SADO
telle . en nn mot , qu'on In trouve rarement de nos jours dans les hommes qui se piquent de quelque savoir. Dans l'article qui lui a été consacré dans la Nouv. Biogr. génèr., il est dit avec raison : Sylvestre de Sacy est un des plus grand? noms de la philosophie orientale. On na vu, en effet, jusqu'à ce jour, aucun orientaliste qui l'égalât , au moins dans la connaissance de 1 arabe et du persan. Car si dans ces langues mêmes Êtienne Quatremère le surpassait en érudition, il lui était incontestablement inférieur sous le rapport de l'esprit philosophique et de la science grammaticale. Quant a nous, nous saisissons avec bonheur l'occasion qui nous est offerte pour témoigner notre vive reconnaissance à cet illustre maître, non-seulement pour les leçons publiques d'arabe et de persan que nous avons reçues de lui pendant plusieurs années, mais encore pour tous les avis éclairés, pour tous les sages conseils qu'il n'a cessé de nous prodiguer jusqu'à ses derniers jours, avec une bonté vraiment paternelle. Parmi ses nombreux et divers ouvrages, nous citerons comme rentrant dans notre objet : 1* des Notes sur une version syriaque du IV* livre des R>,is, conservée à la bibliothèque Royale, lesquelles ont été insérées, l'an 1780, dans le nepertorium fur bihlisehe und morgen/(rndi*rhe Litteratur, que le célèbre Eichhorn dirigeait à Leipzig; —2» deux Lettres écrites par les Samaritains à Joseph Scaliger vers la fin du xvi» siècle, traduites et commentées par Silvestre de Sacy, et insérées en 1784 dans le même Hepertorium; — 3° le Nouveau Testament, en arabe et en syriaque; Paris, 1828, 2 vol. in-4»; — 4» Notice du livre d'Enoch ; — 5» Commentait» de vtrrsione samari ta no-arabica Pentateurhi duobus codicibus Paristensibus ; cet ouvrage , quoique inséré dans la Bibliothèque universelle de littérature biblique d'Eichhorn, a été publié à part; — 6<> Notice d'un manuscrit espagnol, en caractères arabes, sur la version persane du N. T. de Martin; — 7* Notice sur la version arabe du Nouveau Testament, faite au Bengale; — 8* Notice sur le but et les travaux de la société Biblique anglaise et étrangère; ces trois dernières notices, qui ont paru dans le Journal des Savants depuis son rétablissement, ont été également publiées à part. Vay. Reinaud, Notice hist. et littér, sur Sylvestre de Sacy; Paris, 1838, in-8». Daunou, Eloge du même; Paris, 1839, in-8°. De Broglie, Eloge du même; Paris, 1839, in-8». A. Maury, dans le Momteur de 1853, p. 637 et 641. Feller, Biogr. univers., au Supplrm. La Nouv. Biogr. génèr. Ces deux Biogr. ont consacré à Silvestre de Sacy des articles excellents, et qui font autant d'honneur à ceux qui les ont écrits qu'à l'illustre orientaliste qui en est l'objet.
IL. SACY (Louis de), avocat et littérateur, né à Paris en 1654. mort l'an 1727, était membre de l'Académie française. Il a laissé quelques ouvrages estimés, parmi lesquels nous citerons : Mémoire sur le privilège de la fierté de Saint- Homain de Rouen; il fait partie des Œuvres complètes de- Sacy ; Paris, 1722, in-4B; et 1808,3 vol. in-8», avec une Notice. Gouget, Biblioth. française, tom. II. Richard et Giraud. Feller. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
\U. SACY (Louis-Lsaac de). Yoy. Lemaistre,
SADAÏ ou SADDAl, et mieux SchaddoÀ, comme porte le texte hébreu, est un des noms de Dieu que les Septante et saint Jérôme traduisent ordinairement par Tout -Puissant. Job l'emploie plus souvent qu'aucun autre auteur sacré. 11 ne se trouve pas dans les livres de
Salomon. On le met souvent seul, et quelquefois on le joint à El , autre nom de la Divinité, qui signifie Die» fl/rt. Quant à nous, nous pensons que la vraie signification de Schaddnl est terrible; signification mieux fondée en étymelogie, et qui convient mieux aux différents passages où le mot se trouve dans l'Écriture. Voy. notre Pentateuqne.avee une traduction française et des notes philologiques, etc. Genèse, p. 86 87.
SADE (Jean-Bnptiste de), évéque de Cavaillon, né à Avignon en 1632, mort à Cavaillon en 1707 , a laissé quelques ouvrages de piété , tels que : 1° Instructions chrétiennes et morale* : Avignon, 1696. in-8»; — 2* Réflexions chrétiennes sur le* Psaumes pénitenHaux , trouvées dans la cassette d'Antoine h', roi de Portugal; 1698, in-8». Vov. la Gallia Christ., tom. IL La Nouv. Biogr. genèr.
I. S AD OC. fils d'Achitoh, en la personne duquel la grande sacriflrature rentra dans la famille d Éléazar. 11 n'exerça seul cette charge qu'après la mort de David, ce prince ayant bien voulu en conserver l'honneur à Abiathar; mai9 Salomon l'ôta à ce dernier parce qu'il était entré dans le parti d'Adonias, quoiqu'il eût été fidèle à David pendant le temps de la révolte d'Absalon. Ainsi Sadoc demeura seul grand prêtre. On ignore l'époque de sa mort ; mais son fils Achimaas lui succéda et exerça le sacerdoce ous Roboam. Voy. II Rois, vin, 17; III Rois, H, 35, etc. D. Calmet, Diction, de la Bible.
IL SADOG, fils d'Aior, et père d'Achim, du nombre des aïeux de Jésus-Christ. Vou. Matth., 1,14.
III. SADOC, fils d'Achitob, et père de Sellum, grand prêtre des Juifs. Il vivait sous le règne de Joathan, roi de Juda. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible.
IV. SADOC, chef de la secte des Saducèens, vivait probablement 248 ans avant J.-C, si, comme on l'assure , il a succédé à un nommé Antigone Socchxus. successeur dans la tradition de la doctrine de Simon le Juste. Cet Antigone, à ce qu'on croit, enseignait, par un excès de spiritualité , qu'il fallait obéir à Dieu sans vue d intérêt ; et Sadoc en conclut qu'il n'v avait, en effet, ni récompense à espérer, ni peine à craindre pour l'autre vie. Les disciples de Sadoc, ou Saducèens, formaient une des quatre principales sectes des Juifs. Ils niaient 1 immortalité de l'âme, les peines et les récompenses de l'autre vie, e.t l'existence de3 anges ; ils n'admettaient point de traditions, et Us niaient le destin, ainsi que la Providence. Saint Épiphane, et après lut saint Augustin, dit D. Calmet, ont avancé que les Saducèens niaient le Saint-Esprit; mais ni Joseph, ni les évangéliates ne les accusent d'une semblable er-
| reur. On leur a aussi imputé de croire Dieu corporel, et de n'admettre point les prophéties. Jean Hircan quitta la secte des pharisiens pour s'attacher à celle de Sadoc. Caîphe, ainsi qu'Ananus le jeune, étaient saducèens; mais à présent les Juifs regardant comme hérétiques le
Îeu de saducèens qui se trouvent parmi eux. '«y. Matth., x\il, 23. Marc, xii, lô. Luc, xx, 27. Actes, IV, 1 ; v, 17; xxm, 8. Joseph, Antiq., 1. XIII, c. ix , xvin ; |. XX, c. vm. De Bello Jwl., 1. II, c. XII. Justin, Dialog.cum Triphon. Origen., in Matth., tract. XXI. TertulL, De Prœscript., c. xlix. Epiphan. , Hceres., \iv. August., Serm.LXX ae Verbis Domini,c 1U, o. 5. Hieronym.. t'a Matth., c. xxn. D. Calmet, Diction, de In Bible, et Dissertât, sur les secte* des Juifs, à