RE Y M
njico Kbritres; Spire, 1494, in-fol. ; Tubingue, 1ol4. in-fol.; Lyon, 1522, in-16; réimprimédans
cabale
ristica Scriptores; Bile, 1587, inoxplication des noms sacrés dont
les Artis fol.; c'est une ex.
on se servait dans les mystères de la cabale , chez les Pythagoriciens, les Hébreux, les Chaldéens, et même les chrétiens; — 2* Miroir oc«laire; réponse à un pamphlet mensonger d'un juif Ixtptisé, du nom de Pfefferkorn ; en allemand , 1512, in-4»; ouvrage mis à Ylndex du concile de Trente ; — 3» De Arte cabalistica, libri très; imprimé dans plusieurs villes, et mis également à I Index du concile de Trente. Voy. Nicéron , Mémoires, tom.XXV. J.-H. Majus, Vita Reuchlini. Schnurrer, Biographische Nachrichten von ehemaligen Uhrernder hebreeischen Litteraturin Tûbingen. Meiners, Lebensbeschreibungen berûhmter Mœnner aus der Zeit der Wiederherstelhtng der Wissenschaften , tom. I. Mayerhoff, Bmchlin und seine Zeit. Richard et Giraud. Feller. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér. Le Diction, de lu thMl. cathol.
RÉUM BÉELTÉEM, scribe qui écrivit, avec Samsaï, une lettre au roi Artaxerxès. Voy. 1 Esdr., iv, 8, 9, 17, 23.
REUTER (Jean), jésuite, né dans la province de Luxembourg en 1680,;mort à Trêves en 1762, partagea toujours son temps entre la prière, l'étude et les œuvres de charité. Après avoir enseigné les humanités et la philosophie, il fut pendant huit ans professeur de théologie morale à Trêves. On a de lui : 1° Leçons de théologie; Cologne, 1750, 4 vol. in-8°; — 2» Neoconfestarius praetice instructus ; livre très-propre à former les jeunes ecclésiastiques à une sage administration du sacrement de pénitence. Voy. Feller, Btftgr. univers.
RE VALIDATION est , en terme de chancellerie , une seconde grâce que le Pape accorde pour revalider, c'est-à-dire pour donner force et valeur à une grâce précédente, rendue sans effet par quelque nullité ou autrement.
BETE. Foy. Songe.
L RÉVÉLATION, connaissance des choses futures ou cachées que Dieu a donnée i ses prophètes, à ses saints et â son Église. Voy. Prophète, Prophétie, Écriture sainte, Apparition, Vibion.
II. REVELATION , déclaration qui se fait par Mute de U publication d'un monitoire. Voy. Momtoire.
RÉVISEUR, terme de daterie romaine. Il y a à la daterie de Rome quatre réviseurs nommés par le Pape, qui n'exercent leurs charges que par commission. Le premier efface et corrige ce qu'il juge à propos dans les requêtes que le maître des petites dates lui remet. Le second change, corrige ou ôte ce que le premier a mis , s'il est hors des règles. Le troisième fait signer toutes les suppliques pour les dispenses des degrés de consanguinité et d'affinité, et corrige les dispenses matrimoniales. Le quatrième revoit toutes les requêtes dans lesquelles on demande des monitoires et des excommunications pour avoir révélation de quelque fait. Voy. Aimon. Tableau de la cour de Hume. Lunadoro, Belaz. delta corte di Borna.
REV1US (Jacques), ministre protestant, né â Deventer en 1j86, mort en 1658 à Leyde, où il était principal du collège théologique depuis 1642. 11 assista au prétendu synode de Dordrecht, et fut nommé réviseur de la Bible de Dordrecht. Il était versé dans les idiomes savants, et entendait presque toutes les langues vivantes de l'Europe. On a de lui, entre autres 1° Belgicarum A cclestai uni Doctnna et
ordo, en grec et en latin; Leyde, 1623, in- 12;
— 2» Hùtoria Ponti/icum romanorum ; Amsterdam, 1632, in-12; elle est peu estimée même chex les protestants; — 3° Suarei repurgatui: Leyde, 1644, in-4»; c'est la métaphysique de Suarez, qu'il prétend corriger; il reproche des erreurs â Suarez; mais ces erreurs consistent en ce que le savant jésuite n'a pas été calviniste, l-oy. Feller, Biogr. univers.
RÉVOCATION , acte par lequel on retire les pouvoirs qu'on avait donnés à une personne comme mandataire ou procureur. On se sert , en particulier, du mot de révocation , pour signifier l'acte par lequel on révoque une procuration ad restgnarulum. C'était une règle en matière de résignation, que le résignant n'était dépouillé de son bénéfice que lorsque la démission qu'il en avait faite, soit purement, soit en faveur, avait été admise par le supérieur. Vou. les Mémoires du clergé, ann. 1708, tom. X, p. 1677 et suiv. Richard et Giraud. L'abbé André.
RET (Claude), évéque de Dijon , né à Aix en 1773, mort en 1858, fut ordonné par l'archevêque d'Aix , qui se l'attacha comme secrétaire de l'archevêché et vicaire général. Il devint successivement chanoine titulaire d'Aix , théologal, vicaire général capitulaire. Il fut nommé évèque de Dijon le 9 juillet 1831 ; mais sa nomination , qui excita beaucoup de réclamations dans le diocèse , souffrit aussi des difficultés à Rome même. Cependant Grégoire XVI le préconisa le 24 février 1832. M** Rey donna sa démission en 1838, demanda un canonicat de Saint -Denis, et se retira à Aix. On a de ce prélat : !• Prières pour la consécration d'un évéque; trad. du Pontifical romain avec des notes explicatives; 1808, in-8°: — 2« PreW* historique de Notre- Dame d'Aix; Aix, 1816, in-8». Vou. la Nouv. Biopr. génér., dont l'article cependant manque d exactitude, au moins sous un rapport. Faute d'être suffisamment instruit de tout ce qui concerne l'Église catholique et de quelques faits particuliers relatifs à la nomination de M. Rey a l'évêché de Dijon, l'estimable auteur de cet article s'est un peu mépiis sur la véritable cause et la nature même de l'opposition faite à cette nomination.
REYHER (Samuel), protestant, mathématicien,né à Schleusingen,dans l'ancien comté de Franconie, en 1645, mort â Kiel l'an 1714, se fit recevoir docteur en droit à Leyde, et fut nommé professeur h l'université de Kiel , où il enseigna plus tard le droit romain. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : !• De Vsu matheseos in tfico/ogia; 1667- 1669, in-8»; — 2» Mothesis mosaica, seu focs mathematica Pentateuchi explicata; 1679, in-4u;
— 3» Mathesismosaico-biblica; Hambourg, 1714, in-fol. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
REYfoOND (Henri), évéque constitutionnel de l'Isère , né à Vienne en Dauphiné l'an 1737, mort i Dijon en 1820, prit tes degrés en théologie à l'université de Valence , professa la philosophie à Vienne, devint curé de Saint-Georges, et il fut élu en 1792 second évéque de l'Isère. Il assista au concile de 1797, dont il fut chargé de publier les actes. Nommé en 1802 évéque de Dijon, il signa la formule de rétractation demandée par le pape. On a prétendu cependant qu'il ne Pavait pas fait, et malheureusement sa conduite postérieure n'a pas démenti cette assertion. Son administration se ressentit constamment des opinions qu'il professait; et, dans des temps moins malheureux, on n'eut pas
REYN
RHEN
soulfert qu'un évêque fit enseigner dans son séminaire îles doctrines condamnées, et s'écartât de la discipline généralement reçue dans l'Église. Cet évéque , si peu digne de son caractère sacré, et qui avait vécu sans mériter l'estime, mourut subitement sans exciter de regrets. Ses principaux ouvrages sont : 1° Droits des cures et des paroisses considérés sous leur double rapport spirituel et temporel; Paris, 1776, in-8»; 1780, in-8»; Constance, 1791, 3 vol. in-12; cet écrit fut supprimé par arrêt du parlement de Grenoble ; — 2° Mémoires à consulter pour les curés à fKtrtion congrue du Dauphiné; 1<80, in-8*, — 3" Observations sur t enseignement élémentaire de la religion ; 1804 , in-8° ; — 4° Droit des pauvres; 1781, in-12; — 5° Analyse des principes constitutifs des deux puissances, avec une adresse aux curés; — 6* Mandements et lettres pastorales. Voy. Feller, Bioqr. univers. Mabul, Annuaire chronologique, 1820. L'Ami de la Religion , 1820. Michaud. La Nouv. Biogr. génér.
REYN A (Cassiodore de), hébraïsant, né à Séville, mort à Francfort en 1594, embrassa l'état ecclésiastique, puis il se rendit à Londres, où il desservit une congrégation française, et alla à Francfort, où il acquiesça à la confession d'Augsbourg. On a de lut : 1° La Biblia, que es los saci-os dei V. y N. Testamento, trasladada en espahol; Bàle, 1599, in-4»; Amsterdam, 1596; l'auteur a caché son nom sous les initiales C. R., qu'on voit à la fin du discours latin qui est en tête de sa Bible ; — 2» Annota tiones in locn selectiora Evangclii Joannis; Francfort, 1573, in-4°. Voy. Feller, Biogr. univers. La NOHB, Biogr. génér.
REYNAUD ( Marc - Antoine ), curé de Vaux, au diocèse d'Auxerre, et prêtre appelant, ne Vers 1717 à Limoux, au diocèse de Narbonne, mort en 1796, consacra sa plume à la défense du parti janséniste , qu'il avait embrassé avec chaleur. Il a publié : 1° Le Philosophe redressé par un curé de campagne, ou Réfutation de l'écrit de d'Alembert intitulé : Sur la Destruction des jésuites en France; 1765, in -12; — 2° Traité de la foi des simples; 1770, in-12; — 3° Lettres aux auteurs du Mdituire philosophe et du Système de la nature: 17G9 et 1792; — 4» Errata de la philosophie de la nature, par un R. P. Picpus ; 1775, in-12; — 5° Histoire rte l'abbaye de Saint -Pofucarpe, de l'Ordre de Saint-Benoit ; 1779, in-12; — 6° cinq Lettres sur les secourt violents ou les couvulsions. dont la quatrième est du 11 novembre 1785; — 7° le Secourisme détruit; — 8» Le Mystère d'iniquité dévoilé ; — 9° Lamentations amères, et derniers soupirs des écrivains secouristes -cette dernière brochure est du 25 septembre 1/88. Voy. l'Amide la Religion, t. XXXV, p. 59? où l'on trouve une Notice tres-détaillée et très-intéressante sur Reynaud. Feller, Biogr. univers. Michaud, qui cite plusieurs autres écrits de Revnaud.
REYNOLDS ou RAIN0LDS (John), anglican, né a Pinho, près d'Exeter, en 1549, mort à Oxford l'an 1607, prit ses degrés en lettres et en théologie, et se consacra à l'enseignement des langues anciennes. Il eut part à la version de l'Ancien Testament faite par ordre du roi Jacques I". Ses ouvrages sont fortement empreints de l'esprit d'hérésie. Voici les principaux : 1» De Scriptura et Ecclesia ; Oxford, 1580, in-8" ; — 2° De Romana» Ecclesiœ Idolatria; ibid., 1596, in -4°; — 3° De Capite et fide Ecclesiœ; ibid., 1598, 1609, in-8*:trad. en latin ; — 4<> Censura librorum apocryphorum V. T., ud ver sus pontifie tos; Oppenheim, 1611, in-4°. Voy. Wood, Athena» Oxonienses. La Nouv. Biogr. génér.
REYRAC ( François - Philippe de LADRENS DE), chanoine régulier de Chancelade, né en 1734 au château de Longeville , en Limousin , mort à Orléans l'an 1781, est auteur de plusieurs écrits, parmi lesquels nous citerons : !• Épttre au comte de Yaretlles (son oncle) sur le vrai heur de T homme; 1758; — 2° Lettres sur t éloquence de la chaire; — 3" Discours sur la poésie des Hébreux; 1760; — 4* Manuale clericorum, in-12. On a fait des ouvrages de Reyrac un choix qui a été imprimé à Paris en 1796 et 1799. Voy. Feller. Michaud. La Souv. Biogr. génér.
REYRE ( Joseph ), pédagogue et sermonaire, né à Eyguières en Provence l'an 1735, mort à Avignon en 1812, entra chez les jésuites, professa au petit collège de Lyon, devint préfet de celui d'Aix, enseigna les humanités à Carpentras, et se livra à la prédication. Il a laissé un assez grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1* Prônes nouteaux; Paris, 1809. 2 vol. in-12; — 2» Petit Carême; Lyon, 1809,
2 vol. in-12 ; — 3° Supplément aux prônes nouveaux et au Petit Carême ; Lyon, 1811 , in-12; ouvrages réunis sous ce titre": Année pastorale, ou Prônes nouveaux; Lyon, 1813, 5 vol. in-12; — 4* Méditations évangéliques ; Lyon, 1814,
3 vol. in-12. Voy. Barjavel, Bioqr.de Vauchtse. Quérard. La France littéraire. Feller. "
La Souv. Biogr. génér.
REZAN ou RESAN (Rezania, Retania), cienne ville archiépisc. du patriarcat de Moscovie, située à la droite de la rivière nommée Occa , à 36 milles de Moscou. Cette église a été unie à celle de Mourom ou Muromea. On en connait trois évèques , dont le premier, Jonas , fut transféré sur le siège métropolitain de Kiovie. Voy. Lequien, Orims Christ., t. I, p. 1312. De Commanville, /** Table alphabét., p. 198. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LV1I ,
RHAUDENSIS. Voy. Rho, n» I.
RHED0N. V(»i. Redon.
RHED0NES, Voy. Rennes.
RHEGI0M, ville d'Italie, daas le royaume de Naples. Saint Paul y aborda en allant à Rome. Voq. Actes, xxviu, 13.
RHEIMS. Voy. Rejms.
RHEITA (Antoine-Marie SCHYRLE DE), capucin, né vers 1597 en Bohême, mort l'an 1660 à Kavenne, était théologien, prédicateur et mathématicien. On lui est redevable de la lunette astronomique actuelle à quatre verres convexes, et du télescope-binocle, que Montucla croit trop négligé. On a de lui : 1<> OcuJus Enoch et Elia-, sive radius sidereo - mystkus ; Anvers, 1645, 2 part, in-fol.; en tète de la seconde partie on trouve cet autre titre : Theo-Astronomia, qua consideratione visibilium , per novos et jucundos concept us prœdicabiles ab astris desumptos, mens humana in invisibilia introducitur ; — 2» Fosci~ cidlus sacrarum deliciarum , MM indulgent ia» sationis urbis a Paulo V concessa»; Anvers, 1616; — 3" Commentaire sur la Genèse; — 4* Explication de CAfxtcalypse. Ces deux derniers ouvrages sont restés manuscrits. Voy. Feller. Michaud et la Souv. Biogr. génér. , où on trouve quelques détails sur YOndm Enoch et Elia».
RHEN DINA ou RENDINA, ville épisc. de la province de Macédoine, sous la métropole de Thessalonique , au diocèse de l'Ulyrie orientale. F.lle était érigée en métropole au xvi* siècle. Cette église fut unie plus tard à celle de Lete ou Lita, ou Lyte. On n'en connait que deux évèques, dont le premier, Damascène, souscrivit en 1564 la déposition du patriarche Joasaph, et le second, N..., siégeait sous Jérémie,
HHIS
RHOD
patriarche de Constantinople. Voy. Lequien, Orient Christ., tom. II, p. 98. De Comraanville, /~ Table a/phabét., p. 198.
R H EN FER D (Jacques), protestant orientaliste , né à IbJuhleira , dans le duché de Berg, en 1054, mort à Franeker l'an 1712, fut recteur du Gymnase de cette dernière ville. On a de lui un grand nombre de Dissertations , entre autres : 1° De Sensu Apocalypseos cabahstico; Franeker, 1671), in-4»; — 2° De Steculo futuro; ibid., 1693, in-4"; — 3» De Fictis Judaurum Heeresibus; ibid., 1691, in-4*; — 4° Observationes ad luca hebrœa Novi Testamenti; ibid., 1705- 1707. Le recueil de tous les ouvrages et opuscules de Rhenferd a paru à Utrecht en 1722, in -4°. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. I. Sax, Onomasticon. La Nouv. Biogr. génèr.
RHÉSINA ou RÉSAINA, ville épisc. de la Mésopotamie ou de la province d'Osrhoène , au diocèse d'Antioche, sous la métropole d'Èdesse. Théodose le Grand la nomma Théodostopolis. On en connaît neuf évéques, dont le premier, Antiochus, souscrivit au concile de Nicée et à celui d'Antioche. Rhésina a eu en outre deux évéques chaldéens, dont le premier, Daniel, siégeait sous le catholique Mar-Abba; et un évèque jacobite , Théodose , qui siégeait en 724. Rhésina est aujourd'hui un simple évèché in partibus sous la métropole Amid, siège également in parttbus. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 979,1329 et 1515. Gaet. Moroni, vol. LVlI,p.154.
RH ET H ORIENS , hérétiques, disciples d'un Egyptien nommé Rhethorius, qui vivait vers l'an 380. Us admettaient toutes les hérésies qui avaient paru jusqu'alors , et ils prétendaient que toutes étaient également soutenables. Ils prétendaient de plus qu'il était permis de se conformer à la religion de l'Etat ou du prince dont on était sujet, quelle que fût cette religion. Voy. Philaster.. In Catal. tueret., c. xi.iv. August., Ha-res. LXXII. Sander., Hatres. LXXV.
RHETICIUS. Voy. Rétice.
RHEUM , de la race des sacrificateurs, revint de Babylone à Jérusalem avec Zorobabel. Voy. Il Esdras, xu,3.
RHINOCÉROS. Voy. Licorne.
RHJN0C0RURA, qu'on croit être la ville actuelle de Furamina ou Forma , ville épisc. soumise au partriarcat d'Alexandrie. Pline et Strabon, qui l'appellent Rhinocolura, l'attribuent à la Phénicie; Ptolémée et Étienne de Byzance, à l'Egypte ; mais Hiérocle et une autre ancienne Notice la donnent à la première Augustamnique. Cette ville a eu treize évéques, dont le premier, Darius ou Dorothée , assista au concile de Nicée. Voy. Hieronym., ad ha t., xix et xxvii. Sozomen., Hist. ecctes.,\. V, c. xxxt. Photius, Cod., Ut. L'Uist. des Patr. d'Alex., p. 231, 238, 411 et suiv., 500. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 542. D. Calmet, Diction, de la Bible. Richard et Giraud.
RHISjEUM, ville épisc. du Pont polémoniaque , sous la métropole de Néocésarée , située
Erès du fleuve Rhizius, sur la mer Noire. Saint termain . patriarche de Constantinople, l'érigea en archevêché; elle perdit cette dignité deux cents ans après, mais elle la recouvra au xv* siècle. On en connaît trois évéques , selon le P. Lequien, dont le premier, Nectaire, assista au septième concile général, oui se tint en 787. De Commanville dit que Rhisœum fut érigée en évéché au ix» siècle. Si c'est au commencement du ix« siècle, il n'y a pas une grande différence entre les deux écrivains. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I , p. 517. De Com-
manville , Table alphabét., p. 199. Richard et
Giraud.
I. RHO (Alessandro), en latin Rhnudensis , jurisc., né à Milan en 1543, mort en 1627. professa le droit à Pavie , et fut appelé par le roi d'Espagne à Milan, pour prendre place au sénat. Parmi ses ouvrages nous citerons : De Contractibus emphyteoticis ecclesiarum ; Pavie, 1590, in-4«. Voy. la Souv. Biogr. génèr.
IL RHÔ (Giacomo ou Jacques), jésuite, (ils du précédent, né en 1593 à Milan, mort en Chine, obtint des succès étonnants en mathématiques. Destiné aux missions de la Chine , il se rendit à Rome , où il reçut la prêtrise , puis il accompagna le P. Trigaut en Chine. On a de lui : 1" un travail immense pour la correction du calendrier chinois, travail qu'il fit conjointement avec le P. Adam Se hall, d'après le désir de l'empereur, et que le P. Alegambe estime à 150 volumes; — 2* deux lettres De sua .V«j;tgntione et rébus indicis, en italien; Milan, 1620; — 3* Tabulât motus solaris , lunaris et ptanetarum; — 4° De Mensura cceli et terrœ, en chinois^ — 5° divers Traités relatifs à la religion, aussi en chinois , savoir : du jeûne, de l'aumône, des bons conseils, des oeuvres de miséricorde, etc. Voy. Sotwel, BiblMh. Scriptor. Societ. Jesu. Argelati, Btblioth. Mediolatiensis. Kîrcher, China illustrata, p. 119. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. qénér.
111. RHO (Giovanni ou Jean ), jésuite , né à Milan en 1590, mort à Rome en 1662, était frère du précédent. Après avoir professé dans les principales villes de l'Italie, il fut nommé recteur de la maison professe à Milan, puis provincial à Rome et à Naples. Parmi ses écrits nous citerons : 1° Martyrium trium beatorum e Soc. Jesu. Pauli Michi, Joh. Goto, Jac. Ghitai; Florence, 1628, in-8*; - 2* Vita di S. Lindano abbnte^ Rome, 1641, in-4°; — 3° Orazioni sopra la divtna Scrittura; Venise, 1652, in -4°; — 4° Quadragesimale ; Venise et Milan, 1652-1671, 4 vol. in-4*; — 5* Délia Eucharistie orazioni XXX: Rome, 1657, in-4*; — 6* Orazioni sopra gli uomini itlustri del Tesiamento V. et A.; Modène, 1672, 8 vol. Voy. Sotwel, Biblioth. Scriptor. Societ. Jesu. Argelati, Biblioth. Mediolanensis. Feller. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génèr.
RH0DANIM. Voy. Dodanim.
RH0DE , jeune servante qui, au lieu d'ouvrir à saint Pierre, qui se présenta à la porte de la maison de Marie, mère de Jean -M arc, après avoir été délivré de la prison par un ange , le laissa dehors pour courir en porter la nouvelle aux fidèles assemblés dans cette maison. Voy. Actes, xu, 13 et suiv.
I. RHODES , ile et siège épisc. de l'Asie Mineure située dans la mer de Scarpanto, sur la côte méridionale de la Carie. Rhodes est la métropole des Cyclades dans toutes les Notices. Cette île, qui fut tour à tour au pouvoir des Génois et des Grecs, était devenue une retraite de corsaires, lorsqu'en 1309 Foulques de Villaret, grand maître des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, s'en empara, et y établit le siège de l'Ordre, qui avait été chassé de la Terre» Sainte; cet Ordre la conserva jusqu'en 1522, époque à laquelle elle tomba au pouvoir des Turcs. Rhodes a eu des évéques grecs et latins; ceux-ci sont connus quelquefois sous le nom d'évéqucs de Colosse ou Colossiens, ainsi appelés du nom du fameux colosse qui y était, et que l'on regardait comme une des sept merveilles du monde. Ses évéques grecs furent au nombre de vingt -huit; le premier, saint Euphranon,
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condamna les encrât ites ; elle a en aussi neuf évéuues latins, dont le premier, Guy, siégeait en 12t8. Voy. Lequien . Oriens Christ., tom. III, p. 1000. De Commaimlle, /" Table alpbiliét., p. 199. Richard et Giraud.
II. RHODES (Alexandre de), jésuite, né à Avignon en 15*.H , mort en Perse l'an 1660, fut envoyé, en 1618, dans les Indes orientales pour v prêcher l'Évangile. De là il alla dans la Cochinchine, il instruisit les indigènes dans la foi, puis il passa dans le Tonquiu, où il gagna la confiance du roi et de plusieurs personnages considérables. Expulsé de ce pays, il se rendit à Macao; durant dix années il y professa la théologie , et parcourut de temps en temps la province de Canton. Plus tard il visita Bmtam I et Surate, et se rendit a Smyrne, en passant par l'Anatolie et l'Arménie. On a de lui : 1° fie- I lazione de' felici succcssi délia .tanin fide nel regno di Tunchino; Rome, 1650, in-i»; trad. en fiançais; Lyon, 1(561, in-4», et en latin, ibid., 1052, in-4»; — 2° Relation des progrès de la fin an royaume de Cachindiinc ; Paris, 1652, in-8*; —à. y» Sommaire des divers i»>tfages >>t missions a]n>s(oliques du P. A. de Rhotfrs a la Chine et nôtres royaumes de t Orient ; ibid., 1653, in-8»; W*\ et 1688; — 4° Relation de ce iiut s'est passé eu 1649 dans les royaumes où les PP. de la Com- /»<gntc de Jésus de la proviwe du Japon publient ï Evangile; ibid., 1655, in-8°; — 5» Relation de la mixsion établie en Perse; ibid., 1659, in -8°; — G» un Catéchisme en tonquinois et en latin; Rome. Voy. Sotwel, Biblioth. Scriptor. Soctet. Jesu. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génér.
III. RHODES (Georges de), jésuite, né à Avignon en 1597, mort à Lyon en 1661, était frère du précédent. Il professa la rhétorique dans cette dernière ville, où il fut recteur pendant vingt-sept ans. Outre un ouvrage de philosophie . il a publié : Dixnutatianes theologice scholnstica>; Lyon, 1661, 1671, 1676 , 2 vol. in-fol. Voy. Sotwel, Ribfioth. Scriptor. Societ. Jesu. Bar» javel, Riogr. de Vaucluse. La Nouv. Biogr. génér.
RHODEZ. Voy. Rodkï.
RHODIOPOLIS , siège épisc. de la province de Lycie, située au diocèse d'Asie, sous la métropole de Myre. On en connaît un évèque, Nicolas, qui souscrivit la relation du concile de Constantinople au patriarche Jean, au sujet do Sévère et des autres hérétiques. Voy. Lequien. Oriens Christ., tom. I, p. 992.
RH0D0CUS, traître de l'armée de Judas Marhabée. qui allait découvrir dans le camp du roi de Syrie, a Antiochus Eupator, les secrets de son parti. Voy. Il Machab., XIII, 21.
RH0D0PE, province de Thrace, située entre les neuves Nestuset Melanes, et bornée au nord
Ear le mont Hhodope , qui lui donne son nom. Ile avait Trajanopolis pour métropole; mais cette ville ayant été détruite, la dignité métropolitaine fut transférée à Maronéa, ville située dans la même province, a l'embouchure du fleuve Nestus. Coinpar. Maronéa et Trajanopolis, n»I.
RH0MPHJEA. Ce mot, qui se trouve dans la version latine de l'Ecclésiastique et de l'Apocalypse, mais beaucoup plus souvent dans le grec des Septante, répond aux mots hébreux hanith, lance, et AeVeA.épée. Rhomphra signifie proprement une longue lance qui était autrefois en usage parmi Tas Thraces , comme on le voit dans Tite-Live. Saint Isidore dit que rhomplura est une longue énée a deux tranchants appelée autrement spathti, d'où vient notre épée. Suidas dit que l'on donne aussi le nom de rhompheta à la pique ou à un long dard. Voy.
RIBA
Ecclésiastique, xxl, 4; xxvi, 27 ; xxxix, 36. Apocal., H, 12. Tit. Liv., Armai., 1. XXXI, XXXIX.
D. Calmet . Diction, de lu Bible.
RH0SICUM, RH0SII. Voy. Topctus.
RH0SUS, ville épisc. de la deuxième Cilieie, sous la métropole u'Anararbe , au diocèse d'Antioche. On en connaît six évèques, dont le premier, Antipater, assista au concile d'Antioche tenu par Mélèce , au sujet de la consubstantialité, en 363. Voy. Lequien, Oriens Christ., t. H, p. 908.
RHUSIDM. Voy. Toperus.
RHYNDACES, ville épisc. de la première Hilhynie, sous la métropole de Nicomédie, située près du fleuve Rhyndacus. On en connaît deux évéques, dont le premier, Jonas, fut déposé pour cause de simonie, sous le patriarche Calliste, et le second, Léon, siégea immédiatement après Jonas. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I , p. 636.
RIBADENEIRA (Pedro), jésuite, né à Tolède en 1527, mort à Madrid l'an 1611 , fut un des premiers disciples de saint Ignace de Loyola, •lui le reçut dans sa compagnie eu 1540. II professa la rhétorique à Palerme, alla dans les Pays-Bas et en France par l'ordre de saint Ignace, et fut plusieurs fois provincial de son Ordre. On a de lui : 1° Vida de S. Ignano; Madrid, 1570, in-8*; trad. en latin par l'auteur; Anvers, 1588, in-8»; — 2» De la Srvfma de tngalaterra ; Madrid , 1588, in-8»; trad. en latin; — 3° De la Tribulacion parlicular y publica; Barcelone, 1591, in-8»; - 4» Vida* de Diego Lai ne i, Alfonso Sahneron y Francisco de Borja ; Madrid, 1592, in-8»; trad. en latin par André Schott; Anvers, 1598, in-8»; ces trois vies ont été réunies à celles de saint Ignace, dans l'édit. de Madrid, 1594, in-fol.; — 5» Tratado de la reàgion y virtudes que debe tener et principe christ iano para gnbemar sus Estadot; Madrid, 1595, 1601, in-H»; Anvers, 1597, in-8»; trad. en français, en latin, en anglais et en italien; c'est une réfutation du Prince de Machiavel, mais qui contient plusieurs propositions qui ont prêté A la critique; — 6» Flos sanrtorum. o Hbro de las vidas de lossantos; Madrid, 1599-1610, 2 vol. in-fol.; — 7» Vida de Christo y de su Madré santtssima; ibid., 1604, in-fol ; — 8* De Scriptoribus Societatis Jesu; Anvers, 1608, in-8», etc. Voy. Alegambe, Biblioth. Scriptor. Societ. Jesu. Pierre de l'Étoile, Joum. du régne de Henri IV, tom. II, p. 198. Nicol - Antonio. Nova Biblioth. Hispana. Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génér.
RIBAl , père d'IOiaï, était un des braves de J'arméo de David. Voy. II Rois, XXIII, 29.
RIBALLIER (Ambroise). docteur de Sorbonne et abbé commendataire de Charabon, diocèse de Poitiers, né à Paris en 1712, mort l'an 1785, fut nommé grand maître du collège des Ouatre- Nations. Il était connu pour sage, modéré et conciliant. La place de syndic de la faculté de théologie ayant vaqué en 1766, il en fut pourvu. Enfin , lorsqu'en 1766 un arrêt du conseil du roi du 31 juillet créa une commission pour la réforme des Ordres religieux, l'abbé Riballier en fut nommé membre. On a de lui : 1* Lettre à routeur du Cas de conscience sur la réforme des réguliers; 1769, in-12; — 2» Essai historique et critique sur les privilèges et exemptions des réguliers; 1769, in-12; — 3» Lettres dfun docteur à un de ses amis au sujet de Bé/txaire; 1768, in-12. Le Bélisaire de Marmontel, imprimé avec approbation et privilège obtenus un peu par surprise, avait paru dangereux à cause du chapitre xv, où il se trouve des propo
u chapitre répréhen-