‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 793 sur 1294 · ROSE · texte numérisé non relu

ROSE

dont la tige plie an moindre souille du vent, est le symbole de la faiblesse. De là vient que, dans le style de l'Écriture, s'appuyer sur le roseau c'est mettre sa confiance dans une chose fragile. Voy. J.-B. Glaire, Introd. histor. et crit., etc., toro. II, p. 122.

II. ROSEAU (BETE DU), en latin fera anmdinis. Les interprètes ne sont pas d'accord sur le vrai sens de cette expression employée par le Psalmiste. Quelques-uns ont cru qu'elle désignait le sanglier, d'autres Y hippopotame, d'autres le crocodile, d'autres enfin le lion. Voy. J.-B. Glaire, Indroduction histor. et enté, etc., tom. II, p. 68.

ROSE-CROIX ou ILLUMINÉS, IMMORTELS, INVISIBLES , noms donnés à une certaine confraternité ou cabale qui a paru en Allemagne. Quoiqu'elle ait pris naissance en 1422, elle n'a été bien connue qu'en 1537. Ceux qui y sont admis, et qui y sont appelés les Frères de la Rose-Croix, jurent fidélité, promettent le secret, s'écrivent par énigmes, et s'obligent à observer les lois de cette société, qui a pour but de rétablir toutes les sciences, et surtout la médecine, qui, selon eux, est ignorée et mal pratiquée. Us se vantent de posséder des secrets merveilleux, dont le moindre est la pierre philosophait' , et ils prétendent que les anciens philosophes d Égyptc, les Chaldéens, les mages de Perse et les gymnosophistes des Indes, n'ont enseigné que ce qu'ils enseignent eux-mêmes. En 1614 parurent trois opuscules anonymes, dépendant l'un de l'autre , et intitulés, le pre- ( mier : Réforme universelle du monde ; le second : Adresse de la Fanvi fraternitatis ou de ta confrérie du vénérable Ordre des R.-C. (Rose-Croix) aux Etats et aux savants de l'Europe; le troisième, Le Mariage chimique de Chrétien Rose- Croix. Ces trois opuscules, et surtout ce dernier, sont très- propres à jeter un grand jour sur les Rose -Croix. Voy. Morhof, Polyhistor. Fiselin, Vies des théologiens de Wurtemberg. Gaspard, Trésor, de Chist. du temps, ann. 1623, p. 671 et 692. Gautier et Sponde, 1623, n. 8. Le P. Piochinat, Diction, sur l'origine de t 'idolâtrie, etc. Hichard et Giraud. Le Diction, de la théol. cathol., qui donne une analyse des trois opuscules dont nous venons de parler quelques lignes plus haut, et indique les autres ouvrage* les plus importants sur la matière.

ROSÉE. Comme il pleut rarement en Palestine, la rosée supplée à la pluie; aussi est-elle très-abondante dans ce pays-là. C'est encore sans doute ce qui donnait lieu aux patriarches, dans les bénédictions dont ils comblaient leurs enfants, de leur souhaiter cette rosée du ciel qui engraisse les campagnes. La comparaison de la visite de Notre -Seigneur en faveur de son peuple, à une rosée, se remarque dans plus d'un endroit de l'Écriture. Voy. Genèse, xxvil, 28. Isaïe, xxvi, 11). Osée, v!,'4; Xlli, 3; xiv, 6. Mich., v, 7. I). Calmet, Diction, de la Bible.

ROSELLE (Antoine), docteur en droit, né à Arezzo, mort à Padoue en 1 Mi6, professa à Florence, à Bologne et à Padoue. l*armi ses ouvrages nous citerons : 1° De la Monarchie du souverain Pontife, et de la puissance del'Emi ternir et du Pape; Venise, 1483 et 1487;— 2» Traités des conciles et des indulgences, en latin; — 3° Commentaires sur le Droit canon.

ROSELLINI (Ippolito), antiquaire, né à Pise en 1800. mort en 1843, se fit recevoir docteur en théologie en 1821 , et professa les langues orientales à l'université de Pise. Il a laissé plusieur» ouvrages , entre autres : 1» La Fionda di

David, ou La Fronde de David; Bologne, 1823; c'est une dissertation sur l'antiquité et 1 authenticité des points massorétiques dans le texte hébreu, suivie de la traduction littérale d'une partie des Proverbes de Salomon ; — 2° Lettera filologico-criticaal Am. Peyron; Pise, 1831, in-4°; cette lettre contient le fruit de ses observations; — 3° / Monumenti delt Egitto e délia Nubia, interpretati ed illustrati; Florence ,1832-1840, 10 vol. in-fol.,et un vol. de planches; ouvrage qui est la base des recherches modernes sur l'ancienne Egypte ; il est divisé en Monuments historiques, civils et religieux; — 4° Elementa linguar argypliacœ vulgo copticœ, quat auditoribus suis in patrio Athenœo Pisano tradebat. Hippol. RoseUinius; Rome, 1837, in-4°; — 5° Interpretatio obe/iscorum urbis Romtr; Rome, 1814. Ces deux derniers ouvrages ont été publiés par le savant P. Ungarelli,harnabite; on convient généralement que la substance des Elementa est empruntée à la Grammaire copte de Chain pollion, dont Rosellini avait eu connaissance à Paris , et que plusieurs morceaux de Ylnterpretatio, etc., appartiennent aussi à l'égyptologue français. Voy. Miller et Aubenas, Revue de bibliographie analytique, ann. 1842, p. 557,618. Bardelli . Biogr. del vrftf. Ippol. Rosellini: Florence, 1813, in-8°. Michaud, au Supplém. La Souv. Biogr. génér.

I.ROSENMÛ LLER ( Ernest-Frédéric-Charles), protestant, théologien et orientaliste , fils du suivant, né à Hessberg, près de llildburghausen , en 1768, mort à Leipzig en 1835, professa les langues orientales à l'université de cette dernière ville. Quoique au fond rationaliste, Rosenmùller combat souvent les fausses interprétations des rationalistes moins modérés que lui. Outre de nombreux travaux originaux , fl a traduit, annoté et réédité une foule d'ouvrages qui pourraient avoir quelque utilité pour les études bibliques. Il a publié, en collaboration avec quelques savants de son époque, divers journaux de théologie. Ses principaux ouvrages sont : 1° Scholia m Vetut Testnmentum : Leipzig, 1788-1835, Il vol. in-8"; un résumé de cet ouvrage a été donné par l'auteur; 1828-1836,5 vol. in-8 quand on compare ces Scolies, justement estimées, au Commentaire de D. Calmet, on est forcé de reconnaître que le scoliaste allemand a fait un très-grand nombre d'emprunts au commentateur français, et qu'il copie même assez souvent de longs passages qu'il se borne à traduire en latin, mais sans jamais indiquer la source où il les a puisés; dans la seconde édition il a corrigé et même rétracté un certain nombre d explications téméraires; mais il en a laissé subsister beaucoup d'autres qui sont apposées non-seulement à l'orthodoxie , mais encore à une saine critique; — 2° Manuel de la littérature , de la critique et de l'exégèse bihlique ; Gœttingue, 1707-1800, 4 vol. in-8»; -3» L'Oiient ancien et moderne , ou Èclaiixissements de l'Ecriture sainte par ta constitution naturelle et physique , les traditions , les mecurs et les usages de l'Orient; Leipzig, 1818- 1820, 6 vol. in-8°; — 4° Manuel de lo i on naissance des antiquités bibliques; ibid., 1 823-1 83 l ; 4 vol. in-8»; ces trois derniers ouvrages sont en allemand ; — 5° Bocharli llici ozoteon , sive de Animatibus Sacra* Scripturrr, recensait, notis suis adjectis,E.-i.-C Rosenmùller ; Leipzig, 1703-1700, 3 vol. in-4* ; — 6° Roberti Lowlh, De Sacra Hebrœorum Poesi , Praelectiones cum notis et epimetris J.-D. Michae- Its ; Leipzig, 1815, in -8». Voy. Feller, au Supplém. Michaud, au Supplém. La Nouv. Biogr.

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