‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 78 sur 1294 · LEYS · texte numérisé non relu

LEYS

LÉZl

( Melchior), calviniste hollandais, né à Middelbourg en 1642, mort l'an 1722, se fit recevoir docteur en théologie à Leyde, se rendit habile dans la controverse et les antiquités ecclésiastiques, et professa à Utrecht. Parmi ses princi-

5 taux ouvrages, on cite surtout : 1° Veritas reigionis re formata ; 1688 ; — 2° Synovsis controversiarum de fœdere et Tcstamento De!; 1G90, — 3« Ur ina ecclesiœ A f ricana illustrata ; qua ejus origo, status, variague iltius /ata et interitus exponuntur , etc.; 1690, in-8°; — 4° Historia Janstnismi lib. IV; 1695, in-8°; — 5° De Revublka Hebrœorum iiù. Xfl.qutbus de tucerrima gentis origine et statu in Mgypto, de theocratia , de regimme politico, etc., disseritur ; Amsterdam, 1701-1710, 2 vol. in-fol.; — 8» Exercitatiows xr/ecta* hidorico-theologiae ; 1712, in -4°. On a dit avec raison qu'avec une grande érudition Lcydccker manquait souvent de critique et de modération. En effet, quoiqu'il fût fort versé dans la théologie et dans l'histoire ecclésiastique , il prenait le faux parti , et , malgré sa grande intolérance , il a fait quelques efforts pour opérer un rapprochement entre les calvinistes et les luthériens. Un décret de la S. Congrégation de V Index en date du 10 mai 1757 condamne tous les ouvrages de Leydecker qui traitent de la religion; un décret précédent, daté du 3 avril 1625, avait déjà prohibé sa Medu' la Tlteoingia* concluant a ex script is Gisberti Voetii, Joh. Hoombeech , Andr. Essenii. Voy. Richard et Giraud. Feller. Michaud.

1. LETDEN (Jean de), ainsi nommé du lieu de sa naissance , n'est connu que par son fanatisme, en 1536. Il était tailleur. 11 s'associa avec un boulanger et un ministre protestant nommé Rotman, et devint chef des anabaptistes. Le boulanger, Jean Matthieu, changea son nom en celui de Moïse. Ces fanatiques ayant gagné une foule d'adeptes, î>e rendirent maitres de Munster, et y exercèrent des indignités et des atrocités incroyables. Ils massacrèrent même ou firent expirer dans les tourments les magistrats et autres citoyens honnêtes qui s'opposaient à leur fureur. Leyden, qui avait le nom de Roi de Jérusalem et d'Israël, et qui ne régnait que par des massacres, des cruautés et des abominations inouïes , espérait établir sa puissance sur les débris de celle des protestants de l'Europe; muis l'évéque de Munster l'ayant pris avec les principaux ministres de sa frénésie, les fit mourir par de rigoureux supplices, après les avoir promenés quelque temps dans les pays circonvoisins , pour répandre la terreur dans lame des fanatiques qui troublaient alors tous les États de l'Europe, mais particulièrement l'Allemagne. Ko y. r elle r, Biogr. univers.

U. LEYDEN (Jean GÈRB Gehhkand.

LEYRA , lieu situé dans la Navarre , où l'on a tenu deux conciles sur les privilèges de l'abbaye de Saint-Sauveur : l'un en 1022, et l'autre en 1070. Voy. d'Aguirre, Collect. des conciles d' Espagne, ton». 111. D. Mabillon, Annal, bénëd., tom. Vjp. 31.

I. LEYSER (Jean), pasteur d'une paroisse a quelques lieues de Leipzig, né dans celte ville en 1631 . mort d'inanition sur le chemin de Puis à Versailles l'an 1684, prêchait partout la polygamie, ce qui le fit chasser de plusieurs pays où il se réfugiait. Après avoir parcouru la Suède , la Hollande , l'Italie , il vint à Paris, où il se trouva dans le plus grand dénùment. 11 a publié plusieurs ouvrages en faveur de la polygamie sous divers faux noms; mais aucun » est resté sans réponse; presque tous ont été

ÎRAND DE). Voy.

brûlés par la main du bourreau. Voy. Michaud,

liingr. univers. La Souv. Biogr. genér.

II. LEYSER (Polycarpo), en latin Lyserus , théologien de la confession d'Augsbourg, né à Winenden , dans le Wurtemberg, en 1552, mort en 1619, fut surintendant à Wiltemberg, prédicateur à la cour de Dresde , et participa à la rédaction de la Formula concordia, entre le* luthériens et les calvinistes. On a de lui un grand nombre d'ouvrages tant en latin qu'en allemand , parmi lesquels nous citerons seulement : 1° Colossus Babylonicus , quatuor mundi monarc/iias représentons, seu exposttio secundi capitix Danielis; Darmstadt, 1607 et 1609, et plusieurs h»is ailleurs ; — 2« Expositio prima? partis Gènesu seu Historia Adami; Leipzig, 1604, in-4° ; il a traité de même le reste de la Genèse en cinq autres ouvrages ; — 3° Centui la quastirmum de articulis libri christianœ concoraia: ; Wilteinberg, 1611, in-K Voy. les autres écrits de Leyser cités dans Jœcher, Spizelius, Moréri. On en trouve aussi quelques-uns indiqués dans la biofir. univers, de Michaud.

LEZ AN A (Jean -Baptiste), carme, né à Madrid en 1586, pro essa à Tolède, à Alcala et à Rome. Fort estimé à Rome, il devint consul teur des Congrégations de V index et des Rites, assistant de six généraux, et procureur général de son Ordre. Il a laissé : 1° Apologeticws Liber vro immuculata Deioarte Virgmis conceptione ; Madrid, 1616, in-i»; — 2° De Regidarium Rcformattone, seu de disciplina religiosa ad normam et exemidar SS. Patrum et monachorum : Rome. 1027, 1611 et 1616, in-4»; Cologne, 1629; Lyon, 1655; — 3° Summa queestionum regularium, seu de casibus conscientiœ ad personas reguinres utriusque seras valde spectantibus ;\enise, 1659, 5 vol. in-lol.; Lyon , 1655, 4 vol. in-fol.; — 4 iumna immobilts et Tums David ica. seu d geticte, apostolicœ et tniraculosœ ecclesiaj S. Mai ùe Majoris de Columna, Çasaraugustunœ, perftetua cathedralitate ; Braciano, 1655; Lyon, 1656. in-fol.; — 5" Turris Davidica; Rome, 1656, in-4° ; — 6° Consulta varia theologka et juridica et regularia; Venise, 1656 ? in-fol., — 7° Maria ptttrona , site de singulan sanctissimte Dei Genitricis Mariée patn>cinto et patmnatu in sibi detotos; Rome, 1648, in -4e; Bruxelles, 1651, in -12; — 8° Summa theologiœ sacres, Rome , 1651 - 1658 , 3 vol. in - fol.} — 9° Annules sacri, proplietiv et Etiani Ordims B.. V. Maria de Monte Carme/i; ibid., 1645-1656, 4 vol. infol. " » ~- " -

•Coi de ~an-

w" '""'1 IUW-IWU, * >UI. III-

Voy. la Biblioth. Carmélit., tom. I, col.

LEZARD (Lacerta). C'est par ce mot que la

Vulgate a traduit l'hébreu Hômet dans le Lévitique (XI, 30) ; Je* Septante l'ont rendu par Saura, qui a le même sens en grec. Moïse met le Hômet au nombre des animaux impurs : c'est-à-dire qu'il déclare qu'on ne doit pas en manger. Or une pareille défense suppose qu'on mangeait des lézards chez les Hébreux , comme on en mange aujourd'hui chez les Américains. Voy. Bochard, Hierolexicon , part. 1 , 1. IV, c. rv-vu. D. Calmet , Diction, de la Bible. L'Ambassade de Hollande au Japon, I. I, p. 104.

LE&kT (Iszatum), abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit, siluée dans le pays de Foix, sur la petite rivière de Lèze, qui lui a donné son nom. On pense qu'elle a été fondée , au IX' siècle , par Antoine, vicomte de Béziers. Voy.D. Vaisselle, Hiit.nènér. du iMtigwdoc . tom. I, l.X. p. 541.

LÉZE-MAJESTE Voy. Lèse-Majestk .

LEZKR, Voy. LlCAR.

LEZIN (Saint), en latin Licinius, évéque d'Angers, mort vers l'an 605, éUit issu d une

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