RAVI
particularités qui semblent n'avoir d'existence
Îue dans l'imagination de l'auteur. Voy. Feller, 'iogr. univers.
RAUSIN (Étienne), docteur en droit, né dans le duché de Luxembourg, mort à Liège en 1659, Ait député par cette dernière ville vers l'empereur Ferdinand It, pour des affaires importantes. Il a laissé : 1» Récit abrégé de sa députatim et de h contestation qui s'était élevée entre la ville de Liège et févéque prince de la même ville; Liège, 1629, in-4»; — 2* Leodium Ecclesia cathedralis, sive de dominio, regulibus , mero mix toque imperio, et omnimodo jurisdictione episcopo et princivi Eburonum competentibus in urbe Leodiensi S. R. imperio médiate subjecta , tibri duo; Namur, 1639, in-4»; Liège, 1660. Voy. André-Valère, Bibl ton i - II, p. 1108.
Liège,
dré-Valère, Biblioth. Betg., édit. de 1739, in-4°,
RAUTENSTRAUCH (François-Êtienne de), bénédictin allemand, né l'an 1734 à Platten.cn Bohême, mort à Erlau, en Hongrie, l'an 1785, enseigna dans son Ordre la philosophie, le droit canon et la théologie. On sait qu'à cette époque une nouvelle doctrine qui rabaissait l'autorité spirituelle pour relever celle des princes, s'introduisait en Allemagne. Dom Rautenstrauch en avait adopté les principes, il les enseignait dans ses leçons et les consacrait dans ses livres. C'était un joséphiste accompli. On explique facilement ainsi la promptitude avec laquelle il devint prélat de Braunaù, directeur de la faculté de théologie , membre de la commission des livres et des études à Prague , enfin conseiller de la chancellerie austro-bohémienne à Vienne. On a de lui : 1° la traduction d'une brochure française intitulée Représentation à S. S. te pape Pie VII; représentation dans laquelle on demandait au pape, entre plusieurs autres choses semblables, de bannir aussi bien la tyrannie des croyances que l'incréitulité; — 2° Considérations patriotiques ; l'auteur y dépouille le Pape de tous ses droits pour les attribuer aux empereurs; — 3" Institutio juris eccles.; Prague, 1769, 1771. Synopsis juris eccles.: Vienne, 1776; — 4e des Prolégomènes sur le droit ecclésiastique universel et sur le droit ecclésiastique d'Allemagne ; — &• Instruction adressée à toutes les facultés de théologie des États héréditaires de letnpereur ; 1776, 1784. Voy. Feller, Biogr. univers. Le Dietton. de la théol. cathol.
RAVANEL (Pierre), théologien protestant, ne à Uzès, mort vers l'an 1680, fut ministre a Sauzet, dans le département du Gard. On a de lui : 1° BibliotUecn sacra , sive thésaurus Scriptural canonicce amplissimus ; Genève, 1650, 16G0, 2 vol. in-fol.; — 2° Additamenta nova ad Bibliothecam sacram ; ibid., 1685, in-fol. Cette Bibliothèque, en forme de dictionnaire, indique le sens propre et le sens figuré de tous les mots contenus dans l'Ancien et le Nouveau Testament; elle résout les difficultés archéologiques, historiques et dogmatiques auxquelles a donné lieu un grand nombre de ces expressions. Voy. La Nour. Biogr. génér.
RAVARLSCIR ou R1VARDSCIR, siège épisc.
de la province de Perse , au diocèse des Chaldéens. On en connaît deux évéques, Siméon et Rabaeus, qu'on trouve parmi les métropolitains de la province de Perse. Voy. Lequien, (Jriens Christ., tom. II, p. 1200.
RAVELL0 (Ravellum et Rabeltum), ville épisc. de la principauté Citérieure, dans le royaume de Naples, située à deux milles dé la Scala. Ce siège fut établi en 1086, et uni en 1603 à celui delà Scala. Voy. Ugheili, liai, sacra, tom. 1,
-VI, p. 177-
E. 1181. Richard et Giraud. Gaet. Moroni. vo VI. p. 175-177.
RAVENNE ( Ravenna ) , ville archiépisc. de l'État de l'Église , et capitale de la Romagne. Son église a eu, dès le ni* siècle, des évôques qui , dès le vi«, ont pris le titre de métropolitains; ils ont toujours été en grande réputation en Occident, à cause de la dignité temporelle dont cette ville a joui. Le premier évèque de Ravenne fut saint Apollinaire, un des soixantedouze disciples de Jésus- Christ. Saint Pierre l'ordonna l'an 50. De l'an 419 à l'an 1317, vingttrois conciles ont été tenus à Ravenne. Voy. Ugheili, Ital. Sacra, tom. II. p. 323. Baluze, m Co/lect. La Regia, tom. XXIV, XXVIll, XXIX. Labbe, tom. VI, IX, XI. Hardouin,tom. VI, VII. Le P. Mansi, Supplém., tom. I, col. 1815. De Commanville, /" Table alphabét.,p. 197. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. L> 256. Le Diction, de ta théol. ca'hoi.
RAVESTE1N ou RAVESTETN (JosseY, en latin Jodocus Tiletanus. théologien, né à Tielt, en Flandre, vers l'an 1506, mort à I. ou vain en 1571, professa la théologie dans cette dernière ville, et fut envoyé par Charles-Quint au concile de Trente, puis au colloque de Worms, où il se distingua par son savoir et sa modération. Il se montra toujours zélé défenseur de l'Église et fort opposé aux erreurs de Baîus. Ses principaux écrits sont: 1» Confessionis édita? a ministres Antwerpiensibus Confiitatio ; Louvain,1567, in-8*; — 2° Apologia catholica confvtationis, etc.; ibid., 1568, in-8»; apologie dirigée contre les Centuries de Mngdcbowg ; — 3° Apologiœ Decretorum concitii Trvtentini de Sacrnmentis; ibid., 1568-1570, 2 vol. in-12. Voy. André- Valère, Biblioth. Belg. Paquot, Mémoires pour servir à l'Hist. des Pays-Ras.
RAVIGN AN ( Gustave - François - Xavier DELACROIX DE),iésuife,néà Bayonne en1795, mort à Paris l'an 1858, fut reçu licencié en droit, et nommé conseiller-auditeur i la cour royale de Paris, puis substitut près le tribunal de la Seine. Il nous souvient encore de l'impression profonde que fit sur l'esprit de ses collègues le talent du jeune magistrat. Eh bien, c>st au moment même où le monde lui offrait le plus brillant avenir, qu'il donna sa démission pour entrer au séminaire de Saint-Sulpice, et de là au noviciat des Jésuites à Montrouge. Il fut bientôt choisi pour enseigner la théologie à Saint-Acheul, puis a Brieg, en Suisse. Mais, justement persuadés que le ministère de la parole était le mieux assorti à son talent, ses supérieurs l'appliquèrent à la prédication. Le P. de Ravignan commença donc par évangéliser quelques villages suisses, et parut ensuite dans les chaires de Chambéry, de Monthey, de Saint- Maurice, etc. En 1835, il prêcha dans la cathédrale d'Amiens, l'année suivante dans l'église de Saint-Thomas-d'Aquin, à Paris, pendant le carême. Enfin, en 1837, M. de Quélcn |c chargea des conférences qu'il avait établies a Notre- Dame spécialement pour les hommes, et qui avaient été faites auparavant par l'abbé Lacordaire. Ainsi le P. Havignan s'acquitta de ces conférences pendant dix années de suite, de 1837 à 1848, et ce fut là surtout que par la force de sa pensée , par la logique de ses raisonnements, il acquit une réputation incontestée d'orateur sacré. On a du P. de Ravignan : i'De l'Existence et de l'Institut des Jésuites; Paris, 1844, in-8°, et in-12, 1855, in-8», 7« édit.; ouvrage inspiré par les circonstances ; on sait qu'à cette époque la compagnie de ' en butte à des