ROCH
HODfc
1725, in-12; — 2» L'Office de saint C&me et de saint Damien,en latin et en français; 1728, in-12; — 3» Panégyrique de sainte Geneviève ; 1737, in-4»; — 4° La Nette Vieillesse, etc.; Paris, 1746, in-12; — 5° Éloge funèbre du duc d'Orléans prononcé au Vaf-de-Grâce ; 1753, in-12. Voy. le Diction, portât, des Préticat. la France littér. Richard et Giraud, et Feller, qui donnent la liste de ses mitres ouvrages.
ROCHEBOROUGH , lieu situé en Ecosse, et où l'an 1126 on tint un concile pour la paix de l'Eglise. Voy. Henri Spelman, Concilia magna BntannifP et Hibernict, tom. I.
ROGHEFORT (Cësar de), littérateur, né à Belley, mort vers l'an ltïJO, était docteur en droit et agrégé à l'université de la Sapience. 11 exerça les fonctions d'avocat du roi durant les grands jours d'Auvergne, et travailla à la conversion des hérétiques. Il a laissé un Dictionnaire de la langue française, auquel il a joint des discours et des démonstrations catholiques; Lyon, 1685. iu-fol. Voy. Moi cri . édit. de 1759.
ROCHEFOUCAULD (LA). Voy. Larochefou-
CAt'LD.
ROCHELLE (LA), en latin Rupella ou Rupella Santonum, ville épisc. de Fiance dont l'évéché est sufTragant de la métropole de Bordeaux. La Rochelle est céléhre par les sièges que les religionnaires y soutinrent en 1622 et en 16*28 contre le roi Louis XIII. qui la prit par la famine en 1628. Lorsque l'évéché de Maillesais, ancien bourg de Poitiers, fut transféré à la Rochelle, l'an 1618, on détacha le pays de l'Aunis et Pile de Ré du diocèse de Saintes, pour l'y unir. Le grand temple des religionnaires servit de cathédrale jusqu'à la construction de l'église Saint-Louis, où elle a été établie. Le premier évéque de Maillesais fut Geoffroi Pouvielle, sacré à Avignon en 1317, et le premier de la Rochelle, Jacques Raoul, le dernier de Maillesais. Voy. La Gaina Christ., tom. II. De Commanville, /" Table alphabet., p. 202. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LVIIl, p. 85-87. Compar, Maillesais.
ROCHER, ROC. La Palestine en contenait un grand nombre, qui faisaient une partie de sa force, servant, comme on le voit dans plusieurs endroits de l'Ecriture, d'asile contre les irruptions subites des ennemis. Le nom de rocher se donne à Dieu par métaphore . parce que Dieu est la force, le refuge, l'asile d'Israël, et cette expression est très-commune dans le texte hébreu. Les Hébreux donnaient aussi, en j général, le nom de rocher aux lieux de retraite et de sécurité où ils se retiraient. Comme ils ' se servaient de couteaux de pierre pour la cir- j concision, on emploie aussi le nom de rocher pour signifier ces couteaux. Moïse dit que le Seigneur a établi son peuple dans un pays élevé, afin qu'il suçât le miel de la pierre et l'huile du rocher, parce que les montagnes de la Palestine sont chargées de plants d'oliviers et d'espèces de ruches à miel; et ailleurs il indique qu'il y a quantité de mines de fer et d'airain. Le rocher se met aussi pour une carrière, et, dans un sens figuré, pour le patriarche d'une nation. Rocher des eaux de contradiction est celui où Moïse manqua de foi. On lui donna ce nom à cause des murmures du peuple et de leur soulèvement contre Moïse. Voy. Juges,, xx. 47. 1 Rois, xxiii, 25. Josué, x,16, etc. Nom- j Lies, xx. 10-13. lsaïe. Ll, 1. D. Calmct, Diction, de la Bible. Compar. PIERRE, n°* LX1V-LXXVII.
I. ROCHES (François de), ministre protestant, né à Genève en 1701, mort l'an 1760, était
pasteur de l'église de Genève, et y professait la théologie en 1749. Il était estimé autant par ses vertus que par son savoir. On a de lui : 1° Défense du christianisme ou Préservatif contre un livre intituté: Lettres sur la reu'gion essentielle à l'homme; 1739, 4 parties in-12; ces Lettres de Marie Hubert, protestante genevoise, enseignent le déisme ; mais la réfutation elle-même, c'està-dire la Défense du christianisme , contient des erreurs; aussi a-t-elle été mise à V Index (decr. 28 julii 1742); — 2° une édition du Catéchisme cTOsterwald . avec des notes; — 8" une Réponse à Mélines, dit Flérhier, sur son changement de religion ; 1753; — 4° deux Sennons à l'occasion des divisions politiques de Genève. Voy. Feller, Biogr. univers.
II. ROCHES (LES) Rupes, abbaye de l'Ordre de Citeaux située au diocèse d'Auxerre, et fondée en 1136; elle était fille de Pontigny. I oy. la Ga/tia Christ., vet. edit.
ROCHESTER (Raf)n), ville épisc. d'Angleterre sous la métropole de Cantorbéry, située à sept lieues de Londres et à huit de Cantorbéry. Cette église fut établie en 606 par le moine Augustin, qui convertit Ethelberg , cin-
auième roi de Kent, aujourd'hui comté, dont ochester est la seconde ville. Le premier évéque de Rochester est Just , romain de nais- I sance,qui fut sacré en 604 par saint Augustin, apôtre d'Angleterre. Voy. Fischer, Anglia Sacra, tom. I. Richard et Giraud.
ROCHET ( Rochetum ou Rochelus), ornement d'évéque ou d'abbé qui consiste dans un surplis à manches étroites, comme celles d'une aube. Les chanoines réguliers de Saint-Augustin portaient aussi des rochets. Dans beaucoup de diocèses, le rochet a remplacé le surplis. L'évéque et les chanoines le portent sous la mosette, avec cette différence que celui des chanoines est en toile de lin unie, et celui de l'évéque garni de dentelles ou broderies. Selon Ménage, ce mot vient de rochetus, diminutif de riMchus, qui se trouve employé pour tunica chez les écrivains de la basse latinité, et qui a été fait de l'allemand rock. V»y. D. Macri Hiero/cxicon, ad voc. RociiETl M. où sont rapportées plusieurs autres étvmologies de ce mot.
ROCOLES (Jean-Baptiste de), historien, né à Béziers en 1620, mort à Toulouse en 1 b'J6 . entra dans l'Ordre de Saint- Benoit; mais ayant obtenu sa sécularisation , il devint protonotaire apostolique, docteur et professeur a l'université de Paris, conseiller et aumônier du roi, historiographe et chanoine de la collégiale de Saint- Benoit, à Paris. Cependant il renonça à tous ses emplois, voyagea en Suisse et en Allemagne, et, après avoir été tour à tour catholique et protestant, il mourut dans le sein de l'Eglise romaine. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Introduction générale à l'Histoire sainte; Paris, 1672, 2 vol. in-12; — 2° Histoire générale du calvinisme; Amsterdam, 1683, in-12. Voy. la Souv. Riogr. génér.
RODBERT, évéque de Metz. Voy. Robert.
RODERIC ou RODRIGUE. RODRIGUEZ DE ZAMORA, SANCHEZ ou SANCHO DE ARE- VAL DO (Sanctus ou Sanrius de Arevoido), savant prélat espagnol que la diversité des noms a fait prendre quelquefois pour plusieurs personnages. Voif. Sancio.
RODERICOPOLIS. Voy. Cjudad-Rodrigo.
RODERIGUE < Jean-Ignace de), jésuite, né à Malmedy, prés d Aix-la-Chapelle, en 1697, mort à Cologne en 1756, quitta sa compagnie au bout de huit années, et s'établit à Cologne, où il
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