‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 839 sur 1294 · LVI. SAINT -ULMER. Voy. Samer · texte numérisé non relu

LVI. SAINT -ULMER. Voy. Samer

I. SAINTE-BEUVE (Jacques de), théologien, né à Paris en 1613, mort l an 1077 , se fit rece-

voir docteur de Sorbonne en 163R, et devint en 1643 professeur royal de théologie. Il avait la réputation d'être le plus habile casuiste de *on époque. hnr.agé dans l'affaire d'Arnauld, il I dut se démettre île sa chaire ; mais , ayant signé dans la suite le formulaire prescrit par Alexandre VII . il fut nommé théologien du clergé de France, et chargé de composer une théologie morale. On a de lui : 1° De Confirmations} Paris, 1080, in-4°; — 2° lie Eitrema Uncttonc; ibid., 1080, in -4*; — 3° Décitions de cas de conscience; ibid., 1686, 3 vol. in-i* et in-8^. Voy. Moi éri , Da tion, histor. Richard et Giraud. Feller , Hio(,r. univers. La iWe. Biogr. génér.

II. SAINTE-CROIX ou SANTA-CRÛCE (Prospero de), cardinal et diplomate, né a Rome en 1513, mort l'an 1589, fut d'abord pourvu d'une charge d'avocat consistorial , puis nommé par Paul III évêque de Castel -Chisamo, dans 1 ile de Candie. U remplit les fonctions de nonce en Allemagne, en Portugal, en Espagne, puis en France , où Catherine de Médicis le fit nommer à l'archevêché d'Arles, et lui procura le chapeau de cardinal. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1° Decisumcs Rota Romanw; — 2» Constitutions* laneat artis a Sixto V in Urtie erectœ ; — 3° cinquante lettres, en italien et en français, qui ont été publiées par Aymon dans les Synodes des RgUsssréfonriée*. Voy. Justiniani, Hist. des ïtétpies de Tivoli. Richard et Giraud.

III. SAINTE JUSTE ( *<inrt,t Jiuta), ancienne ville épisc. de Sardaigne, sous la métropole d'Arbora, dont elle est peu éloignée. Ce siège fut établi au commencement du xn* siècle, mais il est uni aujourd hui à l'église de Torre. Son premier évêque, Augustin, siégeait en 1110. Voy. la Sardinia Sacra, p. 253. Richard et Giraud.

IV. SAINTE-MARTHE, ville épisc. de l'Amérique. Von. Santa-Makta.

V. SAINTE-MARTHE ( Abel-Louis de), théologien et poète latin , né à Paris en 1020, mort à Saint-Paul-aux-Rois , près de Soissons, abandonna le barreau pour entrer dans la congrégation de l'Oratoire. 11 professa avec succès la théologie dans les mai-ons de son Ordre, a Paris, nuis à Saumur. et devint supérieur général. Il déploya beaucoup de zèle pour rétablir la discipline, et travailla à la conversion des protestants. Il a travaillé a la Gallia Christiann. Voy. Dreux du Radier, RiUioth. du Poitou. Nicéron, Mémoires, tom. VIII. La Nouv. Biogr. gr'/ir'r.

VI. SAINTE -MARTHE (Claude de), né i Paris en 1020, mort l'an lOiW au château de Courbeville, près d'Orsay, quitta le monde de bonne heure pour embrasser l'état ecclésiastique. Après avoir été pendant la Fronde curé de Momleville, dans le diocèse de Sens, il se retira à Port-Royal-des-Champs, où il dirigea les religieuses. Il était fort attaché au parti janséniste. Exilé deux fois par ordre du roi? il se relira à Courbeville pour le reste de ses jours. On connait de lui : 1° Défense des religieuses de Port-Royut et de leurs directeurs; Paris, 1l'»77, in-8.; oo Traités de piété; ibid., 1702; 1733, 2 vol. in-12 : — 3° Lettres de piété et de morale: ibid., 1700, 2 vol. in-12. Il prit part à U Morale pratique des jésuites et à la traduction du AW- WM Testament de Mons. On lui prête encore divers petits écrits, des discours, des lettres, etc. Voy. Nicéron, Mémohvs, tom. VIII. Richard et Giraud, tom. XVI, p. 222. Feller, Biogr. univers. La Sonr. Bi'igr. génér,

VII. SAINTE- MARTHE (Denis de), neveu du précé.lent, né en 1050 à Paris, où il est

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mort l'an 1725, entra chez les bénédictins, où il professa pondant longtemps la philosophie et la théologie ; il fut plus tard nommé général de son Ordre. Il s'était rangé au parti des ap/*lants de la bulle l'uiyenitus , mais il adhéra à l'accommodement qui intervint l'année même de sou élection. Il a écrit un grand nombre d'ouvrages d'érudition et de controverse , entre autres : 1° Traité de la confession contre les calvinistet; Paris, 1685, in-8w; — 2° Réponse aux plaintes des protestants touchant la prétendue persécution de France; ibid., 1688, in- 12; — 3o cinq Lettres à M. de Bancé; ibid., 1692-1693, in -12; le sujet de ces Lettres est une dispute sur les études monastiques; — 4° Vie de Cassio. dore; ibid., 1694, in-12; elle passe pour le meilleur écrit de l'auteur ; — 5° Hist. de saint Grégoire le Grand; ibid., 1697, in-4°; — 6» La Gallia Christiana , qu'il lit à la prière de l'assemblée du clergé de 1710. Voy. Dreux du Radier, Bibtioth. du Poitou. \a Gallia Christiana, tom. VII. D. le Cerf, Hiblioth. des Auteurs de la congrég. de Saint - Maur. Nicéron , Mémoires , tom. V. Moréri, Diction, histor. La Nouv. biogr. génér. Richard et Giraud.

VIII. SAINTE- MARTHE (Gaucher, plus connu sous le nom de Scévole, et Louis de), frères jumeaux, nés à Loudun en 1571, morts a Paris, Scévole en 1650, et Louis l'an 1656, furent nommés l'un et l'autre , en 1620, historiographes de France et conseillers du roi. Louis embrassa plus tard l'état ecclésiastique , et devint prieur de Claunay. Leur principal ouvrage est intitulé : Gallia Christiana, uua série s oui nium Archiepiscojiorum , Epùtcoporum et abbatum Francùe, vicinarumqueditionum nb origine Ecriesiarum ad nostra usque temporu; Paris, 1656, 4 vol. in-fol.

SAINTES ou XA1NTES (Santones, Mediolanum Santonum), ancienne ville épisc. sous la métropole de Bordeaux, érigée en évéebé au IV siècle selon les uns, au m* selon les autres, et enfin à la fin du i*r, suivant d'autres. Ces derniers prétendent que saint Eutrope, son premier évèque, qui fut martyrisé l'an 96, reçut la consécration des mains du pape saint Clément l*r; tandis qu'il y a des hagiographes qui veulent que ce soit au m» siècle que saint Eutrope ait prêché l'Évangile dans les Gaules , où il trouva la mort. L'évéché de Saintes a été supprimé par le concordat de 1801 ; son dernier évéque, Pierre -Louis de la Rochefoucanld- Bayers, fut massacré aux Cannes, à Paris, avec son frère, l'évéquede Beauvais, le 2 septembre 1792. De l'an 562 ou ô63 jusqu'à l'an 1096, il s'est tenu à Saintes sept conciles. Voy. Gregor. Turon., I)e Gloria Cou /essor., cap. lviii , et Ilistor., I. IV, c. xxvi. La Gallia Christ., t. II nov. edit. La Regia , tom. XII. Labbc , tom. V. X. Hardouin, tom. III, VI. Mansi, Supplem., tom. II, col. 7. Jean Chenu, Archiepiscopor. et Episcopor. Gallia chronologicu Historia , p. 434. o11. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LX, p. 234-

SAINTETE. Voy. Saint, n»I.

SAIN TIN (Saint), en latin Sa«c//n«*,l" évéque de Veaux. On ne sait de lui autre chose, sinon qu'il avait été disciple de saint Denys, et qu'il avait jeté les semences de la foi dans la ville et le pays de Meaux. Il est honoré comme confesseur à Meaux le 22 septembre. La ville de Verdun s'attribue le même saint; cependant elle ne le met que dans le iv* siècle, tandis que celle de Meaux le place dans le lia* ; ce qui ferait croire que ce sont deux saints différents. Quoi qu'il en soit . les deux Églises de

Meaux et de Verdun font la féte de saint Saintin le 11 octobre, jour auquel le Martyrologe de France parle de lui comme ayant été évéque de Verdun d'abord , puis de Meaux , tandis qu'il en fait mention , au 22 septembre , comme d'un simple martyr travaillant toujours sous saint Denys, et mort à Paris avec saint Antonin au 3 octobre. Voy. Richard et Giraud.

SAINTS (Les) sont toutes les créatures raisonnables, anges ou hommes, que Dieu a admis à la participation de sa gloire éternelle, et nommément ceux qui ont été canonisés par les souverains pontifes. Nous honorons les saints comme les amis et les serviteurs de Dieu , qu'il a comblés de ses dons les plus exquis et de ses

Îprâccs les plus précieuses. Le culte que nous eur rendons est par conséquent ua culte religieux , et fondé sur l'excellence surnaturelle des saints qui en font l'objet. On l'appelle cuJte de dulie quand il s'applique aux saints en général , et hyperdutie quand on le rend i la trèssainte Vierge. Remarquons que, quoi qu'en disent les protestants, l'Église catholique n'a jamais confondu le culte qu'elle rend à Dieu avec celui qu'elle rend aux saints : elle adore Dieu, elle honore et vénère seulement les saints. Voy. Richard et Giraud, qui traitent les principales questions qui se rattachent aux saints, et auxquelles nous avons consacré nous-mêmes quelques lignes aux articles Dume, Hyperddlik. Images, n° I, Invocation, n» III, Réunies, Latrie. Cmnpar. Saint, n» I.

SAÏS.. aujourd'hui SA. ville épisc. de la première Kgypte, sous le patriarcat d'Alexandrie. Outre iléVméon , mélécien , on en connaît six évêques, dont le premier, Paphnutîus, assista en 302 au concile d'Alexandrie. Voy. Lequien. Oriens Christ., tom. II. p. 519.

SAJANELLI (Jean -Baptiste), religieux de l'Ordre de Saint-Jérôme , de la congrégation du bienheureux Pierre de Pise , né à Crémone en 1700, mort à Ferrare l'an 1777. Élu général de sou Ordre en 17«)8, i) se sertit de l'autorité que lui donnait cette dignité pour faire exécuter divers travaux littéraires honorables à sa congrégation. 11 a laissé plusieurs écrits, entre autres : Historien Monumenta Ordinis Sancti Hieronymi, B. Pétri de Pisis docu mentis nunc primian editis ilfustrata ; Venise , 1758 et 1762, 3 vol. in-fol. Voy. l'éloge de Sajanelli, dans le Giornate di Modena , tom. XIV, p. 64. Feller, Biogr. univers.

SALABERGE ou SALEBERGE (Sainte), abbesse de Saint -Jean de Laon, née en Champagne , morte le 22 septembre 654 ou 655 , fut mariée contre son inclination, et, ayant perdu son premier mari au bout de deux mois, elle épousa Blandin, avec lequel elle vécut d'une manière très- édifiante. Elle consacra ses enfants à Dieu , et, du consentement de son mari , elle se retira dans un monastère qu'elle avait fondé dans les monts des Vosges. L an 640 elle transféra sa communauté à Laon, et la gouverna saintement jusqu'à sa mort. Ce monastère fut donné en 1139 aux moines de Saint- Benoit. Voy. Anonym. apud Mabillon, Acta Sanctor. Ord. lienedicti, sax. /. Bulteau . Hist. monast. d'Occident, I. III, ch. vu. Richard et Giraud.

SALABONI, que quelques-uns prétendent être le même que Salébim ou Salébiu. Nous connaissons Êliaba de Salaboni. un des braves de l'armée de David. Voy. II Rois, xxill, 32. Compnr. SalEMM.

SALABONITE, qui est natif ou habitant de Salaboni. Voy. I Paralip., Xl, 32. Compar. l'art, précédent.

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SALACH . ville èpisc. de Mésopotamie . située dans le pays de Tur-Abdin, entre Mardin et Nisibe, en deca du Tigre. Les jacobitcs y ont eu des évèques qui avaient leur siège dans le monastère de Saint-Jacques Elle a été aussi la résidence de quelques patriarches du même rite, depuis l'an 1361 jusqu'en 1494. De Commanville pense que Sa/ach est la même que Séleucie. Un en connaît cinq évèques, dont le premier, Daniel, siégeait en 651. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. H, p. 1510. De Commanville, Tabtr alphabit., p. '204. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LX. p. 240-241.

SALADIN (Thomas), évèque de Parme, vivait vers la fin du xvu* siècle. On a de lui : Synodus dioxesana ab episropo Parmensi Thoma Saladino , habita anno dnmini 1G01 , nonis mnii ineunte mense quarto interregni pontificii ab obitu Alexandri VIII, publicata vero 18 Kalendis septembris,elapso j'im mense a die creationis SS. D. iV. Innocentii XII, in-4°. Vot/. le Journ. des Savants , 1694, p. 35, 1" édit., et p. 60, 9» édit.

SALA DINE . nom d'une dime qui fut imposée, l'an 1188, en France et en Angleterre pour subvenir aux frais de la croisade contre isaladin, soudan d'Egypte. L'ordonnance portait que tous ceux qui ne feraient point partie de la croisade, même les ecclésiastiques, excepté les chartreux, les bernardin- et les religieux de Fontevrault, paieraient une fois la aime de leur revenu et de la valeur de leurs meubles, sans y comprendre néanmoins les habits , les livres, les armes et les ornements ou vases sacrés. Voi/. Maimbourg, Hist. des Croisades.

SALAGNAC. Voy. Salignac, n» II.

SALAI . père d'Azuba , mère du roi Josaphat. Voy. 111 Rois, xxil, 42.

SALAIRE. Voy. Casuel, Honoraire. Traitement ELCLÉSI ASTIQUE.

I. SAL AMAN QUE (Saiamentica ou Snlmantica , Saimanticensis ou Salamanticensis Ecclesia ) , ville épisc. d'Espagne , sous la métropole de Compostelle, et située sur la rivière de Tormes. Son premier évêque , Leuthère, souscrivit au concile de Tolède en 589. Salamanque est devenue très-célèbre par sa fameuse université , qui est considérée comme la première d'Espagne, et on la regardait à une certaine époque comme une des quatre premières de l'Europe. De Commanville dit que dés les premiers siècles Salamanque était sous Merida, et qu'elle devint ensuite suflragante de Saint-Jacques de Compostelle. Le concordat de 1851 a enlevé Salamanque à Saint-Jacques, et l'a soumise au nouvel archevêché de Valladolid avec Astorga, Avila, Ségovie et Zamora. Depuis l'an 1153 jusqu'à l'an 1416, il s'est tenu six conciles à Salamanque. Voy. La Historia de Exjxina , ou bien latrad. franc, de Vaquelte d'Hermilly. Hardouin,tom. VIII. Mansi, Supplém., tom. III. Le card. d'Aguirre, Hist. concitior. Hispan., t. III. De Commanville, /" Table alphabét., p. 205. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. LX , p. 241- 243. Le Diction, de la théol. catltol.

II. SALAMANQUE (Alexis de), né à Zamora, vivait au xvi« siècle, est auteur de trois Dialogue* de la République de Jésus-Christ; Lvon,

III. SALAMANQUE (Grégoire de), capucin espagnol de la province de Castille , vivait au xvu* siècle. 11 a donné des éditions des ouvrages suivants : 1° Compendium quiestionum seleriarum super regulam S. Fr. P. Leandri de Mureui ; Alcala ,1660, in-8»; — 2» Summa omnium operum P. Leandri de SS. Sacramento, Ordinis Disealceatorum , sanctissima; Trinitatis, redem-

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ptionis cnptivoritm, ordine alphabetico dispositce; Lyon , 16/2, in-fol.; — 3° Compendium Summa» P. Kligii Bassa>i eapucini; ibia., 1674 et 1678. Voy. le P. Jean de Saint - Antoine , Biblioth. umv. Fmncisr., tom. II, p. 32.

IV. SALAMANQUE (THÉOLOGIENS DE), en latin Salmantkenses Theoloyi, ou simplement Safmaticenses , se dit d'un ouvrage de théologie fort estimé, rédigé et publié par les théologiens du collège des Carmes déchaussés de Salamanque. Le premier volume est intitulé : Colleaii Salmaticensis Fratrum disealceatorum B. M. de Monte Carmelo primitivœ observantiat Cursus theologicus, Summam theologieam D. Thoma', dor.toris Angelici, compleetens , juxta miram ejusdem Angelici praceptoris doctrinam et omnino consone ad eam, quam Complutense eollegium , ejusdem Ordinis , in suo Artium Cursu tradit ; Salamanque , 1631 ; Lyon , 1679, in-fol. Il a paru en tout 9 vol. in-fol., ou 10 selon Pfalî; le dernier renferme le traité De Incarnatione. Outre cet ouvrage, il en est un autre de théologie morale, publié par le même Ordre , et sous le même titre : Colleaii Salmaticencis Fratrum disealceatorum B. M. dr Monte Carmelo Cursus Thcologia» moralis; Venise , 1728, 6 vol. in-fol. Avant ces deux ouvrages, il en avait été publié un qui était comme une introduction à ces deux ; c était un cours de philosophie , sous le titre de : Complutensis Artium Cursus; Complute , 4 vol., réimprimés plus tard à Lyon en 1631 et 1637. Voy. le Diction, de la théol. cathol., où l'on trouve quelques détails concernant les auteurs qui ont travaillé a ces divers ouvrages.

SALA MAS, Voy. SALMAS.

SALAMIEL. fils de Surisaddaï, prince de Ut tribu de Siméon. Voy. Nombr., I, vi; n, 12; vu, 36, etc.

SA LA MINE (Salamis ou Salaminium), ancien siège épisc, et ancienne capitale et métropole de l'ile de Chypre, située sur la côte orientale. On lit dans les Actes des apôtres que saint Paul et saint Barnabé , envoyés par l'Esprit-Saint, y annoncèrent la parole de Dieu dans les synagogues des Juifs i xni. 4-5). Plus tard on la nomma Constuwe (Constantia), parce qu'ayant été renversée, dit-on, par un tremblement de terre , elle fut rekitie par Constance , fils de l'empereur Constantin. C'est près de cette ville qu'on trouva , en 485 , le corps de saint Barnabé avec l'Évangile selon saint Matthieu sur sapoitrine. Anthéme , alors archevêque de Constance , se servit de cette découverte pour prouver à l'empereur Zénon que son Église , ayant été fondée par saint Barnabé , était indépendante de tout autre siège; et l'empereur confirma par un édit l'exemption de l'Église de Chypre contre les prétentions des évèques d'Antioclie, qui ont souvent tenté de la soumettre à leur juridiction. Les Pères du concile d'Éphèse avaient aussi prononcé en faveur de la même exemption. Salamine ou Constance ayant été entièrement ruinée du temps des Sarrasins, son siège archiépiscopal fut d'abord transféré à Arsinoé ou Famagouste, ville située sur la côte méridionale. Plus tard, vers la fin du xit* siècle, on établit un archevêque latin à Nicosie, outre l'archevêque grec, qui siégeait a Famagouste. Ce dernier fut soumis à l'archevêque latin , avec les autres prélats de sa nation, par Célestin III. Mais, comme les deux archevêques étaient toujours en querelle au sujet de la juridiction, Alexandre IV ordonna qu'après la mort de Germain, qui était alors archevêque des Grecs, cette nation n aurait plus d'archevêque en Chypre, et qu'il n'y ua-

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rait plus dans toute l'ile que quatre évôquet» de la mémo nation, qui seraient soumis à l'archevêque latin, et qui auraient leur siège à Solium, Arsinoé , Garpasia <'t Leucéra. Les Grecs demeurèrent ainsi sans arrhes eque jusqu'à l'an 1- 'Tu. époque à laquelle ils furent encore soumis à un métropolitain de la nation, après la prise de l'ile de Chypre par les Turcs. Salamine a eu trente-six archevêques grecs, dont le premier est saint Bainabé, apôtre, qui fonda léglisc de Chypre. Les jacubites, les arméniens et les maronites ont eu aussi des évoques de leur rite dans l'ile de Chypre. Nous en connaissons huit évéques jacobites, dont le premier, Proclus, eut pour successeur Paul, qui siégeait en 624; deux évéques arméniens, dont le premier, Nicolas, assista au concile dé Sis; et onze évéques maronites , dont le pi emier , Georges l,r, vivait en 1340. Sa/amuie est aujourd'hui un simple archevêché M jxtrtihn* ayant pour suffragants les evéehés, également in par» Mus, Carpasso ( Car paria , Carpamm), BatTa ou BatTo ( Pnpho* S'ira ou Seapaphim), Soléa ou Solos, Sohe (Sfi/t ou Soita), Trémito . Amathonte. Yoi/. I^equien, Oriens Christ., tom. II, p. 1043 et 4«i; tom. 111, p. «3, 1315. Assemani, Btbliofh. Orient., tom. I , p. 4*1», 487, 1499, et tom. II, p. 1215, n« 31. De Commanville, Table alphabet., p. 204. Hichard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LX , p. 241-244.

SALAMO ( Simon ) et GELABERT (Melchior), prêtres, docteurs et missionnaires du diocèse d'Elue , ont publié : Reyula cteri, eu Saeris lubru, SS. Patrum Montaient ts , ecctesiastinsque sanctionibus fjw/i'/i.., nu ruretsit prrepurat'o roxima ad mortem; Yillefranche , dans le louergue . Ï7<10, in-12.

SALAMPSO. fille du grand Hérode et de Mariamne Asmonéenne. Elle fut d'abord hancée à Phéroras, et ensuite elle épousa Phazael , son cousin germain, dont elle eut trois (ils : Antipater, Hérode, Alexandre, et deux lilles, Alexandra et Cypros. Voy. D. Galmet, Diction, de In Bible.

SALANHAG . Voy. Saugnac, n» IL SALAS ( Jean de ) , jésuite , né à Zamiel , dans le diocèse d'Ossuna , en Espagne , mort l'an 1012, a laissé, outre un traité des lois : 1° Commentaire* thèdogiuuet #W tu lre part, de suint Thomas; Barcelone, 1007, 1009; — 2° cinq Traités sur ta 2* 2- de saint Thomas ; Lvon ,

SALATHI, un des chefs des troupes de Menasses. Von. I Parahp., xu, 20.

1. SALATHIEL. lils de Jéchonias et père de Zorohabel. la; même Salathiel, que saint Matthieu dit être fils de Jéchonias, est appelé par saint Luc, (ils de Néri, ce qui s'accorde aisément, soit que Néri ait adopté Salathiel , ou que Jéchonias ail épousé la veuve de Néri, mort sans enfants ; car en l'un et l'autre cas Salathiel doit passer, selon la loi , pour (ils do Néri. Les Juifs prétendent que Salathiel fut prince titulaire des Juifs pendant la captivité, quoique subordonné au roi de Chaldée, et même

» d'il y eut des successeurs de la maison de >avid sous le nom de princes de la captivité. Us soutiennent même que ces chefs de captivité subsistent encore. Voy. I Parahp., m, 17. I Eedr., m, 2. Matth., 12. Luc, m, 27. I) Calmet, Diction, de (a Bible.

IL SALATHIEL, de la tribu de Ruhen, (ils d'un nommé Siméon, et l'un des aïeux de Judith. Vàu. Judith, vin, 1.

111. SALATHIEL (Saint), martyr du Mont- Sinaï, sous les Sarrasins, dans le iv« siècle,

fut massacré par ces barbares avec les autres moines de ce monastère. On célèbre leur fête le 14 janvier.

I. SALAZAR (Etienne de), chartreux espagnol, mort en 15116, était prieur de la Char> treuse de Xérès. Il a laissé : 1° un Discours au chapitre général de son Ordre; Lyon, 1584; — 2° Explication de la généaloyte de Jésui~Chrut selon satnt Matthieu , avec un Commentaire sur le IV ch. de saint Matthieu; ibid.; — 3» Traité iur le PentaU-nque : — 4° vingt Discourt sur le Credo, en espagnol ; Barcelone , 154)1. Voy. Pe~ treius, liiLlioth. Carthus. Nicolas- Antonio, Btblioth. Hutp.

II. SALAZAR (Dom Luis de » , érudit, né à Valladohd en 1058, mort en 1734. était trèsversé dans les langues, et possédait le droit civil et canonique, sur lequel il a écrit. Il fut chronologie' o de Cisulle, premier chronologiste des Indes, liscal «le l'Ordre de Calatravu, procureur général, alguazil principal de l'Inquisition de Tolède, et surintendant des archives. On a de lui sur divers sujets un grand nombre d'ouvrages, dont ou trouve le catalogue à la tète du volume in-4° qu'il composa, et qu il intitula : Exomen Castellano delta L'ruis Gneqn ; cet ouvrage a été publié après sa mort, en 1736. Voy. Bicbard et Giraud.

I. SALÉ, lils de Cainan et petit -fils d'Arphaxad , selon saint Luc, et selon la Genèse lils d'Arphaxad , si on rejette (~jinau, qui ne se trouve point dans l'hébreu. Les Orientaux font de Salé un prophète envoyé de Dieu , de la tribu de Thémud en Asie, et «lisent que les Thème* (listes, ne l'ayant pas écouté, furent punis de telle sorte que, dan» un tremblement de terre, tous les incrédules furent renversés morts dans leurs propres maisons. Quelques Arabes cependant (ont ce Salé prophète plus récent que celui dont nous venons de parler, mettant quatre générations entre Héber, fils de notre Salé, et leur prophète. Voy. Genèse, x, 24. Luc, m, 35 et 30. I». Calme t, Diction, de la HiUe.

II. SALE (Claude), religieux de lOrdre de Prémontré. né à Bue, près de Montreuil-sur- Mer, en 1599, mort I an 1070. Après avoir enseigné dans plusieurs maisons de son Ordre, il se livra à d'utiles recherches dans les archives de l'abbaye de Saint- André -au -Bois, dont il était préfet. On a de lui une chronique intitulée : Hecueit historique de l'uhtiaue de Samt- 4W>«f-«u- Saint -Orner, 1051. Outre les faits qui intéressent le monastère, on trouve dans cet ouvrage des documents qui peuvent établir la généalogie de plusieurs nobles familles de 1 Artois. Voy. YEncyciop. cath<d., au Supptém.

SALÊBIM ou SELEBIN, ville de Palestine, dans la tribu de Dan. Elle est jointe à Aialon, a Marcs, ainsi qu'aux villes de Marcès et Bethsamés, ce qui indique à peu près sa situation. Quelques-uns prétendent que c'est la même que Salaboni. Voy, Josué, xtx, 42. Juges, i, 35. 111 Bois, iv, 9. Compar. Sai.abom.

SALECHA, ville de la terre de Basan qui échut en partage à la demi-tribu de Manassé , au delà du Jourdain (Josué, xn, 4; xm, 11 ). Elle est nommée Se/etia ( Deutéron., lll , 10). Kl de même ailleurs le texte sacré oppose Uermon, qui était au nord, et Saléeha, qui apparemment pour ce motif même se trouvait au midi l Josué . xu, 4; xm , 11 ). Elle semble être donnée aussi comme limite aux enfants de Gad, habitants du pays de Basan . comme on le voit dans le 1" livre des Paraliporoènes (v, 11); mais peut-être faudrait-il lire dans ce passage

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