ROCH
n'es» pas fait : c Je cède la plume, dit l'auteur,
I un plus habile que moi ; » — 3» Essais de morale ou Recherches sur les pnncipes de la morale ; trnd. de l'anglais de David Hume; ibid., 17130, in-12; — 4» Parallèle de la condition et des facultés de f homme avec la condition et les facultés des autres animaux; Bouillon, 1760, in-12; dans ce livre, l'auteur se propose d'établir qu'aucun être de la création ne peut être comparé à l'homme, mais que l'homme est bien éloigné de retirer tout le fruit des avantages qu'il a reçus de la nature. Voy. Mahul, qui, dans son Annuaire chronologique, tom. I, donne la liste complète des nombreux écrits de Robinet. Le P. Richard, qui a oppo-é ;iu livre De la Sature son ouvrage intitule tji Nature en ctmtraste née In rehgion. Labbé Barruel, qui a consacré plusieurs passages des Helviennes à réfuter les systèmes au même livre. VAmi de la Religion et du Rot, tom. XXIV, p. 367, où on trouve des cho-es curieuses sur notre écrivain. Feller. Michaud, Hmar. univers. Ijh Souv. Hi»r/r. (jénér.
II. ROBINET (Urbain). docteur de Sorbonne, chanoine et grand- vicaln de Paris, abbé de HHloiane, ne en Bretagne l'an 1683, mort en 17"x. On a de lui : 1e le Bréviaire de Rouen , qoi (si on excepte la mutilation des Psaumes), dit Feller, est un chef-d'œuvre en ce genre ; Rouen, 1736. 4 vol. in-1'2; en 1744, il le publia sous le titre de Brev anum ecclesiastintm , clero propositum. Ce Bréviaire aété adopté par les évéques de Cahors , du Mans et quelques autres; — 2" Lettre d'un f r/r>w\ fi//ue à un curé, où Von erpn.se le plan d'un nouveau Bréviaire, in-4»; — 3° des Hymnes en prose , composées lors de la canonisation du pape saint Pie V. On attribue à Robinet les belles Préfaces pour la messe des morts, celle du Saint - Sacrement, de la Dédicace lie l'Église, de l'Avent, de la Toussaint, etc.. qu'on chantait il y a peu de temps encore dans ( i plupart des Églises de France. Voy. le êtmrnnl hisior. et litlér., 1" août 1786, p. 400. RÎChat l et Giraud. Feller, Biogr. univers.
ROfcOAM . fils lie Salomon et de Naama l'Ammonite, succéda à son père. L'histoire de son avènement au royaume d'Israël, de la révolte d> >* dix tribus causé'' par son imprudence, des désordres de Juda sous son règne, et de la guerre nue lui lit Sésac, roi d'Égypte, est rapportée 111 Rois, XH et xiv. Abiaui, son fils, lui Miccéda. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. Cnmpar. notre art. S£SAC. n» I.
ROC. V-»,. Hocii! !:.
ROCABERTI (Jean -Thomas de), prélat, né a Perelada, en Catalogne, l'an 1627, mort à Madrid l'an 169'.», entra chez le» Dominicains.
II fut successivement provincial d'Aragon, général de son Ordre, archevêque de Valence, vice-roi de cette province et grand inquisiteur de la foi. Ses principaux ouvrages sont : 1° Alimento etpintual, eotidmno exerctsio de meditacioiies; Barcelone 1668, in-4»; — 2» Theologia mystira: ibid., 1690, in-4°; — 3° De Romani Pontifias Auctontate; Valence, 1601 -1694, 3 vol. ÎU- fol.; ouvrage qui fut supprimé et condamné par arrêt du parlement de Paris le 20 décembre Itfclft-,— 4* Bitiltotherii Pontificia maxima ; Rome, 1605-1699, 21 vol. in-fol.; c'est une réponse à l'arrêt do parlement dont nous venons de parler; Rocaberli ne se borna pas à y exprimer
sentiments sur l'autorité des Papes et les prérogatives du Saint-Siège, comme dans son livre De Romani Pontificis Auctoritate; il voulut s'étayer d'autres autorités; voilà pourquoi il fit imprimer tous les ouvrages de quelque célébrité oi «ont établis les mêmes principes; c'est
de la réunion de ces écrits que se compose cette volumineuse collection. Koy. le P. Echard, Scriptor. Ord. Prœdic, tom. H, p. 630. Le P. Touron, Hommes ifhtstr. de t'Ora. de Saint- Dominiq., tom. V, p. 744. Richard et Giraud. Michaud, Bioar. univers. L'abbé André, Cours alphnhét. de droit canon, tom. VI, p. 486-487.
ROCCA (Angiolo), de l'Ordre des Ermites de Saint- Augustin, né A Rocca Contrata, dans la Marche d Ancone, en 15iô, mort à Rome l'an 1620. se fit recevoir docteur à Padoue en 1577. Il professa les belles- lettres à Venise, devint secrétaire du P. Fivimni, vicaire général de son Ordre, fut chargé par Sixte V de surveiller l'imprimerie du Vatican, puis nommé secrétaire de la Chapelle apostolique. Enfin, en 1605. il devint évèque de Thagasle in jxirtibus. Parmi ses divers ouvrages nous citerons : i* Délie Comète; Venise, 1577, in-4»; — 2» Bibliotheca apostolica Vaticana; Rome. 1591, in-4°; — >BibHotheca- theologirer ac scnpturalis Epitomc;\h\A,, 1504, in 8°; — 4» De Sanctonim Canonisuttone ; ibid. , 1601 , in - 4° ; — 5° Chronttistoria de apostofirti Sacrario; ibid.. 1605, in 4». Ses Œuvres complètes ont paru à Rome. 1710 ou 1745, 2 vol. in-fol. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XXI. Tiraboschi . Storia delta Lettcrutura italiana. Michaud, Biogr. univers. \a Nom . Biogr. génér.
ROCELIN. Voy. Rosckun.
ROCH (Saint), né à Montpellier vers l'an 1295, mort le 16 août 1327, distribua ses biens aux pauvres après la mort de ses pârents, et se rendit à Rome en équipage de pèlerin et de mendiant. Étant arrivé à Aquapendente, ville de Toscane, où la peste sévissait avec violence, il se consacra entièrement au service des malades, et, après avoir parcouru une partie de l'Italie, il revint dans le Languedoc, où il fut, dit-on, conduit comme un espion au juge de Montpellier. Cet homme, qui n'était autre que son oncle, mais qui ne le connaissait pas, le fit mettre dans une prison , où il mourut au bout de cinq ans. On célèbre sa féte le 16 août. Voy. F. Diedo, sénateur vénitien, qui a donné la Vie du saint ; cette Vie se trouve d ins le Recueil des Bollandistes. Jean de Pins, évéque de Rieux, a aussi publié en latin, au commencement du xvr siècle, la légende de saint Roch. Tous les biographes, et en particulier les hagiographes, ont écrit la vie de cet admirable saint.
I. ROCHE (LA), Rochn ou Rascha , abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin, à une lieue de Port- Royal -des -Champs, au diocèse de Paris. Elle fut'fondée en llb6 par Gui de Lévis; le premier qui habita ce lieu, situé dans une forêt, fut un prêtre nommé (iuy ou (iuyon , et ceux qui se joignirent â lui furent appelés les Frères au Rois-Uuyon. Ils ne suivirent d'abord aucune règle approuvée; mais ils embrassèrent plus tard l'institut des chanoines réguliers de Saint- Victor de Paris. Grégoire IX prit cette abbaye sous sa protection. Voy. la Gullîa Chmt.,i. VII, col. 850, edit. nov.
II. ROCHE (Jean de la), prêtre de l'Oratoire, né dans le diocèse de Nantes, mort en 1711, prêcha deux carêmes à la cour, et acquit beaucoup de réputation par son éloquence. On a de lui : 1° Sermons d>- tAvent, du Carême et des mystères; 6 vol. in-12; — 2" des Panégyriques ; 2 vol. in-12. Voy. le Diction, des Prédicateurs.
III. ROCHE (Jean-Baptiste-Louis de la), docteur de Sorbonne et vice-gérant de la paroisse de Saint-Côme, à Paris, ou il est mort dans un âge fort avancé. 11 a laissé quelques écrits, parmi lesquels nous citerons : 1» les Psaumes de David, nouvellement mis en français; Paris,