LIRA
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famille alliée aux rois de France. Il servit d'abord dans les années; mais , vers 580, il se retira dans une communauté d'ecclésiastiques , oïi il vécut dans la méditation de l'Écriture, une pauvreté évangélique et la plus austère pénitence. Il fut ordonné évèque malgré lui vers Tan 600; mais sa vertu ne brilla que d'un éclat plus vif, et il acquit une telle réputation de sainteté qu'il forma le projet de vivre dans la retraite. Les évêques qui l'avaient ordonné l'obligèrent de rester dans son diocèse, et Dieu lit éclater sa sainteté par un grand nombre de miracles qui, dès le vu» siècle, rendirent son culte très-populaire. On célèbre sa féte principale le 13 février; celle de son ordination, le 8 juin, et celle de sa translation, le 21 juin. Voy. Richard et Giraud.
LHERMINIER Voy. HermïNIER (L* ).
LH0M0ND (Charles -François), humaniste, né a Chaulnes en 1727, mort à Paris l'an 1794, fut d'abord principal du collège d'Inville, puis
Erofesseur de sixième au collège du cardinal .emoine , place qu'il remplit pendant vingt ans, et pour laquelle il refusa des emplois plus élevés. Outre plusieurs ouvrages classiques, il a laissé : 1» Doctrine chrétienne; Pans, 1783, in -12 ; — 2» Histoire abrégée de l'Église; ibid., 1787, in-12 ; — 3» Histoire abrégée de la religion mont la venue de Jésus-Christ : ibid., 1791, in-12. Ces deux derniers ouvrages, très-souvent réimprimés, ayant été altérés pendant le règne de la Terreur, on doit rechercher les anciennes éditions. Voy. Feller. Michaud. Quérard. La France littéraire. La Nouv. Biogr. génér.
LHORAN (Bénigne), capucin allemand du zvii* siècle, se fit connaître comme prédicateur, professa la théologie, et devint définiteur de son Ordre. Il a laissé : 1*deux cents Sermons sur le psaume cxvm ; — 2» des Sermons sur les saints pour toute l'année; Cologne, 1685; — 3" un ouvrage 'apologétique contre un novateur. Voy. le P. Jean de Saint- Antoine , Biblioth. unit, francise, tom. 1, p. 204.
LHOTSKI ( Georges), jésuite, né à Zhirow, en Bohême, l'an 1724, mort en 1752 au collège de Télez. dont il était recteur, après avoir enseigné les lettres et les sciences avec réputation. On a de lui, outre un traité sur la mécanique : 1° Doctrina theologica de gratia , justificattone, merito, virtutibus , vitiis et peccatis; Prague, 1653, in-4°; — 2° Doctrina theologica de^de,speet charitate: ibid., 1755, in-4». Voy.
LIA , fille ainée de Laban et femme de Jacob , morte dans la terre de Chanaan , donna le jour à six fils et à une fille : Ruben, Siméon, Lévi, Juda , lssachar, Zabulon et Dina. Elle fut enterrée avec Abraham , Isaac et Sara. Voy. Genèse, XXIX , 16; xxx , etc., et Compar. JaCor , n* I.
LIAFWINUS. Voy. Lebwin.
LIBA1RE ou LIBIÈRE (Sainte), vierge et martyre , était sœur de saint Aloph , martyr en Lorraine. Elle souffrit avec son frère, et fut enterrée à Gérand , en Bassigny. Voy. Aloph.
I. LIBAN (Georges), en latin Libonius , érudit polonais, né a Liegnitz en 1490, mort à Cracovie l'an 1550. professa avec distinction au collège de cette dernière ville. On a de lui, outre plusieurs écrits purement littéraires : Ant/io/ogia SS. Patrum; Cracovie, 1529, in-4". Voy. la Nouv. Biogr. génér.
LIBAN (Liljenus ), chaines de montagnes qui s'élèvent au nord de la Terre-Sainte, et dont il est souvent parlé dans l'Écriture. Aujourd'hui les Maronites, principaux habitants du Liban, sont les meilleurs chrétiens de l'Orient, et sont
gouvernés , pour le spirituel , par un patriarche qui est élu par les évêques qui lui sont soumis, et qui est confirmé par le Pape. Ces prélats sont tirés de l'état monastique, comme dans les autres églises de l'Orient. Le patriarche réside au monastère de Kanobin, situé au pied du mont Liban. Il a sous lui cinq métropolitains ; il y a en outre dix à douze évèchés qui prennent tous le titre d'archevêque. Le premier patriarche maronite qui nous soit connu est Jean Maron , mort en 707, et dont on célèbre la fête le 9 février. Voy. YOriens Christ., t III. Assemani, Biblioth. Orient., tom. I, p. 4116. Éti enne d'Édène, in Vindic. Maronit., lib. I, c. vu et suiv. Richard et Giraud.
LIBANI, siège épisc. situé dans la province et sous la métropole de Cyzique. On en connaît sept évêques, dont le premier fut Jacques, auquel succéda en 1302 Jean I". Voy. Wading, Annal. Ont. Minorum. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p. 943.
LIBANÛMANCE ou LIBANOHANTIE (Uhanomantia) , sorte de divination qui se faisait par l'inspection de l'encens (en grec libanos) que l'on brûlait en l'honneur des Taux dieux.
LIBATION , cérémonie qui était en usage chez les Juifs, et commandée par la loi. On répandait du vin sur les victimes immolées au Seigneur, et la mesure de chaque libation était la quatrième partie du vin, c est- à -dire une pinte, un poisson, cinq pouces cubes et un
Su plus. Voy. Nombres, xv, 4, 5. Lévit., XXIII, . I). Calmet, Diction, de la Bible.
LIBELLATIQUES ( Libellatiri), nom que l'on donnait, dans la primitive Église , aux chrétiens qui , dans la crainte de perdre leurs biens , leurs charges ou leur vie, prenaient des billets ou des certificats ( libelli) des magistrats païens pour justifier qu'ils avaient obéi aux ordres des empereurs et sacrifié aux idoles. Tillemont pense que ces chrétiens n'avaient réellement pas renoncé à la foi, et que les certificats étaient faux. Raronius croit le contraire. Peut-être que, parmi ces apostats , il s'en trouvait qui avaient réellement adoré les idoles, et d'autres qui ne l'avaient pas fait. L'Église ne recevait ces lâches chrétiens à la communion qu'après de longues épreuves. Voy. Tillemont , tom. 111 , p. 318 et 702. Baronius. ad ann. 205, n° 4, el ad ann. 253, n° 6. D. Macri Hierolexicon , ad voc. Libellatici. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Gaet. Moroni , vol. XXXVIII , p. 170 , 171. Compor. Lapses.
I. LIBELLE , billet que les martyrs donnaient autrefois aux chrétiens tombés dans la persécution, par lequel ils priaient les évéquea de leur remettre une partie de la pénitence due à leur crime. Ces billets avaient deux sortes d'effets : par rapport a ceux oui étaient en bonne santé , ils leur obtenaient la remise d'une partie de la pénitence canonique due à leur péché ; par rapport aux mourants , ils leur obtenaient la réconciliation à l'heure de la mort, quand même ils ne l'avaient pas demandée pendant leur vie , faveur qui ne leur était accordée qu'à la considération des martyrs dont ils représentaient les billets. Voy. le P. Morin, De Pctninitentia. lib. IX , c. xxiv. Richard et Giraud.
IL LIBELLE DIFFAMATOIRE, écrit par lequel on noircit la réputation de quelqu'un. Le droit canon défend sévèrement les libelles diffamatoires. {Cap. Si quis famosum v, gu. 1 .) Le concile d' El vire, tenu vers l'an 300, prononça la peine d'excommunication contre ceux qui auraient la témérité de publier des libelles diffamatoires, et l'empereur Valentinien voulut qu'ils
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puni* de mort. Celse, Julien , Porphyre, ont attaqué les chrétiens en général, mais ils n'ont calomnié personne en particulier. Les incrédules modernes ont été moins modérés; ils ont noirci dans leurs écrits les vivants et les morts, sans épargner personne. Voy. Bergier, Diction, de tkéoi.
LIBELLES (Libelii), billets que les lâches chrétiens obtenaient, par laveur ou par argent, des magistrats païens pour se mettre à couvert de la persécution. Voy. Libellatioue».
LIBER, terme dont l'Ecriture se sert pour désigner Baccnus. Antiochus Epiphanes força les Juifs i célébrer les fêtes de Liber avec des couronnes de lierre, arbre consacré i cette divinité. Voy. II Machab., VI, 7; xiv, 33.
LIBERA, premier root du 111* répons du III* nocturne des matines de l'office des morts. On chante ce répons à l'absoute faite sur le corps des défunts et dans, quelques services anniversaires. Dans certains diocèses on est dans l'usage de faire chanter après les grand' messes paroissiales un ou plusieurs libéra pour le défunt. Voy. VEsposizione o brève trattato del res* ponsorio maggiore delH defunti . Libéra me Domine; Paleimo, per Giovanni Matleo Manda, 1506. Gaet. Moroni, vol. XXXVIII, p. 171. L'abbé Jacquin et Duesberg, Diction. cTantiqui* tés chrétiennes.
LIBERALITE , vertu morale qui porte à donner quand il laut et ce qu'il faut, et qui tient le milieu entre l'avarice , qui ne donne pas assez, et la prodigalité, qui donne trop.
I. LIBERAT (Saint), abbé d'un monastère situé sur le territoire de Capse, dans la pro» vince de la Byzacène , mort le 2 juillet 483, fut pris pendant la persécution d'Hunéric et amené à Carthagc , où on lui ht tour à tour les plus magnifiques promesses et les plus terribles menaces pour le déterminer à changer de foi et à Se faire rebaptiser. Mais rien n'ayant pu ébranler la constance de ce généreux martyr, le roi ordonna qu'il fût mis à mort. Boniface, diacre, Serf et Rustique, sous-diacres, Rogat, Maxime et Septime, moines, souffrirent avec lui. On célèbre leur féte le 17 août , qui est probablement le jour de la translation de leurs reliques. Voy. Victor de Vite, Hitt. de la persécut. de l'Éqtt*e d'Afrique sous les VandaJes. Ruinard, p. 101. Richard et Giraud.
II. LIBERAT (Saint), médecin de Carthage. Pendant la persécution d'Hunéric, roi des Vandales, il fut envoyé en exil avec toute sa famille; mais on ne sait comment il mourut. Ses enfants furent noyés par les Ariens, qui les plongèrent dans l'eau de leur faux baptême. Ils sont honorés comme martyrs le 23 mars. Dans la même persécution souffrit Crescone ou Crescence, piètre de la ville de Mizenti. Voy. Victor de Vite , tttst. de la persécut. de rÉgtoe d'Afrique "oui les Vandales.
III. LIBÉRÂT, d iacre de l'Eglise de Carthage, défenseur de trois chrétiens, a laissé : Mémoire historique des contestations nées des hérésies de XestortM et d'Eutychés. 11 commence à l'ordination de Nestorius, et finit au V*. concile, c'està-dire en 553; cet ouvrage a été publié par le V. Gamier en 1675, et se trouve dans les Conciles, tom. V.
LIBERD Voy. Lêobard.
1. LIBÈRE ou LIBERIUS (Saint), pape, né à Rome , mort le 25 septembre 306 , succéda à Jules I" en 352. Dès qu'il fut élu , les évéques ariens et demi-ariens lui écrivirent contre saint Athanase. Libère assembla un con
stance pour le prier d'en faire On en tint deux : l'un i Arles , dans les Gaules, et l'autre à Milan; saint Athanase fut condamné dans ces deux conciles , et Libère exilé a Bérée, dans la Thrace, pour n'avoir pas voulu souscrire à sa condamnation. Cependant la rigueur avec laquelle on le traita dans son exil , et la douleur de voir l'usurpateur tFélix sur le siège de Rome , le portèrent à souscrire à le condamnation de saint Athanase et à la formule de foi dressée à Sirmich ( Sirmium). Celte formule était celle du premier concile, dressée en 351 avec beaucoup d'art par les ariens , et qui à la rigueur pouvait être défendue, comme elle le fut par saint Hilaire. Ainsi, rien dans cette histoire ne prouve que Libère a manqué à l'infaillibilité, que Jésus-Christ a accordée à saint Pierre et à ses successeurs. L'an 358 il retourna à Rome, où, après avoir reconnu sa faute, il la répara par son zèle pour la foi ; il rejeta la confession de foi du concile de Rimini Je l'an 359, et écrivit à saint Athanase pour se réconcilier avec lui. L'Église a toujours eu tant de vénération pour sa mémoire, que son nom est marqué au 23 septembre dans les anciens Martyrologes; l'Eglise grecque célèbre sa féte le 27 août. 11 nous reste de Libère : quinze Lettres, que l'on trouve dans Labbe, Conciles, tom. II. Voy. saint Jérôme, m Chivn. Hermant, Vie de saint Athanase. L'abbé Corgne, Dissert, critique et histor. sur le pape Libère, dans Inquelle on fait voir qu'il n'est jamais tombé. Le P. Stilting, Commentaire crit. et histor. sur saint Libère, pape, dans les Acta Sanctor. des Bollandistes, au 23 septembre. Bergier, Diction, de théol. Feller. Michaud.