SÀ.IL
Trullo, en 1692; le décret d'Union du pape Eugène, formé au concile do Florence et adressé Tan 1441 aux Arméniens. 5U Le témoignage de plusieurs célèbres rabbins, que nous avons rapportés dans noire Introduction. 6° Les caractères intrinsèques du livre lui-même prouvent clairement que son auteur, en le composant, a été favorisé du don sacré de l'inspiration divine. Ce livre, en elfe», contient des prophéties qui n'ont pu être faites qu'avec le secours d'une lumière surnaturelle ; telle est la prédiction de la ruine future de l'idolâtrie (xiv, 13 et suiv.>; celle du jugement qoe Dieu doit exercer contre les méchants (vi, 1, '2, 18; v. 6, 7); mais surtout celle de l'oppression du Juste (11,12 et suiv.L «C'est une prophétie si claire de la Passion de Jésus-Christ, dit Dossuet dans >a Préface sur la Sagesse, qu'elle est exactement conforme à ce qu'on en lit dans l'Évangile. Aussi a-t-elle été souvent citée dans l'antiquité. » Quant à l'auteur du livre de la Sapesse, les uns l'attribuent à Salomon, les autres à un certain Philon de Byblns.dont parle Joseph (Contr. Apion.,1. I), et qu'ils font vivre environ 100 ans avant J.-C; d'autres à Philon, mort plusieurs années après Jésus-Christ; d'autres enfui à Jésus, fils de Sirach; mais aucune de ces opinions n'est fondée. Aussi dirons-nous volontiers avec D. Cal* met : « Avouons que l'auteur du livre de la Sagesse nous est inconnu... Il est hors de doute que l'auteur a vécu depuis les Septante, puis-
E'il cite leur texte, même dans les endroits où s'éloignent de l'hébreu. 11 écrivait dans un temps ou les allégories étaient à la mode... Toutes ces circonstances nous persuadent qu'il ne peut pas être fort ancien. Je croirais qu'il est postérieur à celui de l'Ecclésiastique, que nous avons fixé sous les règnes de Ptolémée Êpiphane en Êgypte, et d'Antiochus Épiphane en Syrie. Si cela est, notre auteur aura vécu sous le gouvernement des Machabées. » Voy. D. Ceillier, Hist.des Aut. sacr. et ecclés., tom.I, p. 251 etsuiv. D. Calmet, Diction, de la Bible, et Préface sur le livre de la Sagesse. Richard et Giraud. Bergier. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. I, p. 105 et suiv.
III. SAGESSE (SŒURS DE LA), congrégation qui rend de grands services en Franco par l'instruction qu'elle donne aux jeunes tilles et les soins qu'elle consacre aux malades. Klle fut fondée en 1703 par Louis-Marie Grigiion de Montfort, et la maison mère actuelle fut installée à Saint-Laurent sur Sèvres, dans le diocèse de Luçnn, l'an 1773. Des lettres patentes l'approuvèrent lors de sa fondation, et, après la révolution, un décret impérial la rétablit l'an 1811. Elle s'est constamment concentrée en France, on die est disséminée dans un grand nombre de villes, qui se trouvent heureuses de la posséder.
IV. SAGESSE DE DIEU. Comme nous ne pouvons concevoir les attributs de Dieu que par analogie à ceux de l'homme, nous appelons sage**e divine l'intelligence infinie par laquelle Dieu connaît ses propres desseins, voit le plan de conduite qui convient le mieux à la nature des êtres qu'il a créés, et prend les moyens les plus propres pour exécuter ce qu'il a résolu. Nous ne pouvons connaître que très-imparfaitement les desseins île Dieu, et les moyens par lesquels il les exécute dans l'ordre de la nature, en comparant les effets à leurs causes; et souvent les conséquences que nou-> tirons de cette comparaison ne sont que des conjectures. Combien de fois les philosophes ne se sont-ils point trompés sur la cause des phénomènes les plus
connus? Dans l'ordre de la grâce, nous ne connaissons les raisons de la conduite de Dieu qu'autant qu'il a daigné nous les révéler; mais, malgré la faiblesse de notre intelligence , il nous en a fait connaitre assez pour exciter notre admiration , notre reconnaissance et notre confiance en lui. Il sait mieux que nous de quelle manière nous avons besoin d'être conduits; quoi qu'il nous arrive, nous ne pouvons mieux faire que de nous reposer sur sa sagesse et sur sa bonté pour notre sort en ce monde et en l'autre. Voy. YKncyclopéil. cathol., qui nous a fourni cet article, et où on trouve la solution d'une difficulté soulevée par quelques incrédules relativement à la sagesse de Dieu.
SAGITTARIUS (Gaspard), théologien luthérien, né à Lunebourg en 1013; mort l'an 1094. se fit recevoir docteur en théologie à Iena , et fut historien du duc de Saxe , puis professeur d'histoire a l'université de Hall. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : \" Hannoniw evanyelkv Passionis D. N. J. C. Pars prima; Iena, 1671, in-4°, et ejusdem Lib. III: ibid., 108V, in-4"; — 2» D*: niarturum Cruciatibus in prunitiva Ecclesia ; ibid., 1673, in -4»; — 3" Antiquitates genttlismi et chnstianismi Thuringsa; ibid., lfifo, in-4°; — 4° De ,Vatahtus martyrum, etc.; ibid., 1078, in - 4°; — 5* Htstoria episcoporum Sunburyensium , etc.; ibid., 1083, in-i"; — 0° llistoria Sorberti, ardue/, isc. Mai/deburg. Prœmomtrat. Ord. conditorts; ibid., 1f»Ki; — 7° Antiyuitntes archiépiscopal as Maydi burgensis , etc.; ibid. 1084, in -4e;
— 8° Dissertntio tiro doctrina Lutheri de musa , etc.; ibid., 1087, m -4*; — 9° Tneses tbeo/ogicade promovendo chrutiunistno; ibid., 1092, in-4°;
— 10° Introductio ad histortam ecciesiastteam et singulas ejus partes , sive notifia scriptorum veterum algue rec.entium , qui ecclesiasliram hisloriam illustrant; ibid., 2 vol. in-4». Voy. Joann. Andréa? Schmidii , Commentartus de vita et script is Gasp. Sagittani ; Iena , 1713, in-8°. J. Gasn. Zeumer, Fi/<r pro/'essorum lenensium; ibid., 1711. in -8°. Nicéron, Mémoires, tom. IV. Richard et Giraud. Michaud, Biogr. univers.
SAGIUM. V<m, Séez.
SAG0N ou SAG0NE (SùfOM dislrvcta), ancienne ville épisc. de 1 ile de Corse , sous la métropole de l'ise; elle est maintenant ruinée, mais on y voit les restes de l'ancienne cathédrale de Sîiint-Appien , dont l'évéque transféra sa résidence a Vico , bourg du voisinage. 11 résidait le plus souvent à Calvi. De Commanville dit que Stitjnna fut érigée en évéché au vi* siècle ; mais on n'en commit pas d'évêque avant N...,
r assista au concile de Latran , sous Alexan- III , en 1179. Cet évéché a été supprimé en 1801 par le pape Pie VU, qui l'a réuni à Ajaccio. Voy. Ugnelli, Itaiia Sacra . tom. III, p. .M"». Lequien, Orient Christ., tom. II, p. 1321), 15M3. Richard et Giraud. De Commanville, I™ Table alphabét., p. 204. Gaet. Moroni, vol. LX , p. 138-
SAHARZUR. ou SCIAHARZDL selon Assemani, SCIAHRA2DR suivant AbuHéda. ville épisc. du diocèse des Chalrléens, dans la province d'Adorbigana, située sur la route de Bagdad à llolvan, entre Mossul et Hamadan, à six lieues de Maraga. Les Chaldéens y ont eu des évéques aussi bien que les jacohites. On en connait trois évéques, dont le premier, Jaidephane, eut pour successeur Jacques, qui siégeait en 030. Vou. Lequien, Oricns Christ., tom. II, p. 1329 et 1503. Richard et Giraud.
S AIDE. Pou. Sidon n* IL
SAILER (Jean -Michel), évêque de Ratis-
SAIN
SAIN
bonne, né en 1751 à Aresing, village de Bavière , mort à Rat isbonne l'an 1832 , fit ses études I Munich , entra en 1770 au noviciat des jésuites I Landsherg , et demeura dans la société jusqu'à sa dissolution. L'an 1775 il fut ordonné prêtre, et attaché à l'université comme répétiteur. 11 devint plus tard successivement professeur de dogmatique , de morale , de pastorale, d'hornilétique , de pédagogique, de liturgie et de catéchétique. Il a laissé un grand nombre d'écrits, dont une édition complète a été donnée à Sulibach , 1830, en 41 vol. Cinq de ses ouvrages sont en latin. On cite comme les plus remarquables : 1° Lettres rie tous le< âges ; ■ — 2° Théologie morale: — 3° Théologie postorale : — 4° Théorie de la raison: — > Théorie
— 7" ses
ir; — 0° ses travaux sur l'Education; Homélie * ; — 8° sa Morale i kri Henné.
ou.
le Diction, fie la théol.
.thot,, où l'on éloge du savant
trouve en ouekraes mots un bel évêque de Rttisbomte.
SAILLY (Thomas); en latin Saillius . jésuite, , Bretelles ta I553, mort l'an 1623, fut d'abord chanoine de l'église collégiale de Fumes en Flandre, puis de M cathédrale d'Arras. Il entra chez les jésuites en 1580. accompagna en Russie le P. Possevin, et fut rappelé dans les Pays-Bas, où le prince Alexandre de Parme le choisit pour confesseur. En 1606 il fit le voyage de Rome en qualité de procureur de la province Belgique, et, en 16*20, il prit part comme missionnaire à la campagne de Spinola dans le Palatinat. Il fut à deux reprises recteur du collège de Bruxelles. Parmi ses nombreux ouvrages nous citerons : 1» Utoma Vita* et Patsionis Dornmi, cum offiew Passions ; Anvers, 15H8; — 2° Thésaurus litaniarum ne nrationvm meer; Bruxelles, 1598, in-»»; Anvers, 1600; ouvrage condamné par la S. Congrégation de Vlnder (decr. 7 aug. 1603); — 3° Répontet aux
rrtùm» controversée* entre les catholiques et hérétiques, en flamand; Anvers, 1611; — 4» Exhortation catholique adressée aux héré- ■s , et l'Apologie de cet outrage contre Ahra* ham Coster, en flamand; 1619, in-4°; — 5° Le Chrétien véridiquet ou le Vrai chrétien, en flamand ; Anvers , 16! I ; Bruxelles , 1616 : — 6» Instruction et pratùmc du soldat chrétien, en Inrniv Anvers. 1590, in -1*2. \'n>/. Valère* André. Bihhoth. Belg.. édit. de 173y, in- 4», tom. Il, p. 1140 et 1H1. Swert, Athence Bel- 1 . Ptqnot , Mémoires pour senrir à l'Hist. des Pays-Ras. Richard et Giraud. La Nouv. Bingr.
ffénér.
SAINCTES (Claude de), en latin Saneteviut, évèque d'Êvrenx, né dans le Perche en 1525, mort près de Lisieux l'an 1501 , fut reçu chanoine régulier dans l'abbaye de Saint-Chéron, près de Chartres, ou il Ut profession en 1540. Reçu docteur de Sorbonne en 1555, il entra dans la maison du cardinal de Lorraine, qui l'opposa mu controversistes huguenots assemblés en colloque à Poissv. Envoyé par Charles IX au concile de Trente , il fut promu à l'épiscopat en 1575 , et acquit une grande réputation par ses sermons et par son zèle contre les hérétiques. On prétendit avoir trouvé dan» ses papiers un éêril où il justifiait l'assassinat de M mi III. et lisait que Henri IV méritait le même sort. Ces accusations , intentées par les calvinistes, ne furent nullement prouvées; cependant il futeondamnéa mort comme coupable delèse-in i| esté ; mais le cardinal de Bourbon fit commuer sa peine en une détention perpétuelle. On a de lui un certain nombre d'ouvrages, entre autres : 1° Liturqice sive missœ SS. Putrumjaohi
et apostoti, Basil ii mngni.J. Chn/soitonii; Paris, 1560", in-fol., grec et latin; Anvers, 15fln, 1562, in-8°, latin ; — 2° Déclaration a" aucuns athéismes de la doctrine de Calvin et Bèze contre les premiers fondements de la chrétienté; Paris, 1567, in-8°; — 3° Traité de l'ancien naturel des Français en la religion chrétienne ; ibtd., 1567, in-8"; — 4° De Rebut Enrhnristùr emitroversis lib. X ; ibid., 1575, in-fol. Vou. de Launoy , Hist. du collège de Navarre. L'abbé le Brasseur , Hist. ecclés. et civ. du comté d'Êvrenx, ch. xxxix et XL. Richard et Giraud. Feller, Michaud. La Nouv. Biogr. i/énér.
L SAINT, sainteté, sanctification , sanctifier , mots qui se prennent en différents sens dans l'Écriture : V Saint signifie pur, exempt de toute espèce de souillures et de péchés qui peuvent rendre l'homme incapable de s'approcher des choses saintes; 2* sanctifier se met pour déclarer saint, sainte, destiner à un usage saint (Genèse, Q, 3. Exode, xix, 22. II Rois, vu, 11. Job, i, 5, etc.); 3» pour se préparer à quelque action qui demande une sainteté extraordinaire (Nombr., II, 18) ; 4° nous prions le Seigneur que son nom soit sanctifié , c'est e honore , loué , glorifié par la soumission de tous les hommes a ses ordres: 5° saint, sain' teté, sanctification sont des épitln' tes qui conviennent principalement;! Dieu , auteur de toute sainteté; il est nommé par excellence le Saint d'Israël (Isaie, vi, 3; x, 20, et alibi passim); 6° le saint marque en particulier la partie du temple qui était entre le vestibule et le sanctuaire, où se voyaient le chandelier d'or, l'autel des parfums et celui des pains de proposition ; 7° le saint ou les saints ( titneta ) se prend pour tout le temple, et môme pour le ciel (Ps. xix, 7; CI, 20; CL, 1); 8° le saint des suinta ou le sanctuaire marque la partie la plus sacrée du temple, où était l'arche d'alliance, dans laquelle le seul grand prêtre entrait, et seulement une fois l'année, au jour de l'expiation solennelle, 9° les taints se mettent quelquefois pour le peuple d'Israël ou les chrétiens (Nombr., xvi, v, 7. Ps. xv, 3; cv, 16. Proverb., IX, 10, 11); 10° les saints désignent les prêtres du Seigneur, les gens de bien et les serviteurs de Dieu; 11° les suints se mettent encore pour les anges (Job, v, 1. Daniel, IV, 10. Deutéron.. xxxiii, 2,3); 12° suints, saintes. Les Hébreux donnent . par antiphrase, ces noms aux prostitués et aux prostituées, surtout à ceux qui s'abandonnaient ainsi en l'honneur des fausses divinités. Voy. Deutér., xxill,17. III Rois, xiv, 24. Job, xxxvi, 14. Osée, iv, 14, etc. D. Calmet, Diction, de ta Bible. L' Encycloped. cathol., où on trouve un excellent article. Compar. notre art. Saints.
IL SAINT (Jean LE), bénédictin de la congrégation de Saint -Maur, du diocèse de Tréguier, vivait au xvin* siècle. Il a travaillé à la sujte des Mémoires pour servir à l'Histoire de l'Eglise, par Tillcinont. Voy. la France littéraire.