RENÉ
été ruinée en 1587 par le passage des troupes allemandes et protestantes en France, elle fut rebâtie dans l'enceinte de la ville. Voy. la Martinière , Diction, géogr., à l'art. Lunéville. Dom Calmet, Hist. de Lorraine, tom. I, col. 1032. Richard et Giraud.
II. REMY DE REIMS (SAINT-), en latin Sonet us Remigius Rhemensis , abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située dans la ville de Reims, et qui tirait son nom et son origine de saint Remi, archevêque de cette ville. Le lieu où cette abbaye fut construite n'était autrefois qu'un grand cimetière, situé hors de la ville, dans l'enclos duquel il y avait une petite église sous l'invocation de saint Christophe martyr; mais saint Remi y ayant été inhumé, suivant l'opinion commune, vers l'an 532, ce lieu perdit peu à peu le nom de Saint - Christoplie pour prendre celui de Saint- Hemy. L'an 786, l'archevêque Tilpin ou Turpin y mit des moines de Saint-Benoit à la place des chanoines, et ce fut lui qui joignit le premier le titre d'abbé de Saint- Hemy à celui $ archevêque de Reims. Cette union dura jusqu'en 945, époque à laquelle on laissa aux religieux de Samt-Remy la liberté de se choisir un abbé régulier, ce qui a duré jusqu'à la fin du xv* siècle; on y mit alors des abbés cotntnendataires. L'an 1622 on introduisit dans
tom. IX. Richard et Giraud.
RENARD (vulpes) est la traduction de l'hébreu schoudt , qui désigne dans l'Écriture nonseulement le renard , mais encore l'animal que les Persans appellent schâgûl, les Turcs, dschàkal , et qui tient le milieu entre le renard ordinaire, le chien et le loup. La Palestine a de tout temps été remplie de cette sorte d'animal. Outre le témoignage des écrivains sacrés, qui supposent qu'anciennement ils y abondaient, les relations des voyageurs modernes s'accordent a dire qu'ils y sont sans nombre même aujourd'hui. La finesse du renard est passée en proverbe. De là vient qu'Ézéchiel . soit pour relever les ruses et l'hypocrisie des faux prophètes, soit pour marquer qu'ils ne cherchaient qu'à détruire Jérusalem au lieu de la soutenir, les compare aux renards. Jésus-Christ appelle aussi Uérode, tétrarque de Galilée, un renard, sans doute pour marquer les ruses de sa politique. Ko»/. Juges, xv, 4. Psaume lui, 11. Cantique des cantiques, u ,15. Laroent., v, 18. Ëzéchiel, Xiii, 4. Luc, xiii, 32. D. Calmet, Diction, de la Bible, fiellon , Observations de plusieurs singularités et choses mémorables en Grèce, en Asie, etc., 1. H, c. xviii. Morison, Voyage du mont Sinaî et de Jérusalem, I. II, c. xxxi. Niebuhr, Desçript. de t Arabie, part. 1. c. xxv, art. v, p. 231, etc. J.-B. Glaire , Introduction histor. et en'/., etc., tom. 65-66.