RUSS
des notions comraanes de la morale. II que ceux qui n'ont pas l'expérience de la vie mystiaue n'en peuvent non plus juger qu'un aveugle des couleurs. Voy. Trithème et Bel la rmin , De Scriptor. eccl. Denys le Chartreux , De Contempl., 1. II. Le P. Thomas de Jésus , Vie de Rusbroch. Le P. Honoré de Sainte-Marie, Tradit. des Pères sur la contemplât., tom. I. Ta/de hist. et chronol., p. 59 et suiv. Foppens, Biblioth. Belg. Bossuet, Instr. sur les états d'oraison. Pa-
Îuot, Mémoires pour servir à mist. des Poysas, tom. I. Richard etGiraud. Feller. Michaud, Hiogr. univers. La .Vowr. Biogr. génér.
I. RU SC A ( Antoine), docteur en théologie , né à Milan, mort en 1655, vint au collège Ambrosien, où l'avait attiré le cardinal Charles Borromée, qui le fit plus tard théologal de son église métropolitaine; dans la suite il en fut élu doyen. On lui doit : De Infernoet statu dtrmonum ante mundi exitium KM V; Milan, 1621, in-4°. Voy. Argelati, Biblioth. Scriptor. Mediolan., t. II, p. 1263. Richard et Giraud.
IL RUSCA (Jean- Alexandre) , dominicain, né à Turin, mort en 1680, acquit une grande réputation comme prédicateur, et devint inquisiteur de Verceil, puis d'Ivrée et d'Aost. On a de lui : 1» un Abrégé de philosophie; 1663; — 2" Discours moraux et Panégyriques des faints;
166S; — 3» d'autres Panégyriques ; 1674. l'oy.Je P. Échard. Srript. Ont. Prœmc, RUSCIANUM. Voy. Rossano,
tom. Il , p. 689.
RUSCONIBUS (Àmbroise de), religieux du Mont-Cassin, ne à Milan, llorissait du xvi» au xvn« siècle. U a laissé : 1° Triumphus catholicœ veritatis adversus omnes hcereses ac eorum auctorts a Simone Mago usque ad Marcum Antonium de Dominis, feiiciter summa cura deportatus, omnibus srholasticis Sacrœque Scripturœ studiosis , tic histMographis opus nedum utile, sett et necessarium; Venise, 1619, in-4°; — 2° Compendtum in unioersam salutarem praxim fort pernitentialts Valerii Regtnaidi Societ. Jesu, t. III, magno labore ne fideli diltgentin ad confessariorum utilitatem ronfectum, additionibus utilissimis ampliatum et duplici indice ornatum. Venise, 1621 , in-8° Voy. Biblioth. scriptor. Mediolan.
RUSI0< Husium). appelée aussi 7V>i*rtuou 7bpiris, villeépisc. de T h race, située en deçadeRhodope,à huit milles de la mer Egée, vers le nord. Elfe fut érigée en évèché au v* siècle, sous la métropolede Trajanopolis.et en archevêché honoraire au lx*. Elle a eu aussi des évoques latins; on en connaît trois, dont le premier, Jean de Chartres, fut nommé en 1368. Voy. Lequien, Oriens Christ.; tom. III, p. 1098. De Commanville, /" Table alphabet., p. 239, au mot Topiris. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. L1X, p. 229. G/mpar. Toperus, où se trouve le complément de l'art. Rusio.
RUSSEL ou ROSSEL, évéque de Lincoln, chancelier d'Angleterre et docteur en théologie, vivait sous le règne d'Edouard V, vers l'an 1484. Ses principaux ouvrages sont : 1° In Cantica canticorum , : — 2° De Potestate summt Pontifie» et Imperatoris. Voy. Pitseus, De lllustr. Anal. Scriptor.
RUSSELLl VILLA. Voy. Ruisseau-Ville.
RUSSIE. Cet article n'est qu'un simple abrégé de celui de Richard et Giraud, que nous reproduisons sans tenir compte des changements qui sont survenus depuis que ces savants dominicains ont publié leur bibliotliéque sacrée, et qui sont d'ailleurs assez connus pour que nous nous croyons dispensés de les mentionner ici. Ainsi on distingue la Grande et la Petite Russie. 1° La Grande, ou Moscovie, est une vaste région
qui comprend une grande partie de l'Europe orientale et de l'Asie septentrionale et orientale. La religion des Russes ou Moscovites est la grecque. Ces peuples prétendent que la foi chrétienne leur a été prèchée dès les premiers siècles de l'Eglise . mais les historiens rapportent plus probablement l'établissement du christianisme parmi cette nation à une princesse russe nommée Olgia.qui se fit baptiser à Constantinople en 91* parle patriarche Théophile. Son petit-fils Wolodimir s'étant rendu puissant parmi les Russes, prit de sa grand'mère les premières notions de l'Évangile , et, s'étant allié aux empereurs greca Constantin et Basile, dont il épousa la sœur, il reçut le baptême avec plusieurs de ses sujets l'an 988. A mesure que chaque prince vit la religion fructifier dans ses États , il y fit ériger une prélaturc par le patriarche de Constantinople, qui, conformément aux décrets du concile de Chalcédoine pour les
Eays barbares, leur donna le nom d'archevêques onoraires; de sorte qu'ils étaient indépendants les uns des autres et immédiatement soumis à sa juridiction. I«e haut clergé de Moscovie consiste aujourd'hui en un seul métropolitain , qui est celui de Casan , quinze archevêques et sept évéques. La foi des Moscovites est à peu près la même que celle de l'Église grecque, avec laquelle ils sont en communion. Ils croient à la présence réelle et à la transsubstantiation, adorent le saint Sacrement, donnent aux malades l'Extrème-Onction et le viatique , se confessent avant la communion, qu'ils reçoivent tous à Pâques, prient pour les morts, invoquent les saints, gardent les jeûnes et les abstinences, j et ont tant de respect pour les images peintes I et pour les reliques, qu'ils les font entrer dans toutes leurs cérémonies. L'office divin est en esclavon, qui est la langue du pays, et leurs caractères sont esclavons. Cet office peut se diviser, comme parmi nous, en messe et en bréviaire. La messe est comme chez les Grecs, ou suivant la liturgie de saint Basile, ou selon celle de saint Chrysostome. Le bréviaire consiste en une espèce de vêpres, de matines et d'offices de midi , et il se chante comme parmi nous à l'église. On n'y prêche que rarement ; mais on y lit les homélies des Pères traduites en leur langue, et les Vies des saints, qui sont pour la plupart du pays même. Les archevêques et la plupart des évéques de la grande Russie ont deux sièges, et quelquefois trois, à cause de la grande étendue de leurs diocèses. Le premier patriarche de Moscovie, Job, fut nommé en 1589. — 2° La Petite Russie est une province qui fait aujourd'hui partie du royaume de Pologne. Comme les peuples de la petite Russie furent convertis au christianisme par les Grecs, ils en suivirent le schisme; et la religion grecque est celle qui est suivie plus communément dans le pays ; mais la plupart de ceux qui la professent ont renoncé au schisme et sont uhis à l'Église romaine. Depuis l'union de celte province à la couronne de Pologne, la religion latine et catholique est la première en dignité. La capitale de la petite Russie est Léopol. Il y a dans cette ville un archevêque latin et un évéque grec ou russe. 11 est à remarquer que c est de la petite Russie que la religion chrétienne a passé dans la grande, et
3ue la ville de Kiovie fut d'abord la métropole e l'une et l'autre Russie , jusqu'à ce qu'on eût élevé à la même dignité l'église de Moscou. Depuis que la ville de Kiovie est soumise aux Moscovites, le métropolitain grec de la petite Russie qui y résidait, et qui s'est soumis a