‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 838 sur 1294 · XLIX. SAINT- SEVER CAP DE GASCOGNE · texte numérisé non relu

XLIX. SAINT- SEVER CAP DE GASCOGNE

(Sonet us Seieru* m en prie Va-teowiœ), ancienne abbaye de Saint- Benoît, en Gascogne, au diocèse et à six lieues d'Aire, sur l'Adour. Elle fut fondée ou plutôt rétablie en «82, par Guillaume

Sanche, duc des Gascons, en action de grâces

de la bataille navale qu'il avait remportée sur les Normands par l intercession de saint Sever. Cette abbaye , devenue de la congrégation de Samt-Maur, avait donné l'origine a la ville de Saint- Sever, où elle était située , et qu'on nommait Cap de Gascogne à cause de sa situation à l'entrée de la Gascogne proprement dite, ou peut-être parce qu'on y tenait les assemblées de la province du temps» des comtes ou ducs de Gascogne. Foy. la Gallia Christ., tom. I, col. Il 73.

L. SAINT-SEVER DE R U ST AN ( Sanrtus Serrrus de HiKsitano ) , ancienne abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, était située dans une ville du même nom, au diocèse et i deux lieues de Tarbes. Elle florissait déjà à la fin du n* siècle et au commencement du x*. Ayant été ravagée nir les Sarrasins, Centulle , comte de Bigorre, la soumit a Saint-Victor de Marseille, et en recommanda le rétablissement à l'abbé Richard; ce qui fut confirmé par le pape Urbain II l'an 108Û. Elle était unie a la congrégation de Saint- Maur. Foi/, la Gallia Christ., tom. I.

LI. SAINT -SIMONIENS, SAINT -SIM0- NISME, secte qui, après avoir fait quelque bruit , est morte dans ces dernières années. Elle a emprunté son nom du comte Henri de Saint- Simon, né en 1700 a Paris, où il est mort l'an 161b. Or Saint-Simon se donnait comme l'unelogue de Socrate; mais, bien qu'il appelât une explication nouvelle de la doctrine, dit Auguste Gomte , il n'avait pas abjuré le christianisme. On peut assurer qu'il n'exerça guère d'influence pendant sa vie. Plusieurs de ses disciples ont avoué que € comme industriel il s'était ruiné; comme penseur, il s'était épuisé a prendre tontes les formes sans réussir jamais à frapper les esprits; qu'enfin comme moraliste il s'était suicidé. > Quelques idées positives, exposées dans ses écrits ou dans ses entretiens avec un petit nombre d'amis , furent exploitées après sa mort dans le Producteur, dont les rédacteurs ne tardèrent pas à se diviser, parce qu'une partie d'entre eux s'occupaient trop exclusivement de questions matérielles et jxtsitives. Cependant ils s'accordaient généralement à publier que le christianisme, doctrine bonne et divine, avait exercé dans le passé une heureuse influence sur la civilisation, mais qu'il avait fait son temps. Les dogmes principaux du saint -simonvmu étaient : 1« le Dieu-Tout, ou panthéisme universel ; 2° la négation du péché originel ; M la prétention de réhabiliter la chair ; 4° l'abolition de l'hérédité; 5* la suppression de tout lieu de punition après la mort; 6* enfin la déilication de Suint -Simon et d'Enfantin. Parmi les écrits de Saint-Simon nous citerons seulement : 1° La Hénrqanisation de la société européenne: Paris , 181*, in-8»; — 2» L'Industrie, ou Discussion* politiques , morales et philosophiques; îbid., 1817, 4 vol. in-89; il a eu dans la composition de ces deux ouvrages plusieurs de ses amis pour collalioiateurs; — 3» Le Souvenu Christianisme ; ibid., 18*25, in-8». C'est, sans contredit, l'œuvre de Saint-Simon qui mérite le plus d'attention au point de vue religieux. En effet , on y voit que le christianisme a été détourné de "ses voies; que, progressif de sa nature, et devant se modifier selon les pays et les âges, il a été immobilisé dans les entraves canoniques; le clergé, qui a la mission d'enseigner, ne sait rien lui-même de ce qu'il faut à notre temps et à nos mœurs ; il est donc dans une incapacité complète; le christianisme réformé de Luther n est pas plus dans le vrai

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que l'Eglise catholique; en supprimant dans le culte les arts qui charment la vie , en ne s occupant pas de I amélioration physique des classes pauvres. Luther a continue la lutte fatale de la matière et de l'intelligence, du corps et de l'es- i prit. Le christianisme nouveau a un but plus large, et qui embrasse tous les besoins de 1 humanité ; il dérive du grand principe : « Aimezvous les uns les autres, » qu'il approprie à l'état actuel de la société, et dont il tire la formule suivante : « La religion doit diriger toutes les forces sociales vers l'amélioration morale et physique de la classe la plus nombreuse et la plus pauvre. » Voilà tout le christianisme, et il lui faut pour prêtres, non des prêtres légitimement consacrés prêtres par les successeurs des apôtres de Jésus -Christ, mais les hommes (quels qu'ils soient d'ailleurs ) les plus capables de contribuer par leurs travaux à la moralisation et au bien-être général. Les disciples de Saint-Simon déduisirent de ces prémices la hiérarchie sociale basée sur lit capacité et sur les œuvres, l'Eglise universelle gouvernant le temporel comme le spirituel, comprenant toutes les fonctions, toutes les professions, sanctifiant la science et l'industrie, réglant les vocations, fixant les salaires, partageant les héritages, et prenant les meilleurs moyens pour que les travaux de chacun concourent au bien de tous. Pour arriver à ce but il n'était nullement nécessaire de détruire la religion catholique , attendu qu'elle seule est capable de réaliser tout ce qu'il y a de vraiment réalisable dans ces utopies. Voy. TAmi de la Religion , tom. LX111 , P. '274; tom. LXV, p. 539; tom. LXVI, p«. 257, etc. Le Diction, univers, de Feller. La S'ouv. Biogr. génér. Le Dirtion. de la théol. eathol.

LIL SAIN i - SU L PIGE. SULPICIENS. C'est le nom qu'on a donné à une société de prêtres séculiers, dont le but est l'instruction et l'éducation des jeunes ecclésiastiques dans les séminaires. I' »ndée à Paris, l'an 1645, par un saint et savant prêtre du nom de Jean-Jacques Olier, cette société s'est maintenue d'une manière admirable dans l'esprit de piété, de simplicité et de modestie que lui a inspiré son fondateur. L'état de ces prêtres est libre; ils ne font aucun vœu, ni solennel, ni simple; ils ne sont liés entre eux que par la noble ardeur de fournir à l'Église des ministres qui forment et calquent, pour ainsi dire, leur vie et leur conduite sur la vie et la conduite du piètre par excellence, de notre divin Sauveur. Voy. notre art. Ouer.

UIL SAINT-THADDÉE ou MAC U , siège ar-

chiêpisc. de la grande Arménie, dans la province d'Artaz. Il a pour sulTi ag.ints les évéchés d'Auhar, d'Hoi, de Jormi , de Maratha et de Sahnaste. On en connait trois évêques, dont le premier, Jean, siégeait au commencement du xiv« siècle. On en connait six archevêques latins, dont le premier, Carhana , reçut en 1321 une lettre de Jean XXII. Ko». Lequicn, Orient Christ., tom. il . p. 1415, et tom. III, p. I.'HU. LIV. SAINT-THOMAS ou THOME. Voy. Me-

L1APOUR.

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