RITU
tique, nn assesseur, etc., pour les causes des saints. Quant aux autres matières, soit gracieuses, soit contentieuses , qui concernent les rites, un agent quelconque peut les traiter. Louis Gardellini a publié la collection authentique des décrets de la Congrégation de* Rite* ; elle a été approuvée par Pie VII en 1808. En 1824, on en fit une seconde publication, en y ajoutant les décrets nouveaux; il en a paru de nouvelles depuis. Voy. l'abbé L. Pallard, Les Ministères du Saint-Siège dans la 42» année du pontificat de Pie IX. L'abbé J. Stremler, Traité des peines ecclésiastiques, de l'Appel et des Congrégations romaines.
RITTANGELIDS (Jean-Étienne), né à Fortcheim, dans le diocèse de Ramberg, mort à Kœnigsberg vers 1652 , de catholique romain était devenu juif, et, selon quelques auteurs, il embrassa ensuite le luthéranisme. Il professa les langues orientales à Kœnigsberg. On a de lui, entre autres écrits : des Notes sur le letrira, où il soutient que la ParajArase chnldaique fournit des arguments contre les Juifs et contre les antitrinitaires; — 2° Libra ventntis: 1698; c'est une réponse à Guillaume-Henri Vorstius, soemien, qui, sous le nom A'irenojnf titn , avait attaqué son assertion relative à la Paraphrase chaldaïque ; — 3° De Veritate religions chnstianœ; rraneker, 1090; — 4° des Lettres; — 5° une Traduction allemande des prières que les Juifs font dans leurs synagogues le premier jour de chaque année. } oy. relier. Compar. notre art. Ietsira.
RITTER (Jean-Daniel), érudit, né a Schlautz.
firès de Breslau, en 1700, mort à Wittemberg 'an 1775, professa la philosophie à Leipzig, puis l'histoire et le droit public i Wittemberg. Parmi ses ouvrages nous citerons : !• Dr L ui Sa iptorum vt-teris Ecctestœ ; Leipzig, 1765, in-1°;
— 2» De Stedmgis, sirculi xtti hœrelicis; ibid., 1751, in- V». Fou. la Nouv. Biogr. génér.
RITTERSHUYS (Conrad), en latin Rittershnsin*, protestant, jurisc, né à Brunswick en 1500, mort à Altdorf l'an 1613, se fit recevoir docteur en droit a Bâle en 1502, et fut appelé à l'université d'Altorf, on il professa les Institutes et les Pandectes. Il a laissé sur divers, sujets un grand nombre d'ouvrages, entre antres : 1° S. hidon De Interpretntvme Scriptural H6. IV; Leyde, 1605, in -fol.; — 2» S. Athanasn Hyjiomneinata ; ibid., 1611, in-8»; — 3» De Dif* /rivntits juns etvilts et cmionici; Strasbourg, 1016; in-8», et 1638, 1668, in-4»; ouvrage mis à l'Index par un décret du 10 mai 1619; — 4* Sacrarum lectionum Ub. VIII; Nuremberg, 1613, in -4°; — 5* Jus Justimanum, sive Nove/larum Juxtinia narutn methodica expaxitio; Strasbourg, 1615, 1629, in-4»; Francfort, 1615, in-8», et 1669, in-4»; également mis à l'Index le 16 mai 1019 ;
— 6° Commentarius in Salvianum Massiaensem: Altorf, 1611, 2 vol. in-8», précédés de la Fié de Salvien; 2* édit., augmentée des notes de plusieurs philologues et d'une Vie de Conrad Rittershnys, par son fils Georges. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XXXII, où on trouve la liste des autres écrits de Rittershuys. Michaud, Biogr. univers., au Supplém. La Nouv. Biogr. génér.
RITUEL {Rituale), livre qui contient l'ordre des cérémonies, les prières, les instructions que l'on doit faire dans l'administration des sacrements. Il y a lieu de penser qu'autrefois ce livre n'était pas différent de celui qu'on nommait SacramentQire, puisque nous trouvons dans celui de saint Grégoire non-seulement la liturgie ou les prières et les cérémonies de la
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messe, mais encore celles par lesquelles on administrait plusieurs sacrements. Aujourd'hui les premières sont renfermées dans le Missel, les secondes sont le principal objet du Rituel. Mais le Rituel contient aussi les bénédictions et les exorcismes qui sont en usage dans l'É-
rse catholique. Outre le Rituel romain, qui est fond de tous les autres, il y en a de propres à divers diocèses. Voy. D. Macri Hierolexicon ,
ad VOC. RlTUALE, CONTACH M . EttCHOLOGICM,
Ordinale, Sacerdotalis , Sacramentarium.
Bergier, Diction, de théol. Le Diction, de la (Mot. cnlhol.
RIVA (Polydore), jurisc., né à Milan, mort | à Pise en 1013, professa le droit & Pavie, à Turin et à Pise. On a de lui : 1« De Actis m mortis nrticulo ; — 2» Commentant quibus canonicat, civiles, feudales, emphyteuticœ, criminales mattrice continentur; — 3" De Nocturno Tempore, etc. Voy. Moréri, édit. de 1750.
RlVALDUS (Jean}, de l'Ordre de Saint-Augustin ou de Saint- François, né en Angleterre, vivait au xiv« siècle. 11 était savant théologien et docteur de l'université d'Oxford. Il a composé un grand nombre d'ouvrages, parmi les-
Îuels nous citerons : 1° Super Pmlterium ; — * Super Cnntien; — 3° In Evanyehum S. Joann.; — 4" In Epist. D. Pauli; — 5° In August. De Civitate Dei; — 0° In Lectw. Scriptur., etc. Voy. Pitseus, De lllustr. Angl. Scriptoribus. Wading, Script ores Ord. Minorum.
RIVARDSCIR. Voi,. Ravardscir.
RIVERA. Voy. Rikox.
I. RIVET (Rivetum), abbaye régulière de l'Ordre de Clteaux , située en Gascogne , au diocèse de Bazas. On ignore dans quel temps et par qui elle avait été fondée.
II. RIVET (André), théologien calviniste, né à Saint-Maixent en 1572, mort a Breda l'an MM, professa la théologie à l'université de Leyde, présida à plusieurs synodes , et fut chargé des affaires les plus importantes de sa secte. Il a composé un grand nombre d'ouvrages qu'on a publiés à Leyde, 1651 et 1660, 3 vol. in-fol., et qui ont tous été mis à Y Index par un décret daté du 10 mai 1757. Déia, le 18 janvier 1662, la S. Congrégation de Ylndex avait condamné le livre de Rivet, intitulé : Sommaire de toutes les
Smtroverses agitées entre t Église romaine et les alises réftrrmées.
III. RIVET DE CHAMPVERNON (Guillaume), frère du précédent , né à Saint-Maixent en 1580, mort l'an 1651 , exerça les fonctions de pasteur à Taillebourg, et assista à plusieurs synodes. Il a laissé : !• Libertatis ecclesiastica» Defensia; Genève, 1625, in-8°; ouvrage dirigé contre la primauté du Pape; — 2° De la Défense des droits de Dieu; Saumur , 1631, in- 8*; — 3» Vindiciat evangelicee de justifient inné ; Amsterdam, 1618, in -4». Voy. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. gêner.
IV. RIVET DE LA GRANGE (Antoine), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Confolens en 1683, mort au Mans l'an 1719,
St une grande part aux querelles théolo^iques son temps. La tranquillité de sa vie fut troublée par son attachement a la mémoire et à la cause d'Arnault et de Quesnel. On a de lui : Histoire littéraire de la France; Paris, 1733- 1750, in -4°; il a donné les huit premiers volumes; D. Tailhndier a publié le neuvième; D. Clémeucean a fait p.iraitre les dixième et onzième; D. Clément le douzième, et une commission spéciale , nommée par l'Institut , a publié le reste de l'ouvrage, u. Rivet a en outre revu et achevé le Xé'-rotoye de Port-Royal, qu'il
fit imprimer à Amsterdam, 1723, ln-4*. La publication de cet ouvrage, jointe à la vivacité de son opposition à la bulle Unigenitus, dont il avait appelé , indisposa ses supérieurs contre lui. On l'obligea de se retirer dans l'abbaye de Saint-Vincent du Mans. D. Taillandier, son confrère , a fait son éloge à la tète du neuvième i tome de Y Histoire littéraire. Voy. Richard et Giraud. Feller. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biof/r. qénér.
RJVL RIVIS (VILLA DE). Voy. Rieux.
RIVIÈRE (Bon-François). Voy. Pei.vert.
I. RIVIUS ou VAN DER RIVIEREN (Rustache), dominicain, né à Zichen, dans le Brabant, mort à Louvain en 1538, fut un des premiers théologiens qui écrivirent contre Luther. 11 a laissé : 1° Errorum Luthcri brevis Confiitntio, etc.; Anvers; — 2» Sacramentorum brevis E/ucidatio, simulque mmnulla perversa Luthcri dogmata exciudens, etc.; ibid., 1523, in -4» ; — 3° Apalogia pro pietate in Erasmi Roterodami Enrhiridii cnnimem quintum; ibid., 1531, in-8°. Voy. le p. Échard, Scriptor. Ord. Prardic., t. IL
IL RIVIUS ou VAN RIVIEREN (Jean), religieux augustin, né à Louvain en 1599, mort 4 Batisbonne en 1665. professa les humanités et la philosophie dans les maisons de son Ordre. Outre quelques écrits purement littéraires , on a de lui : 1° /(«liants mysticus ; Tournai, 1631 , in -12; trad. en français; c'est un traité sur II confrérie de la Ceinture de saint Augustin; — 2° Vita S. Augustin»; Anvers, 1016, in-4*; Vie qui a beaucoup servi à Tillemont. Rivius l'a puisée dans les écrits de ce Père et dans les auteurs contemporains. Cependant on la justement blamédece qu'il a traité (p. 519) de semipélagiens ceux qui admettent en Dieu, depuis la chute d'Adam, un décret de donner à tout homme des secours suffisants pour faire son salut. L 'Index, la raison et la bonne théologie désignent l'opinion de Riviuscomme devant être rejetée. On ht , en effet , dans Y Index : < Rivius Joanncs) Dnramensi*. Vitœ D. A urelii Augustmi ibri IV. Sisi deleanlur illa verba quat sunt m fine § 2, capitis I , libri IV : Quibus dum sinulia tradit, etc., usque ad illa alia : de Enchiridio ista sufficiant. • (Decr. 10 aprilis 1666.) Voy. Feller, Bviqr. univers.
RIV0 ou DU RUISSEAU ( Raoul), né à Brée, petite ville de la principauté de Liège, mort l'an 1403, alla étudier les langues savantes a Rome. Sa science et ses vertus le tirent nommer doyen de l'église collégiale de Tongres. Il fonda le monastère de Carsendonc, et donna aux religieux de cette maison une règle conforme aux anciens canons. On a de lui . outre un Martyrologe en vers : 1° Traité de robserration des canons, Cologne, 156N; Rome, 1590, et dans la Btbliofh. Pntrum, tom. VI, édit. de Paris , et tom. XIV, édit. de Cologne ; — 2° Ht'*t. de* éréques de Liège depuis 1317 jusqu'en 1389. dans la collection de Cnapeauville ; — 3» Cn/mdrier eceiétiashque ; Louvain, 1568. Voy. Feller, Biogr. unners.
RIV0IRE (Antoine), savant jésuite, de l'Académie de Lyon, né en 1709, mort à Lyon vers 1789, où il s'était fixé après la suppression de sa compagnie, professa la physique et l'histoire naturelle. Outre quelques ouvrages scientifiques, il a laissé une Fié de saint Castor, 1768. in-12. Voy. Feller, Biogr. univers.
RIVOUR (LA) ou L'ARIVOR . en latin Ripatorium, abbaye de l'ordre de Citeaux. dans la Champagne, au diocèse et à deux lieue» de Troyes; elle était fille de Oairvaux, et elle fut
HMBE
ROBE
fondée en 1140 par Hatton , évéque de Troyes. Saint Bernard y mit pour premier abbé Alain , qui devint évéquc d'Auxerre.
ROA (Martin de), jésuite, né à Cordoue en 1563, mort à Mont i lia en 1(537, professa la rhétorique et l'Écriture sainte à Cordoue. 11 fut recteur dans divers collèges, provincial de l'Andalousie, puis il représenta, comme procureur général, les intérêts de sa compagnie auprès du Saint-Siège. 11 a laissé quelques ouvrages , parmi lesquels nous citerons : 1° Singularium locorum et tvrutn Scriutura> Lilter VI ; Cordoue, 1000, in-4°: Lyon, 1667, in-8», —2° Fb>s sanrtrjrum; fiestas y santos de Andalucia, Castilla y Portugal; Séville, 1615, in-4»; — 3* De Corduba Principatu et de auctoritate et antiquitate mnrtorum martyrum Cordubensium , ac de Cordubensi Breviarw ; Lyon, 1617, in-4°; ouvrage que l'auteur lui-même traduisit en espagnol en y faisant des additions; Cordoue, 16%, in-4"; — 4* Santos Honorio, Eutichio, Estevan, patnmos de Xeres de la Frontera; ibid., 1617, in -4°; — 5° Del Estado de las aimas an iwrgatorio;Sé\il\ey 1619, in- 12, ce traité, réimprimé plusieurs fois et traduit en langues étrangères, est très -recherché, parce qu'il contient des opinions fort extraordinaires; « ouvrage, dit relier, plus singulier qu'utile, l'auteur y avance plusieurschoses
Îiu'il eut mieux valu laisser dans le secret de heu; » il l'a complété par le suivant, qui est moins connu ; — 6° Del Est ad» de los bienaventurados en el cielo, de Ion mmx en el limbo, de los condedrados en el inferno, y deste mundo despues el dia deljutcio umversal; ibid., 1624, in-8°. Voy. Nicolas - Antonio , liiblioth. Hisp. Sotwel, Biftlioth. Scriptor. Societ. Jesu , où on trouve la liste de ses autres ouvrages. Feller. Michaud. La Souv. Hiogr. gêner.
ROABAN , siège épisc. des jacobites , au diocèse d'Antioche, dans l'Fuphratèse. On en connaît deux évèques, dont un, Jean Chisuma, fut chargé de l'administration de l'Église de Roaban, sous le patriarche Athana*e VIII , en 1155, et l'autre, Basile, évèque de Roaban , assista a l'agonie du patriarche Ignace II en 1253. Voy. Lequien. Oriens Christ., tom. II, p. 1516.
ROAGA, lils de Somer, de la tribu d'Aser. Voy. I l'aralip., vu , 34.