I. SÀDR0C (Saint), évèque de Lyon. Voy. Sardot
H. SADR3C ou SARD0S, SARDOT. vulgairement SARD00 et SERD0T (Saint), en latin Sacentns. évéque de Limoges , mort . selon les uns, en 530, et, scion les autres, en 730, fut élevé par saint Capouan, évéque de Cahors, qui l'ordonna diacre et le chargea du soin des pauvres de son église. Après la mort de saint Capouan. il prit l'habit religieux dans le monastère du bourg de Calabre, qui était du diocèse
de Cahors, et le gouverna ensuite en qualité d'abbé. A la mort de saint Aggeric, évéque de Limoges, Sadroc fut porté sur le siège episcopal de cette ville par les vœux du peuple et du clergé , et il gouverna son diocèse avec le zèle d'un bon pasteur. Du temps de Charlemagne , son corps fut transporté à Sarlat, dans le Périgord, on on célèbre sa fète le 5 mai, quoiqu'elle soit marquée le 4 dans le Martyrologe romain. Celle de sa translation a lieu "le 3 juillet, et celle de la découverte de son corps le 23 août. Voy. Richard et Giraud.
SADUCÊENS. l'o//. Sadoc, n» IV.
SAENS ou S ANSE (Saint), en latin Sidonius, abbé au pays de Caux, en Normandie, né en Irlande, mort en 680, vint en France avec les religieux que saint Philibert, abbé de Jumiéges, au diocèse de Rouen, avait envoyés en Irlande pour racheter les captifs , et fut reçu dans ce monastère, où il devint un modèle de régularité. Saint Ouen, évéque de Rouen, l'établit abbé d'un monastère de son diocèse, qui avait été bâti par Thierry 111 dans le pays de Caux. Sa mémoire a toujours été honorée d'un culte religieux dans le pays au 14 novembre.
SJEPINUM, aujourd'hui Supim- , ancienne ville épisc. d'Italie située dans le pays des Samnites, près de l'Apennin , à la source «lu fleuve Tamarus. On n'en connaît qu'un évéque , Proculeianus, qui assista aux conciles assemblés à Rome sous le pape Symmaque. Voy. Ughelli, liai. Sacr., tom. X, col. 162. Richard et Giraud.
SAGALASSE , ville épisc. de la province de Pisidie, située au diocèse d'Asie, sous la métropole d'Antioche. On en comiait quatre éveques, dont le premier, Jovius, assista au premier concile général de Constantinople. , voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I , p. 1044. Richard et Giraud.
SAGAREL. SAGÀRÊLIENS ou SAGAREL- LIENS. Voy. l'art, suiv.
SAGARI ou SAGAREL, SEGAREL, fondateur
d'une des sectes des upostolioues qui fit grand bruit au xtlt" siècle, naquit à Parme, où il mourut condamné au feu , Van 1300. Ses partisans ont été appelés Sagarëiiens ou Sagarcuiens, Ségaréliens ou Sègarelliens ; il les nommait luimême la congrégation spirituelle choisie et enwtyfe de Dieu dans ces derniers temps. Il prétendait que la puissance donnée par Jésus- Christ a saint Pierre et a ses successeurs les Pontifes romains, avait passé dans sa personne et dans celle de ses disciples, qu'il nommait apôtres, et qu'ainsi ni le Pape , m aucun autre ne pouvait leur faire aucun commandement, ni fulminer contre eux aucune censure. Il méprisait tous les lieux destinés au culte de Dieu, disant que les étables des pourceaux étaient aussi propres pour prier Dieu que les temples. Il enseignait que les maris et les femmes pouvaient se quitter réciproquement pour entrer dans sa congrégation ; que le véritable moyen de se sauver était d'en être; que les actions les plus infâmes étaient sanctifiées par l'attachement à sa doctrine et devenaient par là même des vertus, et qu'il y avait plus de perfection à ne point faire de vœux que d'en faire. Cette doctrine fanatique le fit condamner au feu. Feller fait judicieusement à ce sujet la citation suivante : « Lorsque les protestant?, dit l'abbé Bergicr, déclament contre les supplices que l'on a fait subir à ces sectaires, ils devraient faire attention qu'on ne les a pas punis pour leiu's erreurs, mais parce qu'ils troublaient la tranquillité publique et
SAGE
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l'ordre de la société. Une erreur innocente, qui ne peut porter préjudice à personne , est graciable, sans doute ; mais une doctrine séditieuse, qui échauffe les esprits, corrompt les mœurs, alarme les gouvernements, et qui est suivie d'émotion parmi le peuple, est un crime d État; on a droit d'en punu- les auteurs et les sectateurs opiniâtres. » Voy. Jovet, llist. des religions de tous tes royaumes du momie, loin. I. Richard et Giraud, art. Ségaréljens. Bergier, au mot Apostoliques. Feller,au mot Sagaki.
SAGE , épithète que l'on donne ordinairement par excellence à Salomon. On se sert aussi du mot sage pour désigner un homme pieux, prudent, éclairé, savant, craignant Dieu, vertueux, etc. Voy. Sagesse.
SAGÊ l'Ararite . était père de Jonathan , un des héros de l'armée de David. Voy. I Paralip., XI. 33.
I. SAGES -FEMMES. Les conciles ont réglé trois choses par rapport aux sages- femmes : 1" qu'elles auront un témoignage de catholicité, ou du curé, ou de l'évêque; 2° qu'elles seront approuvées parl'évéque ou son vicaire;3* qu'elles auront soin qu'il se trouve au inoins deux personnes qui soient témoins du baptême qu'elles administreront, et que le curé pourra interroger lorsque l'enfant sera porté à l'église. Les mêmes concile» ordonnent aux curés do veiller à l'instruction des sages-femmes en ce qui regarde l'administration du baptême. Ces sages dispositions des conciles ne sont plus malheureusement suivies dans la pratique. \jh profession des sages-femmes est une des plus importantes de la société , puisqu'elle a pour objet la conservation de la vie des hommes, et que limpéritie en cette matière peut en même temps occasionner la mort de deux personnes, c'està-dire de la mère et de l'enfant. Ces considérations et plusieurs autres ont donné lieu à divers règlements qui ne permettent l'exercice de celte profession qu'à des femmes d'une capacité reconnue. Voici le serment que devaient prêter autrefois les sages- femmes : « Je S..., jure et promets à Dieu le créateur, en votre
Erésence, monsieur, de vivre et do mourir en i foi catholique, apostolique et romaine, et de in acquitter avec le plus de fidélité et de diligence qu'il me sera possible , de la charge que j'entreprends d'assister les femmes dans leurs couches, et de ne permettre jamais que ni la mère ni l'enfant encourent aucun accident par ma faute. Et où je verrai quelque péril imminent, d'user de conseil et de l'aide des médecins et des chirurgiens, et des autres femmes que je reconnaîtrai entendues et expérimentées en celte fonction. Je promets aussi de ne point révéler les secrets de famille, ni des personnes que j'assisterai , et de n'user d'aucun moyen illicite, sous quelque couleur ou prétexte que ce soit, par vengeance ou mauvaise affection , et de n omettre rien de ce qui sera de mon devoir à l'endroit de qui que ce soit; mais de procurer de tout mon pouvoir le salut corporel et spirituel, tint de la mère que de l'enfant. Ainsi Dieu me soit en aide et ses saints Évangiles! » Cette formule est à peu près la même dans les anciens rituels de tous les diocèses. Voy. les Mémoires du clergé de France, tom. VI, p. il et suiv., et l'art. XIV de la Déclaration de 1721.