ROSS
II. ROSENMÛLLER (Jean-Georges), théologien protestant et père du précédent , né à Ummersta?dt, dans la principauté de Hildburghausen, en 1736, mort à Leipzig l'an 1815, fut pasteur à Hessberg et à Kœrugsberg. Nommé
professeur de théologie à Erlangen, il fut ap- Leipiig en 1785 pour être pasteur de église de Saint-Thomas , surintendant et pro-
fesseur de théologie. Il y fut l'auteur d'une ré forme dan9 la liturgie par la suppression de l'exorcisme, et par l'introduction de la confirmation faite publiquement. Il avait la réputation d'un prédicateur plein d'onction. Il a laissé un grand nombre d'écrits, la plupart destinés à l'instruction de la jeunesse ; nous citerons seulement : 1° Scltolia in Sov. Testam.; Nuremberg, 1777-1807. 6 vol. in-8» ; Leipzig, 1815-1831 , 6» édition; — 2° De Fatis interpretationis litterarum
sacrarum in Ecclesia Christian» ; Leipzig, 1795- 4814, 5 vol. in- 8°; — 3» Considération* sur tes principales vérités de la religion ; ibid., 1801 , 4 vol. in -8° ; — 4° Sermons sur des passages choisis de tEcnture sainte; ibid., 1811-1813, 3 vol. in-8° ; — 5° Manuel pour un enseignement accessible à tout le monde de la doctrine et de la morale chrétienne; ibid., 1818-1819, 2 vol. in-8». Ces trois derniers ouvrages sont en allemand. Voy. Chr. Dolx, J.-G. Roxenmùller's Letten und Wirken ; Leipzig, 1816. in -8°. Feller, lîiogr. univers. Michaud, au Supplém. La Souv. Biôgr. génér., qui indique plusieurs autres ouvrages de Rosenmûller.
ROSENROTH <. XNORR DE). Voy. KKORR db
ROSKNROTH.
ROSET (Marc- Alexandre), dominicain, né en Franche -Comté, vivait au xvme siècle. On a de lui : Examen sur la véritable cause de la chute inopinée de tégUse des Jacobins de Besançon, avec la Relation du miracle arrivé dans ce désastre par l'intercession de Marie; 1753, in -8°. Voy. la France lit tè aire.
ROSEDS. Voy. Rosus.
ROSGIERS (Jean), prieur de Saint -Hilaire, fut aumônier et confesseur de la maison royale de feue Mne la duchesse d'Orléans. On a de fui : Réflexions chrétiennes, contenant des vérités propres à bien régler ses actions, pour mettre son salut en assurance; Orléans, 1683, in -12. Voy.
ROSIÈRES (Rosariœ), abbaye de l'Ordre de Citeaux . située dans la Franche-Comté , au diocèse de Hesançon, et à quatre lieues de Dole. File fut fondée en 1132.
ROSIERS ( François), jésuite , né à Bar-Ie- Duc , mort dans l'île de Négrepont en 1667 , au service des pestiférés. Il a composé en grec vulgaire un ouvrage intitulé : Advocatus antmarum i/i purgaturio posnas luentiurn, liber ortfiodnxis ehristiams in (hriente dcgenttbus valde uti/is ; Paris. 1651, in-8». l'oy. Moréri, édit. de 175'.».
ROSKOLNIKS ou RASKOLNIKS. Ce sont les seuls sectaires de l'Eglise russe, qui professent à peu près les dogmes de cette Église, les différences se réduisant à des objets extérieurs et de peu d'importance , à une discipline plus sévère, et à certaines coutumes et cérémonies superstitieuses. Ainsi ils proscrivent l'usage du tabac , qu'ils appellent f herbe du diable. Ces sectaires, au nombre de trois cent mille , ont quel-
2ues couvents et un archimandrite particulier Niwolajen, sur le Bug. Ils sont répandus dan» la Valachie et la Moldavie, en Bessarabie et à Constantinoplc. Voy. le Dictum. de la t/téologie de Bergier. Compar. Russie.
ROSSA (Pierre). Voy. Pederoba.
ROSSANO ( Roscianum ou Rostanum, Rmcw-
\ num), ville archiépisc. du royaume de Naples , située dans la Calabre citérieure. Cette église a suivi le rit grec jusqu'à la (in du x\* siècle , époque à laquelle elle embrassa le rit latin. Le premier évéque de Rossano , Côme , siégeait en 820. Voy. Ughelli, Uni. Sner., tom. IX, col. 285, et tom. X, col. 325. De Comman ville. /" Table alphabét., p. 201. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LIX, p. 170-175.
ROSSEL. Voy. Rubsel.
ROSSET (Emmanuel), né i Annecy en 1785, mort à Saluées l'an 1836 , fit ses premières études dans le collège de sa ville natale , où , à peine âgé de treize ans, il donna une tragédie, Firginius. Après avoir pris à la faculté de Paris le
?[rade de licencié en droit, il alla se fixer a Grenoble en 1812 pour y exercer la profession d'avocat. Les événements de 1814 le ramenèrent dans sa patrie , où il soutint de vive voix et par écrit les droits du roi de Sardaignc ; aussi le commissaire extraordinaire envoyé en Savoie par l'empereur poursuivit-il Rosset , qui se réfugia dans la vallée de Mont-Joie, au pied du Mont-Rlanc, et ne reparut qu'à la chute de Napoléon. Dès lors il devint successivement sousintendant et lieutenant juge-mage de la province de Génevois, sous- intendant d Aoste, vice-intendant de Maurienne , intendant de Mondovi , et enfin de Saluces , où il linit ses jours. Sincèrement attaché à la religion catholique, Rosset la défendit fréquemment dans ses écrits, et principalement dans les suivants : 1» Lettres au peuple français sur la véritable consjtiration du moment, sous le nom de Satahs; Paris, 1827, in-8* ; l'auteur avoua depuis cet écrit ; — 2* Considérations générales sur l'Europe et sur la France en particulier; 1828, in -8°; il dénonce dans cet ouvrage les sinistres projets du parti ennemi de la religion ; — 3° Théophile, ou la Philosophie du christianisme ; Lyon, 1831, in-8°. Rosset a, publié aussi plusieurs poésies, entre autres : Épltre à Théophile sur la translation des reliques de saint François de Sales et de sainte Jeanne- Françoise de Chantai, et Théodicée, ou /* Triomphe du christianisme, poème en dix chants. Koy. Feller, liiogr. univers.
I. ROSSI (Bernard -Marie de), en latin de Rubeis, dominicain, né à Ci vidai di Friuli en 1687, mort à Venise l'an 1775, prit ses degrés dans cette dernière ville, où il professa la philosophie pendant trois ans. Plus tard il enseigna la théologio, et en 1722 il accompagna en
Îualité de théologien les sénateurs Foscarini et iepolo, qui étaient chargés d'une mission particulière auprès de la cour de France. Il a laissé un certain nombre d'écrits, entre autres : 1» De Fabula monachatus benedictini D. T homes Aquinatis; Venise, 1724, in-8°; réimprimé à la téte | du tom. V des Œuvres de saint Thomas: ibid., 1746; — 2* Synodus Mantua a. 1327, dans le tom. IX de la Collection des conciles de 1729; — 38 Monumenta ecclesia Aquilejensis , commentario illmtrata; Venise, 1740, in-fol.; — 4« De Gestis et script is ac doctrina S. Thoma Aquinatis; ibid., 17o0, in-fol.; — 5* De Peccato originaii; ibid., 175i, iu-4»; — 6° De Charitate; ibid., 1758, in-4">; — 7» une édition des Œuvre* th™logiques de saint Thomas; ibid., 1745-1760, 28 vol. in -4*. Voy. la Stuaa Raccolta Cnlngeriana, tom. XXV UL Le Giornale de' Mterati , tom. IX. Fabroni, Vit» Italorum, tom. XI. La Nouv. Iliogr. génér.
IL ROSSI (Jean-Bernard de), orientaliste, né à Castel-Nuovo, en Piémont . l'an 1742, mort à Parme en 1831 , se fit recevoir docteur en théologie à Turin, reçut les ordres sacrés, et