‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 753 sur 1294 · V. REMI. Voy. Reims · texte numérisé non relu

V. REMI. Voy. Reims

VI. REMI D'ADXERRE, moine de l'abbaye de Saint -Germain de la même ville, mort, comme on croit, en 908, dirigea l'école de son monastère après la mort du vénérable Héric, son maître, fut appelé à Reims pour y rétablir les études, et vint en 900 à Pans, où il ouvrit la première école publique. Il a laissé des ouvrages purement littéraires et des écrits religieux ; nous citerons parmi cesderniers : l°Commentarius m Genesim, publié par D. Bernard Pei dans ses Anecdota, tom. IV ; — 2» Commentarius in Psalmos . Cologne, 1536, in-fol., et dans les Bibliothèques des Pères de Lyon et de Cologne;— 3° In Canticum canticorum; Cologne, 15 19; — 4* In Dtiodecim Prophetas minores; Anvers, 1545; — 5° In Epistolas S. Pauli; commentaire qui a eu de nombreuses éditions, et

rl'on trouve dans la Biblioth. des Pères, édit. Cologne; — 5° In Ajmcalypsim ; Paris, 1621 et 1640; Cologne, 1624; - 6» Expositio Missœ , dans la Bibliothèque des Pères, tom. VI, édit. de 1589, et tom. XVI , édit. de 1667. Voy. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XIX, p. 482 et suiv. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. VI. Papillon, Biblioth. des Aut. de Bourgogne. L'abbé Lebeuf, Mèm. pour servir à FHist. ecclés. et civile d'Auxerre, p. 481. Richard et Giraud. R. Hauréau, nui a consacré un excellent article à Hemi dans la Nt»n>. Biogr. génér.

VIL REMI DE LUNÊVILLE et REMI DE RHEIMS. abbayes. Voy. Remy, n" I et IL

REMINGT0N ou RIMST0N (Guillaume), religieux anglais de l'Ordre de Citeaux et docteur de l'université d'Oxford, vivait vers l'an 1390. Il fut un zélé défenseur de la doctrine de l'Eglise, et combattit avec force les Wicléfites ainsi que les autres hérétiques de son temps. On a de lui : Ie Dialogue du catholique et de l'hérétique; — 2« Conctusiones catholtcar. Voy. Pitseï», DelUustr. Angl. Scriptar.

REMIREM0NT (ABBAYE DE). Cette abbaye, située à Remiremont, ville de Lorraine, fut fondée vers l'an 620 par saint Remarie, prince du sang royal, pour des lilles de distinction. C'étaient des chanoinesses qui suivaient une règle particulière, approuvée par le concile d'Aix-la-Chapelle en 816. Les simples chanoinesses ne faisaient aucun vœu ; mais celles qui avaient quelque charge en faisaient de simples, et l'abbesse en faisait de solennels, à moins qu'elle n'obtint dispense du pape. Cette abbesse était princesse du Saint-Empire. Il y avait dans

l'abbaye soixante-deux prébendes. Les preuves de noblesse devaient remonter au delà de 200 ans. Voy. le Diction, ecclès. et canon, portatif.

I. REMISSION (Remissio), terme qui se prend quelquefois pour la remise dos dettes et l'abolition de la servitude. Pendant l'année du jubilé ou l'année sabbatique, on rendait la liberté aux esclaves, et chacun retournait dans ses héritages. Dans saint Luc, Jésus-Christ s'est appliqué ces paroles d'Isaïe : « L'Esprit du Seigneur est sur moi... il m'a envoyé... annoncer aux captifs leur rémission (prtrtfimre captivis indulgentiam) et l'année favorable du Seigneur (nunum placabilfin Domino). Dans le style ordinaire, c'était l'année jubilaire; mais, dans la bouche du Sauveur, ces paroles annonçaient au genre humain tout entier une rémission ou un affranchissement bien plus important que celui qui était accordé aux Juifs dans l'année du jubilé. Plusieurs auteurs ont remarqué que l'année de la mort de Jésus-Christ fut une année jubilaire, et que ce fut la dernière, parce que Jérusalem fut détruite et la Judée dévastée par les Romains avant la 50e année suivante. Voy. Lévitiq., xxv,

10 et suiv. Deutér., xv, 1 et suiv. Isaïe, lxi, 1-2. Luc, iv, 18-19.

IL REMISSION , signifie encore la remise ou l'exemption des impots et des tributs. Vuy. I Machab , un, 34.

III. RÉMISSION désigne aussi l'abolition de la faute ou de l'impureté légale qu'une personne avait contractés, et qui s'effaçait par des purifications , par des offrandes, parues sacrifices. C'est dans ce sens que saint Paul dit que dans l'ancienne loi il n'y avait point de rémission sans elliision de sang. Voy. Hébreux, ix, 22.

IV. RÉMISSION, se prend enfin pour le pardon des péchés. Dans plusieurs endroits du Nouveau Testament, il est dit que le sang de Jésus-Christ a été répandu pour nous procurer la rémission des péchés. Or la rémission des péchés est l'objet du dixième article du Symbole des Apôtres, article par lequel nous faisons profession de croire que l'Église a le pouvoir de remettre les péchés. Voy. Marc, 1, 4. Luc, i il, 3. Ephés., i, 7. Coloss., 1, 14. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.

REMM0MPHARÈS, campement des Israélites dans le désert. Voy. Nombres, xxxm, 19.

I. REMM0N, ville de la tribu de Si méon ; c'était probablement la même que celle que Josué attribue à Juda. On sait que plusieurs ville» de Juda furent cédées à Siméon. Voif. Josué, xv, 32; xix, 7. I Paralip., iv, 32. D. Calmet, Diction, de lu Bible.

IL REMM0N, ville de la tribu de Zabulon. Voy. Josué , xix , 13. Elle est nommée dans le premier livre des Paralipomènes (vi , 77) Remmono, ville lévitique , et Damna dans Josué (xxi , 35). Quelques-uns n'en font qu'une seule ville avec Amthar (Josué, xix, 13), mais nous croyons que c'est par erreur; les bonnes édi» tions de la Vulgate les séparent par une virgule.

III. REMM ON, rocher où les enfants de Benjamin se sauvèrent après leur défaite. Voy. Juges, xx, 45; xxi, 13.

IV. REMM0N, idole des peuples de Damas, dont parle Naaman le Syrien à Élisée. Les ans croient que c'est le soleil; d'autre», Saturne ; d'autres, Vénus. Voy. IV Rois, v,18. D. Calmet, Diction, de In Bible.

V. REMM0N LE BÉR0THITE, père de Baana et de Réchab, meurtriers du roi Isboseth. Voy.

11 Rois, iv, 5, 9.

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