XVIII. RICHARD RADDLPHE. Voy. Fm- Ralph
RICHARDOT (François), évêque d'Arras, né à Morey-Ville-Église, dans la Franche-Comté, en 1507, mort a Arras l'an 1574, entra fort jeune dans l'Ordre de Saint-Augustin , fut envoyé en 1529 à Tournai pour y professer la théologie, et enseigna plus tard VÉcrilure sainte à Paris. Promu à l'episcopat en 1561, il parut avec éclat au concile de Trente , et eut beaucoup de part à l'érection de l'université de Douai. Il a laissé : i« des Ordonnances synodales; Anvers, 1588, in-4°; — 2° Tracta tus de controversiis ; — 3° des Sermons: 1608, in-4*; — 4° Instructio pastorum; Arras, 1564, in-8°; — 5» des Oraisons funèbres. Voy. Possevin , Appar. sucer. André -Valére, Biblioth. Helg. La Galiia Christ., tom. III. La v,m . Biogr. génér.
RICHARDSON (William), théologien anglican, né a Wjlshamstead , prés de Bedford, en 1698, mort à Cambridge en 1775, prit à Oxford ses degrés en théologie , et fut successivement vicaire d une paroisse de Londres, chanoine de Lincoln et chapelain du roi. On a de lui : 1» des Sermons; — 2* une édition des Prrelectiones ecclesiastuxt de son oncle, John Uichardson ; 1727, 2 vol. in-8» ; — 3» une édition du De Pnrsuhbus de Godwin, avec une continuation ; 1713, in-
RICH
fol. Voy. Qialmere, General lÀogr. Dùiiotusry. La Nouv. Biogr. génér.
RICHARIUS. Voy. RlQUITO.
RICHE. Vou. Richesses.
RICHELIEU. Voy. Plessis, n« II.
RICHEOME (Louis), jésuite, né à Digne, mort à Bordeaux en 1625, fut trois fois provincial , puis assistant du général à Rome pour la France. 11 a laissé des Traités de controverse et de piété qui ont été publiés à Paris . 1627 . 2 vol. On trouve deux lettres du P. Richeome dans la traduction française de F Histoire dp M. de Thou , tom. XV. Voy. Alegambe , BdMoth. Scriittor. Sonet. Jesu.
I. RICHER (Edmond), théologien, né à Chource. dans le diocèse de Langres, en 1599, mort à Paris l'an 1631 , se livra d'abord à l'enseignement, prit le bonnet de docteur, et devint grand maître du collège du cardinal Lemoine; puis, en 1608, syndic de la faculté de théologie de Paris. Il s'éleva avec force, on 1611, contre la thèse d'un dominicain qui soutenait l'infaillibilité du Pape et sa supériorité sur le concile général, et publia la même année son livre De la Puissance ecclésiastique et jiotttique, qui fut censuré par le cardinal du Perron, archevêque de Sens , à la tôte des évoques de sa province, qu'il assembla à Paris le 9 mare 1612; puis par
1 archevêque d'Aix, et enlin a Rome. Richer Tut ensuite déposé du syndicat la même année 1612 ; il fut aussi renfermé pendant quelque temps dans les prisons de Saint- Victor. Il refusa en tr.17 de se trouver & la censure du livre d'Antoine de Dominis. En 1620 il donna une déclaration par laquelle il prétendait qu'il était prêt à rendre raison des propositions de ce livre. Il en donna une seconde, dans laquelle il reconnaît l'Église romaine pour mère et maîtresse de toutes les Églises, et déclare que ce qu'il avait écrit < était contraire à la doctrine catholique, exposée fidèlement par les saints Pères; faux, hérétique , impie , et pris des écrits empoisonnés de Luther et de Calvin. » Enfin , pour ne laisser aucun doute su/- la sincérité de ses rétractations, il en donna une troisième en 1630. Ceux qui ont prétendu qu'on la lui avait extorquée l'accusent par la même de faiblesse et de lâcheté ; mais cette prétendue violence avec toutes ses circonstances est une pure invention, comme l'a victorieusement prouvé le Journal de Trévoux, janvier 1703. Parmi ses ouvrages, dont plusieurs sont purement littéraires, nous citerons : 1« la Vie de J. Gerson, et une édition de ses (Ouvres; Paris, 1606; — 2* De Eixlesiasttco et politica Potestate; ibid., 1611, in-4», et 1612, in-8» ; livre condamné par la Congrégation de V Index (decr. 10 maii 1613,
2 déc. 1622 et 4 martii 1709); - 3» Démonstratif > tibelli de Ecdesiastica et poMica Potestate , également prohibé par V Index (decr. 4 martii li09); — - 4* Historia conriliorutn generatium in IV iibros distnhuta , qui a eu le même sort (Brev. Innocent. XI, 17 martii 1618.) Voy. Nicéron, Mémoires, t. XX VII. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers., où la conduite et les écrits de Btcher sont parfaitement appréciés. Michaud , Biogr. univers. Ouant à la tfouv. Biogr.
Kénér., le savant et estimable auteur de l'article iiCHER s'est évidemment trompé en attribuant à l'influence des jésuites tout ce qui est arrivé à l'ancien syndic de la faculté de théologie de Paris.
II. RICHER (François), jurisc, né à Avranches en 1718, mort a Paris l'an 1790, ae fit recevoir avocat au parlement de cette dernière ville , et acquit une grande réputation. Parmi
s*>s principaux ouvrages nous citerons : 1» Traité tir ht mort civile, tant de relie qui résulte des condamnations pour cause de crime que de celle qui résulte des voeux de religion; Paris, 1756, in-4«: — 2" De l'Autorité du clergé, et du pouvoir du magistrat politique sur [exercice des fonctions du ministère ecclésiastique ; ibid., 1767, 2 vol. in -12; — S» une édition des Lois ecc/ésiast njues d'Héricourt; 1756, in-fol. Voy. la France littér. Feller, qui remarque avec raison que cet autour n'était pas favorable au pouvoir de l'Église. La Siniv. Biogr. génér.
RICHESSES, RICHE. Quelques censeurs de la morale évangéliquc se sont plaints de ce que Jésus- Christ semblait condamner absolument et sans restriction la possession des richesses , puisqu'il dit : « Malheur à vous, riches! (Luc, vi, 24.) 11 est plus facile à un chameau de passer par le chas d une aiguille, qu'à un riche d'entrer dans le royaume des cieux (Matth. xix, 24). > Mais, il faut bien le remarquer, Jésus- Christ parlait des riches qu'il avait sous les yeux , et qu'il a peints dans tout son Évangile, de riches orgueilleux , avares , usuriers, voluptueux , durs envers les pauvres, tels que io mauvais riche ( Luc , xvi , 1 ). De tels hommes n'étaient pas disposés à entrer dans le royaume des cieux, dans la société des justes qui prenaient Jésus-Christ pour leur roi , et se rangeaient sous ses lois. Le divin Sauveur s'explique assez lui-même, en appelant heureux les ; ouvres d'esprit, c'est-à-dire ceux qui ont l'esprit et le cœur détachés des richesses ( Matth., v, 3). Il dit qu'on ne peut pas servir Dieu et l'argent (Matth., vi, 24), parce qu'aucun homme ne peut avoir le cœur partagé entre deux maitres. Mais un homme peut être riche sans être attaché servilement à ce qu'il possède f sans en abuser pour satisfaire des passions criminelles, sans faire injustice à personne, toujours prêt à perdre ses biens lorsque Dieu voudra l'en priver, et à les partager avec les pauvres. Jésus- Christ aurait-il condamné un riche tel que Job , duquel Dieu même a daigné faire l'éloge? Non sans doute. Aussi, lorsque suint Paul prescrit à Timothée les leçons qu'il doit donner aux riches, il ne dit pas qu il faut leur ordonner de renoncer à leurs richesses , mais de ne pas s'en enorfrueillir, de ne pas mettre leur confiance dans des biens périssables, mais en Dieu, qui pourvolt abondamment aux besoins de tous (I Timoth., vi, 17). Jésus-Christ lui-même disait aux pharisiens, auxquels il reprochait des injustices et des rapines : « Faites l'aumône de ce que vous avex, et tout sera pur pour vous (Luc, XI, 41 ). » Lorsque Jésus-Christ dit i un jeune homme : c Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu as, et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel; viens ensuite, et suismoi ( Matth., xi\, 21 ), s il ne lui fait pas un commandement rigoureux ; c'est un conseil de perfection qu'il lui donne, ainsi que le disent les Pères de l'Église et les commentateurs catholiques. Voy. Bergier, Diction, de théol. Compar. Conseils êvangêliques.
RICHIUS (Robert), écrivain anglais, mort en 1238, était frère unique de saint Edme, archevêque de Cantorbéry. Il a laissé : 1» Exegesis in Canonem S. Augustmi; — 2° Vita S. Edmundi; — S* De Translatione ejusdem, Ub. I. Voy. Pitseus , DeJUustr. Anghct Scriptor.
RICHTER ( Charles -Frédéric), orientaliste, né à Freyberg en 1773, mort à Schneeberg l'an 1806, professa la philosophie à Leipzig, et devint en 1808 premier pasteur à Schneeberg. On a de lui quelques ouvrages, parmi lesquels nous
RIDL
1* De Mate Nbri Jobi deftnienda Leipzig, 179», in -4»; — 2* Explication de tout les passages de l'Ancien et du Nouveau Testa' ment que ton a attaqués comme inintelligibles, scandaleux ou erronés: ibid., 1805, 1808, 2 vol. in-8»; cet ouvrage est écrit en allemand. Voy. la Souv. Biogr. qénèr.
RICIDS ( Paul), juif converti dont le nom figure dans V Index de Clément VIII, né en Allemagne , vivait au xvr* siècle. Il professa la philosophie à Pavie avec tant de succès, que l'empereur Maximilien l'attira en Allemagne, et le mit au nombre de ses médecins. Ricius a publié un grand nombre d'ouvrages contre les Juifs et sur d'autres matières. 11 soutient contre le célèbre Jean Eckius que les cieux sont animés, et avance d'autres paradoxes. Nous citerons de lui : 1° Philosophia prophetica ac tatmudistica vrochristiana veritate tuenda ; — 2* Cum juniori Hebrœorum synngoga Disputaho; — 3° De Modo orandi in nomme tetraarammato ; — 4° De Culesti Agrieultura : Dàle, 1087, in-fol.; Érasme en parle avec éloge dans la dernière Lettre de son premier livre ; — 5° Tulmudica Cotntnentttnola; Augsbourg, 1519, in-4°: — 6° De LXXlll viosaieœ sanctionis Edvtis; ibia., in-4°. Voy. Richard et Giraud. Feller, Btogr. univers.
RICL0S (Louis), bénédictin de la congrégation de Saint- Vannes, né 4 Verdun, mort à Saint- Yincent de Mett en 1738; profès de Saint-Vannes le 28 du mois de mai 1679. On a de lui : 1» Paraphrases sur tes Epitres de saint Paul; 3 vol. in -8»; — 2» Paraphrases sur les Êpitres <nn»mqu><; paris, 1709 et 1718; Mett, 1727. !'"'/• I». Calme! . Biblioth. Lorraine.
R1C0BALDI . historien du XII» siècle, était de Kerrare, et vivait encore vers l'an 1813. On a de lui, outre une Hirt. des Empereurs, etc.. \'ili\tnirc des Papes, depuis saint Pierre jusqu'à Honiface VIII ; cet ouvrage se trouve dans Muratori, Hecun'l des Ecrivains de l'Histoire d'Italie, tom. IX, Milan, 1726. Voy Richard et Giraud. RIC0LD ou RICOLDI. Voy. Ricahd, n» IL RICTRUDE (Sainte), abbesse de Marchiennes, en Flandre, née dans l'Aquitaine vers l'an 614, morte le 12 mai 688, fut mariée à saint Adalbaud, dont elle eut quatre enfants qui sont tous honorés d'un culte public dans l'Église : saint Mauront et les bienheureuses Clotsende, Eusébie ou Ysoye, et Adalsende. Après la mort de son mari, elle se retira à 1 abbaye de Marchiennes, où elle vécut pendant près de quarante ans dans les exercices d'une pénitence austère. On célèbre sa fête le 12 mai. Voy. Bolland. D. Mabillon, Act. des SS. Bénéd., W siècle. Richard et Giraud.
RICULFE, évêque de Soissons, mort vers l'an 902 , monta sur ce siège entre 883 et 892. 11 assista, en 81)2, au concile de Verberie, et, en 893, à celui de lleims. L'an 900, il consacra dans cette dernière ville l'archevêque Hervé, et excommunia les meurtriers de l'archevêque Foulques. On a de lui une Constitution qu'il établit dans son église en 88», et qui a pour objet de corriger l'ignorance des clercs; elle a été souvent imprimée depuis 1615, et on la rencontre notamment dans le Supplément des Conciles des Gaules de P. de la Lande, et dans Labbe, Conciles, tom. IX. Voy. la Gallia Christ., tom. IX, col. 314. L'Histoire' littér. de la France, 1. VI, p. 182. La Souv. Biogr. génér.
I. RIDLET (Gloster), anglican, né sur mer en 1702, mort à Poplar, dans le Middlesex, l'an 1774, fut pourvu d'une prébende dans la cathédrale de Salisburv. Parmi ses ouvrages nous citerons : I" des Sermon*; Londns, 1712, in-8»;