‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 809 sur 1294 · RUTH · texte numérisé non relu

RUTH

I Église romaine, a établi sa résidence à Wilna, capitale de la Lithuanie. Il y a plusieurs suflragants du rit grec répandus dans diverses villes de la Lithuanie et de la petite Russie qui ont autorité sur les chrétiens du rit grec, qu'on voit en assez grand nombre dans ces provinces. Ces prélats entretiennent la plupart communion avec l'Eglise romaine ; les autres ont persévéré dans le schisme. Voy. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Gaet. Moroni, vol. L1X, p. 230-321, où on trouve une liste nombreuse d'auteurs qui ont écrit sur la Russie, et particulièrement sur l'Église russe. Le Diction, de la théol. cathol., qui traite de V Introduction du christianisme chez les Russes, du schisme, des métropolitains de Kiew, des métropolitains et des patriarches de Moscou, du synode, de l'un ion flans la Russie méridionale, de Y Église catholique en Russie et en Pologne depuis Catherine II. Labbé André, qui, dans son Cours alphabet, de droit canon, art. Russie et Pologne, rapporte en français et en latin : Ie Convention du 3 août 1847 entre le Saint-Siège et f empereur de Russie, publiée par jV. S.- P. le pape Pie IX, à la suite de son allocution au consistoire secret du 3 juillet 1848; — 2« Allocution du souverain pontife Pie IX au consistoire tenu à l'occasion au concordat, le 13 juillet 1848. Compar. notre art. Pologne.

RDST (Georges), évèque anglican de Dromore, en Irlande, mort en 4670, fit ses études au collège du Christ, à Cambridge, dont il fut membre, et se rendit habile dans la connaissance de l'Écriture sainte, des Pères et de l'histoire ecclésiastique. Il fut doyen de Connor, puis évèque. Ses ouvra g06 sont : 1* un Discours sur le 27» tvrset du xx* ch. des Proverbes, qu'il prononça dans la chapelle de son collège, et, en 1655, à Sainte-Marie de Cambridge, sur le 38' verset du xvm* ch. de saint Jean; Londres, 16KÎ, in-8*; — 2° une Leçon pour prouver que le Messie promis est venu depuis longtemps, Messùts in S. Scriptura promûmes otim vetiit ; — 3» un Discours sur la Êpitre de saint Jean, iv, 16; — 48 une Thèse sur cette proposition : Fore resurrectionem corporis suadet Scriptura, née refragntur ratio ; — 5° un Discours sur t usage de la raison en matière de religion. Le recueil des Œuvres posthumes de Rust a été publié à Londres, 1688, in -4°. Voy. Chauflepie, Nouv. Diction, histor. et crit., tom. IV, p. 146 et suiv. Richard et Giraud.

RUSTAUDS, anabaptistes ainsi nommés parce qu'ils étaient des gens rustiques et des bandits sortis de la campagne, qui, sous prétexte de religion, mettaient le trouhle partout.

RUSTIC ou ROTURT (Saint), évèque d'Auvergne , fut placé sur ce siège d'une manière extraordinaire, l'an 423. On ne sait rien de ses actions, sinon qu'il était curé d'une paroisse du diocèse lorsque le peuple le demanda tout d'une voix pour évèque après la mort de saint Vcuérand. Le Martyrologe romain a placé sa féte au 24 septembre , que l'on prend pour le jour de sa mort. Voy. saint Grég. de Tours, Hist., I. II, c. xni.

RUSTICLE (Sainte), abbesse de Saint-Césaire d'Arles, née a Vaison, en Provence, l'an 555, morte en 632, fut élevée dans le monastère de Saint-Césaire d'Arles, et, l'an 574, elle succéda à l'abbesse sainte Liliole. Elle ne cessa de donner les plus beaux exemples de vertus chrétiennes et monastiques, et sa vertu triompha des persécutions par lesquelles Dieu voulut l'éprouver. On célèbre sa féte le 11 août. Voy.

D. Mabillon, //• Siècle béttédictin. Richard et Giraud.

I. RUSTIQUE (Saint), évèque de Narbonne, né dans la Gaule Narbonnaise vers l'an 31)4, mort le 26 octobre 402, se consacra à Dieu dans la vie monastique , et fut ensuite admis dans le clergé de Marseille. 11 succéda à saint Hilaire, évèque de Narbonne , et il n'oublia rien pour conserver ou rétablir la pureté des mœurs et celle de la foi parmi son peuple. Il lit éclater surtout sa charité envers les réfugiés d'Afrique et de Mauritanie qui, fuyant la tyrannie des Vandales, venaient se réfugier dans les Gaules. L'an 451 , il se joignit à quarante-trois évéques des Gaules assemblés en concile, pour marquer au pape saint Léon qu'ils recevaient avec joie sa Lettre a Flavien de Constant inople; qu'ils la regardaient comme un véritable symbole de foi, et qu'ils condamnaient comme lui les nouvelles hérésies de Nestorius et d'Eutychès. Le Martyrologe romain moderne a placé au 20 octobre la féte de saint Rustique. Nous avons une belle Lettre de saint Jérôme et une autre de saint Léon adressées à saint Rustique. Voy. Richard et Giraud.

IL RUSTIQUE (Saint), martyr d'Afrique sous les Vandales, et compagnon de saint Libérât, était sous-diacre. Voy. LllitruT, n° I.

III. RUSTIQUE, diacre de Rome, vivait vers l'an 550. Nous avons de lui un Dialogue contre les Acéphales, qui a été inséré dans V Antidote contre les hérésies; Bâle. 1528; dans VHérèsiolo-

În>, avec des notes de Simler; ibid., 1550; dans e Recueil de divers écrits des Pères contre Eutychès et Nestorius; Zurich, 1571, et dans la ttimioth. des Pères; Lyon, 1677, tom. X. Voy. D. Ceillier, Hist. des Aut. suer, et ecclès., t. XV, p. 539 et suiv.

RUTEAU (Antoine), en latin Ruteus, de l'Ordre des Minimes, né à Mons. vivait au xvir* siècle. On a de lui : 1° Traité du fruit et de l'application du sacrifia de la moïse et de ses suffrages; Anvers, 1637; — 2° Des Participations ou Lettres de fraternité pour être rern à la participation des biens des monastères ; Mons, 1636;

— 3° De la Vie quadragésimale qui s'observe ihez fcf Minime*; Louvain, 1642; — 4» Histoire des miracles de Notre-Dame de Wavre; ibid., 1642;

— 5° Commentaire sur la I" partie de la Somme de saint Thomas; Mons, 16TC3.

RUTENA, RUTENI, R0TEN0RUM SEG0- DUNUM. Voy. Rodez.

I. RUTH , femme moabite qui . ayant épousé un des fils d'Élimélech et de Noémf, persista à vouloir suivre celle-ci à Bethléhem . on Noémi voulut retourner après la mort de son mari et de ses fils, quelque chose que pût lui dire cette dernière pour l'en détourner. Sou attachement à sa belle -mère fut récompensé peu après son arrivée à Rethléhem par son mariage avec Booz, riche bourgeois de cette ville, comme on peut le voir au long dans le livre de Rut h , qui e*t l'objet de l'art, suivant.

IL RUTH (LIVRE DE). Ce livre tire son nom de la femme moabite dont il est question à l'art, précédent, et on peut le considérer comme une suite de celui des Juges et comme une introduction au livre des Rois, puisque, d'un côté, l'histoire qui s'v trouve rapportée est arrivée du temps des Juges, et que , de l'autre, il contient la généalogie de David, qui a été le chef de la famille royale de Juda. Les anciens Juifs rangeaient le livre de Ruth parmi les Hagiographes ; mais les modernes le placent parmi les Meguiltôth. Quelques incrédules, affectant une chasteté qu'ils n'avaient peut-être

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pas dans le cœur, ont prétendu que le récit contenu au cbap. m était scandaleux. Mais sïls voulaient se reporter à la simplicité et à la pureté de mœurs de ces anciens temps, ils penseraient bien autrement. Voltaire, à qui la vérité a parfois arraché quelques aveux en sa faveur, dit lui-même en parlant de cette histoire dans sa Bible enfin expliquée : « Nous avons dit bien des fois que ces temps et ces mœurs n'ont rien de commun avec les nôtres , soit en bien, soit en mal : leur esprit n'est point notre esprit, leur bon sens n'est point notre bon sens; c'est pour cela même que le Pentateuque, les livres de Josué et des Jupes sont mille fois plus instructifs qu'Homère et Hérodote. • Voltaire termine sa critique du livre de Ruth en disant que » Oooz était un fort bon homme, que Ruth fut une fort bonne femme, que les habitants du canton avaient des mœurs très -simples. » D'ailleurs h* consentement unanime des Eglises judaïque et chrétienne à regarder ce livre comme divinement inspiré, et le soin avec lequel elles l'ont toujours conservé dans leur canon, méritent sans doute beaucoup plus notre confiance que les prétendus scrupules des incrédules. Quant à I auteur de ce livre, les uns l'attribuent à Nathan, d'autres à faéehiel, d'autres à Esdras, d'autres enfin, et c'est l'opinion la plus communément reçue parmi les interprètes, à Samuel; et comme rien ne s'oppose absolument à cette opinion, on peut la considérer comme la plus probable. Par conséquent nous ne saunons partager l'avis de quelques critiques modernes, tels que Eichhorn, Jahn, de Wette, etc., qui veulent que le livre de H uth ait été composé longtemps après David, surtout quand nous considérons la faiblesse des raisons qu'ils allèguent en faveur de leur sentiment. L'auteur de ce livre , quel qu'il soit , a eu pour but de montrer de quelle manière David descendait de la tribu de Juda, par Booz et Ruth ; comment la prophétie de Jacob sur le sceptre qui devait tomber dans cette tribu s'était accompli, et par quels moyens la divine Providence prend soin de ceux qui pratiquent la vertu. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. I). Oillier, Hist. des Aut.sacr. et ecclés., tom. I, p 82 et suiv. J.-B. Glaire, Introduction , etc., tom. III, n. 121 et suiv.

RUTHENA , RUTHENI, RDTHENORUM SEGODUNUM. Voy. Rode*.

RUTHERFORTH (Thomas), ministre anglican, né en 1712 à Papworth-Everard , dans le comté de Cambridge, mort eu 1771 , fut élevé au collège de Saint-Jean à Cambridge, et devint recteur de Shenlield, en Essox, et de Rurley, dans le comté d'Hertford. Il s'était occupé de philosophie, de théologie, et même de mathématiques, et il avait acquis beaucoup d'instruction. On a de lui : 1° Essai sur la vertu, su nature, et les obliyations qu'elle impote, etc., 1744, in-8«; — 2» Système de philosophie naturelle; 1748, 2 vol. in-4°: — 3° Lettres à Aliddieton en faveur de Sherlock sur les Prophéties ; 1750.in-8°; — 4» Disctmrs sur les miracles; 1751 , in-*»; — 6° Adresse au cleryé d'Essex; — 6° deux Lettres à Ketmicott; — 7° Preuve du droit des églises protestantes d'exiger du clergé une profession de foi et de doctrine; — 8° Lettre à Blacklmrne sur le même sujet; — 9» des Sermons. Voy. Feller, Biugr. Miter*.

RUTH LAN D (Jean Gaspard), né à Bretten, qui florissait vers l'an lotiO, a laissé : Lieux [ < nmmuna des articles controversés ; Augsbourg, 1559; Paris, 1560 et 1573.

RUTILE (Saint), martyr en Afrique, fut cou- !

damné au fen vers l'an 207, et remporta la couronne du martyre durant la persécution suscitée eontre les chrétiens par l'empereur Sévère. Le Martyrologe romain a place au 2 août la féte de ce saint.

RU TTEN STOCK ( Jacques), docteur en théologie, né à Vienne en 1776, mort en 1844, au couvent de Klosterneubourg. fut élevé au gymnase de Sainte- Anne de Vienne, où il se distingua parmi ses condisciples par la vivacité de son esprit, par son application et ses grands progrès dans la connaissance du latin et du grec. Il devint successivement chanoine régulier de Saint -Augustin dans l'abbaye de Klosterneubourg, professeur de théologie, curé, conseiller de régence, directeur des études des gymnases de tous les États héréditaires d'Autriche. On a de lui : 1° Institutions htstorite ecelesiasticai N. T.; Vienne, 1832-1834, 3 vol.; elles ne vont que jusqu'en 1517; — 2° des Sermons. Voy. le Diction, de la tltéat. cathol.

RUVETUM. Voy. l'art, suiv.

RUVO (Bubi, Bubus, Bubetum, Buvetum), ville épisc. du royaume de Naples sous la métropole de Darri, dont elle est éloignée de 17 milles. Son premier évàque, saint Clet, fut ordonné, selon la tradition, par saint Pierre. Il fut élevé au souverain pontilicat en 77, et martvrisé le 26 avril 83. Voy. Ughelli, Uni. Sacr., tom. VII. p. 762. De Commanville. /" Table alphabét., p. 201 , au mot Rlbi. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LIX, p. £15-318.

RUYSBR0EK. Voy. Rusbroch.

I. RUZE (Arnoul ou Arnould), jurisc., né à Blois vers 1 an 1485, mort à Paris, se fit recevoir à Orléans docteur tu utroque jure, et devint chanoine de Notre-Dame de Chartres. H retourna ensuite à Orléans, où il fut écolàtre. chanoine de Sainte-Croix, abbé de Notre-Dame de la Victoire, près de Senlis, professeur de droit civil et canonique , et chancelier de l'Université. Après avoir professé à Orléans pendant plus de vingt années, il vint à Paris, où il remplit la place de maître des requêtes et de conseiller au parlement. On a de lui : i° De Archiprœsulum Statu et condition; Paris, 1534, in-8»;

— 2° Tractatus juris regalia; ibid., 1542, in-8°,

— 3e De Mandatis aposlolicis, et de prœemmentia archiepisropalis dignitatis. Voy. Moréri, Diction, histor. Simon, Histoire des Auteurs de droit. Michaud , au Supplém.

II. RUZÉ (Guillaume). prélat,né vers l'an 1520 ou 1530, à Paris, où il est mort en 1587, professa la rhétorique et la philosophie au collège de Navarre, où il avait reçu le bonnet de docteur. Nommé conseiller par Henri II, il conserva son emploi sous Charles IX et Henri III, qui le prirent pour aumônier et confesseur. Promu successivement aux évêchés de Saint -Malo et d'Angers, il assista en 1583 au concile que Simon de Maillé tint à Tours, puis à Angers, et rédigea en français la profession de foi qui fut arrêtée dans ce' concile et suivie par presque tout le royaume. Cette profession de foi, rédigée en français, fut publiée par Ruzé sous ce titre : Manière ne profession de foi que doivent tenir ceux du diocèse d'Angers qui se voudront remettre au giron de notre mère sainte Église • catholique , apostolique et romaine; Paris, 158i. in-8°; réimprimée dans les Mémoires de la Ligue. On a, en outre, de Ruzé : 1» une Traduction française de Vomnu>nitorium adversus hœretico* de Vincent de Leriits; in-12; — 2* des Statuts, qui se trouvent dans le recueil de ceux d'Angers, édit. in-4». Voy. Michaud. au Supplém. U Souv. Bioyr. gènér.

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