‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 822 sur 1294 · SACY · texte numérisé non relu

SACY

1. Bergier, qui, dans son Diction, de théol., réfute les diverses objections qui ont été faites contre les sacrifices. VVelte , qui , dans le Diction, d* la tir cathol., donne beaucoup de détails i Part. Sacrifices mosaïques. L'Ancyehpëdie catholique, où il est traité : 1» de YOrigine du sacrifice; v de la Sature du sacrifice; 3° de la Signification des sacrifices d'après les principaux rites qui les accompagnent ; 4* du Sacrifice chez tes Perses, chez les Phéniciens, les Carthaginois et dans les Gaules, chez les Hébreux ; 5° du Sacrifice chrétien. J.-B. Glaire, qui, dans son Introduction histor. et crit., etc., tom. II, p. 390 et suiv., traite les diverses questions qui se rattacbent aux sacrifices en usage chez les Hébreux.

SACRIFIÉS {Sacrifirati). Voy. Lapses.

SACRILEGE (Sacri/rgium) .profanation des choses saintes ou sacrées. On appelle aussi quelquefois sacrilège celui qui se rend coupable de ce crime. Or le tacritége , considéré comme crime, se divise en personnel , local et réel, parce qu'il y a trois espèces de choses saintes ou sacrées , ou consacrée* à Dieu : la personne, comme les clercs qui sont dans les ordres sacrés et les personnes religieuses ; le lieu, comme une église, un cimetière, etc.; toutes les chose* consacrées à Dieu ou dedires par /' Kgli.se à son culte, comme les sacrements, les vases sacrés, les vêtements destinés aux ministres des autels, les Livres saints, les biens de l'Église, etc. On se rend donc coupable de sacrilège : 1" en frappant ou en outrageant par des voies de fait un ecclésiastique, un religieux, ou une religieuse; 2° en profanant les autels, les églises, les cimetières et autres lieux saints, c est-à-dire en

Îi faisant des actions contraires au respect qui eur est du, telles que l'homicide, la mutilation, le larcin, etc.; 3» en profanant l'Écriture sainte, les sacrements, les vases sacrés, la croix, les reliques, les images des saints, etc.; or en profane l'Écriture quand , selon le concile de Trente: t on en emploie et on en tourne les paroles et les sentences à toutes sortes d'usages profanes, à des railleries, à des applications vaines et fabuleuses, à des flatteries, a des médisances, des superstitions, des charmes impies et diaboliques , des divinations , des sortilège» et des libelles diffamatoires; » i» en faisant servir à des usages profanes les vêtements des ministres des autels, ou ce qui sert à la décoration des autels et des églises ; 5* en usur-

Fant ou en retenant injustement les biens de Église. Quoique le sacrilège soit péché mortel de sa nature, il peut n'être que véniel, à raison de la légèreté de la matière ou de l'inadvertance. Voy. Conc. Trid., sess. IV, décret. De editione et usu Sacrorum Librorum. Jean -Paul Lance 1 ut . Instttutiones juris canon ici , 1. IV, tit. v. Collet, Morale, loin. IL Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. L'Kncyetopéd. cathol., où le sacrilège est considéré au point de vue de la théologie, du droit canon et du droit canonique, et du droit criminel. L'abbé André, Cours aiphabét. de droit ca-

I. SACRISTAIN ( Mtlituus , sacrarii custos, euratur), officier ecclésiastique qui a soin de l'église et qui garde les vaisseaux, ainsi que les ornements <-acrés (vou. Ciistode, n« II).

IL SACRISTAIN DU PAPE, qui prend le titre de préfet, est toujours un religieux de l'Ordre des Ermites de Saint-Augustin. Par une bulle de l'an 1497, Alexandre VI ordonna que cet oflice serait toujours conféré à un augustin, quand même il ne serait pas dans la prélature , mais

depuis longtemps les sacristains du Pape sont évoques in partihtis. Lorsque le Pape voyage . le sacristain exerce une espèce de juridiction sur tous ceux qui l'accompagnent; et pour marque de sa juridiction il tient un bâton à la main. Il distribue aussi aux cardinaux les messes qu'ils doivent célébrer solennellement, après avoir montré au premier cardinal-prêtre la distribution qu'il en a faite. Il distribue aussi aux prélats assistants les messes qu'ils doivent dire dans la chapplle du Pane ; il distribue également les reliques, et signe les mémoriaux des indulgences que les pèlerins demandent pour eux ou pour leurs parents. S'il est évêque ou constitué en dignité, il tient rang dans la chapelle, et en présence du Pape, parmi les prélats assistants; si le Pape n'y est pas, il a séance parmi les prélats selon son antiquité, sans avoir égard à sa qualité de prélat assistant. S'il n'est nas évéque, il prend son rang après le dernier évêque ou après le dernier abné mltré. Après la mort du Pape, il entre dans le conclave en

Elité de premier conclaviste, dit tous les 's la messe aux cardinaux et leur administre sacrements, comme aux conclavistes. Vny.

le P. Hclvot. tom. III, ch. III, p. 17 et 18. Aimon , Tahlroti de fa cour de Rome. Richard et Giraud, ou l'abbé André, qui a reproduit leur article dans son Cours alphabétique de droit en non.

SACRISTIE (Sacrarium), lieu où l'on serre les reliques, les vaisseaux, les ornements d'une église, et où les officiers de l'autel vont se revêtir de leurs habits sacrés, Les sacristies sont ordinairement situées au midi, et on doit y garder l'ordre et le silence. Dans plusieurs anciennes abbayes, le soin de la sacristie était un office claustral en titre de bénéfice, auquel était affecté un certain revenu. Compar. OFFICES,

I. SACR0B0SC0 ( Christophe de ), jésuite, mort en 1626, a laissé : 1° Défense du concile de Trente et du sentiment de Hcllarmin touchant t autorité de In Vulgate; — 2» Traité des moyens de trouver la véritable Église; Anvers, 1604.

IL SACR0B0SC0 (Jean de>, nom latin de Holi/u-ood , mathématicien anglais, né à Holywood, dans le comté d'York , mort l'an 1256 à Paris, où il était devenu professeur de mathématiques et d'astronomie. Outre plusieurs écrits d'astronomie, entre autre:, un tiaité De Sphera, qui a eu 65 éditions, il a laissé • Dr Annt Rntione , sive de Cotnputo ccciesiasfi<vi ; Paris, 1560, in-8», joint au traité De Sphera. Voy. Fabricius, Bib/ioth. Lut. media> a-tatis. Delambre, Astronomie du moyen âge, tom. H. L'ffÙf. littér. de la France, tom. XIX, p. 1. Feller, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér. , art. JEAN DE HOLY- WOOD.

I. SAGT ( Antoine - Isaac de), dont le vrai nom de famille est Silvettre , fils àe J.- Abraham Silvestre, notaire, né en 1758 à Paris, où il est mort l'an 1838, était membre de l'Académie des inscriptions et belleslettres, professeur de persan au collège de France, et professeur d'arabe à l'École spéciale des langues orientales vivantes. Il y a phisieurs versions sur le motif qui lui avait fait prendre ou plutôt accepter le nom de Sacy. Quoi qu'il en soit, il a illustré ce nom autant par ses vertus que par ses talents et ses nombreux travaux littéraires; car nous pouvons en toute vérité lui appliquer ce que nous avons dit dans ce Dictionnaire en parlant d'Etienne Quat remère, qu'à une grande science il joignait i une foi de chrétien ferme , solide , courageuse,

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