REM Y
REMMONO , ville de la tribu de Zabulon. Voy.
I Paralip., vi, 77.
I. RÉMOND (Charles de), abbé de la Frenade. Votf. l'art, suiv.
II. REMOND ou RAYMOND (Florimond de), en latin Ramundus, dont nous avons déjà parlé à l'art. Florimond DE Rémond, a publié, outre plusieurs autres écrits : Erreur jtopulatrc de la papesse Jeanne: Bordeaux, 11)94, in-8°, 3* édil.; Lyon 1 1595, in-8° ; Paris , 1599, in-4»; trad. en latin par Charles deRéinond,unde ses (ils; Bordeaux, 1601, in -8». Quant à son ouvrage sur les Hérésies, quelques chapitres y ont été ajoutés par son autre (ils , François, qui passe pour l'auteur d'un opuscule devenu très -rare, et intitulé : Anti- Papesse ; Paris, 1607, in-8°. Voy. la Nouv. Biogr. génèr. Feller, à l'art. Florimond de Rémond. Michaud, au mot Rémond. Compar. notre art. Florimond de Rémond.
III. RÉMOND (François), jésuite, né à Dijon en 1558, mort à Mantoue , était fils de Guillaume Rémond, conseiller au parlement de Bourgogne, et non de Florimond de Rémond , comme quelques-uns l'ont avancé. Quoi qu'il en soit, François Rémond , en 1631 , se fit recevoir docteur en théologie à Padoue , et cultiva la poésie latine. Appelé à Bordeaux en 1604, il y professa la théologie, et se rendit ensuite à Mantoue pour y enseigner la littérature sacrée. Il mourut en confessant les malades atteints de la peste. Il a laissé plusieurs ouvrages tant en prose qu'en vers ; nous citerons seulement : Panegyricie Orationes XV de sonctn Loyola; et XV de suneto Francisco Xaverio ; Epitnme vit** eorum ; una de sanclo Carido Borromeo cum aliquot c/arorum virorum elngiis; Plaisance, 1626, in -4°; Lvon, 1627, in-12. Voy. Sotwel, Biblioth. Srripior. Societ. Jesu. Papillon, Rihlioth. des Aut, de Bourgogne. Feller, édit. de Wciss, qui dit avoir corrigé^ dans la /hoor. umrerjs.de Michaud, quelques inexactitudes échappées à l'abbé Papillon, et même au P. Sotwel.
IV. RÉMOND (François), fils de Rémond (Florimond). Voy. RÉMOND, n° II.
V. RÉMOND (Jean), protestant, né à Hanau eu 1769, mort à Marbourg l'an 1792, était tresvfrsé dans les langues orientales et dans la théologie. Il obtint en 1791 une chaire de philosophie et d'histoire ecclésiastique à Marbourg.
II a publié : Essai d'une histoire de la propagation du judaïsme avant Cyrus , en allemand; Leipzig, 1789, in -8*. Voy. Jean-Georges Meuse!, dans son Diction, (allemand) des écrivains allemands morts de 1750 à 1800. La Nouv. Biftgr. génèr.
I. REMONDINI (Baldassare-Maria ou Balthasar- Marie), antiquaire, né à Bassano en 1698, mort à Zante l'an 1777, se fit recevoir docteur en droit civil et ecclésiastique, enseigna la théologie aux jeunes clercs de Bassano , et fut pourvu en 1736 de l'évéché de Zante et de Céphalonie. 11 fonda un séminaire dans son diocèse, qu'il
Ïouverna avec la plus grande sagesse. Outre es Mandements , il a laissé : 1" S. Marci, monachi qui saculo quinto floruit, Semtones de jej uni a et de Melchisedech , qui deperditi putahantur, mmeprimum cum latina interpretatione prolati; Rome, 1745, in -8": le savant éditeur a revu le texte grec sur de bons manuscrits, et a joint à sa version latine des notes pleines d'intérêt. Bellarmin, et après lui le Mire, Labbe, Cave, Oudin, etc., ont confondu ce Marc avec un autre Marc cité par Zonaras, et qui vivait au x* siècle ; — 2° Diicorso interno alla origine, forma ed usa délie' sagrestie; Bassano, 1832, in-8°; — 3» plusieurs ouvrages en manuscrits, parmi
lesquels on cite une traduction du syriaque en latin des Homélies de saint lsaac le Syrien , évèque de Ninive au v* siècle. Voy. Tipaldo, Biogr. degli Italiani iitustri, tom. V. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génèr.
IL REMONDINI ( Giovanni -Stefano ou Jean Etienne), religieux somasque, issu d'une famille napolitaine, est connu par une savante histoire ecclésiastique de Noie en Campanie, intitulée : Délia Notann ecclesiastica Istoria; Naples, 1741-1757, 3 vol. in-fol.; le second volume contient une élégante traduction en vers et en prose de toutes les œuvres de saint Paulin. Voy. Tipaldo, Biogr. degli Italiani illustri. Michaud , Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
REMONTRANTS (Remontrantes). Voy. Arminiens.
REMPHAM. Saint Étienne, premier martyr, reprochant aux Israélites leur idolâtrie, et se servant pour cela des paroles du prophète Amos, citées d après les Septante : « Maison d'Israël, m'avez-vous offert des victimes et des hosties pendant quarante ans dans le désert? Au contraire , vous avei porté le tabernacle de Mo loch et l'astre de votre Dieu Rempham , figures que vous avez faites pour les adorer. • Au lieu de Remphan ou Raiphan, Rephan , que lisent les Septante dans Amos, suivant les différentes leçons, l'hébreu porte Kiyyoun, c'est-à-dire, suivant beancoup d'auteurs, Saturne, qui. en arabe et en persan, se nomme Keinudn ou A>ivan, en syriaque Kéôn; or en chaldéen Kévân signi lie juste, ce qui rappellerait la justice tant vantée du règne de Saturne. Ajoutons que la version syriaque a rendu le terme hébreu par Stdurne , et que ce qui porte d'autant plus à croire, selon quelques critiques, que Kiyyoun est vraiment le Saturne des Grecs , c'est qu'Amos lui donne les noms de roi et d'étoile. Le savant égyptologue Jablonski, qui lit Rompha au lieu de Rempliaii , traduit ce terme copte par roi du ciel, c'est-à-dire le soleil. Mais d autres pensent que par l'hébreu Kiyyoun il (aut entendre non point une idole, ce que ne permet guère la construction de la phrase d'Amos, seul passage où ce mot se trouve , mais une espèce de petit autel ou piédestal sur lequel était portée l'idole. Il est constant que les païens portaient leurs dieux, à certaines cérémonies, dans des tentes, des niches couvertes ou des litières. Voy. Amos, v, 25-26. Actes, v, 42-43. D. Calme t, Dissertation sur l'idolâtrie des Israélites dans le désert , à la téte du Commentairt sur les petits prophètes. Bergier, Diction, dethéol.. J.-B. Glaire, Introït, histor. et crit., etc., tom. Il , p. 409. P.-E. JMonskius, Rcmpiiah,AïgyptioruM drus, Israelitis tn deserto cul tus, nunc ex lingua et antiquitate Aigyptiaca erutus et illustratus; Franco!*, ad Viaur. 1730; cette dissertation a été reproduite dans Jablonski, Opuicuta, curu Joa. Guil.Sev. Watereditt. Lugd. Batav., 18UG, tom. 11. p. 1 et seqq.
REMPTIS. Voy. Hama, n° IL
I. REMY DE LUNÊVILLE (SAINT-), Sanctus Remigtus de Lunavilla , abbaye de l'Ordre de Saint- Augustin , située a Lunéville, dans l'ancien diocèse de Toul en Lorraine. D'après la Martinière, elle fut fondée par Fol mare . comte de Metz, eu 990, pour des religieux de l'Ordre de Saint-Benoit, auxquels on substitua des religieuses qui , en 1135, cédèrent leur place aux chanoines réguliers de l'Ordre de Saint-Augustin, de la congrégation de Saint-Sauveur. Uom Calmet attribue cette fondation à Folniare le Vieux , comte de Lunéville. Cette abbaye était autrefois hors des murs de la ville; mais, avant