I. SABBATIQUE (ANNÉE). I Ann^f. n» I
IL SABBATIQUE (BULLE). On appelle la bulle qui contient les privilèges du scapulaire accordés à Simon Stock, général de l'Ordre des Carmes. Voy. Stock, n* I, Scapulajre.
III. SABBATIQUE (FLEUVE). L'historien Joseph raconte que Tile, allant en Syrie, vit entre la ville dArcès ou Argué», du royaume d'A grippa, et la ville de Raphanée, en Syrie, le Meuve nommé Sabbatique, qui tombe du Liban dans la Méditerranée; que ce fleuve ne coule que le jour du sabbat, ou plutôt au bout de sept jours; que tout le reste du temps son lit demeure à sec, tandis que le septième jour il coule avee abondance et même avec impétuosité dans la mer ; d'où les habitants du pays lui ont donné le nom de fleuve Sabbatique. C'est sans doute du même fleuve que Pline a voulu parler lorsqu'il a dit qu'il y a dans la Judée un ruisseau qui demeure à sec pendant tous les septièmes jours : In Juda>a rivus omnibus sabbatis sicentur. Pour concilier cette contradiction entre Joseph et Pline. Casaubon, Fulleret quelques autres font, dans le texte de Joseph, une transposition telle, que l'historien Juif aurait dit absolument le contraire de ce que son texte porte formellement. Il semble, en effet, que le fleuve Sabbatique imiterait fort mal le repos du sabbat, s'il ne coulait que ce jour-là. — Les rabbins font aussi mention d'un fleuve Sabbatique ou Sambatujn , mais qui est bien différent du premier. 11 est, selon eux , au delà de l'Euphrate, dans un pays fort éloigné, où ils prétendent que les dix tribus se trouvent encore tout entières et subsistantes. Files v possèdent de très-grands États, des richesses très-abondantes. Le fleuve y coule toute la semaine, en faisant un bruit tel qu'on l'entend pendant la nuit à la distance d'une journée de chemin, et, pendant le jour, à celle d'une demijournée. Il est si large, si profond et si rapide, qu'il est impossible de le passer , et le jour du sabbat, auquel il ne coule point, on y met des gardes pour empêcher les Israélites de le passer. On ne connaît aucun voyageur ou géographe qui ait parlé de ce fleuve ; car, pour ce ■|u'en dit Pline, on ne doute pas qu'il ne l'ait tiré de Joseph. Il est vrai que Dominique Magri, dans sa relation du voyage qu'il fit en Syrie à l'âge de dix-neuf ans, assure qu'étant arrivé au bord du fleuve Sabbatique avec sa caravane, le vendredi 21 juin au soir, il vit le fleuve se tarir vers le coucher du soleil du vendredi, et demeurer 4 sec jusqu'au lendemain; que la caravane étant partie, il n'eut pas le loisir devoir si, le samedi au soir, lorsque le repos du sabbat serait passé, le fleuve recommencerait & couler. Magri cite les marchands de sa caravane et les pavsans des environs du lieu pour témoins de ce "qu'il avance. Mais, dit judicieusement D. Calmet . que nous résumons dws cet article , on voudrait que Magri eût observé non-seulement une nuit, mais encore une ou plusieurs semaines entières, pour pouvoir attester un fait aussi extraordinaire que celui-là. Plusieurs causes peuvent faire tarir un torrent qui descend des montagnes, et il est fort possible que dans cette occasion le seul hasard ait causé cet
SABÉ — 2007 -
effet le vendredi au soir. Voy. Joseph, /»•• /.'. lia Jod., 1. VII, c. xxvu. Plinius, Hist., L XXXI, cil. Casaubon, Exeirilat. XV, m . 20, udvers. Baron.; les Eserritat. de Casaubon ont toutes été mise* à l'index. ( Decr. 12 decemb. 1G21. ) Fullcrus, Misa llon. sacr., 1. I, c. iv; les quatre livres des Misrrllun. sont aussi à l'Index. (Decr. 11 aprilLs 1028.) Bartulocci, Biblmt/t. nwgn.rnbbinica, tom. I, p. lOOetsuiv. D. Calmet, Diction, de in Bible.
SABBATISME (Sablxitismus), observation littérale des cérémonies légales, ou observation particulière du sabbat judaïque. Voy. August., De Civitate Dei, I, XXII, c. xxx. Agobardu», De Insolentia Judteorum. Joh. Abrinc, De Oflir . ,/,. vin., p. 43-44, Du Cange, Glossarium tnedtaf et infimt* latmitatu , tom. VI, p. 3, ad voc. Saba-
TISMUS.
SABBATIUS, évéque dans les Gaules, avait composé, à la prière d'une vierge consacrée à Dieu nommée Seconde, un livre de la foi contre Marcion, Valentin, Aetius et Eunoraius. Cet ouvrage est perdu, mais il est mentionné dans Gennade, De Script, écries., c. I.
SABBATIZO. mot hébreu latinisé qui signifie être en repos, observer le sabbat. Voy. Exode', XVI , 30.
SABEC. Dans la Genèse (XX II, 13), au lieu de ce que nous lisons dans la Vulgate, qu'Abraham vit un bélier embarrassé par les cornes dans un buisson, les Septante et Tbéodotion lisent : c II vit un bélier qui était pris dans le buisson Saôecpar ses cornes,» et prennent, ainsi que plusieurs autres, Sabre pour une espèce particulière d'arbrisseau. Eusèbe d'Emèse croit que Sabec signifie un bouc, à eau v de bo& cornes élevées; mais les meilleurs interprètes traduisent ce terme par les branches entrelacées des épines et des buissons.
SABÉE, ville de la tribu de Siméon. Voy. Josué, xix, 2.
I. SABEE NS, peuples d'Arabie descendants de Saba; mais on connaît plusieurs hommes du nom de Saba qui ont tous été chefs de peuples ou de tribus, il faut distinguer do même plusieurs Sabéens. Ceux qui enlevèrent les troupeaux de Job étaient apparemment des peuples de l'Arabie Déserte, ou une troupe de Sabrens aventuriers, peut-être descendants de Salta, lils de Jecsau, dont nous avons déjà parlé. Les Sabéens, descendants de Saba, lils de Chus, sont probablement ceux de l'Arabie Heureuse, fameux par leur encens, et dont une de leurs reines vint admirer la sagesse de Salomon. Les Saljëen.1, descendants de baba , lils de Regrna , habitaient aussi apparemment l'Arabie Heureuse ainsi que ceux dont parle Ezéchiel (xxvu, 23). l oi/. P- Calmet, Diction, de la Bible.
II. SABÉENS ou SABIENS, SABAlTES, anciens sectaires, ainsi nommés du lieu qu'ils habitaient en Chaldée , ou , selon quelques-uns, du mot hébreu Saba, qui s'emploie pour exprimer Y armée du ciel, c'est-à-dire les astres. Leur religion , appelée Sal>aïsnie ou Sadisme, est un mélange de celles des païens, des Juifs, des chrétiens et des mahoinetans. Us subsistent encore dans le Kurdistan, province de Perse, et à Balsora, dans l'Arabie Déserte. Us adoreut le soleil et les astres, observent la loi de Moïse, particulièrement au sujet de certaines viandes, et regardent le Baptême, l'Eucharistie, l'Ordre et le Mariage comme des sacrements ; mais ils changent l'essence du Baptême, de l'Eucharistie et de l'Ordre. La dignité d évéque ne consiste que dans la supériorité de commandement qu'a l'évéquesur les prêtres; les uns et les autres perpé-
tuent le sacerdoce dans leurs enfant*;, ou dans leur famille, ou dans leurs plus proches parents. Quant au mariage, il est permis aux piètres comme aux laïques de se marier et d'avoir deux femmes. Ils n'honorent , parmi les saints, que saint Jean-Baptiste, et c est pour cela qu'on les appelle chrétiens de saint Jean. Leur doctrine sur l'enfer est a peu prés semblable à celle des païens, et, à l'exemple des musulmans, ils ne reconnaissent d'autre béatitude, dans le paradis, que la jouissance des plaisirs charnels. Voy. le P. Ange Joseph, carme, Dissertât, sur la religion des Subtile*. Ilyde, Ilist. de la reliyion des anciens Perses. Vans, Lib. relation, de P>-rsa. Thé\enot, Voyage du Levant. Rieaut. De l'Empire Ottoman. Le P. l'un lu-ut. Diction, sur l'origine de l'idolâtrie, etc. Richard et Giraud. D. Calmet. Diction, de la Bible, au mot Zabikns. Bergier, Diction, de thèol., art. SaBaisme. Compar. notre art. Sahaoth.
SABELLICUS C0CCI0 ( Marcus Antonius Cocceius), érudit, né à Vicovaro, bourg de la campagne de Rome, l'an 1430, mort a Venise en 15U», fut chargé le premier du soin de la bibliothèque de Saint -Marc, qui avait été donnée a la république de Venise par le cardinal Ressarion. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° De Laudibus retigionis; — 2° De Divo tïncen» tio et ejus martyrio; — 3° De sacerdotis Dtgmtate; — 4° Dr Lautlibus Deipari* Virginit e/ryite Xltti — 4» doute livres d'à' pitres; Paris, 1513, in-4°. Vu. Apostolo Zeno, Vie de Snbellteus, à la tête de Vllistotrr de t Vmvc.parle même Sabcllicus, édit. de 1718. Nicéron, Métiwtres, tom. XII et XX. Tireboeehi, Storia delln Letteraima ttattana. Richard et Giraud. Feller. Michaud . Biogr. univers. La Sotw. Biogr. génér.
SABELLIENS. Voy. l'art, suiv.
S ABELLI US, hérésiarque, chef des Sabeltiens, né à Ptolémaïs, en Lybie, vivait au m* siècle, et était disciple de Noetus de Smyme. Il niait la Trinité et la distinction des personnes divines, soutenant que le l'ère, le Fils, et le Saint- Esprit ne sont au une même personne sous différents noms. D'où saint Basile conclut que Sahellius niait aussi l'incarnation du Fils de Dieu et les opérations personnelles du Saint- Esprit; et d'où il s'ensuivait que le Père et le Saint-Esprit avaient souffert la mort ans si bien (lue le Fils. Sabell ius répandit ces erreurs vers l an 250; elles Turent condamnées dans quelques conciles et combattues avec succès par saint Denis d'Alexandrie. Les Sabelliens subsistèrent assex longtemps dans l'Orient, où ils furent appelés Noetiens et Sabelliens. On les appelait aussi Angélites , du lieu où ils s'assemblaient à Alexandrie, nommé Agellio ou Angelio. Voy. Nicéphore, I. XVHI, c. xlix. Du Cange, Glossarium . S.uui Basile, Epis t. CCX, alias l.XIV. Eusèbe, Prwpar. Kvang., 1. VU. Haronius, An* na/es, ad ann. 200. Christianus Womius, Hut. SaMHnna. Bergier, au mot SaBELLIRNS.
SABER . lils de Caleb et de Moacha, sa concubine. Voy. I Paralip., U, 48.
SABIENS. Voi). Sabéens, n° IL
SABIG0T0N. Voi,. Natalib, n« IL
1. SABIN ou SAVIN (Saint), évéque d'Assise ou de Spolète, et martyr, vivait au temps de Dioclétien. Arrêté avec Marcel et Exupérance, ses diacres, qui moururent dans les tourments, il resta en prison, où il guérit le petit-lils d'une veuve qui l'assistait. Ce miracle toucha tellement Vénustien, gouverneur de l'Ombrie, qui l'avait fait arrêter, qu'il se fit baptiser avec sa femme et ses enfants. Maximien Hercule, ayant appris cette conversion, fit trancher la tête à