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REMI

des ecclésiastiques de saint Sulpice, évèque de Bourges, puis dans le monaslère de Solignac, situé a deux lieues de Limoges, bâti nouvellement par saint F.loi, qui l'en établit le premier abbé; il y lit fleurir la discipline monastique. Saint Sigebort, qui régnait en Austrasie, l'appela bientôt auprès de sa personne, et le choisit pour gouverner une abbaye qu'il avait fondée à Cougnon, dans le diocèse de Maastricht. L'an 652, Bemacte devint évèque de cette ville, et il s'acquitta de ses fonctions épiscopales avec tout le rèle d'un saint pasteur. 11 quitta son siège en 660, et termina ses jours dans le monastère de Stavelo , dont il prit la conduite, et où un grand nombre de personnes se sanctifièrent. Dans le diocèse de Maeslrieht, on célèbre , le 3 septembre , sa féte principale. Vny. I). Mabillon, Art. des saints bénédict., t. IL Richard et Giraud. Feller, Bioor. univers.

REMBERT ou RIMBERT (Saint), m-élat, né en Flandre, mort le 11 juin 888, fut élevé à l'abbaye de Turhount, et devint le compagnon et le confident de saint Anschaire. évèque de Brème, à qui il succéda dans son évêché l'an N56. Rembert alla immédiatement prendre l'habit religieux dans la nouvelle Corbie, et cette nouvelle profession lui donna des forces nouvelles pour le ministère épiscoual. Outre les soins qu'il prit des églises de Danemark . de Suède et de la basse Allemagne jusqu'en Frise, il travailla aussi à la conversion des peuples de la Pornéranie; il signala sa charilé envers les pauvres, et principalement à l'égard des captifs. On a de lui : !• Viede saint Anschaire; — 2°plusieurs ouvrages de piété. Quelques églises d'Allemagne célébraient autrefois sa fêle le 11 juin, mais elle est tmrquée au 4 février dans le Martyrologe romain. Voy. Bolland. D. Mabillon, / V Siècle bénédict.

REMEDIBS. Voy. Rémi, n» IV.

RÊMEIA, fils de l 'haros, un des Juifs qui renvoyèrent les femmes étrangères qu'ils avaient épousées pendant la captivité de Babylonc , en violation de la loi mosaïque. Voy. 1 Esdr., X, 25.

REMENSIS CI7ITAS. Voy. Reims.

REMERVILLE ( Joseph - François de), sieur de Saint-Quentin, historien et antiquaire, né à Apt vers l'an 1650, mort en 1730, fut un des huinrnes les plus versés dans les antiquités de la Provence. Outre plusieurs écrits purement littéraires, il a laissé : 1° Dissertation sur t'évt-'fue Léonce, à qui Cassien adressa ses premières conférences; Apt, 1683; réimprimée dan* les Pièces fugitives de d'Aiglemont et dans le Dictionnaire de Provence d'Achard ; — 2° Canons du concile tenu ù Apt en 1365; 1701; — 3» Histoire religieuse d'Apt; manuscrit conservé dans la bibliothèque du séminaire d'Avignon; — 4* Dusertatton historique sur les reliques de sainte Anne; manuscrit autographe de 104 p., gardé dans les archives de l'église d'Apt. Voy. le P. le Long, Bibiioth. historique de la France, édit. h oulette. Achard, Diction, de Provence. Expilly, Diction, des Guules et de France, art. Albici et Apt. La Souv. Biogr. génér.

REMESAL (Antonio de), dominicain, né à Allai i / , dans la Galice, vivait du XVP au xvii* siècle. 11 se fit recevoir docteur en théologie à Salamanque, et fut envoyé en 1613, dans l'Amérique centrale. On a de loi : Uistoria de la

Ï-ovincia de Sun- Vicente de Chiapny Guatemala; adrid, 1619, in-fol.; ouvrage estimé , et dans lequel on trouve beaucoup de détails sur l'état, les mœurs et la religion du Guatemala à cette

époque. Voy. le P. Êchard, Scriptor. Ord. Prœdie., tom. Il, p. 412. Richard et Giraud. La Nouv.

fî,REMESIANA ou REMESSIANA, ville épisc.

de la Dace-Méditerranée, sous la métropole de Sardique.au diocèse de l'IUyrie orientale. On n'en connaît que deux évéques, dont le premier, saint Nicétas, contemporain de saint Jérôme et de saint Paulin, est mentionné au 7 janvier dans le Martyrologe romain , et le second , Diogenianus, assista au il* concile d'Éphèse. Aujourd'hui Remesiana est un simple évôché m purfibus. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. Il, p. 306. Gaet. Moioni, vol. LYII, p. 123.

I. REMI (Saint), apôtre des Français et archevêque de Reims, né à Corn y, dans le Laonnais, vers l'an 439, mort, suivant l'opinion commune, le 13 janvier 533, quitta la maison paternelle pour se retirer dans une solitude éloignée, afin d'y mener une vie plus parfaite ; mais on l'en fit sortir en 461 , pour le Dlacer sur le siège de Reims. Sa conduite fut admirable pendant son épiscopat, et il se montra toujours occupé de la prière, de la méditation de l'Ecriture sainte, de l'instruction de son peuple et de la conversion des infidèles et des hérétiques. L'événement le plus remarquable de son épiscopat fut la conversion de Clovis et d'un grand nombre de Français, qu'il baptisa le jour de Noël de l'an 496. Il assista plus tard à un concile assemblé dans les Gaules, et où il confondit un évèque arien. Il ne nous reste de lui que

Îuelque* Lettres, qui se trouvent dans le Pere abbe, Collect. des Conciles, tom. IV, et dans V Histoire de la métropole de Reims, par D.Guillaume Marlot, prieur de Saint-Nicaise. On célèbre sa fête le 13 janvier. Voy. Sidouius, Epist. VU. lib. IX. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. III. D. Ceillier, Hist. des Aut.sacr. et ecclés., tom. XVII, p. 141 et suiv. De Cerisiers, Les Heureux Commencements de la France chrétienne sous tapôtre de nos roi* (saint Rémi). La Ga//ia Christ., tom. IX. Le P. Longueval, Hist. de l'Église gallicane , tom. IL Richard et Giraud. Feller. Michaud, Biogr. univers. A. Aubert, Hist. de saint Rémi, 1819, in-18. La Nouv. Biogr. génér.

IL REMI (Saint), archevêque de Rouen, mort le 19 janvier 771 ou 772, était, selon les uns, frère de Charlemagne, et, selon les autres, fils naturel de Charles- Martel et frère utérin de Pépin le Bref. Il prit l'habit religieux au mont Soracte, en Italie, d'où il passa au monastère du Mont-Cassin. Promu à 1 épiscopat vers 753, il fit plusieurs établissements pieux, et dota ou orna plusieurs églises. Quoique son nom ne se trouve dans aucun martyrologe, on célèbre sa fùte à Rouen le 19 janvier et le 15 mai. Voy. Dadré-i Chnmal.hislor. des archevêques de Rouen.

III. REMI (Saint), archevêque de Lyon, mort dans cette ville le 2S octobre 875, monta sur le siège de Lyon en 852. 11 assista aux conciles de Valence en 855, de Langres et de Savonières en 859, de Touzi en 860, de Soissons en 866, de Verberie en 869, de Reims en 871, et à ceux de Chàlon-sur-Saône en 873 et 875. On a de lui : 1» Réponse aux trois lettres de Raban, archevêque de Mayence, d'Hincmar de Reims et de Padrule, au sujet de la condamnation de la doctrine de Gothescalc; cette réponse se trouve dans la Biblioth. magna Patrum, tom. XV, et dans Vindiciœ Prcedestinationis , 1650,2 vol. in-4»; — 2° Résolution d'une question de la condamnation générale de tous les hommes par Adam, et de ta délivrance de quelques élus par Jésus- Chri si ; — 3* De l'Attachement inviolable à la vérité de l'Ê-

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