12; — 3° La Perfection du christianisme ; ibid., 1673, 1677, in-12; — 4° L'Importance du salut; ibid., 1675, 1690, in-12; — 5° La Foi des derniers siècles; ibid., 1679, 1702, in-12; trad. en allemand et en espagnol ; — 6* Les Artifices des hérétiques; ibid., 1681, 1726, in-12, csest une traduction libre du traité De Frawltbus hœreticorum du P.Gilles Estrix ; — 7» La Vie des prédestinés dans tétemité; ibid.,1684,in-4° et in-12. Tous ces écrits ont eu de nombreuses éditions; Amsterdam, 1693, 2 vol. in-12; 1709-1710, 3 vol. in-12; La Haye, 1725,3 vol. in-12. Voy. \eJoum. des Savants, 1665, 1666, 1671 , 1677, 1679, 1681, 1682, 1681, 1705, 1709 et 1713. Nicéron, Mémoires, tom. XX XII Le P. Bouhours, Vie du P. Rapin, tom. II des Poemata , édit. de 1723. Richard et Giraud. Feller. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

I. RAPINE ( H<i}nn<i ). usurpation violente du bien d'autrui qui se fait en présence et contre la volonté du maître auquel il appartient. Ainsi la rapine ajoute au vol une injure faite à la personne à laquelle on arrache ignominieusement son bien ; d'où il peut arriver qu'un voleur pèche mortellement à raison de la rapine, et non point à raison du vol. On se rend coupable de rapine en refusant aux mercenaires leur juste salaire, en vendant la justice ou en exerçant l'usure, en fraudant ses créanciers, etc. Voy. Collet, Moral., tom. I.

II. RAPINE (Charles), religieux récollet, né à Nevers , vivait au xvii' siècle. Il fut professeur en théologie et provincial des Récoflets de la province de Saint-Denis, en France. On a de lui, entre autres écrits : !• Les Constitutions de sa province; 1629; — 2» Exposition de la Règle de saint François, tirée de ses paroles et de sa

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