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être rentres dans la vraie religion , qu'ils avaient
abandonnée, y renoncent une seconde foi*. Renégat signifie encore la môme chose qu'apostat, et ou donne également ce nom au chtétien qui renonce à la foi de Jésus -Christ pour embrasser une fausse religion. Compar. Apostat.
RENELLE (Sainte), vierge, était sœur de sainte Herlinde. Voi/. Herunde.
REN ESSE (Louis-Gérard de ), protestant hollandais , né en 1509, mort à Breda l'an 1671, exerça le ministère évangéhque à Maerssen, village de la province d'Utrecht. Appelé à Breda en 1638, il y fit ériger, sous le nom d'école Illustre, un collège dont il fut le premier recteur, et où il professa la théologie. Ses principaux ouvrages sont : Ie huit méditations sur f Oraison dominicale ; 1629; — 2° huit Méditations sur la providence de Dieu à l'égard de la vie et de la mort de t homme | 1637 ; — 3» Méditations sur le mariage; 1638; — 4° Im Jézabcl fardée- 1654. — 5° Traités touchant la charge, f autorité et le devoir des anciens dans les Églises ; 1659 et 1661 ; tous ces ouvrages sont écrits en flamand ; — 6° Exercitatin théologien de légitima et il/egitimo cultu et honore B. V. Maria. Voy. Moréri, édit. de 1759. Paquot, Mémoires pour servir ù l'histoire des Pays-Bas, tom. IV.
RENGAN, lieu où les Philistins, selon l'historien Joseph, rampèrent lorsqu'ils vinrent pour attaquer Saùl dans le dernier combat où il mourut; mais il semble que c'est une faute, et qu'il faut lire Sunam au lieu de Rengan. IV. y. I Rois , xxviii , 4. D. Calmet, Diction, de la Bitde.
RENGEVAL (Betigis Vai/is), abbaye de l'Ordre de Prémontré , située au diocèse et a trois lieues de Toul, et fondée vers l'an 1150 par Olderic , doyen de Toul. Cette abbaye avait reçu la réforme en 1627, et était gouvernée par un abbé régulier. On assure que dans la suite ce monastère devint un lieu de retraite et de pénitence, où les chanoines qui avaient commis des fautes considérables étaient envoyés pour, les expier. Voy. D. Calmet, Itist. ecclésiastique et civile de la Lorraine, tom. II, col. 21 ; tom. III , col. 190.
RENNES (Rhedones), ville ancienne capitale de toute la Bretagne, et dont l'évéché fut érigé dés les temps apostoliques, selon quelques-uns, ou au iv* siècle, comme on le croit plus généralement. Depuis sa fondation , ce siège a été suflragant de Tours jusqu'en 1859, qu il a été érigé en archevêché , ayant pour suffi agants les évéchés de Saint-Brieuc, de Vannes et de Quimper. On lui attribue pour premier évéque saint Modéran, qu'il ne faut pas confondre avec un autre saint du même nom qui monta sur le siège épiscopal de Rennes vers l'an 719. Il y a eu a Rennes deux conciles, dont le premier fut tenu l'an 1176 par Barthélemi, archevêque de Tours, et le second en 1273, présidé par Jean de Montoreau ou Montsoreau. Vou. là Gallia Christ., vet. edit., tom. 11, part, il, p. 924 et suiv. Le P. Mansi, Supplém. au conc., tom. 1, col. 675. Labbe, tom. M. Hardouin, tom. VI. Richard et Guaud. Gaet. Moroni, vol. LV1I , p. 135-138. L'abbé André, qui, dans son Court ulphubét. de droit carton , donne le texte de la bulle par laquelle Sa Sainteté Pie IX élève l'évéché de Rennes en siège métropolitain , et lui donne pour circonscription les diocèses de Saint- Brieuc, tl* Vannes et de Quimper.
RENOBERT. Voy. Raimbeiit.
RENONÇANTS, nom que l'on avait donné autrefois aux hérétiques soi-disant apostoliques, parce qu'ils affectaient de publier qu ils vivaient dans un renoncement général aux biens de la terre. Compar. Apostoliques, et l'art, suiv.
Jésus- Christ dit dans l'Évangile : c Si quelqu'un veut venir après moi , qu'il renonce a lui-même, qu'il porte sa croix et me suive. » Quelques incrédules prétendent qu'il est impossible de renoncer à soi-même, parce que sans l'amour de soi I homme serait stupide ou tenté de se détruire. Mais il y a un amour de soi bien réglé et bien entendu auquel Jésus-Christ ne nous ordonne pas de renoncer; il y a aussi un amour de soi excessif et mal réglé, qui tourne à notre propre dommage, et c'est celui dont il faut nous dépouiller. Le Sauveur s'explique assez en ajoutant : « Car qui voudra sauver son àtne la perdra; mais qui perdra son âme à cause de moi la trouvera. » A la vérité, poursuivre .le- us-Christ en qualité de son disciple, il fallait être prêt à tout quitter pour se livrer à la prédication de l'Évangile, même à sont! m la mort pour en attester la vérité, comme ont fait les apôtres. Mais renoncer ainsi aux choses de ce monde et à l'amour de la vie ce n'était pas renoncer à l'amour bien réglé de soi - même : au contraire , c'était consentir à perdre une vie fragile et passagère pour en acquérir une étemelle. Dans un sentiment tout opposé à celui des iucrédules modernes, divers hérétiques des premiers siècles de l'Église, entre autres les apostoliques, enseignèrent que tout chrétien , pour faire son salut, était obligé de vivre avec ses frères en communauté de biens. Us furent condamnés par le concile de Gangres, et leur erreur fut taxée d'hérésie; les empereurs eux-mêmes les proscrivirent par leurs lois. Us abusaient évidemment des paroles de Jésus-Christ ; car on peut être très-chrétien et très-attaché i la doctrine du Sauveur, sans être son disciple dans le même sens que les apôtres, c'est-à-dire sans être destiné comme eux à prêcher l'Évangile à toutes les nations. On comprend aisément, en effet, que pour une pareille vocation les apôtres étaient obligés de renoncer à tout, à leur fortune, à leur famille, à leur patrie ; mais c'était une absurdité manifeste de vouloir obliger tout chrétien à faire de même. Quand, dans la suite, des personnes ferventes voulant imiter les apôtres et servir Dieu plus parfaitement, en se consacrant à l'utilité spirituelle de leurs frères, ont renoncé à toutes choses, ont vécu dans la solitude, se sont exercées à la prière, à la méditation, au travail, elles n'en ont jamais fait une loi aux autres. Voy. Matthieu, xvi, 24; xix, 27. Luc, xiv, 33. Le Cad. Theodos.. 1. XVI, tom. V, de Iheret., leg. VII et XI. Bergier, Diction, de théol. Compar. APOSTOLIQUES.
RENOULT (Jean -Baptiste ), controversiste français, né vers l'an 1664, passa quatre ans chei les Cordeliers, et se rendit à Londres en 1605, où il professa ouvertement le calvinisme. Il desservit l'église de Hungerford, puis celle de la Pyramide, et devint ensuite pasteur en Irlande. On a de lui : 1° Le Vrai Tableau du papisme; Londres, 1698 ? in-89; — 2» Taxe de la chancellerie romaine; ibid., 1701, in-8°; trad. de du Pinet, avec des additions ; — 3» Les Aventures de la Madona et de François d'Assise; Amsterdam, 1701,1750, in-12; ouvrage qui a été mis à l'Index (decr. 26 octob. 1701); — 4° A 'Antiquité et la perpétuité de la religion protestante, ibid., 1703, in-8°; Genève, 1737, in-8»; Neufchàtel, 1821 , in-8»; selon l'auteur, non-seulement la religion protestante est aussi ancienne que le monde, mais Dieu en est l'auteur, et, à la lin des siècles, elle passera de la terre au ciel, où elle n'aura jamais de lin; — 6° Histoi>e de l'église gallicane ; ibid., 1703,
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in-12. Voy. la Nouvelle Biographie générale.
RENVOI des clercs accusés de crime au juge d'f^lise. Suivant la jurisprudence canonique, le» clercs accusés de quelque crime que ce soit devaient être renvoyés aux juges d'Église, lors même qu'ils n'auraient pas demandé leur renvoi, ou, quand ils y avaient renoncé, parce que ce droit n'étant pas personnel , il ne dépendait pas des particuliers d'y renoncer. La Jurisprudence des cours séculières de France était conforme à la canonique lorsque les clercs accusés n'étaient coupables que du délit commun; mais lorsqu'ils étaient coupables de cas privilégiés, la jurisprudence civile variait à leur égara* La jurisprudence actuelle n'est nullement la même; les clercs criminels sont, comme les autres citoyens, justiciables des tribunaux civils. Voy. les Mémoires du clergé, tom. VII, p. 457 et suiv. Compar. Cas privilégiés, Délit ecclésiastique.
I RÉOLE (LA) en latin Régula, ou SAINT- OR ENS DE LA RÉOLE (Satictus Orenlius de /<!•//«/«), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans le Bigorre, au diocèse de Tarbes, suivant de Marca. Elle fut fondée et dotée à la fin du x* siècle ou au commencement du xi*, par Otto Dato, vicomte de Monfanier. Vu», la Gallia Chritt., tom. I, col. 1260. De Marca, Histoire du Béam.V V, ch. v.
11. RÉOLE (LA) ou SAINT-PIERRE DE LA REGLE, abboye de l'Ordre de Saint-Bem»it située en Gascogne, au diocèse de l'Escar. On en attribue la fondation à Centulle-Gaston, vicomte de Déarn, qui, vers la fin du x« siècle, céda la terre où le monastère a été bati. Ce ne fut d'abord qu'une simple église dédiée à saint Pierre et desservie par quelques prêtres qui avaient embrassé la vie monastique. On donna ensuite à ce lieu le nom de la Règle ( Régula ), et, par corruption, de la Héole ou de la Reulle, à cause de la règle de Saint Benoit qu'on y observait. Vu», la tialiia Christ., tom. I, col. 1304.
REONENSIS ou RHÉON et RHEONTIS . ancien siège épisc. de la Grèce, suffragant d'A- Uicnes, et dont Lequien cite trois évêques : le premier, N..., à qui le pape Clément V écrivit de l'oitiers en 1307, pour le concile de Vienne; le second, Jean, mort en 1521, et le troisième, Pierre de Cordoue, de l'Ordre des Mineurs, nommé le 0 septembre de la même année par Léon X. De Commanville dit que Rhéon ou Rhé>ntis est un évéché de Morée du rit grec, érigé au xvu» siècle sous la métropole de Napoli de Malvoisie ( Morte uihasia ). Voy. Lequien, Onms ( hrxst. ,tom. 111, p. 875. De Commanville, /*» T»t,te nlphabét.. p. 100.
RÉORDINATION, action de conférer de nouveau les ordres à un homme qui les a déjà reçus, mais dont l'ordination a été jugée nulle. Le sacrement de l'ordre imprimant un caractère ineffaçable, ne peut par là même être réitéré; cependant il y a dans l'histoire ecclésiastique plusieurs exemples d'ordinations dont la validité pouvait seulement paraître douteuse,
Si ont été réitérées. Quant aux ordinations tes par des évêques schismatiques , intrus, excommuniés, simoni.iques, il e>t de principe parmi les canonistes et les théologiens, qu'on ne les a jamais regardées comme nulles, mais seulement comme illégitimes et irrégulières, de manière que l'on ne pouvait légitimement en faire les fonctions. L usage de l'Église romaine est de réordonner les anglicans», parce qu'elle regarde leur ordination comme nulle et que la forme en est insuffisante. Vou. Beigier, Diction, de tlteol. L'nbbé André, qui a re-
produit en abrégé l'article de Bergier. Compar. Anomcan.
RÉORDONNANTS, nom donné à ceux qui, vers le milieu du 1P siècle, prétendaient que l'on devait ordonner de nouveau ceux qui avaient été promus aux ordres par des voies et par des évêques simoniaques. Voy. Gautier, Chronique, xi* siècle, c. iv. Compar. l'article précédent.
RÉPARÂT (Saint), fut un des confesseurs que les Vandales bannirent d'Afrioue, apr.s leur avoir coupé la langue. Saint Réparât, qui était sous-diacre, se retira à Constantinople, où il était respecté et admiré de tout le monde. Les Grecs font mention de lui et de plusieurs autres le 7 décembre, dans leurs Ménologes et leurs grandes Ménées. Voy. S. Victor «le Vite, Hist. île la persénit. de F Eglise sous les Vandales, en A frigide, 1. V.
1. RÉPARATION des églises, presbvtéres et autres bâtiments dépendants des bénéfices. Le concile de Trente attribue aux évêques un pouvoir très-étendu pour ordonner les réparations des églises et des presbytères. Autrefois, en France, les personnes chargées des réparations étaient, quant aux archevêchés et aux évêchês, les prélats qui en étaient pourvus; quant aux églises calhédrales, après avoir épuisé les fonda de la fabrique, c'étaient les évêques, conjointement avec le chapitre, si, de temps immémorial, les uns et les autres n'y étaient tenus personnellement; quant aux collégiales , c'étaient les chanoines. Lorsqu'il s'agissait d«s abbayes, soit régulières ou en commende, les réparations se prenaient sur le tiers des revenus, qu'on appelait le tiers-lot quand il y avait un partage; pour les bénéfices simples, c'étaient les titulaires. Pierre Peek comprend parmi ceux qui sont tenus à la réparation des églises, généralement tous ceux qui leur causent du dommage , tant les laïques que les ecclésiastiques; et il établit en conséquence quarante questions, traitées d'après les meilleurs principes, mais qui ne sauraient avoir d'application dans notre législation actuelle, qui n'est autre que le décret du 30 décembre Ï8U0, dont l'art. Oimet les grosses réparations- des édifices du culte à la charge des communes, et l'article 41 prescrit nux marguillieis, et spécialement au trésorier, de veiller a ce que toutes les réparations soient bien et promptement faites. Voy. le conc. de Trente , sess. VII , c. VIII, » tsess. XXI, c. vin, De Reformat, f'eckius, De Catholicù Ecclesiisreparondis. Li Combe, Jurisprud. canoniq., au mot RéPAhation, sect. i, iv et v. Lamet et Fromageau, au mot Réparation. Richard et Giraud. Le Dirtion. écriés, et canon, portatif. L'abhé André, Court de législation civile et ecclènattiqur.
RÉPARATION DES INJORES. Elle peut être considérée, ou par rapport a celui qui a fait l'injure, ou par rapporta celui qui l'a soufferte. Le premier est obligé par l'équité naturelle et
(>ar la loi de l'amour du prochain à la réparer. ,e second peut en poursuivre la réparation par les voies de droit et devant les tribunaux
fiublics; mais pour qu'il le fasse sans péché, il aut : 1° qu'il soit dans la disposition sincère de tout perdre plutôt que de peidre la charité; 2° qu'il ait pour motif, non de se venger, mais de procurer un bien que l'on ne pourrait obtenir par d'autres voies, comme la tranquillité publique, le maintien de l'ordre et de la justice. Voy, le Diction, ecclis. et canon, portatif. Compar. I'hocés, n8 I.
L REPAS DES CHRÉTIENS. Anciennement les repas des chrétiens étaient toujours accom-
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palliés de frugalité et de modestie. Suivant la remarque de Clément d'Alexandrie, il leur était recommandé de ne pas vivre pour manger, mais de mander pour vivre ; de ne prendre de nourriture qu autant qu'il en faut pour la santé, et pour avoir la force nécessaire au travail; de renoncer à toutes les viandes exquise», à l'appareil des grands refias, et à tout ce qui a besoin de l'art des cuisiniers. Ils prenaient à la lettre cette règle de saint Paul : // est bon de ne point manger de chair et de ne point ftoire de vin. Ils mangeaient plutôt du poisson et de la volaille que de la grosse viande, qui leur paraissait trop succulente ; mais toujours ils s abstenaient de sang et de viandes suffoquées, suivant la décision du concile des apôtres qui a été observée plusieurs siècles. Il y en avait qui ne vivaient que de fruits et de légumes ; quelquesuns se réduisaient au s simples herbes, avec du pain et de l'eau. Comme l'abstinence des pythagoriciens etde quelques autres philosophes était fort estimée, les chrétiens se croyaient obligés de vivre au moins comme les plus sages d'entre les païens. Leur repas, quelque simple et quelque léger qu'il fût, était précédé et suivi de longues prières dont il nous reste encore une formule, et le poète Prudence a fait deux hymnes sur ce siyet, où l'esprit de ces premiers siècles est très-bien conservé.. Il était aussi accompagné de la lecture de l'Écriture sainte, de cantiques spirituels et d'actions de grâces, au lieu des chansons profanes dont les païens accompagnaient leurs festins. Voy. Fleury, Mantrs des chrétiens. § 10.