RAPT
HASP
doctrine; Pari», 1640; — 3» Annales ecclésiastiuues de C hélons en Champagne; ibid., 1636, w&\ — 4° Histoire générale des Frèi-es Mineurs appelés RecoUets, Hé formés ou Déchaux; ibid., 1631,in-foL; — 5° Exposition mystique des cinquante premiers Psaumes; ibid., 1632, iti-8»; — 6° Paraphrase sur toutes tes Êpitres de saint Paul, avec une introduction à la doctrine de cet anUre. Voy. le P. Jean de Saint- Antoine, Biblioth. urnv. Francise, tom. I, p. 256. Moréri, Diction, histor. Richard et Giraud.
III. RAPINE (Claude), religieux célestin, né dans le diocèse d'Auxerre, mort en 1493, fut supérieur de son Ordre, et travailla a la réforme de plusieurs monastères d'Italie. On a de lui : 1° De Studiis monochorum ; — 2° Traité de la vie contemplative ; — 3* Dr Studiis philostiptua; et t/teologiœ; — 4° De Contractibus pensionariis vel imsualibus , etc. Voy. le P. Becquet, Hid. des Célestins de la congrégat. de France. L'abbé Lebeuf , Mém. concernant l'Hist. ecc/és. et civile d'Auxerre, tom. II, p. 500. Richard et Giraud.
RAPOE ou RAPHOE (Raphua), ville épisc. ou gros bourg d'Irlande, aupelc aussi Tirconnel, parce qu'il est situé dans le comté de Tirconnel. L'évêché fut érigé au vi' siècle sous la métropole d'Armagh , dont il est encore aujourd'hui su lira gant. \uy. de Commanville, P* Table alp/iabét.,p. 196. Gaet. Moroni, vol. LVI, p. 168.
RAPOLLA, petite ville épisc du royaume de Naples, dans la Basilicate, située sur une montagne près du mont Apennin. Son évôché fut uni à celui de Melll, en 1528, par le pape Clément VII. Son premier évéque, ÏJrsus, siégeait en 1779, sous le pape Grégoire VII. Voy. U g h e 1 1 i , Uni. sacr., tom. Vil, p. 8, s. Richard et Giraud. Gaet, Moroni, vol. LVI, p. 168-171.
RAPSODOMANCE, divination qui se faisait en tirant au sort dans un poète, et prenant l'endroit sur lequel on tombait pour une prédiction de ce que l'on voulait savoir. Saint Augustin en parle dans ses Confessions, 1. IV, c. xxiu.
RAPT (Raptus), enlèvement qu'on fait d'une personne d'un lieu en un autre, soit pour l'épouser, soit pour avoir avec elle un commerce illicite, soit que l'enlèvement se fasse par le ravisseur même ou par d'autres de sa part, suit qu'on enlève la personne par une violence physique ou morale et la voie de la crainte et des menaces graves. Le rapt peut se faire a l'égard d'un jeune homme de même qu'à l'égard d une femme ou d'une lille. Il y a deux sortes de rapt, l'un forcé, l'autre volontaire. Le volontaire,
2u'on appelle aussi rapt de séduction ou de suornation, est celui par lequel on engage une personne, à force de sollicitations, de présents ou de promesses, à sortir de la maison paternelle, ou de celle dans laquelle elle est placée par autorité, pour se mettre sous la puissance du ravisseur. Ces deux espèces de rapt étaient autrefois également punies de mort par les lois civiles, comme on le voit par la loi de Justinien. Le rapt, considéré par rapport au mariage, est un empêchement dirimant dont l'origine est très-ancienne. Aussi, comme le disent les canonistes, quand le concile de Trente a déterminé que le rapt serait un empêchement dirimant, il n'a fait que renouveler les canons de l'Église. (Gloss. in C. Accedens de Raptonbus). Quant i la question de savoir si le rapt de séduction est un empêchement dirimant, les théologiens ne s'accordent pas ; les uns se prononcent pour l'affirmative, les autres, pour la négative. On peut voir dans les Traités du mariage les raisons qu'on fait valoir de part et
d'autre. Voy. Cone. Trident., sess. XXIV, e. 71,
De Refurmatione Matrimanii. La Combe, Junsprud. cauoniq., au mot Rapt. Lametet Frornageau. Diction., au mot Rapt. Collet, Moral., tom. IV, p. TOI et suiv. Richard et Giraud, L'abbé André, Cours alphabét. de droit canon.
RASCHI. Voy. Jarciu.
RASER. Il y avait plusieurs circonstances dans lesquelles les Hébreux se rasaient la barbe, les cheveux et quelquefois tout le corps. l°Une
femme prise à fa guerre se rasait la tête, lorsqu'elle devait épouser un Juif. Pendant le deuil et les calamités, les Hébreux et les peuples voisins de la Palestine se rasaient; mais il était défendu aux prêtres et aux nazaréens de le faire ; et un nazaréen qui se trouvait obligé par quelque raison de se raser, devait recommencer les exercices de son nazaréat. Voy. Nombres, vi, 9, 18; «in, 9. Lévitiq., xiv, 8, 9; xxi, 5. Deutér., xxi, 12. Jérémie, xlviii, 37. — 2» Ra<er toute lu barbe et tous les cheveux, ou la moitié de la barbe et des cheveux, était une insulte qu'on sait que David vengea sur Hanon,roides Ammonites, qui avait fait cette injure à ses ambassadeurs. Voy. II Rois, x, 4. I Paralip., xix, 4. — 3° Raser signifie encore, dans l'Ecriture, exercer sa vengeance contre quelqu'un. Jérémie désigne les Arabes voisins de la Judée r leur manière de se raser la tête. Dieu déi son peuple de les imiter, sans doute parce qu'ils agissaient ainsi en l'honneur d'une divinité profane. Voy. Isaïe, VU, 20. Jérém., IX, 26. Lévitiq., xix, 27.
RASET (Anselme), capucin de la province de Toulouse, vivait au xvu* siècle. On a de lui : Entretiens spirituels de Théoplule et d'Olympe; Toulouse, 1687, 4 vol. in*. VoyAe P. Jean de Saint-Antoine, Bibirnlh. univ. Frajteisc., tom. I,
RASIN , roi de Syrie. Ce prince se ligua avec Phacée, (ils de Homélie, contre Achat, et tous deux remportèrent sur ce dernier de grands avantages. Rasin fut enfin mis à mort par Té
glath-Phalasar, qu'Achaz avait engagé a venir a son secours. Voy. IV Rois, XV, 37, 38; xvi,
5,6. etc.
RASKOLNIKS. Voy. RosKOLMKS.
RASPERGER (Christophe), protestant allemand du xvi* siècle, a donné deux cents Explications de ces paroles de Jésus-Christ : Ceci est mon corps, contre les erreurs de ceux qui se disent évangéliques, Ingolstadt, 1577.
I. RASPÔNI (Cesare), cardinal, né à Ravenne en 1615, mort à Rome l'an 1675, étudia le droit canonique , se lit recevoir docteur, et prit possession, en 1636, d'une prébende de la collégiale de haint-Laurent M Damaso, qu'il échangea en 1643 contre un canonicat de Saint- Jean-de-Latran. Chargé de plusieurs négociations importantes par Innocent X et Alexandre VII , il s'en ucquitta toujours avec la plus grande prudence; aussi fut- il nommé cardinal en 1666, et Chargé l'année suivante de gouverner le duché d'Urbin. Il a publié : Historia basilicee S. Joannis Laterani; Rome, 16S6, 4 vol. in-fol. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
H. RASPONI (Dona Felicie), née à Ravenne en 1523, d'une famille illustre, morte l'an 1579, se rendit célèbre par son savoir. Elle apprit hi langue latine, étudia la philosophie de Platon et cejle d'Aristote, l'Écriture sainte, les Pères de l'Église, et soutint des thèses latines avec les hommes les plus savants de son époque. Douée d'une beauté rare, et comblée des biens de la fortune, elle ne voulut cependant jamais se marier. Félicie était extrêmement pieuse,