‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 762 sur 1294 · H EST · texte numérisé non relu

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un monde méprisable ? Cette crainte d'ailleurs est très-insensée, puisqu'elle nous fait compter pour quelque chose la vanité des jugements humains ; elle n'est pas moins injuste, puisqu'elle nous fait envisager la vertu comme une condition toujours exposée au mépris et aux dérisions du monde, au lieu que le monde luimême la respecte et l'admire. Voy. le Diction, ecctés. et canon, portatif.

RESPHA, fille d'Aîa, femme du second rang du roi Saùl , célèbre par sa constance à garder iour et nuit, et cela pendant très -longtemps, les corps de ses deux enfants et des cinq autres fils de Saùl , qui avaient été mis en croix pour venger le crime qu'avait commis leur père en faisant mourir un grand nombre de Gabaonites, ce qui avait attiré une grande famine dans les terres d'Israël. L'Écriture nous apprend encore nue le reproche qu'Isboseth , fils de Saûl , lit à Abner de s'être approché de Respha, femme de son père , fut si sensible à cet officier, qu'il prit dès ce moment des mesures avec David pour faire revenir à lui la partie du peuple qui obéissait encore à Isboseth. Voi/. II Rois, m, 7,8; xxt. 8.

RESPICE (Saint), martyr en Bithynie et compagnon de saint Tryphon. Voy. Tryphon , n» II.

RESPONSALIS. Voy. APOCRISAIRE.

I. RESSA, campement des Israélites dans le désert. Voy. Nombres, xxxui, 21 , 22.

II. RESSA, ville célèbre de l'Arabie Pétrée, et probablement la même que le campement des Hébreux dont il est question à l'art, précéd. Voy. D. Cal m et, Diction, de ta Bible.

RESSONS (Bessonium), abbaye de l'Ordre de Prémontré située en Normandie, au diocèse de Rouen; elle reconnaissait les seigneurs d\Aumont pour ses fondateurs. Les religieux qui habitèrent les premiers ce monastère furent tirés de l'abbaye de Saint-Jean d'Amiens l'an 1150. On y établit la réforme en lb53.

I. RESTITUTION est, selon la force du terme, mettre une seconde fois une personne dans la possession ou le domaine de ce qui lui appartient. Mais comme il y a des choses dont on ne peut rendre le domaine à ceux à qui on les a ôtées, comme lorsqu'on a été la vie ou les membres à quelqu'un, les jurisconsultes entendent par restitution toute réparation du tort qu'on a fait, soit que cette réparation se fasse par la restitution de la chose même qu'on a prise, ou par quelque autre compensation. Ainsi la restitution est une action de justice par laquelle on rend le bien qu'on a pris ou qu'on retient a autrui, ou l'on répare le dommage qu'on lui a injustement causé. La restitution n'est pas nécessaire de nécessité de moyen, parce qu'on peut être sauvé sans la faire, lorsqu'on ne le peut, pourvu qu'on en ait la volonté, mais elle est nécessaire de nécessité de précepte , parce qu'on ne peut retenir le bien d'autrui sans violer la justice et les premiers préceptes de la loi naturelle , qui nous ordonnent de rendre à chacun ce qui lui appartient, et de ne pas faire aux autres ce que nous ne voudrions pas qu'ils nous lissent. De là cette parole célèbre de saint Augustin : Non renullitur peveatum, nisi restituutur nblatum... cum restitui pntest (Epistol. LIV). Il faut remarquer que l'obligation de restituer s'étend à tous ceux qui ont coopéré au dommage fait, soit directement, soit indirectement. Voy. Richard et Giraud , qui traitent : ls De la restitution en général; 2° De la nécessité de la restitution; 3° Des racines ou des sources de la restitution

4° Des fautes qui produisent l'obligation de restituer; 5° Des personnes qui sont obligées à restituer; 0» Des personnes à qui on doit restituer; 7° De l'ordre qui doit être observé entre ceux qui sont obligés à la restitution; 8* Des causes qui exemptent de la restitution ; 9° De la restitution en particulier, et par rapport aux différents biens dans lesquels on peut faire tort au prochain. Voy. aussi le Traite de la justice et ne la restitution dans les théologiens.

II. RESTITUTION EN ENTIER (Bescisio, restitutio in inteyrum ), bénéfice de droit par lequel celui qui a été lésé ou trompé par quelque acte ou contrat est remis dans l'état où il était auparavant, en sorte que ce contrat ou cet acte ne peut lui être objecté. I<e bénéfice de restitution en entier, à raison dudol ou de la crainte dans les contrats, n'avait pas lieu en France, et il fallait obtenir du roi des lettres de restitution, qui étaient toujours adressées aux juges des lieux, avec cette clause : « S'il vous appert de ce qui est exposé ci -dessus. » Voy. Gabriel Argou, Institution au droit français, \. III, c. xxm; 1. IV, c. xiv. Le Diction, de la théol. cuthol.

RESTRICTION MENTALE, proposition limitée et restreinte par un sens v?;is-entendu dans l'esprit et l'intention de celui qui l'énonce. L'usage des restrictions mentales est ordinairement défendu, parce que ces restrictions ne sont autre chose que des mensonges véritables faits dans le but de tromper ceux à qui l'on parle. Voici cependant les conditions auxquelles les théologiens permettent les restrictions mentales: 1° il faut avoir un juste sujet de s'en servir, tel que la nécessité de cacher une vérité dont la manifestation serait nuisible; 2° il faut que ceux à qui l'on parle puissent comprendre la restriction mentale, soit par la disposition du droit, soit par l'usage commun, soit par l'usage particulier de celui qui parle ou de celui à qui l'on parle. Voy. Polman, Breviar. theolog., p. 4(5. Kituzzi, Ethka Chris tiana, \om. IV, tract. V, de Pned. Decalogi. Scavini, Theolog. moral., tract. V, disput. II, cap. u , art. 3, 8 1, qusest. 1. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Compar. ÉyrivoQL'E, Mensonge.

I. RÉSURRECTION. C'est le retour d'un mort à une nouvelle vie. On peut ou ressusciter seulement pour un temps et pour mourir une seconde fois : alors cette résurrection est passagère; c'est ce qui est arrivé à ceux auxquels Jésus-Christ, les apôtres et les prophètes ont rendu la vie par miracle; ou passer de la mort à l'immortalité , et cette résurrection est fierpétuellc : telle a été la résurrection de Jésus- Christ, et telle sera celle qu'on appelle résur* rection générale ou résurrection de la chair, ou résurrection des morts, laquelle aura lieu à la fin des siècles pour tous les justes sans exception; car la résurrection des réprouvés sera

Îlutôt une seconde mort qu'une nouvelle vie. 0 Dans l'Ancien Testament, il est fait mention de trois résurrections passagères. Élie ressuscita le fils de la veuve de Sarepta(IIl Rois,xvn,22); Elisée rendit la vie au fils de la Sunamite (IV Rois, iv, .15) ; un cadavre qui toucha les os de ce prophète redevint animé (IV Rois, xm, 21). Quant à la résurrection de Samuel, elle ue fut que momentanée; ce fut une apparition plutôt qu'une résurrection. Il est rapporté plusieurs résurwctions dam le Nouveau Testament. D'abord Jésus-Christ a ressuscité la fille d'un chef de la synagogue (Matth., ix, 25), le fils de la veuve de Naim (Luc, vit, 15), et Lazare, frère de Marie et de Marthe (Jean, xi, 44). Quant aux morts qui sortirent de leurs tombeaux lorsque Jésus-

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Christ expira sur la croix , et se montrèrent à i plusieurs personnes, il n'est pas dit qu'ils aient continué de vivre (Matth., xxvii, 52-53). En second lieu, saint Pierre ressuscita la veuve Tabithe (Actes, ix, 40), et saint Paul un jeune homme tombé du haut d'une maison et tué par sa chute (Actes, xx, 9). l'oy. Bergier, qui, dans son Diction, de théol., réfute victorieusement tout ce que les incrédules ont ridiculement opposé à ces faits. L'Encyclop. cathol. Compar. notre art. Miracle.

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