‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 811 sur 1294 · SAAD · texte numérisé non relu

SAAD

italien; - T Opéra selecta ; 1835, 10 vol. in-12 ; c'est un bon recueil d'ouvrages ehoisis des Pères de l'Ecl ise. Tous ces écrits de Rvckwaert montrent chez leur auteur non moin6 de zèle et de véritable savoir que de courage. Voy. Feller, Biogr. univrrs., au Suppiém.

RYPEN ou RIPEN (Ripa), ville épisc. de Danemark, capitale du Xnrd-Jutland, et située à une lieue de la côte occidentale du Jutland, sur la Nipsa. Elle fut érigée en évéché l'an 950. sous l'archevêché de Hambourg : puis elle passa sous la métropole de Lunden . et ensuite sou* Copenhague. Voy. de Commanville. A» Table «/^/«/Art., p.200.Gaet. Moroni, vol. LÎX, p. 348-

RTSSEN (Léonard VAN), controyeraiste protestant, né à Utrecht vers l'an 1630, mort à Heusden à la fin du siècle , exerça le ministère en différents endroits. Parmi ses ouvrages nous citerons : i« Synopsis impura? theologue remonstrantium ; Utrecht, 1664 , in-12; — 2» 8umma theoloyûr rlenchtica> ; Dev enter. 1671 , 1696, in-12 ; abrégé île Vlnstitutio de Fr.Turretini; — '&Justn hHrututu, sceleratissimi li/telli Adr. Beverlandi de pecrato originali ; (ïorcum, 1680, in-12; ce libelle très-violent a été mis :i V Index. (Decr. 22 dec. 1700.) Voy. Paquot, Mémoires pour servir à l'histoire des Pays- Bas, tom. VI. Feller, Biogr. univers. Michaud, au Supplém. La Nouv. Biogr. génér.

RTVE8 (Bruno), anglican, chapelain de Charles mort en 1677, fut un prédicateur de renom. Après avoir été dépossédé de ses bénéfices parCromwell, il obtint de Charles II le décanat de Windsor et la charge de secrétaire de la Jarretière. On a de lui : Merrurnts rudirus, sorte de journal contenant les faits intéressant la cause royale ou la religion pendant les troubles; l'édition la plus complète est

'celle de Londres; 1617, in-8». Voy. Wood.

| Athènes Oxonienses, t. II. La Nouv. Biogr. génér.

t. SA. ville épisc. Voy. Sais.

II. SA ou SAA (Manoèl de), jésuite portugais, né à Villa de Conde l'an 1530. mort à Arone, dans le diocèse de Milan, en 1596, professa la philosophie à l'université de Coïmbre. fut appelé à Home, où il expliqua les saintes Ecritures, se livra k la prédication, prépara l'édition de la Bible qui parut sous le pontificat de Sixte V, et fonda dans la haute Italie un grand nombre de maisons de son Ordre. Il a laissé : 1° Aphonsmi confessariorum ; Venise, 4595, in-12; Douai, 1627, in-24, etc.; toutes les éditions qui n'ont pas été corrigées sur celle de Rome de l'an 1602 sont condamnées (deer. 7 aug. 1608); — 2* SchtUia m IV Evanyelm; Anvers, 1596. in-V>: Lyon, 1620, in-4»; - 3» Notationcs in totam S. Srripturam; Anvers, 1598, in -4°; Parts, 1643, in-fol.; ces notes sont courtes, il est vrai, mais cependant fort utiles à ceux qui ne peuvent pas approfondir les difficultés. Voy. Ribadc.neira et Alegambe, Bddioth. Scriptor. Soeiet. Jesu. Nicolas- Antonio, Htblioth. fhfpan. Richard et Giraud. Feller. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.

SAAB , lieu de Galilée d'où était Éléazar, tilde Samœus. Voy. Joseph, De Bell» Jttd.t\. III, c. IX. D. Calmet. Diction, de ta Hibfe.

SAADIAS GA0N - BEN - JOSEPH .rabbin, né dans le Fayoum , en Egypte , l'an 892 , mort à Sora, près de llabylone, en 942, fut nommé en 027 ehef ou gaou de l'école de Sora. Il a laissé un assez grand nombre d'ouvrages , parmi lesquels nous citerons: 1° Livre des articles de foi, en hébreu; Coustantinople, 1546, 1562; Amsterdam , 1648, 1670, in-4»; ce livre se compose de dix traités, dont le huitième a paru séparément sous ce titre : Livre de ta rédemption et de In délivrance ; Mantoue, 1556; Amsterdam, 1058, in-8°; trad. en allemand ; — 2° Commentaire tur le Çantiffue des cantiques; Con9tantinople, in-4»; Prague, 10OJ, in-4»; —3° Sépher Jetziro, ou livre de ta création; Mantoue, 1592, in-4»; — 8* Commentaire sur Daniel; dans les Bibles rabbiniques de Wn se et d'Amsterdam. On doit encore à Saadias une Traduction arabe de m Bible; on <»n a imprimé le Pentateuque à Constantinople , 1540, et dans les Bibles polyglottes de Paris et de Londres, et tsaie, à lena,

SABA

SABA

1790-1791, 2 vol. in-8». Voy. Bartolocci, Bibiiotheca magna rabbtnica, tom. IV. Wolf, Blblioth. Hebrœa, tom. I, p. 932 et suiv. De Rossi, Dùionario storico degli Autori ebrei. vol. II, p. 107 et suiv. Micliaud, Biogr. univers. Jost, Gesch. der Judenthums, tom. 111. Munck, Notice sur Saadia Gaon ; Paris, 1838, in-8°. La Nom». Biogr. génér.

SAAL, fils de Banni, et un de ceux qui quittèrent les femmes qu'ils avaient épousées contre la loi pendant la captivité. Voy. I Esdr., x , 29.

S A AN AN I M . ville ou région de la tribu de Nephthali. Voy. Josué, ix, 33.

SAAPH, fils de Jahaddaï. Voy. I Paralip.. 11.47.

SA ARA, bourgade dépendante d'Éleuthéropolis, et située à dix milles environ de cette ville, en allant à Nicopolis. Au lieu de Saara , on lit dans Eusébe Sarda ; mais, comme le remarque Adrien Reland, c'est une Faute de copiste, laquelle provient de la ressemblance des lettres grecques A et A. C'est comme on lit dans saint Jérôme Sarea pour le même mot Saraa , ainsi que le remarque encore Reland. Voy. Eusébe, Onomasticon de locis hebraicis. Hieron.. De Situ et nominib. loeor. hebraicor. Reland , Palcestina illustrata , p. 974.

SAARIM , ou , selon l'hébreu, Saaraim, ville de la tribu de Siméon. Voy. I Paralip., iv. 31. Elle est nommée Sarohen (Josué, XIX, 6). Elle parait être la même que Séfim, qui avait été donnée à la tribu de Juda. Voy. Josué, xv. 3*2.

SAAS (Jean), curé de Saint-Jacques sur Darnetal et chanoine de la cathédrale de Rouen, né à Saint-Pierre de Kranqueville en 1703, mort à Rouen l'an 1774, s'appliqua principalement à la critique littéraire, et devint un des plus hahiles bibliographes de son temps. Outre des manuscrits intéressants qu'il a laissés, il a fait imprimer plusieurs ouvrages sans nom ou sous des noms empruntés, entre autres: !• Catéchisme de kouen ; — 2° Nouveau PouilU du diocèse de Rouen ; Rouen, 1738, in-4°; — 3» Lettres à l'auteur du supplément au Dictionnaire de Morén; ibid., 174*2, in-12; l'auteur de ce supplément est l'abbé Goujet; — 3» Premier Supplément à la Défense des titres et des droits de r abbaye de Saint -Ouen de Rouen; ibid., 1743, in-4°; — 4° Notice des manuscrits de la AiA/iothèque de féglise de Rouen; 1746, in-12; — 5» Lettres d'un professeur de Douay à un professeur de Lfiuvam sur le Dictionnaire historique portatif de tabbé Ijadiftcat, et sur l'Encyclopédie; Douay (Rouen), 1762, in-8°. « Ces lettres, dit Feller, sont remplies d'observations sages, de corrections importantes, et décèlent beaucoup de jugement et de savoir; l'auteur est un des premiers qui aient apprécié avec justesse la massive compilation de l'Encyclopédie; il montre non-seulement les erreurs grossières , mais la mauvaise foi et les vues sinistres des rédacteurs. Voy. le Jtiurn. des Savants, 1746. La France littéraire. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génér.

1. SABA, fils de Chus. Joseph croit qu'il habita dans l'île de Papa, connue depuis sous le nom de Mer/té. Voy. Genèse, x, 7.

IL SABA, fils de Regma, habita, a ce que l'on croit, dans l'Arabie Heureuse, nù Regma avait eu sa demeure. Voy. Genèse, x, 7. D. Calmet , Di' tiou. de In Bible.

NI. SABA, fils de Jectan. On trouve dans la Perse et l'Arménie des vestiges des noms de Snba et de Jectan. Voy. Genèse, x, 28,29.

IV. SABA, fils de Jecsan. On croit que ce sont ses descendants qui enlevèrent les troupeaux de Job. Voy. Genèse, xxv, 3.

V. SABA (LA REINE DE), dont il est parlé dans le livre des Rois, et qui est nommée dans l'Evangile la Reine du Midi, était, selon les uns, une reine d'Arabie, et, selon les autres, une reine d'Ethiopie. Voy. D. Calmet, Diction, de In Bible. Compar. notre art. NlCAULT.

VI. SABA, ville épisc. de la première Palestine, sous la métropole de Césarée. 11 y avait un évéque latin en 1190. suivant le continuateur français de Guillaume de Tyr (liv. xxv. n. 5), qui met cette ville à deux milles de Naplouse. Voy. Lequieo, Oriens Christ., tom. III, p. 1291.

SABACTHANI. expression chaldaïque dont la forme grammaticale régulière est Schebto-tani, et le sens littéral : Tu m'as abandonné. On lit dans l'Evangile de saint Matthieu (xxviii. 46) les paroles suivantes, empruntées du psaume xxi (Hébr.,xxil),2: Eli, EU, lamma sabacthant? hoc est : Deus meus , Deus meus, ut quid dereliquisti me? en français : .Von Dieu, mon Dtew, pourquoi m'avez-vous abandonné? En prononçant .ces paroles sur la croix, disent les Pères de l'Église, Jésus-Christ ne criait pas pour luimême, mais pour ses membres; il représentait alors la personne des pécheurs qui méritaient d'être justement abandonnés de Dieu pour leurs crimes , ou bien il parlait selon son humanité : il représentait en sa personne la faiblesse de notre nature, de même qu'au jardin des Oliviers il demandait à Dieu son Père que le calice de sa Passion passât loin de lui. Voy. Athanas., Orat. I-IV contra Arianos. Gregor. Nazianz , Orat. IV de Theologia. Cyrill. Alex.. De Fide ad Reginas. August., M Psal. XXI. Léo Magn., Serm. XVI et xvii, De Passione Domini. Tertull., adiers. Praxeam. Hilar.. in Matth., xxvil. 46. Epiphan., Hêtres., lxix. Ambros.. Ub. X in Lue. Hii'tonvm., in Matth. .xxvil, 46.

SABADIA . ancien siège épisc. de la province d'Europe, au diocèse de Thracc, sous la métropole d'Héraclée. Sabadia a eu pourévéquesX..., qui siégeait du temps du concile d'Épbése, en 431 , et Nicolas, qui assista au iv* concile de Constant inople tenu de 869 à 870, à l'occasion de Photius. Voy. Lequien, Oriens Christ., t. I, p. 1124.

I. SABAlM . père de Phochérelh et fils d'Anton. Voy. II Esdras. vil, 59.

IL SABAlM , peuples. Ce sont apparemment les Sabéens de l'Arabie Heureuse ou de l'Asie qui se rendirent à Cyrus. Voy. Isaïe, xlv, 14. D. CalniPt. Diction.de la Bible.

SABAISME, religion des Sabiens. Voy. Sabékns. n» IL

SABAlTES. Voy. Sabéens, n» IL

SABAKA. Voy. Sa vose.

SABAM. Voy. l'art, suivant.

SABA MA . ville de la tribu de Ruben appelée Safjan, ou, selon l'hébreu, Saltam (Nombr., XXXll, 3). Isaîe parle des vignes de Sabama qui furent coupées par les ennemis des Moabiles. Ces derniers avaient pris la ville de Sabama et les autres du pays de Ruben depuis que cette tribu avait été emmenée en captivité par Téglath-Phalasar. Voy. Nombr., xxxn, 38. Josué , xiu, 19. Isaîe, xvi, 8, 9. Jérémie, xlviii, 32. IV Rois, xv, 29. 1 Parai., v. 26.

SABAN, ville. Voy. l'art, précéd.

SABANIA, un des lévites chargés de lire la loi conjointement avec Esdras. Voy. 11 Esdr., IX. 4.

SABA0TH,en hébreu TselxkUh, est un pluriel féminin du sing. masc. Tsûbtl, qui signifie année. L'Écriture emploie en plusieurs endroits les expressions de Yehùvd Tsebuôth, Èlôh<'

SABA

TsebAôth, le Seigneur, le Dieu des aimées, soit qu'on l'entende des anges ou des astres, ou du peuple du Seigneur de l'ancienne et de la nouvelle alliance, qui est véritablement l'armée dont il est le cher; et les Septante rendent souvent ces mêmes expressions par Tout-Puissant. Enfin f.*<16d et Tsebdôth s'emploient aussi pour marquer la troupe des ministres du temple et celle des femmes qui veillaient à la porte du tabernacle, et qui y faisaient garde pendant la nuit. Voy. III Rois, XXH, 19. Jérém., XI, 20. Nombr., iv,23, etc. Exode, xxxviii, 8. D. Calmet, Diction, de ta Bible.

I. S A BAR! M. lieu situé aux environs de Ha! et de Bethel. Les habitants de Haï poursuivirent les Israélites depuis la porte de leur ville jusqu'à Sfitorim. Voy. Josué, vir, 5.

II. SABARIM , lieu qui servait de limites à la terre promise du côté du septentrion. Ézéchiel dit que cette ville était entre les confins d'Êmath et ceux de Damas. Voy. Êtéch., xlvii,

I. SABAS (Saint), martyr, Goth de nation, né sous le régne du grand Constantin, fut arrêté l'an 37*2 par ordre d'Athanaric, roi des Goths, et noyé le 12 avril de la même année, qui est le jour où l'on célébrait autrefois sa fête chez les Grecs, et où on la célèbre encore à présent chez les Latins, les Grecs ayant changé le jour où ils honorent sa mémoire. Voy. Mabillon, Actn Sanctor. Oitiin.S. Benedicti,et Vêlera Analecta.

II. SABAS (Saint), abbé, exarque ou supérieur des monastères de Palestine , né à Mulalasque, bourgade du territoire de Césarée , en Cappadoce, l'an 439, mort le 5 décembre . entra à l'âge de huit ans dans le monastère de Flaviane , peu éloigné du lieu de sa naissance, et, après y avoir demeuré pendant dix ans, il obtint de son abbé la permission de se rendre a Jérusalem. De h il passa dans le désert où demeurait saint Euthyme, qui, le trouvant trop jeune pour demeurer avec les anachorètes, l'envoya au monastère situé au bas de sa laure et dont Théocrite était abbé. Plus tard Sabas passa dans le désert, où il demeura seul dans une caverne, et, quelques années après, il se retira dans une autre caverne, près du torrent de Cédron. Salluste , patriarche de Jérusalem . l'ordonna prêtre l'an 491 , et deux ans après Sabas fut obligé, à cause du grand nombre <ie ses disciples , de bâtir un monastère à une lieue de là , dans un endroit nommé Castel. 11 fut envoyé à Constantinople avec quelques autres abbés, pour résister à Sévère et aux autres hérétiques qui dominaient dans cette ville, et attaquaient le concile de Chalcédoine,

Su'il défendit avec le plus grand zèle. Voy. yrill., Monachi Scythopolitani Vita S. Sabce, dans Cote lier, Monument. Keclesiat grava, et en latin, dans Surius, au 5 décembre. D. Ceillier, Hist. des Aut.sacr. et ecclés., tom. XVI, p. 491 et suiv. Tillemont. Mémoires, tom. XVI, p. 701 et suiv. Richard et Giraud.

SABATH , en hébreu Schebat , onzième mois de l'année des Hébreux; il commençait à la nouvelle lune de janvier, selon les rabbins; mais c'est plus probablement à la nouvelle lune de février. Voy. Zacharie, 1,7. Machab.. xvi, 14. J.-D. Michaelis, Supplem.ad Lexica hebraica, et Commentât, de mensibus hebr.

SABATH A, troisième fils de Chus, peupla une partie de l'Arabie Heureuse où l'on trouve une ville de Sabta et des peuples Sabthéens. Voy. Genèse, X, 7. D. Cal mot , Diction, de la Bible. SABATH AC A , cinquième fils de Chus, peu-

SABB

^ aussi, à ce qu'on croit, une partie de l'Araou quelque autre pays vers l'Assyrie, ou l'Arménie, ou la Carmanie; car on trouve dans ces régions des vestiges du nom de SabatJiaca. Voy. Genèse, x, 7. D. Calmet, Diction, de la Bible.

SABATIER. Voy. Sabbatiiier.

SABATINI DE SAINTE- AGATHE (Julien), évêque de Modène, vivait au xviu* siècle. Il fut d'abord clerc régulier des Écoles Pies. Ses sermons du carême ont paru sous ce titre : Prediche quadragesimali , etc.; Venise, 1758, in-4*; ces sermons sont généralement estimés, parce

qu'ils joignent à la solidité et à l'instruction l éloquence et l'onction la plus douce. Voy. le Joum. des Savants, p. 552.

SABATION. Voy. Savons.

SABATRA, siège épisc. de la province de Lycaonie, sous la métropole d'Icône, au diocèse d'Asie. On en connaît deux évèques : Aristophane , qui assista au premier concile de Constantinople. Sabatra est aujourd'hui un simple évéché tn partibut , suffragant de l'archevêché également tn partibus d'Iconium. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 108t. Gaet. Moroni, vol. LX , p. 7.

SABBAS (Prince Rastéo, plus connu sous le nom de saint), né dans la seconde moitié du xtt* siècle, mort àTernova le 14 janvier 1237, était fils d'Étienne Nemania, le fondateur du royaume de Serbie. Il prit l'habit religieux dans un monastère du mont Athos; et, jeune encore, il fut nommé archimandrite. Afin de servir les intérêts de sa patrie, il obtint du patriarche de Constantinople la création d'un archevêque serbe, et il remplit ces fonctions le premier en 1219. Malgré les efforts du roi de Hongrie, André II, il maintint la paix entre ses frères, entreprit un voyage en Terre-Sainte , et visita l'Egypte et le Sinat. On célèbre sa fête le 14 janvier. Voi/. la Nouv. Birtgr. génér.

I. SABBAT, se prend quelquefois simplement pour le repos ou pour la félicité étemelle (Hébreux, iv. 4, etc.), quelquefois pour toutes les fêtes des Juifs (Lévit., xix, 3, 30), quelquefois pour toute la semaine (Luc, xvm, 12. Jean, xx, 1,19). Il se prend enfin pour le septième jour auquel Dieu se reposa, c'est-à-dire cessa de produire de nouvellescréatures,soitspirituelles, soit matérielles, dans les six jours qui précédèrent celui-ci. Il bénit ce jour-là, et le destina à son culte (Genèse, il, 2, 3). Dans la suite, les Hébreux, pour conserver la mémoire de la création , sanctifièrent par son ordre le sabbat, ou septième jour, en s'abstenant de toute œuvre servile et en l'employant au service du Seigneur. Les Juifs ont varié dans l'observation du sabbat. Du temps des Uachabées, ils ont porté le respect dù à ce jour jusqu'à n'oser se défendre dans une juste guerre, puis ils n'en firent point de scrupule (1 Machab.. il, 32-34, etc., et 41). Du temps du Sauveur, ils étaient scrupuleux mal à propos, en ces jours, sur certaines choses, et en faisaient d'autres sans difficulté. La nécessité cependant, comme Jésus- Christ le leur fait remarquer, n'était point, non plus qu'aujourd'hui, un violement coupable du sabbat < M util.. XII, 11, 12, et XII, 1, 2. Marc, u , 27). Parascëne ou préparation du sabbat, c'est le vendredi, parce qu'on y préparait les choses nécessaires et qu'il n'était pas permis de faire I le jour du sabbat. L'obligation de consacrer au culte de Dieu une j>artie de notre temps est de j droit naturel ; Moïse l'avait fixé au septième jour, et les apôtres , pour honorer la résurrection de Notre -Seigneur, l'ont fisé au premier

SÀBD

jour de la semaine. Yoy. D. Calmet, Dii tion.de In Dtlih . Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. J.-B. Glaire, Introd. hislnr. et crit., etc., tom. II, p. I7.r» et 372.

II. SABBAT (JOURNÉE DE), en latin tabbah iter, c'est-à-dire la distance de deux mille pas de chemin, suivant l'opinion la plus probable: distance que ne pouvaient pas dépasser les Juifs le jour du sabbat. Voila pourquoi Notre- Seigneur parlant de la destruction dernière de i-i ii- <!-'' m . dit aux Juifs de fuir sur les montngnes; mais il ajoute de prier que leur fuite n'arrive pas un jour de sabbat. Voy. Matth.. xxiv, 16-20. Actes, i, 12, et les interprètes sur ces deux passages.

III. SABBAT SECOND PREMIER. Cette expression, qu'on lit dans l'Évangile de saint Luc (VI. 1).a fort partagé les interprètes. Pour nous, nous pensons, avec Joseph Scalper et un grand nombre d'auteurs, quelle exprime le premier sabbat après le second jour de la Pâque, et que notre opinion est conlirmée par le Lévitique (xxift, !*>>.

SABBATHAl, un des chefs de famille qui habitèrent Jérusalem au retour de Babylone. Vou. Il Fsdras. xi, 16.

SABBATH AIRES, nofn donné à quelques anabaptistes, narre qu'ils faisaient le sabbat avec les Juifs. Ils croyaient aussi qu'il ne fallait prier que Dieu le l'ère, et ils n approuvaient ni la guerre, ni les lois politiques, ni les jugements. Voy. Pratéole, au mot Sabbatharii. Sander., Hayres., cxctv. Jovet , Histoire des religion î de tous Ifi royaumes du monde, tom. I. p. 46<J.

SABBATHIENS. hérétiques ainsi nommés de Sabbat h ins, leur chef, juif de Constantinople. qui reçut le baptême 1 an ftri, et fut ordonné piètre par les novatiens dans le but de parvenir plus tôt ii l'épiscopat ; mais ayant été déçu dans ses espérances, il se lit chef d'une bande de novatiens qui portèrent son nom. 11 remit au jour la doctrine desquartodécimans, et enseigna qu'il fallait célébrer la PAque In jour précis du f4 de la lune de mars. Sabhathius s étant fait ordonner évèque, malgré le serment qu'il avait fait dans un concile de novatiens tenu a Sangare, ceux-ci , indignés de son ambition, le tirent exiler à Rhodes, où il termina ses jours. L'empereur Honorins lit un édit contre les Sabbathiens, qu'on a aussi nommés aristers, c'està-dire sinistres, gauchers, parce qu'ils avaient horreur de leur main gauche, et que, par superstition, ils ne recevaient jamais rien de cette main. Voy. Sozomène, HitL. I. VIII, e. I. Socrate. 1. VII, c. v, 6,12. 25. Baronius. ann. 408, n» 9, et à l'an 413, n" 6. Hermant, Itint. des hérésies. Le P. Pinchinat, Diction. I). Ceillier, Hi st. des Aut. sarr. et eixlés., tom. V, p. 712 et 713. D. Macri liierotexicon , ad voc. Pkotopascunx.

SABBATBIER ou SABBATIER, SABATIER

(Pierre), bénédictin, né à Poitiers en 16H2, Inort à Reims l'an 1742, fut distingué par D. Ruinart, qui l'employa à la rédaction du tom. V des Annales beuedictini. D. Sahhathier a laissé, en outre : Hihliorum sucrvrum latinee Versiones antiquœ, seu Vêtus Italien et cateree quœ> unique in eodieibus mnnuseriptis et antiquorum Itùris reperiri potuerunt , qure cutn Vulgatn hit ma ae eiim textu grtreo coniftarantur ; arredunt preefntinnes , observationes et notée tndexque novus ad l 'ulgatam e regione éditant , idemque locupletisn'mus, opéra et studio domini Pétri Sabbathier, I Ordinis Sancti Benedicti e congregntione Saneti Mauri; Reims, 1743, 3 vol. in-fol.; réédité avec !

SABB

un nouveau, titra en 1751. Voy. D. Tassin, Mblioth. des Ecrw. de lu Conyrég. de Saint-Maur. Le Journ.des Sausmts, 1724. 1738, 1743. Richard et Giraud. Fellér. Michaud. La Nouv. Btogr. génér. Le Diction, de la théol. cathol.

SABBATINE, petite thèse que les écoliers soutenaient autrefois le samedi, sans solennité, afin de s exercer.

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