XXV. ROBERT SORBON. Voy. SorBONNE
I. ROBERTI (Jean), jésuite et docteur de Mayence, né à Saint- Hubert , dans les Ardennes, en 1569, mort à Namur l'an 1651 , en- ! seigua la théologie à Douai , à Trêves et a \\ urtzbourg. II a laissé un grand nombre d'ouvrages, paimi lesquels nous citerons : 1» Pa, attela SS. Mi \ et Cœnœ calvimsttcœ ; Trêves , ' in-8° ; — 2° Dissertatio de superstitione ; ibid., 1 1614, in-16; — 3» Mysticte Eievhiettf Quadngœ,
ROBE
fa quatuor Evati
hûtoriarum et
tempo rum série vincuiata , en grec et en latin, Mayence. 1615, in-fol.; — 4° tcctesia anglicanie Bâtit tmpostura, contre deux synodes d Angleterre; Luxembourg, 1619. in-24; — 5° Hislvria S. Huberti. etc.; ibid., 1621, in-4°; — 6» Sanctorum quinquagintu jurisperitorum Elogia, contra populare commentum de solo sanctn Yvone; Liège, 1632, in-12; — 7° Vita S. Lamherti vigeswu nom Tungrensis episcopi et martyris ; Liège, 1633, in-»0 ; — 8» Légua cathotica; ibid., 1633, in-12; le but de cet ouvrage est de prouver que, depuis saint Materne , tous les évêques de Liège ont été catholiques. Vou. André Valère, BOmoth. Helg., tom. 1, p. 717, édit. de 1739. Sotwel, Bibltoth. Scriptor. Soctet. Jesu. Paquot, Mémoirrs pour servir à f Histoire (tes Pays-Bas.
IL ROBERTI (Jean-Baptiste), jésuite italien, né l'an 1719 à Bassano, où sa famille jouissait des honneurs du p.Uriciat, et où il est mort l'an 1786, professa successivement et avec un grand succès a Plaisance, à brescia, à Parme ét à Bologne. Parmi ses divers ouvrages nous nierons : 1° Trattutelto suite virtu piccote; — 2» Sopra il predicare contra gli spirtti fortt; — 3» Quattro Opusculi sopra il lusso; — 4» Delta Probité naturcde; — 5" Istruzione cruttana ad un giovune cavalière; — 6° A A' A VI Lezioni sulla fine del mondo. Ses Œuvres complètes ont eu plusieurs éditions^ la 1" a été faite à Bologne en 1767-1787, 7 vol. in-8°; la 2e à Bassano, en 1797, 15 vol. in-16, et la dernière à Bologne, 1830-1831; c'est la plus complète; il s'y trouve une Sotice sur la vie et les ouvrages de Roberti, et un Eloge par le comte Giovio. Vny. Tipaldo, Itiogr. degli Itahani dtustri, tom. VI. Michaud, liiogr. univers. La Souv. Hiogr. génér.
ROBERTINS. C'était une communauté d'étudiants pour l'état ecclésiastique, qu'avait fondée en 16U0, et qu'entretenait au collège de Montaigu, M. Boucher, docteur de Sorbonne et grand vicaire de Chartres. Sur la demande de ce bon prêtre, le séminaire de Saint- Sulpice s eiait chargé, depuis une dizaine d'années, de donner des secours spirituels a ces jeunes gens. M. Boucher étant mort au commencement de l'année 1708, légua au séminaire 1300 livres de rente sur l'hôtel de ville , pour être employées au soutien de son œuvre. Le séminaire, ayant accepté ce legs, ne crut pas pouvoir mieux entier dans les vues du testateur, qu'en unissant sa communauté au séminaire de Saint-Sulpice, ce qui fut exécuté par un acte du 1" mars j7u8. avec l'agrément du cardinal de Noailles. archevêque de Paris. La communauté de M . Boucher fut alors transférée dans une maison attenante au séminaire de Saint -Sulpice. Connue originairement sous le nom de Communauté des pauvres écoliers ou de Petite-Communauté , elle fut appelée dans la suite les Boberttns , du nom de M. Robert. Au moyen des bourses dont elle était pourvue, les aspirants à 1 état ecclésiastique y étaient reçus pour une somme trésmodique. Le nombre des places à remplir était annuellement de quinze à dix-huit, et. comme elles se donnaient au concours, les études y «'talent constamment très-fortes. Lor.tque. dans les dernières années de M. Cousturier, un certain relâchement s'introduisit dans le grand séminaire, tant à cause de l'âge et des infirmités de ce vénérable supérieur que par suite de la mort du premier directeur, M. de Mathflon, qui avait sur les jeunes gens un ascendant et une autorité que n'eurent pas ses successeurs, cet affaiblissement de la discipline n'atteignit pas la communauté des Robertins , parce qu'é- ;
tant composée de sujets appartenant anx classes
moyennes de la société, où l'éducation était plus mâle, l'ambition moins vive et l'esprit de foi mieux conservé, elle ne renfermait pas les mêmes principes de décadence. En 1750, M. Émery^, qui venait de faire son année de philosophie , fut admis dans cette maison après les épreuves ordinaires. La communauté des Robertins fut détruite l'an 1792, par l'arrestation de ses membres le 16 août de cette même année, et surtout par la mort du supérieur. M. Galais, qui fut massacré aux Carmes le 2 septembre suivant, avec sept autres, prêtres de Saint -Sulpice. Voy. la Vie de M. Êmery, neuvième supérieur du séminaire et de la compagnie de Saint -Sulpice, tom. I", p. 58, 60, 78, 106,
ROBERTS (Francis), anglican, né dans le Yorkshire en 1609, mort à VVrington en 1675, prit ses degrés à Oxford , desservit une église de Londres, et obtint le bénéfice de Wrington. dans le SomcVset. On a de lui : Clavis Btblio~ rum; Londres, 1649, 2 vol. in-8°; 1675, in-fol., 4* édit. Voy. Wood, Athènes Oxonienses, t. IL La Nouv. Biogr. génér.
ROBERTSON (Guillaume), théologien anglican, mort en 1686, a laissé : 1» un Dictionnaire hébreu; Londres, 1680, in-4°: — 2» un Ijexicon grec; Cambridge, 1690, in-4°. Ces deux ouvrages sont très-estimés. Voy. Feller, Biogr. univers.
ROBINE (Nicolas), religieux augùstin. vivait au xvn* siècle, et était docteur en théologie. On a de lui : 4» Exercices de l'homme intérieur dans la pratique de l'Oraison mentale, avec un Traité de la Prière et de tes effets, et plusieurs Retraitée sur divers sujets; Paris, 1691 ; — 2° Vie de saint Jean Gonialés ou de saint Facond , reli-
gieux augustin; ibid., 1692. Voy. le Journ. des SavantsMM ot 1692.
I. ROBINET ( Jean-Baptiste-René ), littérateur, né en 1735 à Rennes, où il est mort l'an 1820, entra d'abord dans la société de Jésus, qu'il abandonna bientôt parce qu'il n'y trouvait pas la liberté qu'il désirait. Rentré dans le monde, il se livra avec ardeur à la culture des lettres, et alla ensuite en Hollande faire imprimer son ouvrage De la Nature, dont nous allons parler. De retour à Paris en 1778, Robinet fut nommé censeur roval et secrétaire particulier du ministre Amefot. Il passa ensuite le reste de ses jours dans son lieu natal. Il avait été un des encyclopédistes, et s'était attaché pendant la révolution aux principes de l'Eglise constitutionnelle; mais, avant sa mort, il signa une rétractation de ses erreurs. Robinet a laissé un assez grand nombre d'écrits ; nous citerons seulement : 1° De la Sature; Amsterdam, 1761, in-4", et 1766-1768, 4 vol. in-8°; le tom. 1" a été imprimé trois fois avec des changements, et contrefait en France; l'idée que Robinet parait ailectionner davantage, c'est que l'univers est animé , et que tous les êtres, même les planètes et les étoiles , ont reçu la faculté de se reproduire comme les animaux; il appuie cette opinion d'autorités d'ailleurs respectables et dune foule de citations qui prouvent beaucoup de recherches et une immense lecture; au reste ce n'est qu'avec une extrême réserve qu'il met en avant son système, et il invite a lui proposer les objections qu'en fera naître l'examen ; — 2° Considérations philosophiques sur la gradation naturelle des formes de fétre, on les Essais de h nature, qui apprend à former l'homme; ibid., 1768, in-8» ; lig.; c'est un recueil d'extraits des naturalistes et des voyageurs; l'ouvrage
ROCÀ