‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 735 sur 1294 · RAYN · texte numérisé non relu

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comme toujours , aussi niaises que fausses et

injustes ; — 2° Conférence préchie à Touiouse ; Paris, 1845, in-8°; — 3» Clément XIII et Clément XIV; ibid., 1854, 2 vol. in-8°. On a encore du P. de Ravignan une Oraison funèbre de M. Quélen, archevêque de Paris; mais, il faut le dire, cette Oraison funèbre n'a pas été imprimée telle qu'elle était sortie de la main de l'auteur; le roi Louis- Philippe, monarque très- libéral, comme on sait, ayant exigé que le manuscrit lui fût soumis et y ayant fait plusieurs retranchements. Voy. le P. de Ponlevoy, Le R. P. de Ravignan. H. de Saint- Albin, Vie du R. P. de Ravignun. Maris de Dampierre, ls R. P. de Ravignan. L'Ami de la Religion, ann. 1 858. La Nouv. Biogr ^géner.

RAVIR. Ce mot, qui signifie communément àter à quelqu'un quelque chose par violence , se prend dans la Bible en différentes acceptions. Ainsi : 1* il exprime quelquefois le rapt d'une femme, comme dans Genèse, xxxrv, 2. Proverb., xi, 24; — 2» être ravi au ciel, ainsi que saint Paul le dit de lui-même, c'est être élevé dans un état surnaturel jusque dans le paradis, quoique le corps demeure sur la terre ; — 3° ce

Ïue dit Jésus-Christ, que, depuis Jean-Baptiste, f royaume du ciel souffre violence, signifie ou les violences dont il faut user envers soi-même pour arriver au souverain bonheur, ou la violence que font les méchants â la vérité que le Sauveur a annoncée, et qu'on peut appeler son royaume, ou enlin cela veut aire que Dieu ne refuse l'entrée du ciel a aucun de ceux qui se font de justes violences pour y arriver. Voy. 111 Rois, xxn, 33. Il Corinth., xil, 2, 4. Mat th., xi. 12. D. CalmeL, Diction, de la Bible.

RAVISSEMENT, en tenne de théologie mystique, est un transport de l'âme causé par une forte opération du Saint-Esprit, qui tire l'âme tout à coup hors d'elle-même, l'enlève et lui fait perdre l'usage des ?ens. Voy. Extase. RAVIUS (Chrétien). Voy. Rad (Chrétien).

RAVLENGHIEN ou RAULENGHIEN ( François), en latin Raphelengtus , hébraïsant et imprimeur, né à Lannoy, dans la Flandre wallonne, en 1539, mort à Leyde en 1597, enseigna le grec à Cambridge, et se rendit dans les Pays- Bas, où il entra comme correcteur dans l'im-

Crimerie de Christophe Plantin, dont il épousa i fille en 1565. Il rendit de grands services à son beau-père en enrichissant de préfaces et de notes les livres qu'il publiait, et surtout en l'aidant dans l'impression de la Bible polyglotte, entreprise en 1571 par ordre de Philippe II. Plus tard il dirigea l'imprimerie qui avait été établie à Levde par son beau -père. Dans la suite, il étudia l'arabe, et il fut chargé par les curateurs de l'université de Leyde d'enseigner la langue hébraïque, ce dont Havlenghien s'acquitta avec beaucoup de succès. On a de lui plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : I8 Thesauri Imguœ hebraica S. Pagnini Epi tome; Anvers, 1572, in-8°, eidinsV Apparatus, tom. I; il a été plusieurs fois réimprimé depuis; — 2° Varia* Ltctiones et emendationes in chnldaieam Bibliorum paraphrasim, dans la Polyglotte d'Anvers; — 3° une édition du Nouveau Testament syriaque, en lettres hébraïques, sans points-voyelles; Anvers, 1575, in-4°. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XXXVI. Teissier, Éloges. Sweei t, Athen. Belgicœ. Feller. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

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